Le quotidien des Palestiniens qui voyagent en voiture: faire de grands
détours longs et pénibles sur les routes peu praticables de leur propre
territoire. Les routes nationales, en très bon état et directes, leur sont
interdites. Elles sont réservées aux colons.
Le quotidien des Palestiniens qui veulent travailler: les files d'attente
interminables aux innombrables barrages pour aller dans leurs champs, pour
aller à l'école, pour aller en Israël trouver du travail parce qu'ils ne
peuvent pas accéder à leur outil de travail (ou qu'on le leur a détruit), pour
transporter des malades ou des marchandises. Si les checkpoints ne sont pas
brusquement fermés, évidemment, selon l'humeur des soldats israéliens …
Certains Palestiniens (des centaines de milliers, tout de même) ont vu leur
village enclavé et vivent dans des ghettos.
Et pire encore.
Jonathan Cook, journaliste britannique vivant à Nazareth a
suivi toute une journée une des femmes membres de l'association Machsom Watch,
qui a pour vocation de surveiller ce qui se passe lors des contrôles aux
multiples checkpoints et autres barrages routiers. Ceux où elles sont
autorisées à se rendre, du moins…
Traduction de:
Apartheid Looks Like This
Another Small Indignity at an Israeli Checkpoint

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