Cette semaine a lieu la sixième "Semaine annuelle contre l’apartheid israélien" (du 4 au 11/14 mars 2010).
Les députés du parlement de la province de l'Ontario se sont indignés de l'emploi du terme d'apartheid.
Alors, comment qualifier les actes que commet Israël contre les Palestiniens? Apartheid, épuration ethnique ou génocide? (Ou faut-il ne rien dire du tout parce qu'il s'agit d'Israël?).
Le terme d'"apartheid" renvoie à un système politique raciste qui institutionnalise les inégalités entre groupes culturels et/ou ethniques.
L'"épuration ethnique" n'implique pas forcément le massacre d'un peuple. Il peut s'agir également de se débarrasser d'un groupe ethnique en l'expulsant et en le déplaçant (en général, dans des camps où ils croupiront), avec ou sans violences physiques.
Le génocide, lui, est l'extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d'un groupe ou d'une partie d'un groupe.
Parler d'apartheid ou d'épuration ethnique dans le cas des Amérindiens ou des Palestiniens minimise la gravité des actes qui ont été et sont encore commis contre eux.
C'est ce que dit, entre autres, Kim Petersen dans ce billet: "Apartheid and Ethnic Cleansing as Diversion", publié le 1 mars 2010 dans Dissident Voice.

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