Des bassines et du zèle.

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jeudi 5 août 2010

Les pays occidentaux comptent-ils honorer les promesses d'aide humanitaire faites à Haïti et annoncées en fanfare?

Probablement pas. En tous cas, c'est mal parti.
Comme je l'ai signalé précédemment, malgré six mois déjà écoulés et la saison des pluies qui menace gravement les réfugiés, seulement 2% des aides promises ont été versées par les principaux pays occidentaux, dont les US et … la France, acteurs majeurs à Haïti.
Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir joué des coudes pour se presser devant les caméras et verser des larmes de crocodile sur le sort de ces "pauvres Haïtiens".
Une fois encore, la communauté internationale prouve sa totale lâcheté et sa mesquinerie face aux malheurs des populations en détresse par sa faute.
Dans l'article qui suit, l'auteur Ashley Smith, enfonce à nouveau le clou et dénonce le cynisme des puissants de ce monde.
Haïti est une chasse gardée des Etats-Unis, qui punissent les Haïtiens de vouloir s'émanciper en les maintenant dans la misère et en réprimant violemment toute rébellion. Tout cela avec l'aide active de la communauté internationale, dont la Mission de Stabilisation de l'ONU à Haïti (MINUSTAH).
N'oublions pas Haïti.
Source: The Betrayal of Haiti, par Ashley Smith / 2 août 2010

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lundi 2 août 2010

Fortunes et misère au pays d'Obama

Les Etats-Unis à l'ère d'Obama (suite des reportages de WSWS).
Grâce à l'action d'Obama, qui a été de renflouer Wall Street et d'encourager certaines entreprises à déposer le bilan pour embaucher ensuite des travailleurs pour un salaire moitié moins élevé, le fossé entre riches et pauvres s'élargit encore.
Aujourd'hui, 20% de la population risque de se retrouver dans la misère. Et il ne faut pas compter sur les aides sociales pour leur maintenir la tête hors de l'eau. Les aides fédérales ont été réduites à peau de chagrin. Et les états sont en faillite.
Jusqu'où les escrocs vont-ils aller avant de finir au bout d'une pique?

Article: The “new normal”: More than one in five Americans at risk of destitution", par Barry Grey , 29 juillet 2010, publié dans WSWS

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mardi 20 juillet 2010

Comment faire payer leurs dettes aux pauvres: les mettre en prison

Ils ont tous les vices et ils sont sans pitié. Ce sont les prédateurs de la finance: banques, sociétés de cartes de crédit et sociétés de recouvrement, qui ont encore trouvé, en ces temps de crise, un moyen juteux de presser encore plus les pauvres comme des citrons: la traque aux impayés, cela avec l'aimable participation de la justice.
La crise, ce sont les riches qui la provoquent, et ce sont les pauvres, les travailleurs, qui en pâtissent.

Traduction de l'article: "Imprisoned for debt in America" par Nancy Hanover, publié par WSWS, le 16 juillet 2010

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lundi 12 juillet 2010

La "réforme de l'emploi" d'Obama : salaires de misère et chômage massif

Titre original: "Obama s 'jobs program': Poverty wages and mass unemployment", publié par World Socialist Website (WSWS), le 10 juillet 2010

Dans une série de discours et d'interviews cette semaine, l'administration Obama a montré un nouveau glissement vers la droite avec sa politique économique et sociale, abandonnant même ses promesses de relance minimales sous la pression des grands groupes industriels et financiers.
Mercredi dernier, le président Obama a annoncé la création d'une commission, le "President’s Export Council" (Conseil des exportations de la Maison Blanche), qui aura pour mission de superviser l'engagement de l'administration Obama de multiplier par deux les exportations US sur les cinq prochaines années.
Il a présenté l'augmentation des exportations comme étant la solution pour relancer l'économie et la création d'emplois. Il s'exprimait devant une assemblée réunie à la Maison Blanche dont l'essentiel de l'assistance était constitué de chefs d'entreprise et a nommé pour cette commission de 19 membres des tas de PDG de grandes sociétés US aussi puissantes que Boeing, Ford, Xerox, UPS, ADM, Verizon et Walt Disney.

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vendredi 9 juillet 2010

Les Etats-Unis et la guerre aux enfants : un quart d'entre eux vit dans le dénuement

Selon des chiffres publiés en janvier 2010, le nombre d'enfants pauvres a augmenté de 21% entre 2000 et 2008 - 2,5 millions de plus.
19% (14 millions) d'enfants vivent dans des familles considérées officiellement pauvres. 8% d'enfants (6,2 millions) vivent dans une "pauvreté extrême" (moins de 50% des revenus en-dessous du seuil de pauvreté officiel).
Evidemment, ces chiffres ne comprennent pas tous ceux dont les revenus sont à peine supérieurs, ce qui ne les place pas pour autant dans la catégorie des nantis, ni même des "sortis d'affaire", loin de là. Le moindre pépin les fait plonger.
Mais, qui s'en préoccupe? Certainement pas les médias influents qui se gardent de soulever la question, a fortiori de l'analyser.
Pourtant ces chiffres devraient remettre en cause les politiques gouvernementales appliquées depuis 2000, date de la prise de fonction de néolibéraux purs et durs, ainsi que le bien-fondé des dépenses militaires ahurissantes destinées à aller s'attaquer à d'autres populations pauvres.
Et tout cela, ni d'un côté ni de l'autre n'est fini.
La politique d'Obama est dans le droit fil de celle de Bush.
Et il va peut-être même faire mieux : laisser son nom à une guerre nucléaire.
Misère!

