"Travailler plus, pour gagner plus": être mieux loti, en quelque sorte.
C'est l'idée que cherche à véhiculer ce slogan racoleur.
Mais quelle est la réalité?
D'abord, il faut savoir que pour celui qui aura droit à ce "privilège", ce
sera pour payer plus de factures. Il n'y a pas d'illusions à se faire
là-dessus. Plus on travaille, plus on a besoin de services ou plus on se crée
des besoins dont on pourrait largement se passer. Des besoins éphémères qui
finiront automatiquement à la poubelle à court terme. (J'ai découvert récemment
qu'il était moins cher de racheter une imprimante que de remplacer l'encre.
Voilà une des aberrations de cette société du tout-jetable, que les crétins
appellent "société de progrès". Beurk).
Et pour ceux qui n'auront toujours pas de travail – pris par ceux qui
effectueront des heures supplémentaires - ou ceux qui n'auront qu'un travail
précaire et mal payé, ce sera toujours la misère.
Mais qui voit la misère des autres? On a déjà bien assez de mal à comprendre
d'où vient la sienne par les temps qui courent.
Ce qu'on veut nous imposer, à très brève échéance à droite (et à un peu plus
longue, pour la "gauche" '"socialiste") c'est, en quelque sorte, de nous
aligner sur le "modèle" américain.
Oui, mais de quels Américains s'agit-il?
Ceux dont la fortune insolente va directement à la descendance
assistée?
Ceux qui ne bénéficient de rien, qui, souvent, ont un emploi, mais ne peuvent
pas se payer le minimum vital?
Ou bien la classe moyenne qui se paupérise de plus en plus, qui est dans les
dettes jusqu'au cou, et dont le sort est de ne jamais s'arrêter de travailler
au risque de tout perdre?
Allons-nous un jour nous réveiller de ce
cauchemar?
Voici un article tiré de "AlterNet", écrit par Dara Colwell et
paru le 21 mai 2007
Why Working Less is Better for the Globe
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