Des bassines et du zèle.

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dimanche 7 mars 2010

Le pays où on jette à la rue tout le personnel d'un lycée pour "incompétence" et où les banksters ont encore bien des sous à se faire

C'est tout chaud, ça vient de sortir. Si des milliards ont été donnés aux banksters incompétents et rapaces, qu'ils se répartissent joyeusement sous forme de bonus, et si bien d'autres milliards arrivent comme des tsunamis pour aller terroriser et massacrer les populations étrangères, les miettes accordées à l'éducation aux Etats-Unis doivent produire des équipes pédagogiques "performantes", sinon: dehors!
Voici, venue de notre modèle de démocratie à tous, la dernière trouvaille du clan Obama: se réjouir du licenciement massif de tout le personnel d'un lycée en zone déprimée pour performances piteuses aux tests prescrits par des technocrates de l'éducation, avides de formater la chair à canon et à patrons.
Les élèves sont en grande difficulté? C'est la faute des profs. Evidemment. De qui d'autre?
C'est loin, l'Amérique?
Tais–toi et nage.
On y est presque.

Article de Michael Whitney, publié le 3 mars 2010 dans Work in Progress
Titre original: Obama Applauds Mass Firing of Teachers, Just Like When He Applauded the Mass Firing of Banksters. Oh wait.

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samedi 6 mars 2010

Paul Craig Roberts doit des excuses au peuple irakien

Traduction de l'article de Qais Nawwaf, publié le 4 mars 2010 par Dissident Voice
Titre original: "Roberts Owes Iraqi People Apology"
Gardez-moi de mes amis, mes ennemis, je m'en charge ...

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dimanche 28 février 2010

Les grandes ONG et l'aide humanitaire, à Haïti et ailleurs: la réalité sur le terrain

Dès que survient une catastrophe, les ONG se précipitent avec leur armada de matériel high-tech et d'équipes de secours … se précipitent pour expliquer aux gens devant caméras et micros comme ils sont bien et efficaces. Ce sont les chouchous de médias, qui, en effet, nous les montrent volontiers en pleine action.
Armés de pelles, de pioches, de brancards, de sacs de riz, que sais-je encore, ils paraissent omniprésents.
Oui, mais voilà, sur le terrain, les choses sont souvent différentes. Les grandes ONG internationales sont devenues, depuis le tournant néolibéral dans les années 70, la vitrine humanitaire des faucons impérialistes. Pas toutes, certes, mais les plus en vue, probablement. Et en particulier celles qui émargent à l'USAID et reçoivent les importantes subventions de l'Etat US et les dons des sponsors privés.
On se souvient des conditions qu'avait imposées G. Walker Bush aux ONG US en Afrique: pas de subventions si elles distribuaient trop de préservatifs ou donnaient des renseignements sur l'avortement. Il fallait préconiser l'abstinence et la fidélité conjugale.
Et c'est ce qu'elles faisaient docilement. L'argent est plus impératif que l'aide humanitaire et la santé publique. Et cet argent, il n'entre pas facilement si rien de spectaculaire ne se passe. Les dons n'affluent véritablement qu'avec la compassion soulevée par une catastrophe et le tapage médiatique qui l'accompagne.
Alors, un tsunami en Asie du sud-est ou un séisme à Haïti, c'est pain bénit, évidemment.
Ce billet, "Haiti and the Aid Racket / How NGOs are Profiting Off a Grave Situation" d'Ashley Smith, publié le 24 février 2010 dans Counter Punch, explique tout cela.

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mardi 23 février 2010

Le mémorial de Martin Luther King revu et corrigé pour ne pas heurter les sensibilités des grands groupes privés

Le monument en l'honneur de Martin Luther King qui sera érigé à Washington comprend une statue et un mur où seront inscrites quatorze de ses déclarations.
Apparemment, aucune de ses positions les plus critiques contre le système capitaliste ne figurera parmi ces citations.
Le monument sera construit grâce à des dons, et les généreux donateurs sont essentiellement des grands groupes financiers. Ceci explique cela.
Lire ci-dessous la traduction de l'article de Russell Mokhiber: "''Scrubbing Out King's Radicalism/ The Corporate Hijacking of the Martin Luther King, Jr. Memorial"'', paru le 17 février 2010 dans Counter Punch

