Des bassines et du zèle.

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vendredi 18 mars 2011

Naomi Klein à Amy Goodman: après l'Education publique, c'est au tour des municipalités d'être en voie de privatisation.

Voici un entretien d'Amy Goodman avec Naomi Klein sur Democracy now!

Traduction quasi intégrale de:
Naomi Klein: "Shock Doctrine" Unleashed by Right-Wingers in Wisconsin and Throughout the Country
March 9, 2011

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mercredi 12 janvier 2011

Etats-Unis: après le scandale des subprimes, voici celui des prêts étudiants

Les études supérieures ont toujours posé des problèmes financiers aux familles des classes moyennes aux Etats-Unis, qui devaient constituer un pécule pour aider à couvrir les frais de scolarité très élevés dans les universités. Frais de scolarité, mais également logement, nourriture, argent de poche, etc.
Il s'agissait donc, pour l'étudiant-e, outre l'utilisation éventuelle des économies parentales, de contracter un prêt et de se trouver un petit boulot sur place. Et d'utiliser sa carte de crédit.
Mais parents et enfants étaient éventuellement prêts à faire le sacrifice, sachant que c'était la porte ouverte à des emplois rémunérateurs, ce qui permettrait de rembourser tant bien que mal les échéances dans un délai relativement raisonnable.
Ce n'était pas la panacée, certes, c'était même scandaleux, puisque les études supérieures obligeaient un grand nombre d'étudiant-e-s à entrer dans la vie active avec, d'emblée, des dettes à rembourser.
Oui, mais voilà, il y a toujours pire dans le monde des rapaces de l'ultralibéralie.
De même que les banques et autres organismes de prêts ont réalisé des opérations juteuses en octroyant des prêts immobiliers à des personnes qui ne pourraient, de toute évidence, pas rembourser, ce qui a conduit à la crise des subprimes, voilà qu'ils récidivent éhontément avec les prêts étudiants, qui mènent tout droit une grande partie des emprunteurs à la servitude pour dettes.
Mais voyons ce qu'en dit Stephen Lendman dans l'article (traduit en partie) "Permanent Debt Bondage from America s Student Loan Racket", publié dans Dissident Voice, le 6 janvier 2011

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jeudi 23 décembre 2010

Les idées géniales de Bill Gates en matière d'éducation publique: bourrer les classes et réduire le personnel enseignant!

La démolition de l'éducation publique, déjà bien entamée aux Etats-Unis, se poursuit inexorablement, comme pour tous les autres services publics.
Les gouvernements des pays occidentaux sont bien décidés à faire main basse sur toutes les ressources des pays en exploitant les populations au maximum, voire en les asservissant.
L'éducation aux US a subi un nouveau coup de boutoir avec le tartufe progressiste (redondance, en effet) Obama qui a décrété que les enseignants dont les élèves ne réussissaient pas aux tests bidon imposés par le Secrétariat à l'Education devaient être licenciés .
Licenciés, certes, ils l'ont été, puis, certains ont été rembauchés - au rabais, évidemment (plus question d'ancienneté) et aux conditions des rapaces. Une perfidie de plus à mettre au compte de l'oligarchie qui racle tous les fonds de tiroir à son profit.
Ici, c'est Bill Gates, parmi les premières fortunes mondiales grâce au quasi-monopole qui lui a été accordé, qui donne son avis sur l'éducation.
Comment ce type, qui a réussi l'exploit de préserver une fortune colossale sur le dos des populations peut-il décider de l'éducation des plus pauvres?
Il a déjà, par le biais de sa fondation, la mainmise sur la santé mondiale ou l'agriculture, en particulier en Afrique, et sur d'autres secteurs, comme l'informatique (au hasard. Il distribue des ordis dans les pays pauvres comme on donne des barrettes de shit pour accrocher les gens ).
Article: Where Does Billionaire Monopolist Bill Gates Get Off Saying Bigger Class Size and Fewer Teachers Is the Education Solution?, par Scott Thill, AlterNet, 17 décember 17, 2010.

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mercredi 18 août 2010

Sans références culturelles, le peuple US se laissse envoûter par les illusionnistes d'un univers factice de strass et de paillettes

Dans cet article, "Pimps, Whores, and the Glitterati Who Game the Global Empire", paru dans Dissident Voice, le 10 août 2010, Gary Corseri explique, entre autres, que le peuple des Etats-Unis a été dépouillé de toute culture historique collective, comme les grandes luttes sociales, et qu'il n'a plus qu'une notion mythique du passé.

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samedi 29 mai 2010

Mort programmée du système éducatif public aux Etats-Unis: le processus est désormais bien engagé.

La majorité des états aux US sont "en faillite" et, par conséquent, ce sont tous les services publics et leurs salariés qui pâtissent des réductions budgétaires drastiques.
Dans le collimateur actuellement: les services publics d'éducation.
Des milliers d'écoles publiques non "performantes" ont été fermées (ou vont l'être à brève échéance) et leur personnel licencié ou en passe de l'être.
Et, évidemment, ces écoles "non performantes" sont situées dans les ghettos et autres quartiers pauvres. Les "charter schools" (appelées "écoles du choix", c'est dire le cynisme) absorbent les meilleurs élèves et les autres n'ont qu'une alternative: soit abandonner l'école, soit s'entasser dans les classes des écoles publiques restantes, qui, en conséquence, deviennent encore plus sinistrées, cela d'autant plus que le financement de ces écoles repose sur les résultats aux tests des élèves.
Et la "réforme" de l'éducation d'Obama ne fait qu'accélérer le processus déjà entamé par Bush: livrer les services marchands du secteur de l'Education aux prédateurs du secteur privé.
L'égalité des chances, l'éducation pour tous ne sont plus une priorité -même factice - pour les pouvoirs publics. C'est l'éducation de classe, la sélection par l'argent et la ségrégation sociale qui triomphent après une période un peu plus faste.
Les pauvres, eux, pourront toujours se trouver un job et un foyer d'accueil dans les prisons qui prolifèrent dans le pays.

