Des bassines et du zèle.

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jeudi 12 août 2010

En tournée à Detroit, Obama oublie de parler de l'extrême pauvreté de la ville et des salaires de misère qu'il a imposés aux ouvriers de l'automobile

Le vendredi 30 juillet, le président Obama se rendait à Detroit (Michigan) où il visitait les chaînes d'une unité de production de Chrysler, ainsi qu'une usine GM qui produit le nouveau véhicule hybride Chevrolet Volt. Les discours qu'il y a prononcés insistent sur l'"excellente" décision de son gouvernement d'injecter plus de 60 milliards de dollars d'argent public pour sauver Chrysler et son concurrent General Motors (GM) au début 2009, en échange de restructurations drastiques.
Ses discours, en partie destinés à répondre à ses détracteurs (le parti républicain), font l'éloge de son gouvernement (et de lui-même), des diverses parties prenantes – dont les PDG, qui ont "su restructurer" le secteur automobile et l'UAW (l'United Auto Workers, le tout-puissant syndicat américain de l’automobile). Et glorifient l'"Amérique" et "l'ouvrier américain". Un ouvrier pressé comme un citron par toute cette engeance et qui va encore faire les frais de leur course aux profits.
Voici un article de Patrick Martin, "The wage-cutter in chief visits Detroit", publié le 31 juillet 2010 par WSWS

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lundi 2 août 2010

Fortunes et misère au pays d'Obama

Les Etats-Unis à l'ère d'Obama (suite des reportages de WSWS).
Grâce à l'action d'Obama, qui a été de renflouer Wall Street et d'encourager certaines entreprises à déposer le bilan pour embaucher ensuite des travailleurs pour un salaire moitié moins élevé, le fossé entre riches et pauvres s'élargit encore.
Aujourd'hui, 20% de la population risque de se retrouver dans la misère. Et il ne faut pas compter sur les aides sociales pour leur maintenir la tête hors de l'eau. Les aides fédérales ont été réduites à peau de chagrin. Et les états sont en faillite.
Jusqu'où les escrocs vont-ils aller avant de finir au bout d'une pique?

Article: The “new normal”: More than one in five Americans at risk of destitution", par Barry Grey , 29 juillet 2010, publié dans WSWS

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dimanche 25 juillet 2010

La réforme du système de santé d'Obama: un "vote historique" pour une régression sociale programmée

Obama avait promis une couverture santé pour tous et une assurance-maladie accessible à tous.
Là-dessus, il n'a pas menti, c'est fait, ou du moins, ce sera complètement mis en vigueur d'ici … 2018. Un peu long, mais …
Seulement, voilà.
Lorsque le candidat Obama avait annoncé qu'il allait mettre en œuvre une réforme du système de santé, mesure phare de son mandat, il avait promis successivement:
Une caisse nationale d'assurance-maladie publique. Promesse non tenue.
Puis, une "option publique", caisse d'assurance maladie gérée par l'état en concurrence avec les assurances privées. Promesse non tenue.
Une assurance maladie de qualité, avec les mêmes avantages pour les assurés que ceux que comportaient leurs anciens contrats. Promesse non tenue.
Alors que la nomenklatura démocratique continue de se féliciter bruyamment de cette "avancée historique", relayée par tous les médias US et occidentaux, le vernis commence sérieusement à craquer.
Que reste-il, donc de ces belles promesses?
Des contrats d'assurance restrictifs et au rabais pour les moins fortunés et des contrats en or pour les riches, moyennant finances, évidemment.
La santé à plusieurs vitesses.
Les groupes d'intérêts privés en rêvaient, Obama l'a fait.
Démonstration dans cet article de WSWS: A lie exposed; 20 juillet 2010
Et en complément: Obama et l'IVG

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lundi 12 juillet 2010

La "réforme de l'emploi" d'Obama : salaires de misère et chômage massif

Titre original: "Obama s 'jobs program': Poverty wages and mass unemployment", publié par World Socialist Website (WSWS), le 10 juillet 2010

Dans une série de discours et d'interviews cette semaine, l'administration Obama a montré un nouveau glissement vers la droite avec sa politique économique et sociale, abandonnant même ses promesses de relance minimales sous la pression des grands groupes industriels et financiers.
Mercredi dernier, le président Obama a annoncé la création d'une commission, le "President’s Export Council" (Conseil des exportations de la Maison Blanche), qui aura pour mission de superviser l'engagement de l'administration Obama de multiplier par deux les exportations US sur les cinq prochaines années.
Il a présenté l'augmentation des exportations comme étant la solution pour relancer l'économie et la création d'emplois. Il s'exprimait devant une assemblée réunie à la Maison Blanche dont l'essentiel de l'assistance était constitué de chefs d'entreprise et a nommé pour cette commission de 19 membres des tas de PDG de grandes sociétés US aussi puissantes que Boeing, Ford, Xerox, UPS, ADM, Verizon et Walt Disney.

