Des bassines et du zèle.

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mardi 20 juillet 2010

Comment faire payer leurs dettes aux pauvres: les mettre en prison

Ils ont tous les vices et ils sont sans pitié. Ce sont les prédateurs de la finance: banques, sociétés de cartes de crédit et sociétés de recouvrement, qui ont encore trouvé, en ces temps de crise, un moyen juteux de presser encore plus les pauvres comme des citrons: la traque aux impayés, cela avec l'aimable participation de la justice.
La crise, ce sont les riches qui la provoquent, et ce sont les pauvres, les travailleurs, qui en pâtissent.

Traduction de l'article: "Imprisoned for debt in America" par Nancy Hanover, publié par WSWS, le 16 juillet 2010

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mardi 6 juillet 2010

Mumia Abu-Jamal: un condamné à mort bien encombrant ... même pour le mouvement abolitionniste américain

Le mouvement pour l'abolition de la peine capitale aux Etats-Unis est secoué par un drôle de scandale. Certains de ses membres ont signé une pétition pour demander que Mumia soit exclu de la campagne de lutte contre la peine de mort.
Curieux, non? Et pourtant …
Mumia Abu-Jamal, condamné à mort le 3 juillet 1982 pour le meurtre d'un policier, est toujours enfermé dans une cellule d'isolement dans le couloir de la mort d'une prison super-max (prison de haute sécurité) de Pennsylvanie.
Mais voyons les explications de Dave Lindorff dans: Throwing Mumia Under the Bus, 30 juin 2010. CounterPunch

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mercredi 21 avril 2010

Femmes et enfants de Palestine derrière les barreaux en Israël

barbeles.jpg Encore un volet sur la prison, cette fois-ci en Israël, où sont incarcérés des milliers de Palestiniens. L'Etat d'Israël et les violations du droit international.

Voici un article "Palestinian Women And Children Behind Zionist Bars", par Reham Alhelsi, publié le 17 avril 2010 dans My Palestine sur les femmes et les mineurs palestiniens détenus dans les prisons d'Israël.
Les voix sont peu nombreuses pour évoquer ces détenus traduits devant un tribunal militaire ou placés en détention sur ordre administratif, c'est-à-dire sans procès du tout.
Ils sont 8500 à être incarcérés, subissant les brimades, les humiliations, voire la torture. Parmi eux, des mineurs, beaucoup de mineurs, souvent jugés comme des adultes.

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samedi 17 avril 2010

Lois anti-drogue aux Etats-Unis: cynisme, hypocrisie et cruauté d'un système très rentable

Et qui paie la facture? Les petits dealers, les consommateurs et le contribuable. A qui? Toujours pareil: aux grands groupes d'intérêts privés, présents dans tous les secteurs d'activités, via les élus de tous bords et à tous les niveaux.
Encore une fois: à qui profite la drogue?
Petits poissons gros soucis, gros poissons gros bénéfices.
Avec ça, on comprend que la dépénalisation de la drogue n'est pas pour demain.

Toujours dans la série "the US Prison Industrial Complex WANTS YOU in prison" - dernier volet (pour l'instant), voici deux articles différents sur le même sujet:
Un détenu qui s'est vu refuser la liberté conditionnelle, pour avoir été surpris en train de fumer un joint et le taux d'incarcération des femmes qui flambe actuellement.
Et les conséquences que tout cela implique.

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vendredi 9 avril 2010

La racialisation du crime et du châtiment

Aux Etats-Unis, avec, essentiellement, la "lutte contre la drogue" et l'allongement des peines, de plus en plus de prisons privées se sont construites pour accueillir tous ceux qui se font cueillir. Et la population carcérale a explosé, au point qu'une personne sur cent est actuellement incarcérée – sans compter ceux qui sont en liberté surveillée ou provisoire.
Et il n'y a pas de raison que cela change.
D'autre part, il y a, dans les prisons, entre 40 et 50% de Noirs – alors qu'ils ne représentent qu'environ 15% de l'ensemble de la population.
J'en connais que de tels chiffres feraient jouir s'ils étaient transposés à la population française. Mais une fois qu'on a dit cela, il faut quand même donner quelques explications, question de ne pas tomber dans le populisme et la propagande.
Et si tout cela était encore un plan machiavélique des classes dominantes?
Car, à qui profite le crime?
Nous le verrons dans l'interview de Nancy A. Heitzeg donnée à Angola 3 News.
Nancy A. Heitzeg, est professeure de sociologie et co-directrice de programme (whatever that means …) des études critiques sur les groupes raciaux et ethniques à St. Catherine University à St. Paul, Minnesota.
Ceci est la seconde partie de l'interview avec Nancy Heitzeg. (La partie I, "Visiting a Modern-Day Slave Plantation," concerne l'esclavage moderne dans les plantations et présente également une interview filmée de Robert Hillary King et Terry Kupers, "Slavery in US Prisons." Sur l'esclavage dans les prisons, donc).

