La crise alimentaire mondiale n'est pas arrivée par hasard. Elle était
prévisible et annoncée par tous les observateurs mondiaux honnêtes et dotés
d'une certaine éthique.
Cela n'a pas empêché les cyniques de la Banque Mondiale, du FMI et de l'OMC de
continuer leur travail de sape tout en prétendant, la main sur le coeur,
vouloir régler le problème de la faim dans le monde.
On a vu comment. En l'aggravant au point que des pays entiers sont aujourd'hui
touchés et que d'autres sont menacés gravement.
Mais aujourd'hui, de nouvelles donnes sont apparues.
D'abord, les victimes de la faim se rebiffent ("émeutes de la faim" dans 35
pays), puis les petits paysans commencent à s'organiser et à se regrouper au
niveau mondial, faisant pression sur leurs gouvernements, ensuite, certains
états, devant le désastre que les néocons de la planète ont engendré, se
rebellent de plus en plus contre les diktats des organismes internationaux
occidentaux et enfin, la Banque Mondiale, le FMI et l'OMC sont concurrencés par
les aides venant de Chine (vous voyez, en passant, pourquoi la Chine est dans
le collimateur? Elle fourre un peu trop son nez dans les affaires des maîtres
du monde auto-proclamés et peut offrir aujourd'hui une alternative à leurs
noirs desseins).
La fin de l'hégémonie des multinationales prédatrices et génératrices de
misère et de mort?
On l'espère très fort.
Voici un article de Walden Bello, "Manufacturing a Food
Crisis"
Publié le 2 juin 2008 dans The Nation
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