166 hommes sont encore détenus aujourd'hui dans le goulag USaméricain : 157 sont en détention sans inculpation et parmi eux, 87 ont été acquittés (lors de la présidence de Bush) et auraient dû être libérés depuis des années, leur libération ayant été approuvée unanimement par les services compétents de l'armée, de la police et des agences de renseignements.
Le Congrès US, avec l'assentiment de Barack Obama, a adopté des lois limitant les transferts de détenus, quelle que soit leur situation, qui rendent leur libération impossible.
Pour la grande majorité d'entre eux, ils resteront donc là-bas jusqu'à ce que mort s'ensuive, qu'elle soit naturelle, ou, ce qui est plus probable, qu'elle ait été violente.
Et ne repartiront chez eux que dans un "body bag".
Pourtant, en 2008, le candidat Obama avait été élu, entre autres, sur la foi de sa promesse de fermer Guantanamo.
Une des promesses majeures de refonte de la société qu'il n'aura pas tenues.
Obama, lui, n'a envoyé qu'un seul "suspect" au camp de Guantanamo. Il a une méthode bien à lui pour leur épargner des souffrances inutiles.
Guantanamo est la preuve criante du totalitarisme US, malgré les discours hypocrites sur les droits humains et les vertus de la démocratie qu'ils veulent apporter sur un plateau (sans succès, d'ailleurs, on se demande pourquoi ils s'obstinent) aux populations qui ne leur demandent pourtant rien.
C'est, en gros, ce qu'explique Finian Cunningham dans le billet: Guantanamo Exposes Reality of US Fascism