Des bassines et du zèle.

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Tag - big business

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mercredi 10 mars 2010

Il est temps de faire la révolution aux Etats-Unis: 15 raisons à cela

Billet: "Time for a U.S. Revolution: Fifteen Reasons"
par Bill Quigley, publié le 8 mars 2010 par Dissident Voice

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dimanche 7 mars 2010

Le pays où on jette à la rue tout le personnel d'un lycée pour "incompétence" et où les banksters ont encore bien des sous à se faire

C'est tout chaud, ça vient de sortir. Si des milliards ont été donnés aux banksters incompétents et rapaces, qu'ils se répartissent joyeusement sous forme de bonus, et si bien d'autres milliards arrivent comme des tsunamis pour aller terroriser et massacrer les populations étrangères, les miettes accordées à l'éducation aux Etats-Unis doivent produire des équipes pédagogiques "performantes", sinon: dehors!
Voici, venue de notre modèle de démocratie à tous, la dernière trouvaille du clan Obama: se réjouir du licenciement massif de tout le personnel d'un lycée en zone déprimée pour performances piteuses aux tests prescrits par des technocrates de l'éducation, avides de formater la chair à canon et à patrons.
Les élèves sont en grande difficulté? C'est la faute des profs. Evidemment. De qui d'autre?
C'est loin, l'Amérique?
Tais–toi et nage.
On y est presque.

Article de Michael Whitney, publié le 3 mars 2010 dans Work in Progress
Titre original: Obama Applauds Mass Firing of Teachers, Just Like When He Applauded the Mass Firing of Banksters. Oh wait.

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dimanche 28 février 2010

Les grandes ONG et l'aide humanitaire, à Haïti et ailleurs: la réalité sur le terrain

Dès que survient une catastrophe, les ONG se précipitent avec leur armada de matériel high-tech et d'équipes de secours … se précipitent pour expliquer aux gens devant caméras et micros comme ils sont bien et efficaces. Ce sont les chouchous de médias, qui, en effet, nous les montrent volontiers en pleine action.
Armés de pelles, de pioches, de brancards, de sacs de riz, que sais-je encore, ils paraissent omniprésents.
Oui, mais voilà, sur le terrain, les choses sont souvent différentes. Les grandes ONG internationales sont devenues, depuis le tournant néolibéral dans les années 70, la vitrine humanitaire des faucons impérialistes. Pas toutes, certes, mais les plus en vue, probablement. Et en particulier celles qui émargent à l'USAID et reçoivent les importantes subventions de l'Etat US et les dons des sponsors privés.
On se souvient des conditions qu'avait imposées G. Walker Bush aux ONG US en Afrique: pas de subventions si elles distribuaient trop de préservatifs ou donnaient des renseignements sur l'avortement. Il fallait préconiser l'abstinence et la fidélité conjugale.
Et c'est ce qu'elles faisaient docilement. L'argent est plus impératif que l'aide humanitaire et la santé publique. Et cet argent, il n'entre pas facilement si rien de spectaculaire ne se passe. Les dons n'affluent véritablement qu'avec la compassion soulevée par une catastrophe et le tapage médiatique qui l'accompagne.
Alors, un tsunami en Asie du sud-est ou un séisme à Haïti, c'est pain bénit, évidemment.
Ce billet, "Haiti and the Aid Racket / How NGOs are Profiting Off a Grave Situation" d'Ashley Smith, publié le 24 février 2010 dans Counter Punch, explique tout cela.

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mardi 23 février 2010

Le mémorial de Martin Luther King revu et corrigé pour ne pas heurter les sensibilités des grands groupes privés

Le monument en l'honneur de Martin Luther King qui sera érigé à Washington comprend une statue et un mur où seront inscrites quatorze de ses déclarations.
Apparemment, aucune de ses positions les plus critiques contre le système capitaliste ne figurera parmi ces citations.
Le monument sera construit grâce à des dons, et les généreux donateurs sont essentiellement des grands groupes financiers. Ceci explique cela.
Lire ci-dessous la traduction de l'article de Russell Mokhiber: "''Scrubbing Out King's Radicalism/ The Corporate Hijacking of the Martin Luther King, Jr. Memorial"'', paru le 17 février 2010 dans Counter Punch

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jeudi 18 février 2010

Haïti, ce n'est pas fini: Oncle Sam va se charger de la suite du sale boulot

Voici un article très complet qui rend compte du sort funeste qui attend Haïti, sitôt que le pays aura fini de compter ses morts. Ou peut-être même avant, ils ne sont pas à une indécence près. En tous cas, ils sont bel et bien sur le pied de guerre.
Les néocons ne s'avouent jamais vaincus et ne lâchent jamais leur proie.
Le débarquement des secours états-uniens sous forme de véhicules blindés, de soldats en arme et en treillis de combat, la mobilisation de navires de la marine US chargés de patrouiller les eaux territoriales, la prise de contrôle illégitime des opérations sur le pays par l'armée US avec l'aval des autres pays occidentaux, la mainmise sur l'espace aérien haïtien, et le reste ne présageaient rien de bon à qui voyait là une drôle de façon d'apporter de l'aide humanitaire à une population sous les décombres.
Et, en effet, les requins de la finance se frottent les mains du don du ciel que représente pour eux ce tremblement de terre meurtrier.
Ils vont pouvoir enfin accélérer le processus de privatisation de l'île et d'assujettissement de ses habitants. Quand les chars zuniens entrent quelque part, ils sont toujours flanqués des responsables de groupes privés multinationaux (donc des US), avides de récolter les bénéfices du malheur que propagent les précédents.
La France? Oh, ce n'est pas avec le pauvre bouffon cupide et enrégimenté à sa tête, ni avec ses sbires, qu'elle va verser dans l'humanisme et la justice. Aucun risque là-dessus.
D'ailleurs, quelqu'un a moufté ici?

