Des bassines et du zèle.

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jeudi 28 octobre 2010

Humiliations, nudité forcée, menaces: les guides des interrogatoires de l'armée britannique rendus publics

Article du Guardian par Ian Cobain sur la torture pratiquée par l'armée britannique.
Aux US, la torture n'existe plus: on appelle cela ""méthodes d'interrogatoire agressives", ou "interrogatoire sans contraintes" ou "interrogatoire libre".
Evidemment, ça change tout.
La torture n'est plus taboue, désormais, et, finalement, la population, à part quelques râleurs pacifistes jamais contents, admet tout à fait qu'on puisse employer des méthodes cruelles pour faire parler des présumés "terroristes".
Même si, en fin de compte, un témoignage recueilli à la suite de sévices ne vaut rien devant un tribunal.
Simple détail.
Quand est-ce qu'on rallume les lumières? Il fait obscurantiste aujourd'hui. Vous ne trouvez pas?

Source: The Guardian publié le 25 octobre 2010. Titre original: ''Humiliate, strip, threaten: UK military interrogation manuals discovered
Exclusive: Methods devised in secret in recent years may breach international law''

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dimanche 26 septembre 2010

"Pitié pour Aafia"

Aafia Siddiqui a été condamnée à une peine de prison incompressible de 86 ans (oui, vous avez bien lu: 86! On se demande, à ce tarif-là, si elle va arriver au bout de sa peine) pour avoir tiré à bout portant, selon le chef d'accusation principal, sur des soldats dont aucun n'a été blessé. Maladroite.
86 ans, quand la seule victime, c'est elle-même, Aafia, 38 ans, qui, dans cette affaire a été grièvement blessée à la poitrine, c'est un peu exagéré, non?
Et où donc cela s'est-il passé? Dans quel pays barbare enferme-t-on à vie une femme qui n'a même pas commis de crime de sang?
Ah, non, me glisse-t-on, ce n'est pas un pays "barbare", c'est même "la plus grande démocratie du monde", les Etats-Unis, où, justement, une femme, Teresa Lewis, 41 ans, vient d'être assassinée légalement.
Déficiente mentale, elle n'aurait même pas dû être condamnée à mort et, comme Aafia, elle n'avait pas commis de meurtre, et n'avait probablement même pas été le "cerveau" à l'origine de ces meurtres.
Ainsi va la vie aux Etats-Unis …
Mais ils peuvent toujours poursuivre leurs infamies à l'envi: les pétitionnaires célèbres et fougueux ont l'indignation sélective et les yeux opportunément tournés ailleurs.
La cause des femmes et les Droits humains ne les intéressent que s'ils servent leurs noirs desseins.
Quant à la presse française, elle s'est contentée de dupliquer la dépêche de l'AFP, prenant pour argent comptant les explications officielles qui font passer Aafia Siddiqui pour une terroriste – ou, au moins une activiste potentiellement dangereuse et allumée.
Dans cet article: "Aafia Siddiqui Sentenced: A Grievous Miscarriage of Justice" (DV, 24 septembre 2010), Stephen Lendman raconte cette affaire sordide.

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lundi 6 septembre 2010

Des prisonniers politiques aux Etats-Unis? Il n'y en a pas, bien sûr. Officiellement.

