Des bassines et du zèle.

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dimanche 28 février 2010

Les grandes ONG et l'aide humanitaire, à Haïti et ailleurs: la réalité sur le terrain

Dès que survient une catastrophe, les ONG se précipitent avec leur armada de matériel high-tech et d'équipes de secours … se précipitent pour expliquer aux gens devant caméras et micros comme ils sont bien et efficaces. Ce sont les chouchous de médias, qui, en effet, nous les montrent volontiers en pleine action.
Armés de pelles, de pioches, de brancards, de sacs de riz, que sais-je encore, ils paraissent omniprésents.
Oui, mais voilà, sur le terrain, les choses sont souvent différentes. Les grandes ONG internationales sont devenues, depuis le tournant néolibéral dans les années 70, la vitrine humanitaire des faucons impérialistes. Pas toutes, certes, mais les plus en vue, probablement. Et en particulier celles qui émargent à l'USAID et reçoivent les importantes subventions de l'Etat US et les dons des sponsors privés.
On se souvient des conditions qu'avait imposées G. Walker Bush aux ONG US en Afrique: pas de subventions si elles distribuaient trop de préservatifs ou donnaient des renseignements sur l'avortement. Il fallait préconiser l'abstinence et la fidélité conjugale.
Et c'est ce qu'elles faisaient docilement. L'argent est plus impératif que l'aide humanitaire et la santé publique. Et cet argent, il n'entre pas facilement si rien de spectaculaire ne se passe. Les dons n'affluent véritablement qu'avec la compassion soulevée par une catastrophe et le tapage médiatique qui l'accompagne.
Alors, un tsunami en Asie du sud-est ou un séisme à Haïti, c'est pain bénit, évidemment.
Ce billet, "Haiti and the Aid Racket / How NGOs are Profiting Off a Grave Situation" d'Ashley Smith, publié le 24 février 2010 dans Counter Punch, explique tout cela.

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samedi 23 janvier 2010

Non, monsieur, vous ne pouvez pas partager ma douleur

Article:
Haiti's Bill of Particulars
No, Mister, You Can't Share My Pain
Par John Maxwell, 10 janvier 2010, publié dans CounterPunch

Si vous partagiez ma douleur, vous cesseriez de me faire souffrir, de me torturer, de nier ma dignité et de me priver de mes droits, surtout de mes droits à l'autodétermination et à la liberté d'expression. Il y a six ans, vous avez envoyé votre Ambassadeur Extraordinaire et votre Ministre Plénipotentiaire pour procéder à une action considérée comme illégale par votre pays, par le mien et par toute la communauté internationale.

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samedi 16 janvier 2010

Sir Bono: les téléchargements et l'Afrique

Non, je ne fais pas une fixation sur Bono, mais je veux montrer que certains artistes de renommée mondiale servent de vitrine et font de la propagande pour les pouvoirs en place et les multinationales sans toujours éveiller les soupçons parce qu'ils se dissimulent derrière l'image trompeuse de l'humanisme et de la compassion.
Cette fois-ci: Sir Bono et le téléchargement, Sir Bono et l'Afrique et Sir Bono et la guerre.

Traduction d'un article de Tolu Olorunda, "Celebrity Politics and Why the Music Industry is No Victim / Bono Bombs, Again", publié dans CounterPunch , le 12 janvier 2010

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dimanche 10 janvier 2010

À l'attention de Bono: vos Gandhi palestiniens existent … dans les cimetières et dans les prisons

Bono, c'est ce chanteur de variétés qui sillonne la planète pour prôner la paix, la fin de la pauvreté, la non-violence, le commerce équitable, la protection de l'environnement, que sais-je encore – bref, le genre de trucs qui attirent les foules émues à ses concerts mégalos et qui paient rubis sur l'ongle, croyant qu'il va sauver le monde avec leur pognon.
Bono, c'est le gars qui, quand il est à Rome, suscite la question: "mais qui c'est le type en blanc au balcon à côté de Bono?".
Sollicité par le New York Times pour écrire des chroniques sur leur page de tribune libre, il en a publié une première (voir à la fin du billet) où, dans un paragraphe intitulé ‘Viva la (Nonviolent) Revolucion‘ (ça fait plus sincère et authentique en espagnol, non?), il cite la Corée du N, le Myanmar … et la Palestine. La Palestine à qui il demande de se mettre désormais aux méthodes de résistance civile non-violente.
Rien sur Israël, évidemment, qui les applique scrupuleusement, comme on le sait.
Ou bien, c'est de l'ignorance crasse – et alors, on se demande bien pourquoi on lui donne la parole et pourquoi il s'arroge le droit de représenter les opprimés auprès des chefs d'Etat du monde entier – ou bien nous avons affaire ici à un agent de propagande de l'Occident déguisé en chanteur pop.
J'ai ma petite idée.

