Des bassines et du zèle.

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Tag - big business

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mercredi 18 août 2010

Sans références culturelles, le peuple US se laissse envoûter par les illusionnistes d'un univers factice de strass et de paillettes

Dans cet article, "Pimps, Whores, and the Glitterati Who Game the Global Empire", paru dans Dissident Voice, le 10 août 2010, Gary Corseri explique, entre autres, que le peuple des Etats-Unis a été dépouillé de toute culture historique collective, comme les grandes luttes sociales, et qu'il n'a plus qu'une notion mythique du passé.

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jeudi 12 août 2010

En tournée à Detroit, Obama oublie de parler de l'extrême pauvreté de la ville et des salaires de misère qu'il a imposés aux ouvriers de l'automobile

Le vendredi 30 juillet, le président Obama se rendait à Detroit (Michigan) où il visitait les chaînes d'une unité de production de Chrysler, ainsi qu'une usine GM qui produit le nouveau véhicule hybride Chevrolet Volt. Les discours qu'il y a prononcés insistent sur l'"excellente" décision de son gouvernement d'injecter plus de 60 milliards de dollars d'argent public pour sauver Chrysler et son concurrent General Motors (GM) au début 2009, en échange de restructurations drastiques.
Ses discours, en partie destinés à répondre à ses détracteurs (le parti républicain), font l'éloge de son gouvernement (et de lui-même), des diverses parties prenantes – dont les PDG, qui ont "su restructurer" le secteur automobile et l'UAW (l'United Auto Workers, le tout-puissant syndicat américain de l’automobile). Et glorifient l'"Amérique" et "l'ouvrier américain". Un ouvrier pressé comme un citron par toute cette engeance et qui va encore faire les frais de leur course aux profits.
Voici un article de Patrick Martin, "The wage-cutter in chief visits Detroit", publié le 31 juillet 2010 par WSWS

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jeudi 5 août 2010

Les pays occidentaux comptent-ils honorer les promesses d'aide humanitaire faites à Haïti et annoncées en fanfare?

Probablement pas. En tous cas, c'est mal parti.
Comme je l'ai signalé précédemment, malgré six mois déjà écoulés et la saison des pluies qui menace gravement les réfugiés, seulement 2% des aides promises ont été versées par les principaux pays occidentaux, dont les US et … la France, acteurs majeurs à Haïti.
Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir joué des coudes pour se presser devant les caméras et verser des larmes de crocodile sur le sort de ces "pauvres Haïtiens".
Une fois encore, la communauté internationale prouve sa totale lâcheté et sa mesquinerie face aux malheurs des populations en détresse par sa faute.
Dans l'article qui suit, l'auteur Ashley Smith, enfonce à nouveau le clou et dénonce le cynisme des puissants de ce monde.
Haïti est une chasse gardée des Etats-Unis, qui punissent les Haïtiens de vouloir s'émanciper en les maintenant dans la misère et en réprimant violemment toute rébellion. Tout cela avec l'aide active de la communauté internationale, dont la Mission de Stabilisation de l'ONU à Haïti (MINUSTAH).
N'oublions pas Haïti.
Source: The Betrayal of Haiti, par Ashley Smith / 2 août 2010

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dimanche 25 juillet 2010

La réforme du système de santé d'Obama: un "vote historique" pour une régression sociale programmée

Obama avait promis une couverture santé pour tous et une assurance-maladie accessible à tous.
Là-dessus, il n'a pas menti, c'est fait, ou du moins, ce sera complètement mis en vigueur d'ici … 2018. Un peu long, mais …
Seulement, voilà.
Lorsque le candidat Obama avait annoncé qu'il allait mettre en œuvre une réforme du système de santé, mesure phare de son mandat, il avait promis successivement:
Une caisse nationale d'assurance-maladie publique. Promesse non tenue.
Puis, une "option publique", caisse d'assurance maladie gérée par l'état en concurrence avec les assurances privées. Promesse non tenue.
Une assurance maladie de qualité, avec les mêmes avantages pour les assurés que ceux que comportaient leurs anciens contrats. Promesse non tenue.
Alors que la nomenklatura démocratique continue de se féliciter bruyamment de cette "avancée historique", relayée par tous les médias US et occidentaux, le vernis commence sérieusement à craquer.
Que reste-il, donc de ces belles promesses?
Des contrats d'assurance restrictifs et au rabais pour les moins fortunés et des contrats en or pour les riches, moyennant finances, évidemment.
La santé à plusieurs vitesses.
Les groupes d'intérêts privés en rêvaient, Obama l'a fait.
Démonstration dans cet article de WSWS: A lie exposed; 20 juillet 2010
Et en complément: Obama et l'IVG

