Des bassines et du zèle.

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jeudi 21 juillet 2011

Les jours se suivent et rien ne change dans les prisons aux Etats-Unis

Ici, il s'agit de femmes incarcérées à la prison pour femmes de Perryville (d'une capacité d'environ 2.400 places) en Arizona qui sont poussées par l'administration pénitentiaire à effectuer des heures de travail quasi-gratuit (8 h par jour, 6 jours par semaine pour 2 dollars de l'heure) dans une exploitation agricole dans des conditions épouvantables, quel que soit leur état de santé.
Cette exploitation agricole est une grande entreprise de fruits et légumes qui les distribue ensuite dans tout le pays, et dont un des gros clients est … Wal-Mart.
Wal-Mart, N°1 mondial de la grande distribution, bien connu pour exploiter tous les maillons de la chaîne: producteurs, employés (qu'il appelle "associés"), fabricants, intermédiaires, etc.
A WM: interdiction de se syndiquer, discrimination sexuelle, salaire minimum, sans couverture médicale ou autres aides sociales …
Pas étonnant, donc, de le retrouver dans cette affaire.
Source: Martori Farms Abusive Conditions at a Key Wal-Mart Supplier
par Victoria Law, TruthOut.org 1 juillet 2011

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samedi 28 mai 2011

Le Fonds Monétaire International, la Banque mondiale et les droits des femmes dans le monde

L'arrestation de Strauss-Kahn, directeur du FMI, à New-York à la suite d'une accusation de tentative de viol et de séquestration d'une femme de chambre de l'hôtel où il séjournait, a fait grand bruit et fait ressurgir en parallèle la violence que génèrent le Fond Monétaire International et la Banque mondiale dans les pays pauvres ou endettés.
Violence contre les humains, et, dans ce billet, plus particulièrement contre les femmes, qui avec les enfants, sont les plus touchées par les mesures implacables imposées par ces institutions qui dépouillent des pays entiers et les enfoncent encore davantage dans la dette et, donc, dans la misère.
Il n'y a pas de mal à faire du mal.
Voici le billet de Kavita N. Ramdas et de Christine Ahn:" Systematic Violations of Women's Rights" / The IMF: Violating Women Since 1945" publié le 25 mai 2011 dans Counter Punch
(Traduction presque intégrale. NB: cet article a été écrit alors que SK était encore incarcéré)

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mercredi 12 janvier 2011

Etats-Unis: après le scandale des subprimes, voici celui des prêts étudiants

Les études supérieures ont toujours posé des problèmes financiers aux familles des classes moyennes aux Etats-Unis, qui devaient constituer un pécule pour aider à couvrir les frais de scolarité très élevés dans les universités. Frais de scolarité, mais également logement, nourriture, argent de poche, etc.
Il s'agissait donc, pour l'étudiant-e, outre l'utilisation éventuelle des économies parentales, de contracter un prêt et de se trouver un petit boulot sur place. Et d'utiliser sa carte de crédit.
Mais parents et enfants étaient éventuellement prêts à faire le sacrifice, sachant que c'était la porte ouverte à des emplois rémunérateurs, ce qui permettrait de rembourser tant bien que mal les échéances dans un délai relativement raisonnable.
Ce n'était pas la panacée, certes, c'était même scandaleux, puisque les études supérieures obligeaient un grand nombre d'étudiant-e-s à entrer dans la vie active avec, d'emblée, des dettes à rembourser.
Oui, mais voilà, il y a toujours pire dans le monde des rapaces de l'ultralibéralie.
De même que les banques et autres organismes de prêts ont réalisé des opérations juteuses en octroyant des prêts immobiliers à des personnes qui ne pourraient, de toute évidence, pas rembourser, ce qui a conduit à la crise des subprimes, voilà qu'ils récidivent éhontément avec les prêts étudiants, qui mènent tout droit une grande partie des emprunteurs à la servitude pour dettes.
Mais voyons ce qu'en dit Stephen Lendman dans l'article (traduit en partie) "Permanent Debt Bondage from America s Student Loan Racket", publié dans Dissident Voice, le 6 janvier 2011

