Bono, c'est ce chanteur de variétés qui sillonne la planète pour prôner la paix, la fin de la pauvreté, la non-violence, le commerce équitable, la protection de l'environnement, que sais-je encore – bref, le genre de trucs qui attirent les foules émues à ses concerts mégalos et qui paient rubis sur l'ongle, croyant qu'il va sauver le monde avec leur pognon.
Bono, c'est le gars qui, quand il est à Rome, suscite la question: "mais qui c'est le type en blanc au balcon à côté de Bono?".
Sollicité par le New York Times pour écrire des chroniques sur leur page de tribune libre, il en a publié une première (voir à la fin du billet) où, dans un paragraphe intitulé ‘Viva la (Nonviolent) Revolucion‘ (ça fait plus sincère et authentique en espagnol, non?), il cite la Corée du N, le Myanmar … et la Palestine. La Palestine à qui il demande de se mettre désormais aux méthodes de résistance civile non-violente.
Rien sur Israël, évidemment, qui les applique scrupuleusement, comme on le sait.
Ou bien, c'est de l'ignorance crasse – et alors, on se demande bien pourquoi on lui donne la parole et pourquoi il s'arroge le droit de représenter les opprimés auprès des chefs d'Etat du monde entier – ou bien nous avons affaire ici à un agent de propagande de l'Occident déguisé en chanteur pop.
J'ai ma petite idée.
Traduction de l'article d'Alison Weir, Your Palestinian Gandhis Exist ... in Graves and Prisons / Calling Bono", publié le 8 – 10 janvier 2010 dans CounterPunch

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