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samedi 29 mai 2010

Mort programmée du système éducatif public aux Etats-Unis: le processus est désormais bien engagé.

La majorité des états aux US sont "en faillite" et, par conséquent, ce sont tous les services publics et leurs salariés qui pâtissent des réductions budgétaires drastiques.
Dans le collimateur actuellement: les services publics d'éducation.
Des milliers d'écoles publiques non "performantes" ont été fermées (ou vont l'être à brève échéance) et leur personnel licencié ou en passe de l'être.
Et, évidemment, ces écoles "non performantes" sont situées dans les ghettos et autres quartiers pauvres. Les "charter schools" (appelées "écoles du choix", c'est dire le cynisme) absorbent les meilleurs élèves et les autres n'ont qu'une alternative: soit abandonner l'école, soit s'entasser dans les classes des écoles publiques restantes, qui, en conséquence, deviennent encore plus sinistrées, cela d'autant plus que le financement de ces écoles repose sur les résultats aux tests des élèves.
Et la "réforme" de l'éducation d'Obama ne fait qu'accélérer le processus déjà entamé par Bush: livrer les services marchands du secteur de l'Education aux prédateurs du secteur privé.
L'égalité des chances, l'éducation pour tous ne sont plus une priorité -même factice - pour les pouvoirs publics. C'est l'éducation de classe, la sélection par l'argent et la ségrégation sociale qui triomphent après une période un peu plus faste.
Les pauvres, eux, pourront toujours se trouver un job et un foyer d'accueil dans les prisons qui prolifèrent dans le pays.

Dans l'article qui suit: "Destroying Public Education in America: Part II", publié le 26 mai 2010, dans Dissident Voice, l'auteur, Stephen Lendman revient sur le démantèlement du service public d'éducation.

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mardi 27 avril 2010

Le profit des uns est l'esclavage des autres: la classe ouvrière aux Etats-Unis aujourd'hui

"Frappés d'étonnement, les Arawaks - femmes et hommes aux corps hâlés et nus - abandonnèrent leurs villages pour se rendre sur le rivage, puis nagèrent jusqu'à cet étrange et imposant navire afin de mieux l'observer. Lorsque finalement Christophe Colomb et son équipage se rendirent à terre, avec leurs épées et leur drôle de langue, les Arawaks s'empressèrent de les accueillir en leur offrant de l'eau, de la nourriture et des présents.
Colomb écrit plus tard dans son journal de bord: "Ils (...) nous ont apporté des perroquets, des pelotes de coton, des lances et bien d'autres choses qu'ils échangeaient contre des perles de verre et des grelots. Ils échangeaient volontiers tout ce qu'ils possédaient. (...) Ils ne portent pas d'armes et ne semblent pas les connaître car, comme je leur montrai une épée, ils la saisirent en toute innocence par la lame et se coupèrent. Ils ne connaissent pas l'acier. Leurs lances sont en bambou. (...) Ils feraient d'excellents domestiques. (...) Avec seulement cinquante hommes, nous pourrions les soumettre tous et leur faire faire tout ce que nous voulons".
Ces Arawaks des îles de l'archipel des Bahamas ressemblaient fort aux indigènes du continent dont les observateurs européens ne cesseront de souligner le remarquable sens de l'hospitalité et du partage, valeurs peu à l'honneur, en revanche, dans l'Europe de la Renaissance, alors dominée par la religion des papes, le gouvernement des rois et la soif de richesses.