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dimanche 4 avril 2010

Plus de trente-cinq ans plus tard, d'anciens membres des Black Panthers croupissent toujours en prison

Ils s'appellent Sundiata, Jalil, Mumia, Herman, Albert ou Leonard … ils sont noirs – ou amérindien - et ils ont participé aux mouvements pour la libération des Noirs (et des peuples autochtones) dans les années 1970. Pas de chance pour eux, ils ont tué des gardiens de prison ou des policiers alors qu'ils militaient pour l'égalité des droits des citoyens de leur communauté.
Curieux, cette propension à assassiner les policiers ou autres représentants de l'ordre chez les Peaux-Sombres, non?
Depuis, ils sont toujours en prison, attendant une liberté conditionnelle sans cesse reportée. Ah, il ne fait pas bon s'opposer à l'ordre établi et défendre les droits des citoyens.
Mais dans une démocratie, ceux qui finissent en prison, on les appelle criminels de droit commun - ou terroristes. Et dans ce cas-là, ils n'ont pas le droit au statut de prisonniers politiques.
Le texte qui suit est la traduction de la rubrique hebdomadaire du 9/03/2010 de Jared Ball, universitaire et chroniqueur pour la radio de [Black Agenda Report|http://blackagendareport.com/ ]
Texte original: Love and Struggle: The On-Going Scandal of Political Imprisonment

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samedi 16 janvier 2010

Mumia Abu-Jamal: son sort ne tient qu'à un fil

... et au bon vouloir d'un président qu'on a présenté comme "premier président noir" - et de la part de qui on aurait pu s'attendre à un changement (CHANGE) et espérer (HOPE) un peu d'empathie pour tous les Noirs pauvres qui sont en prison à la suite de procès expéditifs, avec pour seule défense des avocats commis d'office, basés sur des témoignages contestables et sur fond de corruption, de racisme et d'obsession du résultat. .

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lundi 9 novembre 2009

Mineurs condamnés à la prison à perpétuité aux Etats-Unis: la Cour Suprême revoit la copie

La Cour Suprême examine aujourd'hui le cas de deux condamnés, mineurs au moment des faits, à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle (jusqu'à la mort, donc, soyons clair) pour décider si ce ne serait pas un "châtiment cruel et inhabituel", et donc, interdit par la Constitution. Et en violation, ça c'est sûr, du droit international.
Cruel, j'en ai peur, mais inhabituel, certainement pas: plus de 2500 personnes sont concernées par ce cas de figure aux Etats-Unis (on en recensait une douzaine dans le reste du monde, en 2005!).
Il y a quatre ans, la même Cour Suprême avait aboli le recours à la peine de mort pour les crimes commis par des mineurs.
Vous voyez, on avance.
La prochaine étape sera sans doute de se demander si la perpète sans remise de peine possible pour des délinquants majeurs, ce ne serait pas aussi "cruel et inhabituel".
Et - pourquoi pas? – dans un troisième temps, penser carrément à abolir la peine de mort.
Mais là, on connaît les lenteurs de la justice: il n'y a qu'à voir le temps qu'il a fallu pour retrouver un cinéaste renommé en fuite.

Voici un article sur le sujet:

16-Year Old Got Life Without Parole for Killing Her Abusive Pimp -- Should Teens Be Condemned to Die in Jail?
par Liliana Segura, AlterNet. October 31, 2009.

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vendredi 26 juin 2009

Les emmurés de Gaza et les cerfs-volants

Au dessus de Gaza flottent les cerfs-volants, fusées de détresse, bouteilles à la mer que les enfants lancent pour dire au monde extérieur qu'ils sont là, qu'ils existent, et qu'ils résistent.
Du papier et de la ficelle contre les balles et les bombes.
Sur la mer patrouillent les navires menaçants de la marine israélienne, alors, pour les enfants de Palestine, la seule issue vers la liberté, c'est le ciel.
Tous rêvent de s'envoler vers d'autres cieux, de visiter d'autres endroits, de parcourir le monde à leur guise, d'oublier qu'ils sont enfermés entre des murs à la merci de la folie des hommes.
Et ces fragiles signaux sont une sacrée leçon de simplicité et de courage pour nous, occidentaux arrogants et blasés, de la part de ce peuple qui veut rester debout.
Voici un article d'EMILY RATNER
Dreams of Flight
Welcome to Gaza
Publié le 10 juin 2009 dans CounterPunch

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