Dans l'article qui suit: "Destroying Public Education in America: Part II", publié le 26 mai 2010, dans Dissident Voice, l'auteur, Stephen Lendman revient sur le démantèlement du service public d'éducation.

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jeudi 29 avril 2010

Offensive massive contre l'éducation publique aux Etats-Unis

C'est Obama en personne qui avait donné le coup d'envoi: le 1ier mars, il saluait publiquement le licenciement de tout le personnel de Central Falls High School à Rhode Island, déclarant que si les écoles étaient incapables d'améliorer leurs performances, il en allait de la responsabilité des équipes pédagogiques.
Il seyait donc de changer les chevaux, voire de carrément fermer les écuries.
Depuis, dans tout le pays, les préavis de licenciement du personnel éducatif tombent comme à Gravelotte.

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mardi 16 mars 2010

Etats-Unis: les anti-avortement reviennent constamment à la charge

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Les militants pro-life aux Etats-Unis n'ont de cesse de remettre en cause les acquis des femmes en matière de contraception et d'interruption de grossesse.
L’arrêt Roe v. Wade rendu par la Cour suprême des États-Unis en 1973 reconnaît l'avortement comme un droit constitutionnel. Mais depuis lors, les ligues de vertu et autres bigots et bigotes n'ont eu de cesse de restreindre ou d'empêcher son application, voire de faire interdire définitivement la pratique de l'IVG.
Par des lois restrictives au sein des états, par l'intimidation et la pression constante qu'ils exercent à l'encontre des centres d"'IVG, contre les praticiens et tout le personnel et contre les femmes qui s'y rendent, voire par l'assassinat de ces praticiens ou de leur entourage professionnel.
Et c'est ainsi que beaucoup de cliniques sont contraintes de fermer et que nombre de régions n'offrent donc plus la possibilité de se faire avorter, ce qui revient, de fait, pour de nombreuses femmes, à une interdiction pure et simple.
Il en va de même pour la contraception, où les apothicaires peuvent jouer de leur clause de conscience pour refuser l'accès aux moyens de contraception ou à la pilule abortive RU 486, appelée communément "pilule du lendemain", et pour priver les femmes de conseils et d'information que ce soit en matière de contraception ou d'interruption de grossesse.
Si on ajoute à cela l'interdiction de dispenser des cours d'éducation sexuelle dans les écoles, on s'imagine sans peine que bien des femmes sont mal préparées à se protéger contre les grossesses non désirées – ou contre les MST.
Dans l'article qui suit, il s'agit d'une loi adoptée dans l'Utah (l'état dominé par les mormons) qui vise à criminaliser les femmes ayant fait pratiquer illégalement une interruption volontaire de grossesse.
Article original: "Utah Governor Signs Controversial Law Charging Women and Girls With Murder for Miscarriages", de Rose Aguilar, publié le 9 mars 2010, par Alternet.

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vendredi 12 mars 2010

La réforme scolaire d'Obama conduit tout droit au démantèlement de l'école publique

Dans un billet précédent , à la suite du licenciement en bloc de tout le personnel d'une école publique de Central Falls, à Rhode Island, j'analysais les motivations probables derrière cette manœuvre spectaculaire. L'article qui suit confirme bien les noirs desseins que poursuit la clique Obama sur la lancée de la camarilla Bush, toutes deux aux ordres de Big Business.
En apprenant la nouvelle de ces licenciements, Obama avait applaudi à cette sentence, souhaitant que d'autres initiatives similaires suivent.
Une attaque frontale d'un président démocrate contre les services publics d'éducation et, plus particulièrement contre des syndicats qui se sont démenés pour le faire élire, espérant un réel "changement" de société après la politique dévastatrice de Bush.
Que nenni, Obama et Bush roulent bien ensemble pour les intérêts privés et contre l'intérêt de la population.

Explication-confirmation ici (texte original)

Article: The Bad Teacher Ruse/ The Fight to Save Public Education, de Shamus Cooke, publié le 8 mars 2010 dans Counter Punch

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dimanche 7 mars 2010

Le pays où on jette à la rue tout le personnel d'un lycée pour "incompétence" et où les banksters ont encore bien des sous à se faire

C'est tout chaud, ça vient de sortir. Si des milliards ont été donnés aux banksters incompétents et rapaces, qu'ils se répartissent joyeusement sous forme de bonus, et si bien d'autres milliards arrivent comme des tsunamis pour aller terroriser et massacrer les populations étrangères, les miettes accordées à l'éducation aux Etats-Unis doivent produire des équipes pédagogiques "performantes", sinon: dehors!
Voici, venue de notre modèle de démocratie à tous, la dernière trouvaille du clan Obama: se réjouir du licenciement massif de tout le personnel d'un lycée en zone déprimée pour performances piteuses aux tests prescrits par des technocrates de l'éducation, avides de formater la chair à canon et à patrons.
Les élèves sont en grande difficulté? C'est la faute des profs. Evidemment. De qui d'autre?
C'est loin, l'Amérique?
Tais–toi et nage.
On y est presque.

Article de Michael Whitney, publié le 3 mars 2010 dans Work in Progress
Titre original: Obama Applauds Mass Firing of Teachers, Just Like When He Applauded the Mass Firing of Banksters. Oh wait.

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