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lundi 3 janvier 2011

Wal-Mart s'attaque à la prime pour travail dominical

Qui s'"élève" tout de même à un dollar de l'heure. C'est-à-dire une prime royale de 8 dollars cash si on passe son dimanche derrière une caisse de Wal-Mart au lieu de s'ennuyer à mourir chez soi.
Tant que la compagnie Wal-Mart gagne, elle joue.
Et tout ce qu'elle peut rafler, elle rafle. Elle réduit au minimum légal le salaire de ses employés, leur refuse toute prestation sociale, traite essentiellement avec les pays pauvres pour la production, exploite tous les acteurs de la chaîne de production et de distribution, embauche obligatoirement à temps partiel, licencie du jour au lendemain, interdit les syndicats. J'en passe.
Il y avait encore un petit truc ou deux à voir avant de passer directement à l'esclavage: par exemple, supprimer cette agaçante majoration de salaire horaire de 1 dollar de l'heure versée à ceux qui travaillent le dimanche. C'est fait. Ouf.
Un pas de plus vers l'asservissement de la population.
Article " Wal Mart Strikes Again/ The Sunday Special", par DAVID MACRAY, publié le 28 décembre 2010 dans CounterPunch

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mardi 30 novembre 2010

À qui profite la crise? Un exemple typique: Wal-Mart

Des profits indécents, un personnel exploité, des produits achetés à très bas pris dans les pays pauvres, et des salariés obligés de se contenter de prendre ce qu'on leur donne plutôt que la porte.
Voici un témoignage de John Olympic, ex-enseignant, licencié et contraint d'aller chercher du travail ailleurs. Mais, "ailleurs", aujourd'hui, c'est essentiellement la grande distribution ou la restauration rapide.
Charybde ou Scylla, quoi.

Source: What It s Like to Work in Walmart Hell, October 29, 2010, AlterNet.

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mercredi 17 novembre 2010

En Grande-Bretagne, le nouveau gouvernement veut mettre les chômeurs au travail … gratuit

Encore une attaque frontale contre les chômeurs et les allocations que perçoivent légitimement les personnes privées d’emploi par l’Etat ou les patrons.
La dernière trouvaille du gouvernement Cameron est de placer pendant un mois les demandeurs d’emploi dans des entreprises privées ou des organisations à but non lucratif pour leur redonner le goût de travailler et les rendre plus « employables ».
Leur cynisme n’a pas de limites.

Ci-dessous la traduction d’un article, Unemployed told do four weeks of unpaid work or lose your benefits, paru dans l’Observer, le 17 novembre 2010.

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jeudi 12 août 2010

En tournée à Detroit, Obama oublie de parler de l'extrême pauvreté de la ville et des salaires de misère qu'il a imposés aux ouvriers de l'automobile

Le vendredi 30 juillet, le président Obama se rendait à Detroit (Michigan) où il visitait les chaînes d'une unité de production de Chrysler, ainsi qu'une usine GM qui produit le nouveau véhicule hybride Chevrolet Volt. Les discours qu'il y a prononcés insistent sur l'"excellente" décision de son gouvernement d'injecter plus de 60 milliards de dollars d'argent public pour sauver Chrysler et son concurrent General Motors (GM) au début 2009, en échange de restructurations drastiques.
Ses discours, en partie destinés à répondre à ses détracteurs (le parti républicain), font l'éloge de son gouvernement (et de lui-même), des diverses parties prenantes – dont les PDG, qui ont "su restructurer" le secteur automobile et l'UAW (l'United Auto Workers, le tout-puissant syndicat américain de l’automobile). Et glorifient l'"Amérique" et "l'ouvrier américain". Un ouvrier pressé comme un citron par toute cette engeance et qui va encore faire les frais de leur course aux profits.
Voici un article de Patrick Martin, "The wage-cutter in chief visits Detroit", publié le 31 juillet 2010 par WSWS

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mardi 27 avril 2010

Le profit des uns est l'esclavage des autres: la classe ouvrière aux Etats-Unis aujourd'hui

