Encore la Libye, vous allez me dire, il faut tourner la page, maintenant, c'est fini. Kadhafi est mort. La Libye est "libérée", non?
Il faut changer de sujet. Comme l'ont fait les médias. "Victoire" de la "rébellion", "triomphe" de Cameron et sarkozy, avec, en arrière plan, Obama, solennel, et la Clinton pouffant de rire et se réjouissant de façon indécente de la mort d'un homme dans des conditions, qui plus est, épouvantables: bombardé par l'Otan, raillé, bousculé, lynché, sodomisé, abattu par une bande de tortionnaires pour être ensuite exposé sale, en sang, torse nu et sans chaussures à la vue du public dans une boucherie.
Des conditions qui violent les Conventions de Genève, mais qui y fait attention de nos jours? Ceux qui ont fait établir toutes les lois internationales s'assoient dessus avec arrogance et délectation.
Eh bien, non, la Libye, ce n'est pas fini. Loin de là! Et ce n'est pas la population "protégée" qui dira le contraire. La ville de Syrte, par exemple, a été ravagée, pillée, et ses infrastructures dévastées. Ses habitants ont été contraints de fuir et ils ont tout perdu.
Des regrets de ceux qui avaient pour mission de les "protéger"? Aucun. Tous célèbrent bruyamment leur "victoire". Des assassins qui se glorifient de crimes horribles et dont les crimes sont encensés par les médias des marchands d'armes et autres multinationales, seuls à qui profitent les guerres et les crises.
Et de la couverture médiatique, justement, ils en parlent sur le site Médias Lens, un observatoire des médias britannique du style d'Acrimed en France.
Et c'est pas joli, joli de mentir comme ça, messieurs et mesdames les journalistes mainstream. Vous êtes les complices des massacres commis par nos dirigeants.
Voici, donc, la traduction (partielle) de "Killing Gaddafi" publié par Media Lens, le 29 octobre 2011 par Dissident Voice.
Tag - Domination
mardi 1 novembre 2011
Kadhafi, les médias et les noirs desseins de la "communauté internationale"
Par emcee le mardi 1 novembre 2011, 21:13 - Moyen Orient
samedi 1 octobre 2011
"Indignados de Wall Street": malgré l’intimidation et les violences policières, ils continuent et le mouvement semble prendre de l’ampleur
Par emcee le samedi 1 octobre 2011, 07:09 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie
Petite revue du mouvement « Occupy Wall Street » qui en est à son 12° jour d’action (les liens sont tous en anglais, mais pour ceux qui ne comprennent pas, les photos et films qui y figurent parlent d’eux-mêmes).
Les violences policières ont fait rapidement le tour du monde via Internet, souvent grâce à des vidéastes et photographes amateurs, qui, finalement, ont largement contribué à faire connaître un rassemblement qui, en l’absence de couverture médiatique de la part des médias traditionnels, risquait de retomber très vite.
dimanche 7 août 2011
Pourquoi la jeunesse aux Etats-Unis ne se révolte pas: les gouvernements successifs, aux ordres du Capital, y ont veillé
Par emcee le dimanche 7 août 2011, 08:51 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie
Et, cela depuis le Vietnam.
Ce texte, "8 Reasons Young Americans Don't Fight Back: How the US Crushed Youth Resistance", de Bruce E. Levin, psychologue clinicien, parle de lui-même. Tout y est.
Nous-mêmes n'en sommes pas loin. Si nous avons pris du retard, c'est à cause de ces fichus services publics et des dispositions mises en place, entre autres, par le CNR et qu'il a fallu démanteler une à une.
Mais l'équipe au pouvoir s'y attèle avec un zèle remarquable. Bientôt, ces mesures surannées ne seront plus qu'un vieux souvenir, qui ne hantera que les pires cauchemars du médèfe.
mercredi 15 juin 2011
Derrière le personnage d'Amira Araf, l'arrogance de l'homme blanc occidental
Par emcee le mercredi 15 juin 2011, 09:27 - Moyen Orient
Le 6 juin dernier, tous les médias occidentaux étaient en émoi: Amina Abdallah Araf al Omari, 35, ans, syrienne et auteure du blog "Gay Girl in Damascus" ("Une lesbienne à Damas", devenu "the Hoax"), militante féministe avait été enlevée par des hommes armés, apparemment des membres des services de sécurité ou de la milice du Parti Baas.
Un groupe “Libérez Amina Abdallah” avait réuni sur Facebook près de 15.000 membres.
En réalité, la "bloggeuse" "lesbienne" kidnappée à Damas n'était ni lesbienne, ni une fille, ni de Damas. C'était un USaméricain blanc de 40 ans, marié, actuellement étudiant à l'Université d'Edinbourg, Tom MacMaster.
Il avait créé de toutes pièces ce personnage, lui donnant vie et parlant par sa "voix", comme dans un jeu de rôle, et avait même posté des photos d'elle et de sa famille (photos de personnes inconnues trouvées sur Internet).
Hélas, le blog a brusquement connu un succès énorme mais MacMaster, au lieu d'arrêter l'expérience devant l'ampleur du phénomène, a continué à faire vivre cette femme de multiples façons, entre histoires personnelles et militantisme politique, la faisant participer à des forums ou envoyer de multiples mails à des sympathisants ou militants LGBT.
Pendant ce temps, les manifestants syriens, LGBT, en particulier, commençaient à avoir des doutes, car, en fin de compte, personne n'avait jamais entendu parler d'Amira, ni pu la rencontrer, ni entendre le son de sa voix.
Le 12 juin, MacMaster publiait une lettre d'excuses pour annoncer qu'il était le seul auteur du blog, et qu'Amira n'avait jamais existé (cette lettre sera suivie d'une autre, le 13, plus élaborée).
Les militants syriens, qui se battent effectivement sur le terrain, qui transmettent des informations à l'étranger sur ce qui se passe en Syrie et qui risquent leur vie, étaient, à juste titre, indignés devant l'inconscience et la bêtise de cet Occidental bien à l'abri, et qui les avait tous mis en danger.
Indignation aussi qu'un homme blanc occidental, qui, depuis Édimbourg, les Etats-Unis ou la Turquie, ait l'arrogance de se mettre dans la peau d'une femme arabe, lesbienne, opposante au régime dictatorial d'Asad, et vivant en Syrie, volant ainsi la vedette auprès des médias occidentaux à tous-tes les militant-e-s qui se battent actuellement sur le terrain, et en les exposant aux pires représailles.
Pourtant, MacMaster, dans sa première lettre d'excuse affirme qu'il "ne pense pas avoir porté tort à quiconque", "mais qu'il a "créé une 'voix importante' pour des questions essentielles pour lui", en espérant qu'on s'intéresserait, ainsi, davantage aux populations du Moyen-Orient en lutte, ajoutant qu'il avait simplement voulu mettre en lumière ces événements pour un public occidental.
Voici un texte d'Ali Abbas et d'Assia Boundaoui qui analyse cette affaire pas anodine du tout.
Paru le 13 juin 2011
The Politics Behind the Roleplay
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