La Cour Suprême examine aujourd'hui le cas de deux condamnés, mineurs au moment des faits, à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle (jusqu'à la mort, donc, soyons clair) pour décider si ce ne serait pas un "châtiment cruel et inhabituel", et donc, interdit par la Constitution. Et en violation, ça c'est sûr, du droit international.
Cruel, j'en ai peur, mais inhabituel, certainement pas: plus de 2500 personnes sont concernées par ce cas de figure aux Etats-Unis (on en recensait une douzaine dans le reste du monde, en 2005!).
Il y a quatre ans, la même Cour Suprême avait aboli le recours à la peine de mort pour les crimes commis par des mineurs.
Vous voyez, on avance.
La prochaine étape sera sans doute de se demander si la perpète sans remise de peine possible pour des délinquants majeurs, ce ne serait pas aussi "cruel et inhabituel".
Et - pourquoi pas? – dans un troisième temps, penser carrément à abolir la peine de mort.
Mais là, on connaît les lenteurs de la justice: il n'y a qu'à voir le temps qu'il a fallu pour retrouver un cinéaste renommé en fuite.
Voici un article sur le sujet:
16-Year Old Got Life Without Parole for Killing Her Abusive Pimp -- Should Teens Be Condemned to Die in Jail?
par Liliana Segura, AlterNet. October 31, 2009.
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