Voilà qu'Obama commence à plonger dans les sondages. Et cela n'a pas mis
longtemps, pour un président qui a soulevé autant d'engouement.
Moi, si on 'avait demandé … oui, je sais il n'y a aucune raison …
Et maintenant, ceux qui ont cru en lui, qu'est-ce qu'il leur reste?
Les yeux pour pleurer.
Parce que si les libéraux (= progressistes) aux Etats-Unis avaient les coudées
franches pour se déchaîner (enfin, vous voyez ce que je veux dire …) contre
Bush et sa clique de pourris, ils sont un peu plus gênés aux entournures pour
lancer des actions contre la politique des Démocrates (refrain connu: "Tu
ne peux pas faire ça, tu vois pas que tu fais le jeu de la
droite!").
Ca me rappelle quelque chose.
Pas vous?
Dans l'article qui suit,
Has Betrayed the Progressives Who Got Him Elected -- So Now What Do We Do?
publié dans Alternet, Allison Kilkenny
nous explique que les points principaux qui ont incité la gauche à se mobiliser
pour Obama (l'assurance maladie et le retrait des troupes d'Irak et
d'Afghanistan) s'avèrent n'avoir été que des promesses électoralistes.
Pour ma part, je ne pense pas qu'elles faisaient même partie des convictions
profondes d'Obama, qui a toujours su louvoyer pour se faire élire, mais, de
toute façon, encadré comme il est, il ne risque pas de privilégier le bon
peuple au détriment, même infime, des lobbys qui l'ont largement
sponsorisé.
Et quand il dit: "Je suis le président … et je veux …", on voit bien les
ficelles qui pendent du plafond.



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