Des bassines et du zèle.

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mardi 24 novembre 2009

Aux Etats-Unis, le suicide est également très tendance

Les pertes d'emploi, les saisies immobilières, le chômage, le surendettement, la ruine financière, le désespoir et le "no future" poussent les victimes à commettre des gestes irréparables, contre eux-mêmes et contre les autres.
La possession d'armes n'arrange rien, évidemment.
Pendant ce temps, les prédicateurs du marché mondial nous annoncent des embellies et la fin prochaine de la crise. Youpi!
Euh, fort bien … mais pour qui?
Pour le citoyen lambda, ce n'est pas encore bien ça. Et pour les requins de la finance, ils n'ont jamais été si bien nantis: l'argent public est parti direct dans leurs poches. Il y a les travailleurs qui produisent et les fainéants qui récoltent.
Le capitalisme, c'est ça. Vive la crise!
Ce capitalisme, qui n'a de cesse de proclamer le bilan humain du communisme, n'a jamais songé à faire le décompte de ses propres victimes. Il faut dire que ce n'est pas facile car le compteur ne cesse de tourner et, cela, dans tous les recoins de la planète.
Voici quelques exemples de ce qui se passe, en particulier, quand, en plus du chômage, et des dettes, on n'a même plus de toit pour vivre après une vie passée à trimer.

"Economic Crisis Is Getting Bloody -- Violent Deaths Are Now Following Evictions, Foreclosures and Job Losses" Nick Turse, AlterNet
20 novembre 2009.

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dimanche 1 novembre 2009

Importantes manifestations lors de l'Assemblée Générale des banquiers à Chicago

Thousands March in 3-Day Showdown with Banking Industry
Par Kari Lydersen, AlterNet. October 28, 2009.

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jeudi 10 septembre 2009

Katrina, quatre ans plus tard …

Les nouvelles ne sont pas bonnes. Des milliers de sans-abri galèrent encore à la Nouvelle-Orléans après que le cyclone Katrina a dévasté les quartiers les plus pauvres et jeté ses habitants sur les routes. Les autorités sont incapables de gérer la situation. Sans moyens financiers, les sans-abri squattent les logements dévastés par la tempête et qui n'ont toujours pas été remis en état. Et ils sont obligés de se terrer pour ne pas se faire prendre par la police.
Triste. Inconcevable. Ignoble.
Mais c'est l'air du temps, s'pas?
La vie dans les pays riches est bonne à vivre pour les nantis qui profitent du système capitaliste. Pour les autres, eh bien, c'est pile ou face. Si tu tombes sur face, tu ne te relèves plus.
En France, à force de réduire les aides et de ponctionner le vulgus pecum, nous allons en arriver là.
Aussi bas.
Aussi vil.
Voici un article, "Four Years After Katrina, Thousands Are Homeless and Struggling In New Orleans", de Jordan Flaherty, posté le 28 août 2009, publié dans Alternet.

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lundi 1 juin 2009

Et si tu es une femme, noire, pauvre et malade, ce sera très très dur…

… Pour paraphraser Coluche.

La crise des subprimes aux Etats-Unis a jeté les plus précaires à la rue et des familles entières s'entassent, si elles le peuvent, chez des amis ou de la famille, ou errent sans savoir où se poser, avec la hantise d'être séparées.
Les services sociaux, insuffisamment financés, sont évidemment incapables de faire face à cet afflux de démunis qu'ont créés ces monstres avides de pouvoir et de richesse, et qui continuent de participer au festin.
Les structures ne permettant pas aux familles d'être logées dans des locaux adaptés, leurs enfants sont parfois placés, contraints et forcés, dans des foyers d'accueil.
Parallèlement, les femmes victimes de violence domestique se retrouvent aujourd'hui devant un dilemme: soit partir et soit être encore plus à la merci de leurs tortionnaires et subir, du fait des difficultés financières accrues, des sévices plus graves.

Pauvre humanité qu'on ballotte sans pitié, pendant que d'autres sabrent le champagne dans les jets privés et les yachts.

Voici deux articles évoquant les difficultés que rencontrent les pauvres, et en particulier les femmes et leurs enfants, aux Etats-Unis à la suite de la crise financière.

