Le vendredi 30 juillet, le président Obama se rendait à Detroit (Michigan) où il visitait les chaînes d'une unité de production de Chrysler, ainsi qu'une usine GM qui produit le nouveau véhicule hybride Chevrolet Volt.
Les discours qu'il y a prononcés insistent sur l'"excellente" décision de son gouvernement d'injecter plus de 60 milliards de dollars d'argent public pour sauver Chrysler et son concurrent General Motors (GM) au début 2009, en échange de restructurations drastiques.
Ses discours, en partie destinés à répondre à ses détracteurs (le parti républicain), font l'éloge de son gouvernement (et de lui-même), des diverses parties prenantes – dont les PDG, qui ont "su restructurer" le secteur automobile et l'UAW (l'United Auto Workers, le tout-puissant syndicat américain de l’automobile).
Et glorifient l'"Amérique" et "l'ouvrier américain". Un ouvrier pressé comme un citron par toute cette engeance et qui va encore faire les frais de leur course aux profits.
Voici un article de Patrick Martin, "The wage-cutter in chief visits Detroit", publié le 31 juillet 2010 par WSWS
Tag - esclavage
jeudi 12 août 2010
En tournée à Detroit, Obama oublie de parler de l'extrême pauvreté de la ville et des salaires de misère qu'il a imposés aux ouvriers de l'automobile
Par emcee le jeudi 12 août 2010, 11:21 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie
mardi 27 avril 2010
Le profit des uns est l'esclavage des autres: la classe ouvrière aux Etats-Unis aujourd'hui
Par emcee le mardi 27 avril 2010, 22:20 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie
"Frappés d'étonnement, les Arawaks - femmes et hommes aux corps hâlés et nus - abandonnèrent leurs villages pour se rendre sur le rivage, puis nagèrent jusqu'à cet étrange et imposant navire afin de mieux l'observer. Lorsque finalement Christophe Colomb et son équipage se rendirent à terre, avec leurs épées et leur drôle de langue, les Arawaks s'empressèrent de les accueillir en leur offrant de l'eau, de la nourriture et des présents.
Colomb écrit plus tard dans son journal de bord: "Ils (...) nous ont apporté des perroquets, des pelotes de coton, des lances et bien d'autres choses qu'ils échangeaient contre des perles de verre et des grelots. Ils échangeaient volontiers tout ce qu'ils possédaient. (...) Ils ne portent pas d'armes et ne semblent pas les connaître car, comme je leur montrai une épée, ils la saisirent en toute innocence par la lame et se coupèrent. Ils ne connaissent pas l'acier. Leurs lances sont en bambou. (...) Ils feraient d'excellents domestiques. (...) Avec seulement cinquante hommes, nous pourrions les soumettre tous et leur faire faire tout ce que nous voulons".
Ces Arawaks des îles de l'archipel des Bahamas ressemblaient fort aux indigènes du continent dont les observateurs européens ne cesseront de souligner le remarquable sens de l'hospitalité et du partage, valeurs peu à l'honneur, en revanche, dans l'Europe de la Renaissance, alors dominée par la religion des papes, le gouvernement des rois et la soif de richesses.
Et plus loin:
Ces Arawaks vivaient dans des communautés villageoises et pratiquaient un mode de culture assez raffiné du maïs, de l'igname et du manioc.
Ils savaient filer et tisser mais ne connaissaient pas le cheval et n'utilisaient pas d'animaux pour le labour. Bien qu'ignorant l'acier, ils portaient néanmoins de petits bijoux en or aux oreilles.
Ce détail allait avoir d'énormes conséquences: Colomb retint quelques Arawaks à bord de son navire et insista pour qu'ils le conduisent jusqu'à la source de cet or. Il navigua alors jusqu'à l'actuelle Cuba, puis jusqu'à Hispaniola (Haïti et République dominicaine).
Là, des traces d'or au fond des rivières et un masque en or présenté à Christophe Colomb par un chef local inspirèrent de folles visions aux Européens …
(Début du premier chapitre de "Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours" d'[Howard Zinn)
Et c'est ainsi que tout a commencé aux Etats-Unis …
jeudi 18 février 2010
Haïti, ce n'est pas fini: Oncle Sam va se charger de la suite du sale boulot
Par emcee le jeudi 18 février 2010, 21:45 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie
Voici un article très complet qui rend compte du sort funeste qui attend Haïti, sitôt que le pays aura fini de compter ses morts. Ou peut-être même avant, ils ne sont pas à une indécence près. En tous cas, ils sont bel et bien sur le pied de guerre.
Les néocons ne s'avouent jamais vaincus et ne lâchent jamais leur proie.