"Frappés d'étonnement, les Arawaks - femmes et hommes aux corps hâlés et nus - abandonnèrent leurs villages pour se rendre sur le rivage, puis nagèrent jusqu'à cet étrange et imposant navire afin de mieux l'observer. Lorsque finalement Christophe Colomb et son équipage se rendirent à terre, avec leurs épées et leur drôle de langue, les Arawaks s'empressèrent de les accueillir en leur offrant de l'eau, de la nourriture et des présents.
Colomb écrit plus tard dans son journal de bord: "Ils (...) nous ont apporté des perroquets, des pelotes de coton, des lances et bien d'autres choses qu'ils échangeaient contre des perles de verre et des grelots. Ils échangeaient volontiers tout ce qu'ils possédaient. (...) Ils ne portent pas d'armes et ne semblent pas les connaître car, comme je leur montrai une épée, ils la saisirent en toute innocence par la lame et se coupèrent. Ils ne connaissent pas l'acier. Leurs lances sont en bambou. (...) Ils feraient d'excellents domestiques. (...) Avec seulement cinquante hommes, nous pourrions les soumettre tous et leur faire faire tout ce que nous voulons".
Ces Arawaks des îles de l'archipel des Bahamas ressemblaient fort aux indigènes du continent dont les observateurs européens ne cesseront de souligner le remarquable sens de l'hospitalité et du partage, valeurs peu à l'honneur, en revanche, dans l'Europe de la Renaissance, alors dominée par la religion des papes, le gouvernement des rois et la soif de richesses.

Et plus loin:

Ces Arawaks vivaient dans des communautés villageoises et pratiquaient un mode de culture assez raffiné du maïs, de l'igname et du manioc.
Ils savaient filer et tisser mais ne connaissaient pas le cheval et n'utilisaient pas d'animaux pour le labour. Bien qu'ignorant l'acier, ils portaient néanmoins de petits bijoux en or aux oreilles.
Ce détail allait avoir d'énormes conséquences: Colomb retint quelques Arawaks à bord de son navire et insista pour qu'ils le conduisent jusqu'à la source de cet or. Il navigua alors jusqu'à l'actuelle Cuba, puis jusqu'à Hispaniola (Haïti et République dominicaine).
Là, des traces d'or au fond des rivières et un masque en or présenté à Christophe Colomb par un chef local inspirèrent de folles visions aux Européens …

(Début du premier chapitre de "Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours" d'[Howard Zinn)

Et c'est ainsi que tout a commencé aux Etats-Unis …

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jeudi 18 février 2010

Haïti, ce n'est pas fini: Oncle Sam va se charger de la suite du sale boulot

Voici un article très complet qui rend compte du sort funeste qui attend Haïti, sitôt que le pays aura fini de compter ses morts. Ou peut-être même avant, ils ne sont pas à une indécence près. En tous cas, ils sont bel et bien sur le pied de guerre.
Les néocons ne s'avouent jamais vaincus et ne lâchent jamais leur proie.
Le débarquement des secours états-uniens sous forme de véhicules blindés, de soldats en arme et en treillis de combat, la mobilisation de navires de la marine US chargés de patrouiller les eaux territoriales, la prise de contrôle illégitime des opérations sur le pays par l'armée US avec l'aval des autres pays occidentaux, la mainmise sur l'espace aérien haïtien, et le reste ne présageaient rien de bon à qui voyait là une drôle de façon d'apporter de l'aide humanitaire à une population sous les décombres.
Et, en effet, les requins de la finance se frottent les mains du don du ciel que représente pour eux ce tremblement de terre meurtrier.
Ils vont pouvoir enfin accélérer le processus de privatisation de l'île et d'assujettissement de ses habitants. Quand les chars zuniens entrent quelque part, ils sont toujours flanqués des responsables de groupes privés multinationaux (donc des US), avides de récolter les bénéfices du malheur que propagent les précédents.
La France? Oh, ce n'est pas avec le pauvre bouffon cupide et enrégimenté à sa tête, ni avec ses sbires, qu'elle va verser dans l'humanisme et la justice. Aucun risque là-dessus.
D'ailleurs, quelqu'un a moufté ici?

Article:

"More Pain for Devastated Haiti: Under the Pretense of Disaster Relief, U.S. Running a Military Occupation"

par Arun Gupta, AlterNet, le 12 février 2010

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