Des bassines et du zèle.

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jeudi 18 février 2010

Haïti, ce n'est pas fini: Oncle Sam va se charger de la suite du sale boulot

Voici un article très complet qui rend compte du sort funeste qui attend Haïti, sitôt que le pays aura fini de compter ses morts. Ou peut-être même avant, ils ne sont pas à une indécence près. En tous cas, ils sont bel et bien sur le pied de guerre.
Les néocons ne s'avouent jamais vaincus et ne lâchent jamais leur proie.
Le débarquement des secours états-uniens sous forme de véhicules blindés, de soldats en arme et en treillis de combat, la mobilisation de navires de la marine US chargés de patrouiller les eaux territoriales, la prise de contrôle illégitime des opérations sur le pays par l'armée US avec l'aval des autres pays occidentaux, la mainmise sur l'espace aérien haïtien, et le reste ne présageaient rien de bon à qui voyait là une drôle de façon d'apporter de l'aide humanitaire à une population sous les décombres.
Et, en effet, les requins de la finance se frottent les mains du don du ciel que représente pour eux ce tremblement de terre meurtrier.
Ils vont pouvoir enfin accélérer le processus de privatisation de l'île et d'assujettissement de ses habitants. Quand les chars zuniens entrent quelque part, ils sont toujours flanqués des responsables de groupes privés multinationaux (donc des US), avides de récolter les bénéfices du malheur que propagent les précédents.
La France? Oh, ce n'est pas avec le pauvre bouffon cupide et enrégimenté à sa tête, ni avec ses sbires, qu'elle va verser dans l'humanisme et la justice. Aucun risque là-dessus.
D'ailleurs, quelqu'un a moufté ici?

Article:

"More Pain for Devastated Haiti: Under the Pretense of Disaster Relief, U.S. Running a Military Occupation"

par Arun Gupta, AlterNet, le 12 février 2010

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samedi 6 février 2010

Haiti: l'aile brisée

Haiti: The Broken Wing
par MediaLens / February 3rd, 2010
publié par Dissident Voice

Ce billet de Medias Lens analyse la couverture médiatique sur le tremblement de terre à Haïti - en s'intéressant plus particulièrement à ce qui a été massivement occulté dans les médias traditionnels, à savoir: la part de l'intervention humaine et les lourdes responsabilités qui incombent à ceux qui se sont acharnés à détruire le pays, ainsi qu'à leurs complices - les médias - dans le drame qu'a provoqué cette catastrophe naturelle.

NB: "Media Lens" étant un groupe britannique, la plupart des organes de presse cités sont, donc, également britanniques. Une analyse similaire aurait pu - dû - être effectuée en France ou aux Etats-Unis. Ou ailleurs.

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samedi 23 janvier 2010

Non, monsieur, vous ne pouvez pas partager ma douleur

Article:
Haiti's Bill of Particulars
No, Mister, You Can't Share My Pain
Par John Maxwell, 10 janvier 2010, publié dans CounterPunch

Si vous partagiez ma douleur, vous cesseriez de me faire souffrir, de me torturer, de nier ma dignité et de me priver de mes droits, surtout de mes droits à l'autodétermination et à la liberté d'expression. Il y a six ans, vous avez envoyé votre Ambassadeur Extraordinaire et votre Ministre Plénipotentiaire pour procéder à une action considérée comme illégale par votre pays, par le mien et par toute la communauté internationale.

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lundi 18 janvier 2010

Haïti: qui commande? l'ONU? Les USA? Les Brésiliens? Les Haïtiens?

J'ai dit "Haïtiens? Mais non, je plaisante. Pas les Haïtiens, évidemment. Eux, ont perdu le droit de s'autodéterminer quand ils ont "vendu leur âme au diable".
Pourquoi donc les US s'imposent-ils alors que les forces de l'ONU sont déjà sur place?
Pourquoi les US s'imposent-ils avec des milliers de soldats en armes et montés sur des véhicules d'où ils jettent la nourriture aux habitants sinistrés?
Pourquoi l'armée US part-elle dans les pays étrangers comme pour un safari, en tirant sur tout ce qui bouge?
Pourquoi le président Obama ne dit-il rien d'intelligent et prétend-il avoir de la compassion pour les Haïtiens tout en leur envoyant l'armée?
Et pourquoi le monde entier accepte-t-il de se soumettre à cette bande de sauvages sans foi ni loi?

Article, puis on discute.