Le débarquement des secours états-uniens sous forme de véhicules blindés, de soldats en arme et en treillis de combat, la mobilisation de navires de la marine US chargés de patrouiller les eaux territoriales, la prise de contrôle illégitime des opérations sur le pays par l'armée US avec l'aval des autres pays occidentaux, la mainmise sur l'espace aérien haïtien, et le reste ne présageaient rien de bon à qui voyait là une drôle de façon d'apporter de l'aide humanitaire à une population sous les décombres.
Et, en effet, les requins de la finance se frottent les mains du don du ciel que représente pour eux ce tremblement de terre meurtrier.
Ils vont pouvoir enfin accélérer le processus de privatisation de l'île et d'assujettissement de ses habitants.
Quand les chars zuniens entrent quelque part, ils sont toujours flanqués des responsables de groupes privés multinationaux (donc des US), avides de récolter les bénéfices du malheur que propagent les précédents.
La France? Oh, ce n'est pas avec le pauvre bouffon cupide et enrégimenté à sa tête, ni avec ses sbires, qu'elle va verser dans l'humanisme et la justice. Aucun risque là-dessus.
D'ailleurs, quelqu'un a moufté ici?
Article:
"More Pain for Devastated Haiti: Under the Pretense of Disaster Relief, U.S. Running a Military Occupation"
par Arun Gupta, AlterNet, le 12 février 2010
samedi 23 janvier 2010
Non, monsieur, vous ne pouvez pas partager ma douleur
Par emcee le samedi 23 janvier 2010, 10:38 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie
Article:
Haiti's Bill of Particulars
No, Mister, You Can't Share My Pain
Par John Maxwell, 10 janvier 2010, publié dans CounterPunch
Si vous partagiez ma douleur, vous cesseriez de me faire souffrir, de me torturer, de nier ma dignité et de me priver de mes droits, surtout de mes droits à l'autodétermination et à la liberté d'expression. Il y a six ans, vous avez envoyé votre Ambassadeur Extraordinaire et votre Ministre Plénipotentiaire pour procéder à une action considérée comme illégale par votre pays, par le mien et par toute la communauté internationale.
mardi 24 mars 2009
La fabrique d'esclaves des démocraties vertueuses
Par emcee le mardi 24 mars 2009, 22:16 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie
Avec, en tête, évidemment, les Etats-Unis.
Le bouclage des frontières, les lois sur l'immigration de plus en plus
drastiques, les "accords" commerciaux scélérats avec les pays pauvres, le
"libre échange", la demande constante pour une main-d'œuvre pas chère et
docile, et d'autres facteurs favorisent automatiquement les trafics de toutes
sortes. C'est ce qui se passe aujourd'hui dans le monde occidental où l'appât
du gain et le pillage de la planète ont fini par primer sur toute autre
considération, devrait-elle être teintée d'humanisme.
Dans cet article "Modern
Slavery in America", paru dans Dissident Voice le 7 mars 2009, Stephen
Lendman passe en revue les différents secteurs où hommes, femmes et enfants
sont réduits à la servitude par des patrons sans scrupules.
lundi 1 septembre 2008
Pays de donjons et d'oubliettes à l'ombre des clochers: les USA
Par emcee le lundi 1 septembre 2008, 01:10 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie
Des béni-oui-oui qui s’en remettent à Dieu pour commettre les pires
atrocités sur leurs "prochains", des félons qui jurent leurs grands dieux sur
la bible et autres intoxicants de masses, des escrocs qui se prévalent de Dieu
pour faire main basse sur les ressources des autres, des ordures qui partent en
croisade pour inculquer le "Bien" selon leurs propres critères: voilà les
chantres du "monde libre".
Tiens, ce n'est pas au cœur du sujet, mais j'ai lu qu'Obama comptait "prier"
(si, si) pour ceux qui sont exposés au cyclone Gustav, à la NO et ailleurs.
C'est sûr que ça va bien les aider. Pauvre gnoque.
Mais revenons à ce qui nous préoccupe aujourd'hui.
J'ai parlé de Dieu, en fait, il s'agit d'incarcérations, mais c'est lié,
puisque rien n'est fait là-bas sans l'aval de Dieu. Et encore, ils n'ont ni
grotte de Lourdes ni pèlerinage de Compostelle.
Donc, oui, j'y viens. Les incarcérations. Et pas des moindres. Nous avons vu
tout au long de ce blog qu'ils enfermaient des mineurs à VIE, qu'ils bouclaient
des personnes (même innocentes, même sans preuves formelles) pour le restant de
leurs jours, qu'ils assassinaient légalement des personnes dont ils n'étaient
même pas sûrs de la culpabilité (et même si quelqu'un d'autre s'accusait du
crime après coup, ou si un témoin revenait sur ses aveux), qu'ils séquestraient
et torturaient des gens dont ils avaient décrété qu'ils étaient des
"terroristes", qu'ils kidnappaient des présumés terroristes et les envoyaient
se faire torturer et / ou disparaître dans des pays étrangers fort peu
recommandables, tels la Syrie. Etc.