Seuls les pays "non-démocratiques" (par opposition à ceux qui se proclament "démocratiques") incarcèrent les opposants politiques. C'est bien connu. C'est d'ailleurs pour cela que la Chine, les pays du Moyen-Orient, ceux d'Afrique, le Venezuela, Cuba, la Colombie … euh non, pas la Colombie, et bien d'autres se font un peu tirer l'oreille pour leurs violations des droits des êtres humains quand ils sont "amis" et châtier (parfois durement) quand ce sont des "ennemis".
Au Proche-Orient, une particularité: un seul pays "démocratique" dans le secteur: Israël. Les autres sont tous des dictatures. Même la Palestine, qui a pourtant élu son gouvernement démocratiquement, mais qui n'est pas parvenue à décrocher le statut de démocratie aux yeux de l'Occident.
Allez savoir pourquoi.
Eh bien, ces distinctions valent pour les prisonniers et prisonnières politiques. L'Occident incarcère, voire exécute, comme aux Etats-Unis, des prisonniers de droit commun qui, en faisant accessoirement de la politique, ont commis des crimes de droit commun - à moins qu'ils n'aient été condamnés pour "terrorisme" ou "haute trahison" ou "ultragauchisme" - alors que les méchants pays incarcèrent (et exécutent) des personnes pour avoir osé s'opposer au régime cruel de leur pays.
Cela, c'est la vision manichéenne qu'offrent les propagandistes occidentaux qui divisent la planète en deux catégories, selon leur propre conception du Bien et du Mal.
En fait, les prisonniers politiques existent bien aux Etats-Unis, même s'ils ne sont pas reconnus comme tels, et qu'ils bénéficient, au contraire, d'un régime très spécial: QHS, cellules d'isolement, tortures, très longues peines de prison, rejet de mise en liberté conditionnelle, refus de révision de procès, et autres traitement de faveur.
Nous avons vu précédemment plus particulièrement le traitement infligé aux hommes. Aujourd'hui, il s'agit de femmes, apparemment moins nombreuses, certes, mais qui ne subissent pas moins que les hommes des sévices et abus – dont certains spécifiques à leur genre infligés par une société patriarcale qui n'aime pas que les femmes outrepassent le rôle qu'elle leur a assigné.
Evidemment, ces prisonnières appartiennent toutes à la gauche radicale et se battent, ou se battaient, contre l'Empire, le racisme, le sexisme, la domination masculine et l'état répressif.
L'extrême-droite, elle, semble exemptée de ce genre d'écueils.
Dans cet article, "Women "Politicals" (Not) in the News", publié le 30 août 2010 dans Dissident Voice, Linda Ford évoque plus particulièrement le sort de quatre femmes qui se sont retrouvées ces temps-ci dans l'actualité pour diverses raisons.

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mardi 20 juillet 2010

Comment faire payer leurs dettes aux pauvres: les mettre en prison

Ils ont tous les vices et ils sont sans pitié. Ce sont les prédateurs de la finance: banques, sociétés de cartes de crédit et sociétés de recouvrement, qui ont encore trouvé, en ces temps de crise, un moyen juteux de presser encore plus les pauvres comme des citrons: la traque aux impayés, cela avec l'aimable participation de la justice.
La crise, ce sont les riches qui la provoquent, et ce sont les pauvres, les travailleurs, qui en pâtissent.

Traduction de l'article: "Imprisoned for debt in America" par Nancy Hanover, publié par WSWS, le 16 juillet 2010

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mardi 6 juillet 2010

Mumia Abu-Jamal: un condamné à mort bien encombrant ... même pour le mouvement abolitionniste américain

Le mouvement pour l'abolition de la peine capitale aux Etats-Unis est secoué par un drôle de scandale. Certains de ses membres ont signé une pétition pour demander que Mumia soit exclu de la campagne de lutte contre la peine de mort.
Curieux, non? Et pourtant …
Mumia Abu-Jamal, condamné à mort le 3 juillet 1982 pour le meurtre d'un policier, est toujours enfermé dans une cellule d'isolement dans le couloir de la mort d'une prison super-max (prison de haute sécurité) de Pennsylvanie.
Mais voyons les explications de Dave Lindorff dans: Throwing Mumia Under the Bus, 30 juin 2010. CounterPunch

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mercredi 21 avril 2010

Femmes et enfants de Palestine derrière les barreaux en Israël

barbeles.jpg Encore un volet sur la prison, cette fois-ci en Israël, où sont incarcérés des milliers de Palestiniens. L'Etat d'Israël et les violations du droit international.

Voici un article "Palestinian Women And Children Behind Zionist Bars", par Reham Alhelsi, publié le 17 avril 2010 dans My Palestine sur les femmes et les mineurs palestiniens détenus dans les prisons d'Israël.
Les voix sont peu nombreuses pour évoquer ces détenus traduits devant un tribunal militaire ou placés en détention sur ordre administratif, c'est-à-dire sans procès du tout.
Ils sont 8500 à être incarcérés, subissant les brimades, les humiliations, voire la torture. Parmi eux, des mineurs, beaucoup de mineurs, souvent jugés comme des adultes.

