Des bassines et du zèle.

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jeudi 22 novembre 2012

Gaza : mensonges et vérités factuelles, désinformation et indignations

La brutale offensive contre la Bande de Gaza par l'armée israélienne a déclenché une propagande intense dans tous les grands médias, et, en particulier, à la BBC dont il est beaucoup question ici.
Parallèlement, les médias indépendants et certaines personnalités du monde entier se sont indignés des mensonges débités sur cette nouvelle agression violente dont est victime la population de Gaza.
Je citerai quelques exemples, mais, d'abord, voici la traduction partielle d'un texte de Medias Lens, l'observatoire des médias britannique.

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vendredi 28 septembre 2012

Sur les films anti-musulmans, les caricatures et mon voisin à Gaza

par Ramzy Baroud / 26 sept. 2012

Cet instant décisif

Il y a très longtemps de cela, un de mes voisins d'un camp de réfugiés de Gaza était un blasphémateur "par excellence" (en fr. dans le texte).
Sans travail, comme la plupart des habitants du camp, il était extrêmement pauvre. Il avait d'énormes responsabilités familiales, et, malgré cela, les longs couvre-feux imposés par l'armée israélienne l'empêchaient de trouver du travail, a fortiori de s'aventurer hors de sa misérable maison à une seule chambre pour tirer sur des cigarettes bon marché, qu'il empruntait souvent à un autre voisin.

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vendredi 15 juin 2012

Drones meurtriers: c’est Obama lui-même qui choisit ceux qui seront assassinés

La "kill list", qui contient les noms de personnes du monde entier suspectées de "terrorisme" est étudiée pratiquement chaque semaine par les responsables de sécurité intérieure, et sera ensuite soumise au président pour approbation.
Ceux dont les noms auront été tirés du chapeau seront ensuite tués dans leur pays, au Pakistan ou au Yémen, par exemple, par des drones télécommandés depuis le Nevada.
Bush n'avait pas osé aller si loin. Obama l'a fait.
Voici un article de Tom Engelhardt, "Obama Assassin in Chief", publié dans Tomdispatch.

Suivi du texte "J'ai rencontré un gamin de 16 ans. Trois jours plus tard, Obama le tuait", écrit par Clive Stafford Smith.

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mardi 1 novembre 2011

Kadhafi, les médias et les noirs desseins de la "communauté internationale"

Encore la Libye, vous allez me dire, il faut tourner la page, maintenant, c'est fini. Kadhafi est mort. La Libye est "libérée", non?
Il faut changer de sujet. Comme l'ont fait les médias. "Victoire" de la "rébellion", "triomphe" de Cameron et sarkozy, avec, en arrière plan, Obama, solennel, et la Clinton pouffant de rire et se réjouissant de façon indécente de la mort d'un homme dans des conditions, qui plus est, épouvantables: bombardé par l'Otan, raillé, bousculé, lynché, sodomisé, abattu par une bande de tortionnaires pour être ensuite exposé sale, en sang, torse nu et sans chaussures à la vue du public dans une boucherie.
Des conditions qui violent les Conventions de Genève, mais qui y fait attention de nos jours? Ceux qui ont fait établir toutes les lois internationales s'assoient dessus avec arrogance et délectation.
Eh bien, non, la Libye, ce n'est pas fini. Loin de là! Et ce n'est pas la population "protégée" qui dira le contraire. La ville de Syrte, par exemple, a été ravagée, pillée, et ses infrastructures dévastées. Ses habitants ont été contraints de fuir et ils ont tout perdu.
Des regrets de ceux qui avaient pour mission de les "protéger"? Aucun. Tous célèbrent bruyamment leur "victoire". Des assassins qui se glorifient de crimes horribles et dont les crimes sont encensés par les médias des marchands d'armes et autres multinationales, seuls à qui profitent les guerres et les crises.
Et de la couverture médiatique, justement, ils en parlent sur le site Médias Lens, un observatoire des médias britannique du style d'Acrimed en France. Et c'est pas joli, joli de mentir comme ça, messieurs et mesdames les journalistes mainstream. Vous êtes les complices des massacres commis par nos dirigeants.
Voici, donc, la traduction (partielle) de "Killing Gaddafi" publié par Media Lens, le 29 octobre 2011 par Dissident Voice.

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samedi 1 octobre 2011

"Indignados de Wall Street": malgré l’intimidation et les violences policières, ils continuent et le mouvement semble prendre de l’ampleur

Petite revue du mouvement « Occupy Wall Street » qui en est à son 12° jour d’action (les liens sont tous en anglais, mais pour ceux qui ne comprennent pas, les photos et films qui y figurent parlent d’eux-mêmes).

Les violences policières ont fait rapidement le tour du monde via Internet, souvent grâce à des vidéastes et photographes amateurs, qui, finalement, ont largement contribué à faire connaître un rassemblement qui, en l’absence de couverture médiatique de la part des médias traditionnels, risquait de retomber très vite.

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dimanche 7 août 2011

Pourquoi la jeunesse aux Etats-Unis ne se révolte pas: les gouvernements successifs, aux ordres du Capital, y ont veillé

Et, cela depuis le Vietnam.

