Des bassines et du zèle.

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vendredi 2 novembre 2012

Sandy, un ouragan à New-York

Apparemment, tout se passe à New York ou sur la côte est des Etats-Unis. Les médias occidentaux européens (dont le Guardian) n'ont raté aucun épisode depuis que l'ouragan Sandy y était annoncé.
37 morts à NYC - 74 morts en tout aux US, au décompte du jeudi 1 novembre - et des millions de personnes sans électricité, des maisons dévastées et Obama qui la joue empathique (voir photo) à quelques jours des élections.

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mercredi 28 décembre 2011

Merry Christmas, les pauvres!

… ou plutôt : « Happy Holiday Season» !
Car, aux Etats-Unis, parler de « Noël » uniquement, c’est omettre tous les autres jours de fêtes religieuses qui ont lieu entre novembre et décembre : Noël, certes, mais également le lendemain de Noël (appelé « Boxing day », qui n’est pas le jour où on se livre à la boxe, quoique, mais le jour où on s’offrait traditionnellement les cadeaux), le 1° janvier, Hanoukka, l’Epiphanie, et Thanksgiving. Mais toutes ces fêtes religieuses, qui dégoulinent de bons sentiments et de guimauve, sont, évidemment, autant de prétextes à pousser à la consommation.
On ne se souvient peut-être pas, mais Bush avait annoncé joyeusement, trois mois après 9/11 , que les citoyens américains, pour narguer les « terroristes » qui avaient encastré des avions dans des bâtiments hautement symboliques, devaient tous … se précipiter dans les magasins pour faire des achats.
Quel cynisme et quelle misère intellectuelle.

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dimanche 30 janvier 2011

Les ONG internationales, et l’industrie de la catastrophe : l’exemple haïtien.

Malgré les énormes sommes d’argent collectées, la majorité des Haïtiens victimes du séisme en janvier 2010 n’ont connu aucune amélioration. Un million d’entre eux vivent encore dans les camps de toile, les gravats n’ont toujours pas été enlevés et la reconstruction promise n’a pas encore commencé.
A qui la faute ?
D’une part, par exemple, à la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (la CIRH), co-présidée par Bill Clinton, et qui agit pour le compte des Etats-Unis, avec l’aide des Casques Bleus de l’ONU, et aux pays étrangers, satellites des Etats-Unis, la France en tête, qui n’ont pas versé les fonds promis, et qui ferment les yeux sur cette infâmie.
D’autre part, aux ONG internationales, qui, au mieux, travaillent de façon chaotique et inefficace, et au pire, n’engagent pas l’argent recueilli dans des projets de reconstruction.
Et, tout cela, parce que toute cette engeance œuvre pour les intérêts privés de l’Empire au mépris des sinistrés, pour lesquels elle avait pourtant lancé en grande pompe et à grand fracas des appels aux dons déchirants.
Les trois plus grands hypocrites mondiaux.
Et leur marionnette number one
Voici, pour comprendre tout cela, l’article “An Interview With Ashley Smith on Haiti and the NGOs /Prisoners on Their Own Island” , de Mike Whitney, paru le 26 janvier 2011 dans CounterPunch

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jeudi 23 décembre 2010

Les idées géniales de Bill Gates en matière d'éducation publique: bourrer les classes et réduire le personnel enseignant!

La démolition de l'éducation publique, déjà bien entamée aux Etats-Unis, se poursuit inexorablement, comme pour tous les autres services publics.
Les gouvernements des pays occidentaux sont bien décidés à faire main basse sur toutes les ressources des pays en exploitant les populations au maximum, voire en les asservissant.
L'éducation aux US a subi un nouveau coup de boutoir avec le tartufe progressiste (redondance, en effet) Obama qui a décrété que les enseignants dont les élèves ne réussissaient pas aux tests bidon imposés par le Secrétariat à l'Education devaient être licenciés .
Licenciés, certes, ils l'ont été, puis, certains ont été rembauchés - au rabais, évidemment (plus question d'ancienneté) et aux conditions des rapaces. Une perfidie de plus à mettre au compte de l'oligarchie qui racle tous les fonds de tiroir à son profit.
Ici, c'est Bill Gates, parmi les premières fortunes mondiales grâce au quasi-monopole qui lui a été accordé, qui donne son avis sur l'éducation.
Comment ce type, qui a réussi l'exploit de préserver une fortune colossale sur le dos des populations peut-il décider de l'éducation des plus pauvres?
Il a déjà, par le biais de sa fondation, la mainmise sur la santé mondiale ou l'agriculture, en particulier en Afrique, et sur d'autres secteurs, comme l'informatique (au hasard. Il distribue des ordis dans les pays pauvres comme on donne des barrettes de shit pour accrocher les gens ).
Article: Where Does Billionaire Monopolist Bill Gates Get Off Saying Bigger Class Size and Fewer Teachers Is the Education Solution?, par Scott Thill, AlterNet, 17 décember 17, 2010.

