Des bassines et du zèle.

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vendredi 2 novembre 2012

Sandy, un ouragan à New-York

Apparemment, tout se passe à New York ou sur la côte est des Etats-Unis. Les médias occidentaux européens (dont le Guardian) n'ont raté aucun épisode depuis que l'ouragan Sandy y était annoncé.
37 morts à NYC - 74 morts en tout aux US, au décompte du jeudi 1 novembre - et des millions de personnes sans électricité, des maisons dévastées et Obama qui la joue empathique (voir photo) à quelques jours des élections.

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vendredi 29 juin 2012

Washington et la Révolution Cubaine aujourd'hui

Partie I: le mythe du Lobby de Miami

par Ike Nahem, 22 juin 2012
Le "Lobby de Miami", c'est le terme qui a été employé pour désigner la communauté cubaine anticastriste qui est partie de Cuba après la Révolution pour s'installer en Floride, entre autres. Reçus à bras ouverts aux Etats-Unis, choyés par le gouvernement et les milieux de la finance, ceux qui faisaient partie des classes dirigeantes ou des privilégiés, ceux qui s'étaient enrichis grâce aux jeux, à la prostitution et autres activités lucratives, mais criminelles, avaient reconstitué une sorte de société hiérarchique dans la société, qui servait de vitrine au capitalisme et permettait de diaboliser la révolution cubaine..
C'était il y a près de 60 ans, et peu à peu la haine anti-Castro s'est estompée avec les nouvelles générations et avec le brassage de la société, en particulier au sein de la communauté plus large constituée de Latino-Américains et autres populations immigrées aux origines très diverses. C'est ce que nous explique, entre autres, Ike Nahem: les différentes vagues d'immigration cubaine et le mythe de l'influence du Lobby auprès des autorités aux Etats-Unis.

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dimanche 30 janvier 2011

Les ONG internationales, et l’industrie de la catastrophe : l’exemple haïtien.

Malgré les énormes sommes d’argent collectées, la majorité des Haïtiens victimes du séisme en janvier 2010 n’ont connu aucune amélioration. Un million d’entre eux vivent encore dans les camps de toile, les gravats n’ont toujours pas été enlevés et la reconstruction promise n’a pas encore commencé.
A qui la faute ?
D’une part, par exemple, à la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d'Haïti (la CIRH), co-présidée par Bill Clinton, et qui agit pour le compte des Etats-Unis, avec l’aide des Casques Bleus de l’ONU, et aux pays étrangers, satellites des Etats-Unis, la France en tête, qui n’ont pas versé les fonds promis, et qui ferment les yeux sur cette infâmie.
D’autre part, aux ONG internationales, qui, au mieux, travaillent de façon chaotique et inefficace, et au pire, n’engagent pas l’argent recueilli dans des projets de reconstruction.
Et, tout cela, parce que toute cette engeance œuvre pour les intérêts privés de l’Empire au mépris des sinistrés, pour lesquels elle avait pourtant lancé en grande pompe et à grand fracas des appels aux dons déchirants.
Les trois plus grands hypocrites mondiaux.
Et leur marionnette number one
Voici, pour comprendre tout cela, l’article “An Interview With Ashley Smith on Haiti and the NGOs /Prisoners on Their Own Island” , de Mike Whitney, paru le 26 janvier 2011 dans CounterPunch

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mercredi 19 janvier 2011

Haïti: élections truquées, démocratie bafouée, sous le regard complice de la "communauté internationale"

Le premier tour des élections présidentielles du 28 novembre dernier avait été entaché par des irrégularités et des fraudes. Malgré cela, les résultats préliminaires étaient publiés le 7 décembre, ce qui avait déclenché dans le pays trois jours d'émeutes.
Il ressort que les candidats les mieux placés seraient :
Mirlande Manigat (31.37% des voix), 70 ans, l'une des grandes figures de l'"opposition".
Michel Martelly (21,96%), 49 ans, dit "Sweet Mickey", un musicien très connu, le candidat du parti Repons Peyizan.
Et Jude Célestin (21,65%), 48 ans, le candidat de la plate-forme au pouvoir, INITE (Unité), c'est-à-dire à la botte des Etats-Unis, et qui a bénéficié de fraudes massives avec l'aval de l'OEA et de la Minustah. Des fraudes, comme le bourrage des urnes, la falsification des listes électorales, etc.
Malgré cela, malgré la propagande et les intimidations, malgré le nombre massif d'abstentions, malgré l'élimination d'électeurs sur les listes, il n'est qu'en 3° position, c'est dire la confiance que la population a placée en lui et ceux qui le soutiennent.
Ces élections, on se souvient, étaient organisées par le Conseil électoral provisoire (CEP), dont les membres ont été nommés par Preval, le président sortant, qui avait éliminé d'emblée le parti populaire Fanmi Lavalas et d'autres partis progressistes.
Donc, comme l'explique bien le Monde dans cet article du 9 décembre: une farce.
Dans le billet qui suit, " Why Stability in Haiti Requires New Elections / Beyond the Blue Helmets", Beatrice Lindstom appelle à des élections libres et démocratiques en Haïti. CounterPunch, January 14, 2011

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jeudi 5 août 2010

Les pays occidentaux comptent-ils honorer les promesses d'aide humanitaire faites à Haïti et annoncées en fanfare?