Ce texte, "8 Reasons Young Americans Don't Fight Back: How the US Crushed Youth Resistance", de Bruce E. Levin, psychologue clinicien, parle de lui-même. Tout y est.
Nous-mêmes n'en sommes pas loin. Si nous avons pris du retard, c'est à cause de ces fichus services publics et des dispositions mises en place, entre autres, par le CNR et qu'il a fallu démanteler une à une. Mais l'équipe au pouvoir s'y attèle avec un zèle remarquable. Bientôt, ces mesures surannées ne seront plus qu'un vieux souvenir, qui ne hantera que les pires cauchemars du médèfe.

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mercredi 15 juin 2011

Derrière le personnage d'Amira Araf, l'arrogance de l'homme blanc occidental

Le 6 juin dernier, tous les médias occidentaux étaient en émoi: Amina Abdallah Araf al Omari, 35, ans, syrienne et auteure du blog "Gay Girl in Damascus" ("Une lesbienne à Damas", devenu "the Hoax"), militante féministe avait été enlevée par des hommes armés, apparemment des membres des services de sécurité ou de la milice du Parti Baas.
Un groupe “Libérez Amina Abdallah” avait réuni sur Facebook près de 15.000 membres.
En réalité, la "bloggeuse" "lesbienne" kidnappée à Damas n'était ni lesbienne, ni une fille, ni de Damas. C'était un USaméricain blanc de 40 ans, marié, actuellement étudiant à l'Université d'Edinbourg, Tom MacMaster.
Il avait créé de toutes pièces ce personnage, lui donnant vie et parlant par sa "voix", comme dans un jeu de rôle, et avait même posté des photos d'elle et de sa famille (photos de personnes inconnues trouvées sur Internet).
Hélas, le blog a brusquement connu un succès énorme mais MacMaster, au lieu d'arrêter l'expérience devant l'ampleur du phénomène, a continué à faire vivre cette femme de multiples façons, entre histoires personnelles et militantisme politique, la faisant participer à des forums ou envoyer de multiples mails à des sympathisants ou militants LGBT.
Pendant ce temps, les manifestants syriens, LGBT, en particulier, commençaient à avoir des doutes, car, en fin de compte, personne n'avait jamais entendu parler d'Amira, ni pu la rencontrer, ni entendre le son de sa voix. Le 12 juin, MacMaster publiait une lettre d'excuses pour annoncer qu'il était le seul auteur du blog, et qu'Amira n'avait jamais existé (cette lettre sera suivie d'une autre, le 13, plus élaborée).
Les militants syriens, qui se battent effectivement sur le terrain, qui transmettent des informations à l'étranger sur ce qui se passe en Syrie et qui risquent leur vie, étaient, à juste titre, indignés devant l'inconscience et la bêtise de cet Occidental bien à l'abri, et qui les avait tous mis en danger.
Indignation aussi qu'un homme blanc occidental, qui, depuis Édimbourg, les Etats-Unis ou la Turquie, ait l'arrogance de se mettre dans la peau d'une femme arabe, lesbienne, opposante au régime dictatorial d'Asad, et vivant en Syrie, volant ainsi la vedette auprès des médias occidentaux à tous-tes les militant-e-s qui se battent actuellement sur le terrain, et en les exposant aux pires représailles.
Pourtant, MacMaster, dans sa première lettre d'excuse affirme qu'il "ne pense pas avoir porté tort à quiconque", "mais qu'il a "créé une 'voix importante' pour des questions essentielles pour lui", en espérant qu'on s'intéresserait, ainsi, davantage aux populations du Moyen-Orient en lutte, ajoutant qu'il avait simplement voulu mettre en lumière ces événements pour un public occidental.
Voici un texte d'Ali Abbas et d'Assia Boundaoui qui analyse cette affaire pas anodine du tout.
Paru le 13 juin 2011
The Politics Behind the Roleplay

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dimanche 18 octobre 2009

Sale temps pour les femmes au Mexique

Une décennie de violence inouïe contre les femmes et cela ne va pas s'arranger.
Avec aujourd'hui la prise en main de la droite alliée aux hauts dignitaires cathos: hop, plus d'avortement.
Pas de protection contre les abus sexuels, non plus.
Et le reste.
Quand la droite dure s'installe, cela retombe automatiquement sur les femmes.
Quand les hommes font la guerre, ce sont les femmes qui sont prises en otage et subissent les pires atrocités.
En période de récession, ce sont elles encore qui en pâtissent le plus.
Et leurs droits fondamentaux sont systématiquement remis en cause par des politiques revanchardes. Cette planète ne tourne décidément pas rond du tout. Et la France n'est pas en reste, qui dédouane les violeurs d'enfants et salit les victimes dans des procès populistes où la justice se rend dans la rue, comme du temps des Romains où il suffisait de lever ou de baisser le pouce pour décider du sort d'un prévenu (aujourd'hui, on dit "coupable" directement, peut-être qu'à Rome aussi).

Au Mexique, donc, rien ne va plus pour les femmes avec l'arrivée d'une droite ultraconservatrice haineuse.

Voici un billet de JOHN ROSS
"Get Your Rosaries Out of Our Ovaries!"
War on Mexican Women
Publié le 13 oct 2009 dans CounterPunch

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