Article:

"More Pain for Devastated Haiti: Under the Pretense of Disaster Relief, U.S. Running a Military Occupation"

par Arun Gupta, AlterNet, le 12 février 2010

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samedi 16 janvier 2010

Sir Bono: les téléchargements et l'Afrique

Non, je ne fais pas une fixation sur Bono, mais je veux montrer que certains artistes de renommée mondiale servent de vitrine et font de la propagande pour les pouvoirs en place et les multinationales sans toujours éveiller les soupçons parce qu'ils se dissimulent derrière l'image trompeuse de l'humanisme et de la compassion.
Cette fois-ci: Sir Bono et le téléchargement, Sir Bono et l'Afrique et Sir Bono et la guerre.

Traduction d'un article de Tolu Olorunda, "Celebrity Politics and Why the Music Industry is No Victim / Bono Bombs, Again", publié dans CounterPunch , le 12 janvier 2010

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dimanche 3 janvier 2010

Obama, un an après: alors?raconte!

Joe Bageant fait le bilan d'une année de présidence de Barack Obama.
Pas bien brillant, non, c'est le moins que l'on puisse dire. Seuls les démocrates purs et durs y croient encore – ou font semblant. Et certains occidentaux - dont des Français - qui confondent eux aussi les paroles et les actes, voulant absolument faire correspondre le président avec l'image qu'ils ont voulu lui donner. Il faudrait se rendre à évidence, maintenant, Obama est autant une marionnette du capital que son prédécesseur GW Bush. Si le style diffère, la politique est la même.
Voire pire.
Mais voyons ce qu'en dit Bageant, qui passe en revue les grands points de la politique d'Obama et du Congrès à majorité démocrate.

Article original:
"The Devil and Mr. Obama", publié le 8 décembre 2009 dans CounterPunch

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dimanche 15 novembre 2009

Pourquoi Obama ne peut rien faire pour "sa" réforme du système de santé

Et pourquoi il le savait parfaitement.

Les promesses du candidat Obama ne valent pas tripette: en tant que président, il ne peut pas présenter de propositions de loi au Congrès.
Alors, le candidat peut toujours claironner "je veux" et "Yes, we can", ni lui ni, encore moins, le peuple n'ont leur mot à dire.
Tout se passe au Congrès, d'une commission à l'autre.
En l'occurrence, il s'agit aujourd'hui de la fameuse réforme du système de santé qui a mobilisé toute la droite pour lui faire échec, et ils sont un paquet: les bas du front, certes, mais aussi tous les Républicains, vent debout, et également les conservateurs du parti démocrate, les Blue Dog Démocrats (entre autres) qui jouent des coudes dans leurs circonscriptions avec les républicains ultraréactionnaires.

Le candidat Obama le savait-il quand il promettait une "option publique" en concurrence avec les assurances privées? Bien sûr que oui. N'avait-il pas accepté des dons somptueux de compagnies privées pour sa campagne? Il n'est pas né de la dernière pluie: il sait très bien que ces gens-là ne font rien de gratuit et que ces "dons" appellent à un renvoi d'ascenseur.
C'est le candidat aux primaires qui avait reçu le plus de dons du secteur privé, à tel point qu'il avait refusé les subventions publiques, et qu'il avait même donné de l'argent à Hilary Clinton, en difficulté pour poursuivre sa campagne.
Mais il fallait bien mobiliser le peuple, exsangue après les années Bush et qui rêvait de changement. Et qui rêvait que tout était possible.
Mais voici un excellent compte-rendu du système politique aux Etats-Unis, qui en explique très bien les mécanismes.
Et cela semble nécessaire aujourd'hui où tout le monde semble penser qu'Obama a des pouvoirs de décisions importants dans la politique menée aux Etats-Unis. Or, il n'est que la vitrine (bien décorée) de ce qui se fait, se défait, se trame et s'ourdit dans l'arrière-boutique.
Health Care Reform: Another Victim of US Presidentialism
par Valerio Volpi / publié dans Dissident Voice, 11 novembre 2009

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mardi 3 novembre 2009

Réforme de l'assurance-maladie aux Etats-Unis: la droite réactionnaire préfère se tirer une balle dans le pied

Aux US, les imbéciles utiles au système manifestent bruyamment (et parfois violemment) contre la réforme de l'assurance maladie, leur haine attisée par des présentateurs télé fachos, bien en cour dans les chaînes privées dominantes (comme Fox News) et qui s'introduisent quotidiennement dans des millions de foyers. Et, qui tirent les ficelles, les multinationales de la santé qui n'hésitent pas à mettre la main à la poche pour employer ces nervis qui préserveront leurs intérêts sans états d'âme excessifs.
Mais les brutes épaisses de la plèbe qui hurlent contre la "médecine socialisée" et les "tribunaux de la mort" sont tellement embrigadées qu'elles ne voient même pas qu'elles jouent contre leur camp.

Démonstration par Mark Drolette dans "Even Dolts Deserve Healthcare, too"
October 30th, 2009

Sous l'humour, l'amertume et l'impuissance.

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