Des bassines et du zèle.

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vendredi 17 juin 2011

Une militante des droits des citoyens de Louisiane condamnée à 15 ans de prison

Encore dans la série: "justice ou vengeance?", voici une femme de 31 ans qui a pris 15 ans ferme pour avoir, selon la police, fourni de la drogue. 31-46 ans: de belles années de la vie à passer derrière les barreaux sans voir grandir ses enfants.
Encore une justice du genre "que tu sois blanc ou noir, les jugements de cour te rendront blanc ou noir" au pays de la Liberté, de Disneyland et du président noir dehors-blanc dedans.
Les défenseurs des droits humains et autres pacifistes n'y sont pas bien vus, il faut dire.
Le mois dernier, par exemple, 52 manifestants qui protestaient contre le militarisme aux Etats-Unis devant une usine d'armes nucléaires à Kansas City étaient arrêtés par la police d'Obama, le Prix Nobel de la paix.
Ils ont plus d'égards avec les fachos du Tea Party.
Traduction de : "Louisiana Civil Rights Activist Sentenced to Fifteen Years in Prison", écrit par Jordan Flaherty, publié le 11 juin 2011 dans Dissident Voice.

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mardi 24 août 2010

Et, brusquement, la polémique s'enflamma à propos de la "mosquée de Ground Zero"

Ground Zero, chacun le sait, est l'endroit de Manhattan où se tenaient les Tours Jumelles du World Trade Center (WTC) avant l'attentat du 11 sept 2001.
En mai 2010, le projet de centre culturel musulman de l'association que dirige l'imam Feisal Abdul Rauf avait été adopté à l'unanimité par la commission municipale en charge du patrimoine de la ville de New York.
Oui, mais voilà, ce centre qui comprend, entre autres, une mosquée, serait situé non loin de Ground Zero, qui est devenu pour certains aux Etats-Unis une "terre sacrée".
Une obscure blogueuse sort alors du quasi-anonymat de la blogosphère pour dénoncer le projet et déclenche une polémique nationale.
On ne peut pas s'attendre à un bel épisode de tolérance en ces temps où les musulmans sont marginalisés et diabolisés dans tout le monde occidental.
Retour sur les événements et analyse du phénomène dans cet article: Hurt Feelings and the “Ground Zero Mosque", de Gary Leupp , publié le 20 août 2010 par Dissident Voice.

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vendredi 9 juillet 2010

Les Etats-Unis et la guerre aux enfants : un quart d'entre eux vit dans le dénuement

Selon des chiffres publiés en janvier 2010, le nombre d'enfants pauvres a augmenté de 21% entre 2000 et 2008 - 2,5 millions de plus.
19% (14 millions) d'enfants vivent dans des familles considérées officiellement pauvres. 8% d'enfants (6,2 millions) vivent dans une "pauvreté extrême" (moins de 50% des revenus en-dessous du seuil de pauvreté officiel).
Evidemment, ces chiffres ne comprennent pas tous ceux dont les revenus sont à peine supérieurs, ce qui ne les place pas pour autant dans la catégorie des nantis, ni même des "sortis d'affaire", loin de là. Le moindre pépin les fait plonger.
Mais, qui s'en préoccupe? Certainement pas les médias influents qui se gardent de soulever la question, a fortiori de l'analyser.
Pourtant ces chiffres devraient remettre en cause les politiques gouvernementales appliquées depuis 2000, date de la prise de fonction de néolibéraux purs et durs, ainsi que le bien-fondé des dépenses militaires ahurissantes destinées à aller s'attaquer à d'autres populations pauvres.
Et tout cela, ni d'un côté ni de l'autre n'est fini.
La politique d'Obama est dans le droit fil de celle de Bush.
Et il va peut-être même faire mieux : laisser son nom à une guerre nucléaire.
Misère!

Voici un article sur la pauvreté des enfants, les causes et les solutions, et le silence des médias à ce sujet.
"Child Poverty in the Age of Neoliberalism/ Forgotten Casualties of the Recession, par ANTHONY DiMAGGIO, Counter Punch, 7 juillet 2010

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mardi 6 juillet 2010

Mumia Abu-Jamal: un condamné à mort bien encombrant ... même pour le mouvement abolitionniste américain

Le mouvement pour l'abolition de la peine capitale aux Etats-Unis est secoué par un drôle de scandale. Certains de ses membres ont signé une pétition pour demander que Mumia soit exclu de la campagne de lutte contre la peine de mort.
Curieux, non? Et pourtant …
Mumia Abu-Jamal, condamné à mort le 3 juillet 1982 pour le meurtre d'un policier, est toujours enfermé dans une cellule d'isolement dans le couloir de la mort d'une prison super-max (prison de haute sécurité) de Pennsylvanie.
Mais voyons les explications de Dave Lindorff dans: Throwing Mumia Under the Bus, 30 juin 2010. CounterPunch

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mardi 4 mai 2010

De la France à l'Arizona: le maintien de l'ordre dans les pays occidentaux

Les pays occidentaux construisent des murs et ferment leurs frontières pour empêcher l'arrivée de migrants venus des pays du Sud.
Pour ce faire, les gouvernements mettent en place des lois de plus en plus dures.
L'Arizona vient de se doter d'une loi qui permet à la police d'arrêter toute personne qu'elle suspecterait d'être sans papiers.
Le contrôle au faciès, quoi.
Et cette politique de contrôles frontaliers et de chasse aux immigrés s'accompagne forcément de violences et d'injustices.
Comme en France.
Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Mark N. Hoffman, dans: 'From France to Arizona /"Policing the West", publié le 30 avril 2010, dans CounterPunch

