Des bassines et du zèle.

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jeudi 21 juillet 2011

Les jours se suivent et rien ne change dans les prisons aux Etats-Unis

Ici, il s'agit de femmes incarcérées à la prison pour femmes de Perryville (d'une capacité d'environ 2.400 places) en Arizona qui sont poussées par l'administration pénitentiaire à effectuer des heures de travail quasi-gratuit (8 h par jour, 6 jours par semaine pour 2 dollars de l'heure) dans une exploitation agricole dans des conditions épouvantables, quel que soit leur état de santé.
Cette exploitation agricole est une grande entreprise de fruits et légumes qui les distribue ensuite dans tout le pays, et dont un des gros clients est … Wal-Mart.
Wal-Mart, N°1 mondial de la grande distribution, bien connu pour exploiter tous les maillons de la chaîne: producteurs, employés (qu'il appelle "associés"), fabricants, intermédiaires, etc.
A WM: interdiction de se syndiquer, discrimination sexuelle, salaire minimum, sans couverture médicale ou autres aides sociales …
Pas étonnant, donc, de le retrouver dans cette affaire.
Source: Martori Farms Abusive Conditions at a Key Wal-Mart Supplier
par Victoria Law, TruthOut.org 1 juillet 2011

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vendredi 17 juin 2011

Une militante des droits des citoyens de Louisiane condamnée à 15 ans de prison

Encore dans la série: "justice ou vengeance?", voici une femme de 31 ans qui a pris 15 ans ferme pour avoir, selon la police, fourni de la drogue. 31-46 ans: de belles années de la vie à passer derrière les barreaux sans voir grandir ses enfants.
Encore une justice du genre "que tu sois blanc ou noir, les jugements de cour te rendront blanc ou noir" au pays de la Liberté, de Disneyland et du président noir dehors-blanc dedans.
Les défenseurs des droits humains et autres pacifistes n'y sont pas bien vus, il faut dire.
Le mois dernier, par exemple, 52 manifestants qui protestaient contre le militarisme aux Etats-Unis devant une usine d'armes nucléaires à Kansas City étaient arrêtés par la police d'Obama, le Prix Nobel de la paix.
Ils ont plus d'égards avec les fachos du Tea Party.
Traduction de : "Louisiana Civil Rights Activist Sentenced to Fifteen Years in Prison", écrit par Jordan Flaherty, publié le 11 juin 2011 dans Dissident Voice.

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dimanche 5 juin 2011

Troy Davis: la mort au bout de la dernière ligne droite

Alors que la France entière se lamente sur le système judiciaire américain à propos d'un de nos ressortissants peu prudent, il serait bon qu'elle en sache un peu plus sur les vrais problèmes.
Troy Anthony Davis, né le 9 octobre 1968, a été condamné à mort en 1991 pour le meurtre d'un policier, commis dans la nuit du 19 août 1989.
Troy Davis est noir et issu d'une famille pauvre. Comme près de 43% des condamnés à la peine capitale, alors que les Noirs ne représentent que 12% de la population US (EZ, petit chroniqueur mesquin et suffisant aurait sans doute son mot à dire là-dessus. C'est un fait).
Troy Davis a été envoyé dans le couloir de la mort sur la foi des déclarations de témoins oculaires, dont la majorité d'entre eux se sont ensuite désistés.
Aucune preuve matérielle n'existe.
Pas d'arme du crime. Pas d'ADN. Rien.
Hélas.
Car, sans cela, Davis ne peut ni être déclaré coupable de façon irréfutable. Ni être innocenté de façon définitive.

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lundi 27 décembre 2010

Encore un détenu jeté aux oubliettes aux Etats-Unis: Bradley Manning, à l'isolement depuis des mois

Après les détenus de Guantanamo, voyons un peu ce qui se passe sur le sol même des Etats-Unis.
Bradley Manning, souvenez-vous, c'est le soldat de 23 ans qui aurait fourni des documents militaires classés secret défense à Wikileaks.
Affecté à une unité de renseignements de l'armée US basée en Irak, Manning était autorisé à travailler sur deux réseaux informatiques sécurisés, utilisés par les militaires et les diplomates américains du monde entier.
Arrêté en mai 2010 pour avoir transmis la vidéo de soldats américains abattant des civils irakiens, il a d'abord été détenu plus d'un mois dans une prison militaire au Koweït, sans aucune charge. Puis, soupçonné d’avoir également remis au site les carnets de guerre de l’armée en Afghanistan publiés en juillet, il est détenu sur la base militaire de Quantico, en Virginie depuis le 29 juillet 2010.
Il risque une peine de 52 ans de prison pour les actes qui lui sont reprochés.

