Des bassines et du zèle.

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vendredi 15 juin 2012

Drones meurtriers: c’est Obama lui-même qui choisit ceux qui seront assassinés

La "kill list", qui contient les noms de personnes du monde entier suspectées de "terrorisme" est étudiée pratiquement chaque semaine par les responsables de sécurité intérieure, et sera ensuite soumise au président pour approbation.
Ceux dont les noms auront été tirés du chapeau seront ensuite tués dans leur pays, au Pakistan ou au Yémen, par exemple, par des drones télécommandés depuis le Nevada.
Bush n'avait pas osé aller si loin. Obama l'a fait.
Voici un article de Tom Engelhardt, "Obama Assassin in Chief", publié dans Tomdispatch.

Suivi du texte "J'ai rencontré un gamin de 16 ans. Trois jours plus tard, Obama le tuait", écrit par Clive Stafford Smith.

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dimanche 8 mai 2011

Noam Chomsky: ma réaction à la mort d’Oussama Ben Laden

Après avoir rédigé le billet précédent, j’ai trouvé la réaction de Noam Chomsky, dont j’ai fait la traduction ci-dessous.

Source du texte original. 6 mai 2011

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samedi 7 mai 2011

Ben Laden, fin d'une légende, début d'une nouvelle?

D'abord, disons que si les USaméricains voulaient semer le doute sur l'événement du 1 mai 2011, à savoir la capture de Ben Laden, suivie de sa mort et, dans la foulée, de l'enterrement marin, ils ne s'y seraient pas mieux pris.
Après qu'ils ne viennent pas se plaindre qu'on ne veuille pas croire à leurs versions officielles d'événements qui vont bouleverser la planète et notre quotidien, et pas en bien.
Or, voici, en vrac, ce qu'on a lu et entendu sur l'affaire.

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dimanche 26 septembre 2010

"Pitié pour Aafia"

Aafia Siddiqui a été condamnée à une peine de prison incompressible de 86 ans (oui, vous avez bien lu: 86! On se demande, à ce tarif-là, si elle va arriver au bout de sa peine) pour avoir tiré à bout portant, selon le chef d'accusation principal, sur des soldats dont aucun n'a été blessé. Maladroite.
86 ans, quand la seule victime, c'est elle-même, Aafia, 38 ans, qui, dans cette affaire a été grièvement blessée à la poitrine, c'est un peu exagéré, non?
Et où donc cela s'est-il passé? Dans quel pays barbare enferme-t-on à vie une femme qui n'a même pas commis de crime de sang?
Ah, non, me glisse-t-on, ce n'est pas un pays "barbare", c'est même "la plus grande démocratie du monde", les Etats-Unis, où, justement, une femme, Teresa Lewis, 41 ans, vient d'être assassinée légalement.
Déficiente mentale, elle n'aurait même pas dû être condamnée à mort et, comme Aafia, elle n'avait pas commis de meurtre, et n'avait probablement même pas été le "cerveau" à l'origine de ces meurtres.
Ainsi va la vie aux Etats-Unis …
Mais ils peuvent toujours poursuivre leurs infamies à l'envi: les pétitionnaires célèbres et fougueux ont l'indignation sélective et les yeux opportunément tournés ailleurs.
La cause des femmes et les Droits humains ne les intéressent que s'ils servent leurs noirs desseins.
Quant à la presse française, elle s'est contentée de dupliquer la dépêche de l'AFP, prenant pour argent comptant les explications officielles qui font passer Aafia Siddiqui pour une terroriste – ou, au moins une activiste potentiellement dangereuse et allumée.
Dans cet article: "Aafia Siddiqui Sentenced: A Grievous Miscarriage of Justice" (DV, 24 septembre 2010), Stephen Lendman raconte cette affaire sordide.

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vendredi 20 août 2010

Sous les inondations, les drones

Les terribles inondations au Pakistan n'ont pas fait la une bien longtemps dans les médias occidentaux. 1600 morts, une région grande comme le Royaume Uni dévastée, des villages entiers emportés par les eaux et des centaines de milliers de personnes pataugeant dans les eaux insalubres sans moyen de fuir, une vingtaine de millions d'habitants touchés par la catastrophe, dont entre 5 et 6 millions sans abri, sans nourriture, sans eau potable.
Rien de dérisoire, quoi.
Pour autant, il n'y a pas eu de reportages en boucle, pas de battage médiatique avec des ex-présidents ou des célébrités d'Hollywood pour récolter des fonds, pas de promesses solennelles de la "communauté internationale" (promesses non tenues, d'ailleurs , mais cela montrait au moins un début d'intérêt – oui, c'est ça: "intérêt", le mot que je cherchais) comme pour le tsunami en Asie ou le tremblement de terre à Haïti.
Non pas que la population locale de ces pays ait fait l'objet de beaucoup d'attention, mais, au moins, les Occidentaux sur place avaient pu être évacués et les biens des riches avaient bénéficié de la protection de la police et / ou de l'armée.
Serait-ce que peu de vacanciers occidentaux privilégient cette région du Pakistan? Serait-ce qu'il n'y a pas de riches à protéger? Serait-ce que le Pakistan est à majorité musulmane? Serait-ce que les Etats-Unis et leurs satellites serviles dansent le tango avec ce pays stratégiquement bien situé pour défendre les intérêts de l'Empire?
Serait-ce qu'il faut éviter de faire naître trop de compassion à l'égard des Pakistanais pour pouvoir continuer tranquillement à les bombarder?

Billet de Felicity Arbuthnot, "'Humanitarian Warfare' in Pakistan: Bombs Not Bread", publié le 17 août 2010 dans Dissident Voice

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