Foreclosure Crisis Hits Poor Renters Hard: Evicted Families Have to Fight to Live Together
De Michelle Chen. May 26, 2009. Alternet

Et:
Hard Times for Women Living on the Edge: Economic Anxieties Send Domestic-Abuse Rates Soaring
De Nick Turse, Alternet

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mercredi 13 mai 2009

Comment les prolos ont perdu la Guerre des Classes de 2009

Voici le récit d'une action menée par un groupe de citoyens aux Etats-Unis. Le ton est à l'humour, mais les questionnements demeurent.
Une cinquantaine de personnes appartenant à une association qui défend les familles ouvrières avait décidé d'organiser une excursion dans les quartiers rupins pour aller à la rencontre de deux des cadres dirigeants de AIG qui venaient de toucher une prime de millions de dollars.

Tiré de:
How The Bums Lost The Class War Of 2009
De Mark Ames, 2 mai 2009

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mardi 2 décembre 2008

Crise aux Etats-Unis. encore et encore, les femmes et les enfants d'abord

Evidemment, c'est enfoncer une porte ouverte que de dire cela. Mais mieux vaut enfoncer les portes ouvertes que ne pas en parler, d'autant que ce n'est pas une évidence pour tout le monde et que les médias aux ordres en font peu état, à part brièvement à l'occasion de la "Journée Mondiale de", précédée ou suivie de la "Journée Mondiale du chat, de l'aiguille à tricoter ou du raton laveur".

Ici, il s'agit encore des USA, mais évidemment, ils n'ont pas l'exclusivité de la situation, même si les choix budgétaires du gouvernement là-bas, ces dernières années, ont été particulièrement indécents.

Ce phénomène existe malheureusement partout et depuis toujours et, malgré les efforts militants constants d'associations de défense des droits des femmes (je ne parle évidemment pas des "féministes" d'opérette sectaires qui sont capables de leur faire plus de mal que de bien en certaines circonstances), ce sont les femmes (et, évidemment les enfants) qui trinquent.

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mardi 25 novembre 2008

Gaza : emmurés par la folie des hommes.

On dirait qu'il y a comme une indifférence qui s'installe dans notre coin de la planète, où les joyeux drilles du PS ou d'autres bouffons médiatiques font plus recette que le million et demi de femmes, d'hommes et surtout d'enfants (la moitié de la population a moins de 15 ans) qui sont emmurés vivants sans vivres et sans soins.
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(Photo: Palestine Solidarité)

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jeudi 9 octobre 2008

A Washington, les gueux n'ont plus droit de cité

Suite du billet précédent " On prend l'oseille et toi, tire toi.

Aujourd'hui: les sans-abri de Washington.

Les sans abri le resteront coûte que coûte, mais seront assis à la droite de Dieu dans un monde meilleur, à moins qu'ils grillent en enfer, question de compenser les longues nuits d'hiver sur le bitume.
Le centre d'hébergement Franklin School Shelter faisant l'objet des convoitises des promoteurs - ils ne sont jamais rassassiés - les sans-abri habitués du centre sont priés d'aller traîner leurs guêtres ailleurs.
Il faut dire que c'était gâché sur ces gens-là, non?

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mardi 3 juin 2008

Passons à la souveraineté alimentaire, là, maintenant!

La crise alimentaire mondiale n'est pas arrivée par hasard. Elle était prévisible et annoncée par tous les observateurs mondiaux honnêtes et dotés d'une certaine éthique.
Cela n'a pas empêché les cyniques de la Banque Mondiale, du FMI et de l'OMC de continuer leur travail de sape tout en prétendant, la main sur le coeur, vouloir régler le problème de la faim dans le monde.
On a vu comment. En l'aggravant au point que des pays entiers sont aujourd'hui touchés et que d'autres sont menacés gravement.
Mais aujourd'hui, de nouvelles donnes sont apparues.
D'abord, les victimes de la faim se rebiffent ("émeutes de la faim" dans 35 pays), puis les petits paysans commencent à s'organiser et à se regrouper au niveau mondial, faisant pression sur leurs gouvernements, ensuite, certains états, devant le désastre que les néocons de la planète ont engendré, se rebellent de plus en plus contre les diktats des organismes internationaux occidentaux et enfin, la Banque Mondiale, le FMI et l'OMC sont concurrencés par les aides venant de Chine (vous voyez, en passant, pourquoi la Chine est dans le collimateur? Elle fourre un peu trop son nez dans les affaires des maîtres du monde auto-proclamés et peut offrir aujourd'hui une alternative à leurs noirs desseins).

La fin de l'hégémonie des multinationales prédatrices et génératrices de misère et de mort?

On l'espère très fort.

Voici un article de Walden Bello, "Manufacturing a Food Crisis"
Publié le 2 juin 2008 dans The Nation

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