"Le premier qui dit la vérité, il sera exécuté …"

Article de Joshua Holland, "Bradley Manning Suffering Extreme Isolation Prison Torture by Our Goverment -- Courageous Whistleblower 'Physically Deteriorating'" publié le 23 décembre 2010 sur AlterNet.

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dimanche 26 décembre 2010

Obama a une solution humaine pour les prisonniers de Guantanamo: la détention pour une durée illimitée

Un décret présidentiel va sortir d'ici peu qui règlera enfin la question des détenus de Guantanamo dont on ne sait que faire (les libérables et ceux qui ne passeront jamais en jugement): les enfermer à double tour et jeter la clé.
48 détenus sont d'ores et déjà sur les rangs, d'autres pourraient bien les rejoindre.
Vous allez me dire: "mais? Guantanamo ne devait pas fermer?". Oui, mais ça, c'était une promesse ferme d'Obama. Comme celles qu'il a faites en ce qui concerne l'éducation, l'assurance maladie, l'immigration (là, il n'a même pas encore ouvert le chantier) et autres.
Alors on ne va pas chipoter pour si peu.

Voici, qui nous expliquent tout ça:
- Un billet de John Burton "Obama administration preparing executive order to authorize indefinite detentions", paru dans WSWS, le 23 décembre 2010
- suivi d'extraits de Why Indefinite Detention by Executive Order Should Scare the Hell Out of People, par Bill Quigley et Vince Warren, Dissident Voice

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jeudi 25 novembre 2010

Peine de prison à vie: l'autre peine de mort

Voici un article de KENNETH E. HARTMAN, qui milite contre la perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, et qui a lui-même passé trente ans en prison.

Source: Out of Sight, Out of Mind / Are They Really Opposed to the Death Penalty?
Counterpunch, November 18, 2010

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jeudi 28 octobre 2010

Humiliations, nudité forcée, menaces: les guides des interrogatoires de l'armée britannique rendus publics

Article du Guardian par Ian Cobain sur la torture pratiquée par l'armée britannique.
Aux US, la torture n'existe plus: on appelle cela ""méthodes d'interrogatoire agressives", ou "interrogatoire sans contraintes" ou "interrogatoire libre".
Evidemment, ça change tout.
La torture n'est plus taboue, désormais, et, finalement, la population, à part quelques râleurs pacifistes jamais contents, admet tout à fait qu'on puisse employer des méthodes cruelles pour faire parler des présumés "terroristes".
Même si, en fin de compte, un témoignage recueilli à la suite de sévices ne vaut rien devant un tribunal.
Simple détail.
Quand est-ce qu'on rallume les lumières? Il fait obscurantiste aujourd'hui. Vous ne trouvez pas?

Source: The Guardian publié le 25 octobre 2010. Titre original: ''Humiliate, strip, threaten: UK military interrogation manuals discovered
Exclusive: Methods devised in secret in recent years may breach international law''

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dimanche 26 septembre 2010

"Pitié pour Aafia"