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jeudi 29 avril 2010

Offensive massive contre l'éducation publique aux Etats-Unis

C'est Obama en personne qui avait donné le coup d'envoi: le 1ier mars, il saluait publiquement le licenciement de tout le personnel de Central Falls High School à Rhode Island, déclarant que si les écoles étaient incapables d'améliorer leurs performances, il en allait de la responsabilité des équipes pédagogiques.
Il seyait donc de changer les chevaux, voire de carrément fermer les écuries.
Depuis, dans tout le pays, les préavis de licenciement du personnel éducatif tombent comme à Gravelotte.

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vendredi 2 avril 2010

Obama et Cuba: la fin d'une illusion (2/2)

par Ike Nahem
Ike Nahem est le coordinateur de Cuba Solidarity New York, qui fait partie du réseau national pour la défense de Cuba. Nahem est conducteur de train à l'Amtrak (chemins de fer publics aux US, spécialisés dans le transport de voyageurs) et milite au syndicat de cheminots "Brotherhood of Locomotive Engineers and Trainmen", une branche de Teamsters Union (ce qui explique, sans doute, certains des termes employés, mais ne met pas en cause l'exactitude des faits développés).
Source de l'article original

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mercredi 31 mars 2010

Obama et Cuba: la fin d'une illusion (1/2)

Traduction de l''article: Obama and Cuba: End of an Illusion de Ike Nahem, publié le 16 mars 2010
Voici une (longue) analyse de la situation des relations entre les Etats-Unis et les pays d'Amérique Latine à l'ère d'Obama.
Après une valse hésitation dans les premières mois de la nouvelle administration, les affaires reprennent où elles ont toujours été laissées: mensonges, hostilité et traitrise.

"L'époque actuelle révèle qu'en Amérique latine et aux Caraïbes la confrontation entre des forces historiques est en train d'empirer".
─ Raul Castro

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vendredi 26 mars 2010

Injures, débordements de haine, appels à la violence: déchaînements contre l'adoption de la réforme de santé d'Obama

Même si le projet de loi ratifié mardi dernier par Barack Obama n'a rien à voir avec un projet "liberticide", "socialiste" ou "communiste", comme ils le prétendent, et même si, au contraire, il va largement dans le sens de l'idéologie des Républicains et de la droite en général en faisant la part encore plus belle à l'industrie de la santé, ceux-ci ont lancé une offensive revancharde et haineuse contre le président et contre ceux qui ont voté pour ce projet.

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mercredi 24 mars 2010

Ah, ils nous la vendent bien, la réforme du système de santé d'Obama!

A tel point que tout le monde crie à l'exploit, à la révolution, non seulement outre-Atlantique (côté démocrate, les républicains, eux, en toute mauvaise foi – et probablement bêtise crasse - hurlant au scandale), la propagande ayant bien fonctionné là-bas, normal, mais aussi de ce côté-ci du pays de Candy …
Alors, disons, qu'il y a tout de même quelques ratés que j'aimerais, selon les modestes moyens de ce blog, exposer et diffuser afin de remettre quelques pendules à l'heure.
A travers, entre autres, un article de Chris Hedges "The Health Care Hindenburg Has Landed", publié le 22 mars 2010 par TruthDig.com

Les Français se sont entichés de ce président US (rêvant probablement de quelqu'un de moins vulgaire et moins brut de décoffrage à la tête de notre beau pays si démocratique): peu importe les actes si le président présente bien les choses et s'il porte bien le costume. Et puis, comme il est plutôt noir, eh bien, une partie de la gauche préfère être dupe.
Quant à certains journaux et magazines d'"information", ils sont pathétiques: une dépêche d'AFP en direct de la Maison Blanche et hop, emballés!
Aux Etats-Unis, pourtant, l'enthousiasme de Washington relève de la méthode Coué.

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