Aujourd'hui, le monde occidental, qui (par convoitise) a tant appelé de ses
vœux l'adhésion de la Chine à l'économie de marché, étale au grand jour ses
contradictions, à savoir l'incompatibilité évidente qu'il y a à imposer des
règles économiques et sociales injustes et à se poser en défenseur de la
démocratie et des droits de l'homme.
Alors, tout s'emmêle dans la plus grande confusion et la plus grande
désinformation, la Chine devenant l'incarnation du bien (immense terrain
commercial sur le plan national) et du mal (danger de rivalité directe sur le
plan international).
Alors, il s'agit de la discréditer, mais de ne point la fâcher complètement.
Pas facile sans qu'on voie les ficelles.
D'où le cirque médiatique à quelques mois des JO, mis en scène par des
sous-fifres manipulés à la fois par les dirigeants occidentaux qui disent
réfléchir à l'éventualité d'un boycott de la cérémonie d'ouverture et
par les puissances économiques qui ne cessent de leur côté de jurer leurs grand
dieux que, non, elles n'ont rien, absolument rien contre la Chine et qu'elles
viennent à peine d'apprendre l'existence du Tibet (ou quelque chose du
genre).
Alors, il s'agit de poursuivre les affaires juteuses avec la Chine et de se
cantonner au Tibet pour y dénoncer les violations des droits de l'homme, le
reste n'étant que roupie de sansonnet.
Faire des affaires, grappiller le moindre profit. Et tant pis si ce sont les
êtres humains qui, une fois de plus, en pâtissent. Big business n'a pas
vocation à se préoccuper de ces détails mesquins.
Pour commencer, voici un article "China is Our E-Waste Dumping
Ground" publié par Terry J. Allen dans Alternet, le 5 janvier
2008.
Et qui concerne le traitement du matériel électronique dont nous nous
débarrassons trop souvent sans état d'âme.
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