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vendredi 20 août 2010

Sous les inondations, les drones

Les terribles inondations au Pakistan n'ont pas fait la une bien longtemps dans les médias occidentaux. 1600 morts, une région grande comme le Royaume Uni dévastée, des villages entiers emportés par les eaux et des centaines de milliers de personnes pataugeant dans les eaux insalubres sans moyen de fuir, une vingtaine de millions d'habitants touchés par la catastrophe, dont entre 5 et 6 millions sans abri, sans nourriture, sans eau potable.
Rien de dérisoire, quoi.
Pour autant, il n'y a pas eu de reportages en boucle, pas de battage médiatique avec des ex-présidents ou des célébrités d'Hollywood pour récolter des fonds, pas de promesses solennelles de la "communauté internationale" (promesses non tenues, d'ailleurs , mais cela montrait au moins un début d'intérêt – oui, c'est ça: "intérêt", le mot que je cherchais) comme pour le tsunami en Asie ou le tremblement de terre à Haïti.
Non pas que la population locale de ces pays ait fait l'objet de beaucoup d'attention, mais, au moins, les Occidentaux sur place avaient pu être évacués et les biens des riches avaient bénéficié de la protection de la police et / ou de l'armée.
Serait-ce que peu de vacanciers occidentaux privilégient cette région du Pakistan? Serait-ce qu'il n'y a pas de riches à protéger? Serait-ce que le Pakistan est à majorité musulmane? Serait-ce que les Etats-Unis et leurs satellites serviles dansent le tango avec ce pays stratégiquement bien situé pour défendre les intérêts de l'Empire?
Serait-ce qu'il faut éviter de faire naître trop de compassion à l'égard des Pakistanais pour pouvoir continuer tranquillement à les bombarder?

Billet de Felicity Arbuthnot, "'Humanitarian Warfare' in Pakistan: Bombs Not Bread", publié le 17 août 2010 dans Dissident Voice

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jeudi 5 août 2010

Les pays occidentaux comptent-ils honorer les promesses d'aide humanitaire faites à Haïti et annoncées en fanfare?

Probablement pas. En tous cas, c'est mal parti.
Comme je l'ai signalé précédemment, malgré six mois déjà écoulés et la saison des pluies qui menace gravement les réfugiés, seulement 2% des aides promises ont été versées par les principaux pays occidentaux, dont les US et … la France, acteurs majeurs à Haïti.
Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir joué des coudes pour se presser devant les caméras et verser des larmes de crocodile sur le sort de ces "pauvres Haïtiens".
Une fois encore, la communauté internationale prouve sa totale lâcheté et sa mesquinerie face aux malheurs des populations en détresse par sa faute.
Dans l'article qui suit, l'auteur Ashley Smith, enfonce à nouveau le clou et dénonce le cynisme des puissants de ce monde.
Haïti est une chasse gardée des Etats-Unis, qui punissent les Haïtiens de vouloir s'émanciper en les maintenant dans la misère et en réprimant violemment toute rébellion. Tout cela avec l'aide active de la communauté internationale, dont la Mission de Stabilisation de l'ONU à Haïti (MINUSTAH).
N'oublions pas Haïti.
Source: The Betrayal of Haiti, par Ashley Smith / 2 août 2010

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dimanche 28 février 2010

Les grandes ONG et l'aide humanitaire, à Haïti et ailleurs: la réalité sur le terrain

Dès que survient une catastrophe, les ONG se précipitent avec leur armada de matériel high-tech et d'équipes de secours … se précipitent pour expliquer aux gens devant caméras et micros comme ils sont bien et efficaces. Ce sont les chouchous de médias, qui, en effet, nous les montrent volontiers en pleine action.
Armés de pelles, de pioches, de brancards, de sacs de riz, que sais-je encore, ils paraissent omniprésents.
Oui, mais voilà, sur le terrain, les choses sont souvent différentes. Les grandes ONG internationales sont devenues, depuis le tournant néolibéral dans les années 70, la vitrine humanitaire des faucons impérialistes. Pas toutes, certes, mais les plus en vue, probablement. Et en particulier celles qui émargent à l'USAID et reçoivent les importantes subventions de l'Etat US et les dons des sponsors privés.
On se souvient des conditions qu'avait imposées G. Walker Bush aux ONG US en Afrique: pas de subventions si elles distribuaient trop de préservatifs ou donnaient des renseignements sur l'avortement. Il fallait préconiser l'abstinence et la fidélité conjugale.
Et c'est ce qu'elles faisaient docilement. L'argent est plus impératif que l'aide humanitaire et la santé publique. Et cet argent, il n'entre pas facilement si rien de spectaculaire ne se passe. Les dons n'affluent véritablement qu'avec la compassion soulevée par une catastrophe et le tapage médiatique qui l'accompagne.
Alors, un tsunami en Asie du sud-est ou un séisme à Haïti, c'est pain bénit, évidemment.
Ce billet, "Haiti and the Aid Racket / How NGOs are Profiting Off a Grave Situation" d'Ashley Smith, publié le 24 février 2010 dans Counter Punch, explique tout cela.

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samedi 23 janvier 2010

Non, monsieur, vous ne pouvez pas partager ma douleur

Article:
Haiti's Bill of Particulars
No, Mister, You Can't Share My Pain
Par John Maxwell, 10 janvier 2010, publié dans CounterPunch

Si vous partagiez ma douleur, vous cesseriez de me faire souffrir, de me torturer, de nier ma dignité et de me priver de mes droits, surtout de mes droits à l'autodétermination et à la liberté d'expression. Il y a six ans, vous avez envoyé votre Ambassadeur Extraordinaire et votre Ministre Plénipotentiaire pour procéder à une action considérée comme illégale par votre pays, par le mien et par toute la communauté internationale.

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samedi 16 janvier 2010

Sir Bono: les téléchargements et l'Afrique

Non, je ne fais pas une fixation sur Bono, mais je veux montrer que certains artistes de renommée mondiale servent de vitrine et font de la propagande pour les pouvoirs en place et les multinationales sans toujours éveiller les soupçons parce qu'ils se dissimulent derrière l'image trompeuse de l'humanisme et de la compassion.
Cette fois-ci: Sir Bono et le téléchargement, Sir Bono et l'Afrique et Sir Bono et la guerre.

Traduction d'un article de Tolu Olorunda, "Celebrity Politics and Why the Music Industry is No Victim / Bono Bombs, Again", publié dans CounterPunch , le 12 janvier 2010

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