Aafia Siddiqui a été condamnée à une peine de prison incompressible de 86 ans (oui, vous avez bien lu: 86! On se demande, à ce tarif-là, si elle va arriver au bout de sa peine) pour avoir tiré à bout portant, selon le chef d'accusation principal, sur des soldats dont aucun n'a été blessé. Maladroite.
86 ans, quand la seule victime, c'est elle-même, Aafia, 38 ans, qui, dans cette affaire a été grièvement blessée à la poitrine, c'est un peu exagéré, non?
Et où donc cela s'est-il passé? Dans quel pays barbare enferme-t-on à vie une femme qui n'a même pas commis de crime de sang?
Ah, non, me glisse-t-on, ce n'est pas un pays "barbare", c'est même "la plus grande démocratie du monde", les Etats-Unis, où, justement, une femme, Teresa Lewis, 41 ans, vient d'être assassinée légalement.
Déficiente mentale, elle n'aurait même pas dû être condamnée à mort et, comme Aafia, elle n'avait pas commis de meurtre, et n'avait probablement même pas été le "cerveau" à l'origine de ces meurtres.
Ainsi va la vie aux Etats-Unis …
Mais ils peuvent toujours poursuivre leurs infamies à l'envi: les pétitionnaires célèbres et fougueux ont l'indignation sélective et les yeux opportunément tournés ailleurs.
La cause des femmes et les Droits humains ne les intéressent que s'ils servent leurs noirs desseins.
Quant à la presse française, elle s'est contentée de dupliquer la dépêche de l'AFP, prenant pour argent comptant les explications officielles qui font passer Aafia Siddiqui pour une terroriste – ou, au moins une activiste potentiellement dangereuse et allumée.
Dans cet article: "Aafia Siddiqui Sentenced: A Grievous Miscarriage of Justice" (DV, 24 septembre 2010), Stephen Lendman raconte cette affaire sordide.

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lundi 6 septembre 2010

Des prisonniers politiques aux Etats-Unis? Il n'y en a pas, bien sûr. Officiellement.

Seuls les pays "non-démocratiques" (par opposition à ceux qui se proclament "démocratiques") incarcèrent les opposants politiques. C'est bien connu. C'est d'ailleurs pour cela que la Chine, les pays du Moyen-Orient, ceux d'Afrique, le Venezuela, Cuba, la Colombie … euh non, pas la Colombie, et bien d'autres se font un peu tirer l'oreille pour leurs violations des droits des êtres humains quand ils sont "amis" et châtier (parfois durement) quand ce sont des "ennemis".
Au Proche-Orient, une particularité: un seul pays "démocratique" dans le secteur: Israël. Les autres sont tous des dictatures. Même la Palestine, qui a pourtant élu son gouvernement démocratiquement, mais qui n'est pas parvenue à décrocher le statut de démocratie aux yeux de l'Occident.
Allez savoir pourquoi.
Eh bien, ces distinctions valent pour les prisonniers et prisonnières politiques. L'Occident incarcère, voire exécute, comme aux Etats-Unis, des prisonniers de droit commun qui, en faisant accessoirement de la politique, ont commis des crimes de droit commun - à moins qu'ils n'aient été condamnés pour "terrorisme" ou "haute trahison" ou "ultragauchisme" - alors que les méchants pays incarcèrent (et exécutent) des personnes pour avoir osé s'opposer au régime cruel de leur pays.
Cela, c'est la vision manichéenne qu'offrent les propagandistes occidentaux qui divisent la planète en deux catégories, selon leur propre conception du Bien et du Mal.
En fait, les prisonniers politiques existent bien aux Etats-Unis, même s'ils ne sont pas reconnus comme tels, et qu'ils bénéficient, au contraire, d'un régime très spécial: QHS, cellules d'isolement, tortures, très longues peines de prison, rejet de mise en liberté conditionnelle, refus de révision de procès, et autres traitement de faveur.
Nous avons vu précédemment plus particulièrement le traitement infligé aux hommes. Aujourd'hui, il s'agit de femmes, apparemment moins nombreuses, certes, mais qui ne subissent pas moins que les hommes des sévices et abus – dont certains spécifiques à leur genre infligés par une société patriarcale qui n'aime pas que les femmes outrepassent le rôle qu'elle leur a assigné.
Evidemment, ces prisonnières appartiennent toutes à la gauche radicale et se battent, ou se battaient, contre l'Empire, le racisme, le sexisme, la domination masculine et l'état répressif.
L'extrême-droite, elle, semble exemptée de ce genre d'écueils.
Dans cet article, "Women "Politicals" (Not) in the News", publié le 30 août 2010 dans Dissident Voice, Linda Ford évoque plus particulièrement le sort de quatre femmes qui se sont retrouvées ces temps-ci dans l'actualité pour diverses raisons.

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