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jeudi 18 février 2010

Haïti, ce n'est pas fini: Oncle Sam va se charger de la suite du sale boulot

Voici un article très complet qui rend compte du sort funeste qui attend Haïti, sitôt que le pays aura fini de compter ses morts. Ou peut-être même avant, ils ne sont pas à une indécence près. En tous cas, ils sont bel et bien sur le pied de guerre.
Les néocons ne s'avouent jamais vaincus et ne lâchent jamais leur proie.
Le débarquement des secours états-uniens sous forme de véhicules blindés, de soldats en arme et en treillis de combat, la mobilisation de navires de la marine US chargés de patrouiller les eaux territoriales, la prise de contrôle illégitime des opérations sur le pays par l'armée US avec l'aval des autres pays occidentaux, la mainmise sur l'espace aérien haïtien, et le reste ne présageaient rien de bon à qui voyait là une drôle de façon d'apporter de l'aide humanitaire à une population sous les décombres.
Et, en effet, les requins de la finance se frottent les mains du don du ciel que représente pour eux ce tremblement de terre meurtrier.
Ils vont pouvoir enfin accélérer le processus de privatisation de l'île et d'assujettissement de ses habitants. Quand les chars zuniens entrent quelque part, ils sont toujours flanqués des responsables de groupes privés multinationaux (donc des US), avides de récolter les bénéfices du malheur que propagent les précédents.
La France? Oh, ce n'est pas avec le pauvre bouffon cupide et enrégimenté à sa tête, ni avec ses sbires, qu'elle va verser dans l'humanisme et la justice. Aucun risque là-dessus.
D'ailleurs, quelqu'un a moufté ici?

Article:

"More Pain for Devastated Haiti: Under the Pretense of Disaster Relief, U.S. Running a Military Occupation"

par Arun Gupta, AlterNet, le 12 février 2010

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mardi 9 février 2010

Pourquoi Washington "s'intéresse" au Honduras et à Haïti

Traduction de l'article "Pawns Matter / Why Washington "Cares" About Honduras and Haiti" par MARK WEISBROT
Publié à l'origine par le Guardian .
Et dans Counter Punch.

La mainmise des Etats-Unis sur les pays d'Amérique Latine, en particulier des pays pauvres qui veulent d'émanciper.

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mardi 26 janvier 2010

Mega Médias Circus: propagande, désinformation, mensonges et silences

Les grands médias étasuniens sont passés maîtres en matière d'informations partiales et de désinformation généralisée dans le but d'imposer la propagande officielle et d'anesthésier la vox populi.
La recette est simple: les médias dominants sont rachetés par des grands groupes financiers, qui, eux-mêmes, s'achètent les bons services de journalistes grassement payés qu'ils tiennent par la barbichette (enfin, pour faire poli). Les manants, eux, sont abreuvés d'infos inutiles - en général mensongères, ou qui occultent la cause des problèmes - et d'images tapageuses, voire nocives.
Ce qui s'est passé pour le tremblement de terre à Haïti devrait ouvrir les yeux et faire se poser des questions aux sceptiques.
Mais, sur ce coup-là, c'est moi qui le suis. Ils sont forts ces médias: ils arrivent à faire tout gober sans que la majorité de la population ne remette en cause la véracité de propos pourtant bien peu crédibles.

Voici deux articles sur le sujet, publiés par Dissident Voice

Article 1:

The Horror of Haiti / What the Press Coverage Tells US
Publié le 22 janvier 2010
Par Dissident Voice

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samedi 23 janvier 2010

Non, monsieur, vous ne pouvez pas partager ma douleur

Article:
Haiti's Bill of Particulars
No, Mister, You Can't Share My Pain
Par John Maxwell, 10 janvier 2010, publié dans CounterPunch

Si vous partagiez ma douleur, vous cesseriez de me faire souffrir, de me torturer, de nier ma dignité et de me priver de mes droits, surtout de mes droits à l'autodétermination et à la liberté d'expression. Il y a six ans, vous avez envoyé votre Ambassadeur Extraordinaire et votre Ministre Plénipotentiaire pour procéder à une action considérée comme illégale par votre pays, par le mien et par toute la communauté internationale.

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lundi 18 janvier 2010

Haïti: qui commande? l'ONU? Les USA? Les Brésiliens? Les Haïtiens?

J'ai dit "Haïtiens? Mais non, je plaisante. Pas les Haïtiens, évidemment. Eux, ont perdu le droit de s'autodéterminer quand ils ont "vendu leur âme au diable".
Pourquoi donc les US s'imposent-ils alors que les forces de l'ONU sont déjà sur place?
Pourquoi les US s'imposent-ils avec des milliers de soldats en armes et montés sur des véhicules d'où ils jettent la nourriture aux habitants sinistrés?
Pourquoi l'armée US part-elle dans les pays étrangers comme pour un safari, en tirant sur tout ce qui bouge?
Pourquoi le président Obama ne dit-il rien d'intelligent et prétend-il avoir de la compassion pour les Haïtiens tout en leur envoyant l'armée?
Et pourquoi le monde entier accepte-t-il de se soumettre à cette bande de sauvages sans foi ni loi?

Article, puis on discute.

Who Will Lead Haiti's Security?
de Gabriel Elizondo Publié le 17 janvier 2010 par Al Jazeera

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