Oui, je sais, ça fait beaucoup, me diras-tu. Et pourtant tout cela est
VRAI.
Il y a même des trucs dont je n'ai pas encore parlé. Les prisons (ou quartiers)
de très haute sécurité. Les "supermax", comme ils les
appellent.
Encore une histoire à faire frémir le premier démocrate venu, voire le Taliban
de base.
Voici un article de Jessica Pupovac, publié dans AlterNet
http://www.alternet.org/rights/94257/, le 11 août 2008. (gros extraits
- entre parenthèses et en italiques, résumé des paragraphes non
traduits))
StopMax: The Fight Against Supermax Prisons Heats Up
mercredi 21 mai 2008
Planète d'esclaves 2 (suite sans fin).
Par emcee le mercredi 21 mai 2008, 09:39 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie
Voici d'autres histoires témoignant de la cruauté et du cynisme des
supporters du libre-échange. Aux Etats-Unis, cette fois encore, mais nous avons
évidemment les mêmes près de chez nous. Parce que l'idée est générale dans les
pays occidentaux: il faut fermer ostensiblement la porte aux immigrés, tout en
les laissant entrer quand même.
Dans la clandestinité, évidemment.
Les immigrés, c'est ce qui sert le mieux la cause des puissants.
Parce qu'ils permettent de faire peur aux autochtones et de canaliser sur eux
toutes les rancoeurs et les frustrations générées, en réalité, par les classes
dirigeantes.Mais, CHUT!
Actuellement, la tendance est à l'immigré non régularisé. Sans doute parce que
les autres finissaient par faire partie du paysage. Et puis, un immigré avec
des papiers, il a des droits.
Cela n'arrange pas les affaires des prédateurs.
Ils ont besoin d'une sous-classe soumise, malléable et impressionnable pour
faire filer droit le reste de la population.
Voici un article de Ron Jacobs "Go to Work, Go to Jail", publié le 16 mai 2008 dans Dissident Voice, qui parle du nouveau traitement qu'on inflige aux immigrés aux US.
dimanche 18 mai 2008
Planète d'esclaves
Par emcee le dimanche 18 mai 2008, 22:35 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie
Ah, ils nous les ont bien vendus, leur mondialisation et leur
"libre-échange"!
A tel point qu'il y a une vaste majorité de gogos qui y croient encore dur
comme fers - fers invisibles de ceux qu'ils ont assujetti à leurs caprices et
leurs diktats.
Et ce n'est pas fini. Parce que, probablement, l'idée des prédateurs de la
planète et des sbires à leur solde c'est de laisser tomber à terme les pays du
sud et leurs miséreux pour s'en prendre aux populations des pays riches. Cela
permettrait de faire de nouvelles économies et, donc, encore des profits
juteux, en ayant des esclaves à portée de main, sans avoir à dépendre
d'intermédiaires peu fiables et de surcoûts pour les transports.
Pourquoi, sinon, s'acharneraient-ils à démonter les législations sur le travail
et à maintenir un volant substantiel de chômeurs et de traîne-misère?
Pourquoi démantèleraient-ils les services publics, si ce n'est pour précariser
tous ceux qui arrivent sur le marché du travail?
Pourquoi sucreraient-ils les diverses aides (indemnités chômage, sécu et
autres), si ce n'est pour imposer à chacun de gagner sa pitance coûte que
coûte, au prix qu'ils décideront, c'est-à-dire au plus bas?
Pourquoi réduiraient-ils l'éducation des masses à la portion congrue, si ce
n'est pour servir leurs besoins sans cesse inassouvis d'une main d'oeuvre peu
qualifiée (ou formatée selon leurs vœux), malléable et corvéable?
Ici, un article de Josh
Rosenblatt, du "Texas Observer", "Buy Some Stuff, Enslave
Somebody" publié le 27 décembre 2007.
vendredi 25 avril 2008
Floride: La tomate de la honte
Par emcee le vendredi 25 avril 2008, 12:50 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie
Les gros producteurs de tomates qui emploient des ouvriers agricoles,
souvent immigrés, souvent latinos, à des tarifs extrêmement bas refusent que
ces saisonniers perçoivent un centime de plus par livre (~ ½ kg)
récoltée.
Un centime payé non pas par eux, mais par les clients.
Qui, eux, pourtant, sont majoritairement d'accord.
Argh, les lobbies agricoles, on ne peut pas les accuser d'humanisme
outrancier.
Un cas banal d'esclavage dans les plantations du Sud Profond (Deep
South).
Une banale histoire d'esclavage, comme il s'en trouve dans le monde
entier.
Grâce à l'opiniâtreté, l'enthousiasme et l'imagination des grands groupes
financiers qui écument les moindres recoins de la planète.
Article: "Ending Slavery for Pennies" par Katrina vanden
Heuvel and Greg Kaufman, Publié dans the Nation .
Paru le 21 avril 2008 dans Alternet
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