Traduction de l'article d'Alison Weir, Your Palestinian Gandhis Exist ... in Graves and Prisons / Calling Bono", publié le 8 – 10 janvier 2010 dans CounterPunch

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mardi 28 juillet 2009

Ces célébrités qui vivent sur soixante planètes

Et qui n'ont jamais les pieds sur terre.
Des maisons somptueuses dans le monde entier, des jets privés avec lesquels elles écument la planète, des voitures puissantes et tout un train de vie à l'avenant.
Si le commun des mortels vivait comme ces stars, que ce soit Madonna, Angelina Jolie ou Bono, il faudrait l'équivalent de 60 planètes, voire bien plus, pour permettre ce train de vie.
Et parmi elles, certaines prêchent, comme Bono, pour la sauvegarde de la planète.
Bono, et son groupe U2, qui s'est fait le chantre de l'aide humanitaire, avec comme terrain de prédilection la pauvreté en Afrique ou le commerce équitable, et toutes ces choses qui confèrent à un groupe quelconque une aura planétaire qu'il n'aurait pas eue sans cela.
Mais il y a loin de la coupe (de champagne) aux lèvres.
Bono et les siens sont, ne nous y trompons pas, les relais des élites mondiales.
Le concert Live 8 en 2005 sous le regard bienveillant des membres du G8 en est, s'il en était besoin, la preuve éclatante.

Traduction de l'article: "Bono, U2 and the Crisis of World Capitalism; The Emperors of Bombast

Source: CounterPunch
July 14, 2009
Par EAMONN McCANN

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dimanche 12 avril 2009

Ces riches qui s'en vont dans leur jet privé faire leur marché en Afrique.

Leur marché aux esclaves.
Les "stars" ne savent plus quoi inventer pour mettre du piment dans leur pauvre vie. Les jets, les châteaux, les fêtes aux quatre coins du monde, ça lasse à la fin.
Et puis, il faut donner du sang frais à ces magazines sur papier glacé qui les maintiennent artificiellement au firmament.
Alors, certaines ont découvert les joies de l'adoption du petit bronzé exotique sauvé des flammes de l'enfer.
C'est le cas de Madonna, qui a fait récemment la une parce que ses beaux plans d'adoption sont tombés à l'eau par la faute d'un petit juge de la Cour Suprême du Malawi.
Mais lisez donc l'article et on en cause ensuite: "Madonna without child"
Par Lola Adesioye.
Publié le 3 avril 2009 par le Guardian

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samedi 14 mars 2009

On nous ment, on les spolie

Et si on parlait sérieusement du DARFOUR?
Les guerres en Afrique nous sont présentées comme des guerres tribales, ethniques ou de religion (rien de mieux, d'ailleurs, que l'Islam pour faire frétiller et partir en croisade les foules occidentales). Affaires entre barbares, quoi.
Pourtant, il suffit de gratter un peu la surface pour trouver toujours les mêmes aux manettes: les grandes puissances occidentales et leurs marionnettistes, les multinationales. Bien épaulées par leurs idiots utiles: ceux qui sont sur le terrain sous couvert de "charité" et ceux qui ne ménagent pas leurs efforts pour se jeter sur le devant de la scène et sur les micros largement complaisants pour haranguer les foules.
Un ballet bien orchestré avec toujours les mêmes enjeux en coulisses: les ressources naturelles, les bases stratégiques et, évidemment, les profits colossaux.