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vendredi 9 avril 2010

La racialisation du crime et du châtiment

Aux Etats-Unis, avec, essentiellement, la "lutte contre la drogue" et l'allongement des peines, de plus en plus de prisons privées se sont construites pour accueillir tous ceux qui se font cueillir. Et la population carcérale a explosé, au point qu'une personne sur cent est actuellement incarcérée – sans compter ceux qui sont en liberté surveillée ou provisoire.
Et il n'y a pas de raison que cela change.
D'autre part, il y a, dans les prisons, entre 40 et 50% de Noirs – alors qu'ils ne représentent qu'environ 15% de l'ensemble de la population.
J'en connais que de tels chiffres feraient jouir s'ils étaient transposés à la population française. Mais une fois qu'on a dit cela, il faut quand même donner quelques explications, question de ne pas tomber dans le populisme et la propagande.
Et si tout cela était encore un plan machiavélique des classes dominantes?
Car, à qui profite le crime?
Nous le verrons dans l'interview de Nancy A. Heitzeg donnée à Angola 3 News.
Nancy A. Heitzeg, est professeure de sociologie et co-directrice de programme (whatever that means …) des études critiques sur les groupes raciaux et ethniques à St. Catherine University à St. Paul, Minnesota.
Ceci est la seconde partie de l'interview avec Nancy Heitzeg. (La partie I, "Visiting a Modern-Day Slave Plantation," concerne l'esclavage moderne dans les plantations et présente également une interview filmée de Robert Hillary King et Terry Kupers, "Slavery in US Prisons." Sur l'esclavage dans les prisons, donc).

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dimanche 4 avril 2010

Plus de trente-cinq ans plus tard, d'anciens membres des Black Panthers croupissent toujours en prison

Ils s'appellent Sundiata, Jalil, Mumia, Herman, Albert ou Leonard … ils sont noirs – ou amérindien - et ils ont participé aux mouvements pour la libération des Noirs (et des peuples autochtones) dans les années 1970. Pas de chance pour eux, ils ont tué des gardiens de prison ou des policiers alors qu'ils militaient pour l'égalité des droits des citoyens de leur communauté.
Curieux, cette propension à assassiner les policiers ou autres représentants de l'ordre chez les Peaux-Sombres, non?
Depuis, ils sont toujours en prison, attendant une liberté conditionnelle sans cesse reportée. Ah, il ne fait pas bon s'opposer à l'ordre établi et défendre les droits des citoyens.
Mais dans une démocratie, ceux qui finissent en prison, on les appelle criminels de droit commun - ou terroristes. Et dans ce cas-là, ils n'ont pas le droit au statut de prisonniers politiques.
Le texte qui suit est la traduction de la rubrique hebdomadaire du 9/03/2010 de Jared Ball, universitaire et chroniqueur pour la radio de [Black Agenda Report|http://blackagendareport.com/ ]
Texte original: Love and Struggle: The On-Going Scandal of Political Imprisonment

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vendredi 26 mars 2010

Injures, débordements de haine, appels à la violence: déchaînements contre l'adoption de la réforme de santé d'Obama

Même si le projet de loi ratifié mardi dernier par Barack Obama n'a rien à voir avec un projet "liberticide", "socialiste" ou "communiste", comme ils le prétendent, et même si, au contraire, il va largement dans le sens de l'idéologie des Républicains et de la droite en général en faisant la part encore plus belle à l'industrie de la santé, ceux-ci ont lancé une offensive revancharde et haineuse contre le président et contre ceux qui ont voté pour ce projet.

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jeudi 4 mars 2010

Apartheid, épuration ethnique, génocide ... que faut-il dire?

Cette semaine a lieu la sixième "Semaine annuelle contre l’apartheid israélien" (du 4 au 11/14 mars 2010).
Les députés du parlement de la province de l'Ontario se sont indignés de l'emploi du terme d'apartheid.
Alors, comment qualifier les actes que commet Israël contre les Palestiniens? Apartheid, épuration ethnique ou génocide? (Ou faut-il ne rien dire du tout parce qu'il s'agit d'Israël?).

Le terme d'"apartheid" renvoie à un système politique raciste qui institutionnalise les inégalités entre groupes culturels et/ou ethniques.
L'"épuration ethnique" n'implique pas forcément le massacre d'un peuple. Il peut s'agir également de se débarrasser d'un groupe ethnique en l'expulsant et en le déplaçant (en général, dans des camps où ils croupiront), avec ou sans violences physiques.
Le génocide, lui, est l'extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d'un groupe ou d'une partie d'un groupe.
Parler d'apartheid ou d'épuration ethnique dans le cas des Amérindiens ou des Palestiniens minimise la gravité des actes qui ont été et sont encore commis contre eux.
C'est ce que dit, entre autres, Kim Petersen dans ce billet: "Apartheid and Ethnic Cleansing as Diversion", publié le 1 mars 2010 dans Dissident Voice.

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