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samedi 17 avril 2010

Lois anti-drogue aux Etats-Unis: cynisme, hypocrisie et cruauté d'un système très rentable

Et qui paie la facture? Les petits dealers, les consommateurs et le contribuable. A qui? Toujours pareil: aux grands groupes d'intérêts privés, présents dans tous les secteurs d'activités, via les élus de tous bords et à tous les niveaux.
Encore une fois: à qui profite la drogue?
Petits poissons gros soucis, gros poissons gros bénéfices.
Avec ça, on comprend que la dépénalisation de la drogue n'est pas pour demain.

Toujours dans la série "the US Prison Industrial Complex WANTS YOU in prison" - dernier volet (pour l'instant), voici deux articles différents sur le même sujet:
Un détenu qui s'est vu refuser la liberté conditionnelle, pour avoir été surpris en train de fumer un joint et le taux d'incarcération des femmes qui flambe actuellement.
Et les conséquences que tout cela implique.

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vendredi 9 avril 2010

La racialisation du crime et du châtiment

Aux Etats-Unis, avec, essentiellement, la "lutte contre la drogue" et l'allongement des peines, de plus en plus de prisons privées se sont construites pour accueillir tous ceux qui se font cueillir. Et la population carcérale a explosé, au point qu'une personne sur cent est actuellement incarcérée – sans compter ceux qui sont en liberté surveillée ou provisoire.
Et il n'y a pas de raison que cela change.
D'autre part, il y a, dans les prisons, entre 40 et 50% de Noirs – alors qu'ils ne représentent qu'environ 15% de l'ensemble de la population.
J'en connais que de tels chiffres feraient jouir s'ils étaient transposés à la population française. Mais une fois qu'on a dit cela, il faut quand même donner quelques explications, question de ne pas tomber dans le populisme et la propagande.
Et si tout cela était encore un plan machiavélique des classes dominantes?
Car, à qui profite le crime?
Nous le verrons dans l'interview de Nancy A. Heitzeg donnée à Angola 3 News.
Nancy A. Heitzeg, est professeure de sociologie et co-directrice de programme (whatever that means …) des études critiques sur les groupes raciaux et ethniques à St. Catherine University à St. Paul, Minnesota.
Ceci est la seconde partie de l'interview avec Nancy Heitzeg. (La partie I, "Visiting a Modern-Day Slave Plantation," concerne l'esclavage moderne dans les plantations et présente également une interview filmée de Robert Hillary King et Terry Kupers, "Slavery in US Prisons." Sur l'esclavage dans les prisons, donc).

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dimanche 4 avril 2010

Plus de trente-cinq ans plus tard, d'anciens membres des Black Panthers croupissent toujours en prison

Ils s'appellent Sundiata, Jalil, Mumia, Herman, Albert ou Leonard … ils sont noirs – ou amérindien - et ils ont participé aux mouvements pour la libération des Noirs (et des peuples autochtones) dans les années 1970. Pas de chance pour eux, ils ont tué des gardiens de prison ou des policiers alors qu'ils militaient pour l'égalité des droits des citoyens de leur communauté.
Curieux, cette propension à assassiner les policiers ou autres représentants de l'ordre chez les Peaux-Sombres, non?
Depuis, ils sont toujours en prison, attendant une liberté conditionnelle sans cesse reportée. Ah, il ne fait pas bon s'opposer à l'ordre établi et défendre les droits des citoyens.
Mais dans une démocratie, ceux qui finissent en prison, on les appelle criminels de droit commun - ou terroristes. Et dans ce cas-là, ils n'ont pas le droit au statut de prisonniers politiques.
Le texte qui suit est la traduction de la rubrique hebdomadaire du 9/03/2010 de Jared Ball, universitaire et chroniqueur pour la radio de [Black Agenda Report|http://blackagendareport.com/ ]
Texte original: Love and Struggle: The On-Going Scandal of Political Imprisonment

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