Et plus loin:

Ces Arawaks vivaient dans des communautés villageoises et pratiquaient un mode de culture assez raffiné du maïs, de l'igname et du manioc.
Ils savaient filer et tisser mais ne connaissaient pas le cheval et n'utilisaient pas d'animaux pour le labour. Bien qu'ignorant l'acier, ils portaient néanmoins de petits bijoux en or aux oreilles.
Ce détail allait avoir d'énormes conséquences: Colomb retint quelques Arawaks à bord de son navire et insista pour qu'ils le conduisent jusqu'à la source de cet or. Il navigua alors jusqu'à l'actuelle Cuba, puis jusqu'à Hispaniola (Haïti et République dominicaine).
Là, des traces d'or au fond des rivières et un masque en or présenté à Christophe Colomb par un chef local inspirèrent de folles visions aux Européens …

(Début du premier chapitre de "Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours" d'[Howard Zinn)

Et c'est ainsi que tout a commencé aux Etats-Unis …

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mercredi 10 mars 2010

Il est temps de faire la révolution aux Etats-Unis: 15 raisons à cela

Billet: "Time for a U.S. Revolution: Fifteen Reasons"
par Bill Quigley, publié le 8 mars 2010 par Dissident Voice

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dimanche 7 mars 2010

Le pays où on jette à la rue tout le personnel d'un lycée pour "incompétence" et où les banksters ont encore bien des sous à se faire

C'est tout chaud, ça vient de sortir. Si des milliards ont été donnés aux banksters incompétents et rapaces, qu'ils se répartissent joyeusement sous forme de bonus, et si bien d'autres milliards arrivent comme des tsunamis pour aller terroriser et massacrer les populations étrangères, les miettes accordées à l'éducation aux Etats-Unis doivent produire des équipes pédagogiques "performantes", sinon: dehors!
Voici, venue de notre modèle de démocratie à tous, la dernière trouvaille du clan Obama: se réjouir du licenciement massif de tout le personnel d'un lycée en zone déprimée pour performances piteuses aux tests prescrits par des technocrates de l'éducation, avides de formater la chair à canon et à patrons.
Les élèves sont en grande difficulté? C'est la faute des profs. Evidemment. De qui d'autre?
C'est loin, l'Amérique?
Tais–toi et nage.
On y est presque.

Article de Michael Whitney, publié le 3 mars 2010 dans Work in Progress
Titre original: Obama Applauds Mass Firing of Teachers, Just Like When He Applauded the Mass Firing of Banksters. Oh wait.

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dimanche 28 février 2010

Les grandes ONG et l'aide humanitaire, à Haïti et ailleurs: la réalité sur le terrain

Dès que survient une catastrophe, les ONG se précipitent avec leur armada de matériel high-tech et d'équipes de secours … se précipitent pour expliquer aux gens devant caméras et micros comme ils sont bien et efficaces. Ce sont les chouchous de médias, qui, en effet, nous les montrent volontiers en pleine action.
Armés de pelles, de pioches, de brancards, de sacs de riz, que sais-je encore, ils paraissent omniprésents.
Oui, mais voilà, sur le terrain, les choses sont souvent différentes. Les grandes ONG internationales sont devenues, depuis le tournant néolibéral dans les années 70, la vitrine humanitaire des faucons impérialistes. Pas toutes, certes, mais les plus en vue, probablement. Et en particulier celles qui émargent à l'USAID et reçoivent les importantes subventions de l'Etat US et les dons des sponsors privés.
On se souvient des conditions qu'avait imposées G. Walker Bush aux ONG US en Afrique: pas de subventions si elles distribuaient trop de préservatifs ou donnaient des renseignements sur l'avortement. Il fallait préconiser l'abstinence et la fidélité conjugale.
Et c'est ce qu'elles faisaient docilement. L'argent est plus impératif que l'aide humanitaire et la santé publique. Et cet argent, il n'entre pas facilement si rien de spectaculaire ne se passe. Les dons n'affluent véritablement qu'avec la compassion soulevée par une catastrophe et le tapage médiatique qui l'accompagne.
Alors, un tsunami en Asie du sud-est ou un séisme à Haïti, c'est pain bénit, évidemment.
Ce billet, "Haiti and the Aid Racket / How NGOs are Profiting Off a Grave Situation" d'Ashley Smith, publié le 24 février 2010 dans Counter Punch, explique tout cela.

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