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mercredi 3 septembre 2008

A la Nouvelle-Orléans, les retours sont difficiles

Après l'évacuation spectaculaire de deux millions de personnes dans la région de la Nouvelle-Orléans, un exploit salué comme il se doit, heure par heure, dans le monde entier, l'heure est au bilan.
Une centaine de morts dans les Caraïbes. Dont zéro à Cuba malgré la violence du cyclone, cela grâce à l'évacuation de 250.000 personnes (la routine à Cuba. Et puis, quand on n'a rien, on ne perd rien. Trop facile de ne pas se tromper. D'ailleurs, les médias, eux, ils ne sont pas dupes: ils n'en parlent même pas. Ca c'est de la propagande typique des Castro Bros, Minimo & Maximo. on connaît.).
Où j'en étais? Ah oui: et 7 morts, tout de même, en Louisiane. Trois malades qui étaient dans un état critique et quatre des suites d'un accident pendant l'évacuation.
De la roupie de sansonnet, si je puis dire, à côté des 1800 morts après le passage de Katrina.
Mais, il faut dire que, cette fois-ci, les dieux étaient tournés vers la Louisiane (sans doute les prières furent-elles efficaces).
Si, dans les Caraïbes, Gustav a rué dans les brancards, une fois arrivé près des côtes de la Louisiane, il s'est couché comme un bon toutou, en remuant juste un peu la queue.
Des vents de 75 Kms/h en rafale, certes, mais loin des 350 à Cuba, par ex.
Et de cyclone dévastateur, il est devenu tempête tropicale pour rétrograder en dépression tropicale le mardi.
Quand on pense à tous ces médias français sur le pont (à leurs risques et périls) minute après minute, mobilisés pour commenter une banale dépression tropicale à l'autre bout de la terre, on ne peut que compatir.
Alors qu'ils auraient sans doute pu développer des sujets d'actualité brûlants et même parler de vraies catastrophes: comme le séisme en Chine le dimanche 31, la répression violente des manifestants à la convention républicaine, le lundi, la rentrée des classes avec les postes d'enseignants et les heures d'enseignement en moins, le fichier Edvige qu'on va nous fourguer coûte que coûte, la privatisation de la Poste, la scolarité gratuite pour les expats dans les lycées français, ou bien nous servir les sujets inutiles mais franco-français comme les rondeurs soudaines de la ministre de la justice ou les déboires de Clavier en Corse ou la chute de la maison Val, que sais-je encore.
Bref, tout, sauf se ridiculiser sur un non événement.
Comble de malchance, ils ont détourné les yeux au moment même où ils auraient eu du grain à moudre. Et finalement, il n'y a plus personne pour en parler.
De quoi? Mais du fait que, le tsunami devenu vaguelette, tous ces gens qui ont été éloignés de chez eux, ils auraient pu faire le chemin inverse très rapidement, non? Eh bien, non.
Argh. Nobody's perfect. Et les autorités moins que les autres.
Voici ce que raconte BILL QUIGLEY dans l'article "Living in the Car After Gustav"
Paru dans CounterPunch le 2 septembre 2008

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dimanche 14 octobre 2007

Aide alimentaire US contre la famine: c'est encore Big Business qui se gave

L'organisation humanitaire CARE a refusé les subventions de l'Aide Alimentaire américaine (US Food Aid) au prétexte que les dés sont pipés et que ceux qui devraient en profiter passent après les intérêts d'agrobizness et consort.
On ne peut pas faire plus mesquin.
Quand on sait combien les "Bushites" se préoccupent du sort des pauvres dans leur pays et à l'échelle planétaire.
En réorganisant leurs services publics indigents, en leur offrant des semences au-dessus de tout soupçon, élaborées par des petites mains dans des laboratoires irréprochables.
Evidemment il y a les dommages collatéraux, mais vous savez ce que c'est les pauvres, vous leur donnez ça et aussitôt ils veulent ça.
Les US, il est vrai, en profitent pour fourguer en douce leur surplus de produits alimentaires GM et faire du dumping sur les marchés locaux des pays pauvres.
Binquoi, vous ne voulez tout de même pas que les Ricains se forcent à finir les restes, alors que, déjà, ils font de gros efforts pour ingurgiter plus que leur part?
Et puis, à cheval donné, on ne regarde pas les dents.

Voici un article de Megan Tady "Why U.S. Food Aid Benefits Big Business and Not Starving People" initialement publié dans In These Times le 18 septembre 2007.

Source alternet

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