Probablement pas. En tous cas, c'est mal parti.
Comme je l'ai signalé précédemment, malgré six mois déjà écoulés et la saison des pluies qui menace gravement les réfugiés, seulement 2% des aides promises ont été versées par les principaux pays occidentaux, dont les US et … la France, acteurs majeurs à Haïti.
Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir joué des coudes pour se presser devant les caméras et verser des larmes de crocodile sur le sort de ces "pauvres Haïtiens".
Une fois encore, la communauté internationale prouve sa totale lâcheté et sa mesquinerie face aux malheurs des populations en détresse par sa faute.
Dans l'article qui suit, l'auteur Ashley Smith, enfonce à nouveau le clou et dénonce le cynisme des puissants de ce monde.
Haïti est une chasse gardée des Etats-Unis, qui punissent les Haïtiens de vouloir s'émanciper en les maintenant dans la misère et en réprimant violemment toute rébellion. Tout cela avec l'aide active de la communauté internationale, dont la Mission de Stabilisation de l'ONU à Haïti (MINUSTAH).
N'oublions pas Haïti.
Source: The Betrayal of Haiti, par Ashley Smith / 2 août 2010

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vendredi 16 juillet 2010

Haïti: six mois plus tard … rien n'a avancé, et c'est même pire.

Après le tremblement de terre de janvier, les sinistrés sont toujours sous des tentes de fortune, les aides promises sous les sunlights par les pays riches ne sont toujours pas arrivées et avec la saison des pluies, les réfugiés pataugent dans les égouts et sont exposés aux épidémies.
Ca, c'est pour les pauvres. Les riches, eux, se portent très bien merci. Ils font des affaires.

Haiti, my Heart's Devotion...
Let it sink back in the ocean ...

Article original: "Suffering and struggle: Six months after the Haitian earthquake", par Patrick Martin, publié le 10 juillet 2010, paru dans WSWS

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vendredi 2 avril 2010

Obama et Cuba: la fin d'une illusion (2/2)

par Ike Nahem
Ike Nahem est le coordinateur de Cuba Solidarity New York, qui fait partie du réseau national pour la défense de Cuba. Nahem est conducteur de train à l'Amtrak (chemins de fer publics aux US, spécialisés dans le transport de voyageurs) et milite au syndicat de cheminots "Brotherhood of Locomotive Engineers and Trainmen", une branche de Teamsters Union (ce qui explique, sans doute, certains des termes employés, mais ne met pas en cause l'exactitude des faits développés).
Source de l'article original

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dimanche 28 février 2010

Les grandes ONG et l'aide humanitaire, à Haïti et ailleurs: la réalité sur le terrain

Dès que survient une catastrophe, les ONG se précipitent avec leur armada de matériel high-tech et d'équipes de secours … se précipitent pour expliquer aux gens devant caméras et micros comme ils sont bien et efficaces. Ce sont les chouchous de médias, qui, en effet, nous les montrent volontiers en pleine action.
Armés de pelles, de pioches, de brancards, de sacs de riz, que sais-je encore, ils paraissent omniprésents.
Oui, mais voilà, sur le terrain, les choses sont souvent différentes. Les grandes ONG internationales sont devenues, depuis le tournant néolibéral dans les années 70, la vitrine humanitaire des faucons impérialistes. Pas toutes, certes, mais les plus en vue, probablement. Et en particulier celles qui émargent à l'USAID et reçoivent les importantes subventions de l'Etat US et les dons des sponsors privés.
On se souvient des conditions qu'avait imposées G. Walker Bush aux ONG US en Afrique: pas de subventions si elles distribuaient trop de préservatifs ou donnaient des renseignements sur l'avortement. Il fallait préconiser l'abstinence et la fidélité conjugale.
Et c'est ce qu'elles faisaient docilement. L'argent est plus impératif que l'aide humanitaire et la santé publique. Et cet argent, il n'entre pas facilement si rien de spectaculaire ne se passe. Les dons n'affluent véritablement qu'avec la compassion soulevée par une catastrophe et le tapage médiatique qui l'accompagne.
Alors, un tsunami en Asie du sud-est ou un séisme à Haïti, c'est pain bénit, évidemment.
Ce billet, "Haiti and the Aid Racket / How NGOs are Profiting Off a Grave Situation" d'Ashley Smith, publié le 24 février 2010 dans Counter Punch, explique tout cela.

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jeudi 18 février 2010

Haïti, ce n'est pas fini: Oncle Sam va se charger de la suite du sale boulot

Voici un article très complet qui rend compte du sort funeste qui attend Haïti, sitôt que le pays aura fini de compter ses morts. Ou peut-être même avant, ils ne sont pas à une indécence près. En tous cas, ils sont bel et bien sur le pied de guerre.
Les néocons ne s'avouent jamais vaincus et ne lâchent jamais leur proie.
Le débarquement des secours états-uniens sous forme de véhicules blindés, de soldats en arme et en treillis de combat, la mobilisation de navires de la marine US chargés de patrouiller les eaux territoriales, la prise de contrôle illégitime des opérations sur le pays par l'armée US avec l'aval des autres pays occidentaux, la mainmise sur l'espace aérien haïtien, et le reste ne présageaient rien de bon à qui voyait là une drôle de façon d'apporter de l'aide humanitaire à une population sous les décombres.
Et, en effet, les requins de la finance se frottent les mains du don du ciel que représente pour eux ce tremblement de terre meurtrier.
Ils vont pouvoir enfin accélérer le processus de privatisation de l'île et d'assujettissement de ses habitants. Quand les chars zuniens entrent quelque part, ils sont toujours flanqués des responsables de groupes privés multinationaux (donc des US), avides de récolter les bénéfices du malheur que propagent les précédents.
La France? Oh, ce n'est pas avec le pauvre bouffon cupide et enrégimenté à sa tête, ni avec ses sbires, qu'elle va verser dans l'humanisme et la justice. Aucun risque là-dessus.
D'ailleurs, quelqu'un a moufté ici?

Article:

"More Pain for Devastated Haiti: Under the Pretense of Disaster Relief, U.S. Running a Military Occupation"

par Arun Gupta, AlterNet, le 12 février 2010

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