Who Will Lead Haiti's Security?
de Gabriel Elizondo Publié le 17 janvier 2010 par Al Jazeera

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mardi 24 novembre 2009

Aux Etats-Unis, le suicide est également très tendance

Les pertes d'emploi, les saisies immobilières, le chômage, le surendettement, la ruine financière, le désespoir et le "no future" poussent les victimes à commettre des gestes irréparables, contre eux-mêmes et contre les autres.
La possession d'armes n'arrange rien, évidemment.
Pendant ce temps, les prédicateurs du marché mondial nous annoncent des embellies et la fin prochaine de la crise. Youpi!
Euh, fort bien … mais pour qui?
Pour le citoyen lambda, ce n'est pas encore bien ça. Et pour les requins de la finance, ils n'ont jamais été si bien nantis: l'argent public est parti direct dans leurs poches. Il y a les travailleurs qui produisent et les fainéants qui récoltent.
Le capitalisme, c'est ça. Vive la crise!
Ce capitalisme, qui n'a de cesse de proclamer le bilan humain du communisme, n'a jamais songé à faire le décompte de ses propres victimes. Il faut dire que ce n'est pas facile car le compteur ne cesse de tourner et, cela, dans tous les recoins de la planète.
Voici quelques exemples de ce qui se passe, en particulier, quand, en plus du chômage, et des dettes, on n'a même plus de toit pour vivre après une vie passée à trimer.

"Economic Crisis Is Getting Bloody -- Violent Deaths Are Now Following Evictions, Foreclosures and Job Losses" Nick Turse, AlterNet
20 novembre 2009.

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dimanche 1 novembre 2009

Importantes manifestations lors de l'Assemblée Générale des banquiers à Chicago

Thousands March in 3-Day Showdown with Banking Industry
Par Kari Lydersen, AlterNet. October 28, 2009.

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jeudi 10 septembre 2009

Katrina, quatre ans plus tard …

Les nouvelles ne sont pas bonnes. Des milliers de sans-abri galèrent encore à la Nouvelle-Orléans après que le cyclone Katrina a dévasté les quartiers les plus pauvres et jeté ses habitants sur les routes. Les autorités sont incapables de gérer la situation. Sans moyens financiers, les sans-abri squattent les logements dévastés par la tempête et qui n'ont toujours pas été remis en état. Et ils sont obligés de se terrer pour ne pas se faire prendre par la police.
Triste. Inconcevable. Ignoble.
Mais c'est l'air du temps, s'pas?
La vie dans les pays riches est bonne à vivre pour les nantis qui profitent du système capitaliste. Pour les autres, eh bien, c'est pile ou face. Si tu tombes sur face, tu ne te relèves plus.
En France, à force de réduire les aides et de ponctionner le vulgus pecum, nous allons en arriver là.
Aussi bas.
Aussi vil.
Voici un article, "Four Years After Katrina, Thousands Are Homeless and Struggling In New Orleans", de Jordan Flaherty, posté le 28 août 2009, publié dans Alternet.

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lundi 1 juin 2009

Et si tu es une femme, noire, pauvre et malade, ce sera très très dur…

… Pour paraphraser Coluche.

La crise des subprimes aux Etats-Unis a jeté les plus précaires à la rue et des familles entières s'entassent, si elles le peuvent, chez des amis ou de la famille, ou errent sans savoir où se poser, avec la hantise d'être séparées.
Les services sociaux, insuffisamment financés, sont évidemment incapables de faire face à cet afflux de démunis qu'ont créés ces monstres avides de pouvoir et de richesse, et qui continuent de participer au festin.
Les structures ne permettant pas aux familles d'être logées dans des locaux adaptés, leurs enfants sont parfois placés, contraints et forcés, dans des foyers d'accueil.
Parallèlement, les femmes victimes de violence domestique se retrouvent aujourd'hui devant un dilemme: soit partir et soit être encore plus à la merci de leurs tortionnaires et subir, du fait des difficultés financières accrues, des sévices plus graves.

Pauvre humanité qu'on ballotte sans pitié, pendant que d'autres sabrent le champagne dans les jets privés et les yachts.

Voici deux articles évoquant les difficultés que rencontrent les pauvres, et en particulier les femmes et leurs enfants, aux Etats-Unis à la suite de la crise financière.

Foreclosure Crisis Hits Poor Renters Hard: Evicted Families Have to Fight to Live Together
De Michelle Chen. May 26, 2009. Alternet

Et:
Hard Times for Women Living on the Edge: Economic Anxieties Send Domestic-Abuse Rates Soaring
De Nick Turse, Alternet

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mercredi 13 mai 2009

Comment les prolos ont perdu la Guerre des Classes de 2009

Voici le récit d'une action menée par un groupe de citoyens aux Etats-Unis. Le ton est à l'humour, mais les questionnements demeurent.
Une cinquantaine de personnes appartenant à une association qui défend les familles ouvrières avait décidé d'organiser une excursion dans les quartiers rupins pour aller à la rencontre de deux des cadres dirigeants de AIG qui venaient de toucher une prime de millions de dollars.

Tiré de:
How The Bums Lost The Class War Of 2009
De Mark Ames, 2 mai 2009

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