Voici un article sur la pauvreté des enfants, les causes et les solutions, et le silence des médias à ce sujet.
"Child Poverty in the Age of Neoliberalism/ Forgotten Casualties of the Recession, par ANTHONY DiMAGGIO, Counter Punch, 7 juillet 2010

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mardi 27 avril 2010

Le profit des uns est l'esclavage des autres: la classe ouvrière aux Etats-Unis aujourd'hui

"Frappés d'étonnement, les Arawaks - femmes et hommes aux corps hâlés et nus - abandonnèrent leurs villages pour se rendre sur le rivage, puis nagèrent jusqu'à cet étrange et imposant navire afin de mieux l'observer. Lorsque finalement Christophe Colomb et son équipage se rendirent à terre, avec leurs épées et leur drôle de langue, les Arawaks s'empressèrent de les accueillir en leur offrant de l'eau, de la nourriture et des présents.
Colomb écrit plus tard dans son journal de bord: "Ils (...) nous ont apporté des perroquets, des pelotes de coton, des lances et bien d'autres choses qu'ils échangeaient contre des perles de verre et des grelots. Ils échangeaient volontiers tout ce qu'ils possédaient. (...) Ils ne portent pas d'armes et ne semblent pas les connaître car, comme je leur montrai une épée, ils la saisirent en toute innocence par la lame et se coupèrent. Ils ne connaissent pas l'acier. Leurs lances sont en bambou. (...) Ils feraient d'excellents domestiques. (...) Avec seulement cinquante hommes, nous pourrions les soumettre tous et leur faire faire tout ce que nous voulons".
Ces Arawaks des îles de l'archipel des Bahamas ressemblaient fort aux indigènes du continent dont les observateurs européens ne cesseront de souligner le remarquable sens de l'hospitalité et du partage, valeurs peu à l'honneur, en revanche, dans l'Europe de la Renaissance, alors dominée par la religion des papes, le gouvernement des rois et la soif de richesses.

Et plus loin:

Ces Arawaks vivaient dans des communautés villageoises et pratiquaient un mode de culture assez raffiné du maïs, de l'igname et du manioc.
Ils savaient filer et tisser mais ne connaissaient pas le cheval et n'utilisaient pas d'animaux pour le labour. Bien qu'ignorant l'acier, ils portaient néanmoins de petits bijoux en or aux oreilles.
Ce détail allait avoir d'énormes conséquences: Colomb retint quelques Arawaks à bord de son navire et insista pour qu'ils le conduisent jusqu'à la source de cet or. Il navigua alors jusqu'à l'actuelle Cuba, puis jusqu'à Hispaniola (Haïti et République dominicaine).
Là, des traces d'or au fond des rivières et un masque en or présenté à Christophe Colomb par un chef local inspirèrent de folles visions aux Européens …

(Début du premier chapitre de "Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours" d'[Howard Zinn)

Et c'est ainsi que tout a commencé aux Etats-Unis …

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mercredi 17 mars 2010

Comment survivre à Gaza avec le siège, un taux de chômage de 50% et un taux de pauvreté de plus de 70%

Ici, les ramasseurs de cailloux et d'autres matériaux de récupération travaillent sans relâche pour récolter quelques shekels pour survivre.
Article original:
The Hardest Jobs
par Eva Bartlett / March 3rd, 2010/ Dissident Voice

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jeudi 18 février 2010

Haïti, ce n'est pas fini: Oncle Sam va se charger de la suite du sale boulot

Voici un article très complet qui rend compte du sort funeste qui attend Haïti, sitôt que le pays aura fini de compter ses morts. Ou peut-être même avant, ils ne sont pas à une indécence près. En tous cas, ils sont bel et bien sur le pied de guerre.
Les néocons ne s'avouent jamais vaincus et ne lâchent jamais leur proie.
Le débarquement des secours états-uniens sous forme de véhicules blindés, de soldats en arme et en treillis de combat, la mobilisation de navires de la marine US chargés de patrouiller les eaux territoriales, la prise de contrôle illégitime des opérations sur le pays par l'armée US avec l'aval des autres pays occidentaux, la mainmise sur l'espace aérien haïtien, et le reste ne présageaient rien de bon à qui voyait là une drôle de façon d'apporter de l'aide humanitaire à une population sous les décombres.
Et, en effet, les requins de la finance se frottent les mains du don du ciel que représente pour eux ce tremblement de terre meurtrier.
Ils vont pouvoir enfin accélérer le processus de privatisation de l'île et d'assujettissement de ses habitants. Quand les chars zuniens entrent quelque part, ils sont toujours flanqués des responsables de groupes privés multinationaux (donc des US), avides de récolter les bénéfices du malheur que propagent les précédents.
La France? Oh, ce n'est pas avec le pauvre bouffon cupide et enrégimenté à sa tête, ni avec ses sbires, qu'elle va verser dans l'humanisme et la justice. Aucun risque là-dessus.
D'ailleurs, quelqu'un a moufté ici?

Article:

"More Pain for Devastated Haiti: Under the Pretense of Disaster Relief, U.S. Running a Military Occupation"

par Arun Gupta, AlterNet, le 12 février 2010

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samedi 6 février 2010

Haiti: l'aile brisée

Haiti: The Broken Wing
par MediaLens / February 3rd, 2010
publié par Dissident Voice

Ce billet de Medias Lens analyse la couverture médiatique sur le tremblement de terre à Haïti - en s'intéressant plus particulièrement à ce qui a été massivement occulté dans les médias traditionnels, à savoir: la part de l'intervention humaine et les lourdes responsabilités qui incombent à ceux qui se sont acharnés à détruire le pays, ainsi qu'à leurs complices - les médias - dans le drame qu'a provoqué cette catastrophe naturelle.

NB: "Media Lens" étant un groupe britannique, la plupart des organes de presse cités sont, donc, également britanniques. Une analyse similaire aurait pu - dû - être effectuée en France ou aux Etats-Unis. Ou ailleurs.

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