Des bassines et du zèle.

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jeudi 12 avril 2012

L’élection surprise de George Galloway déchaîne la hargne des médias « libéraux »

George Galloway, se présentait aux élections partielles à la Chambre des Communes britannique dans le district ouest de Bradford sous l’étiquette «Respect Party», une formation d’extrême gauche, créée en 2004, après son exclusion du parti travailliste en 2003.
Bradford, ville du nord de l'Angleterre abrite l'une des plus importantes communautés sud-asiatiques du pays (20% de la population locale).
Contrairement à ce qu’annonçaient les sondages, Galloway a remporté le siège avec 56% des suffrages face au candidat du Labour, Imran Hussain, pourtant grand favori dans ce fief du parti travailliste depuis 1974.
Personnalité « controversée » par les pouvoirs établis, militant de l’association « Stop the War Coalition» , opposé aux guerres impérialistes, il a dénoncé les sanctions économiques contre l'Irak, puis, son invasion, et défend la cause palestinienne, participant, entre autres, aux convois « Viva Palestina ».
Soupçonné d'avoir reçu des paiements illicites dans le cadre du programme de l'Onu «pétrole contre nourriture» en Irak, il avait, en 2005, assuré lui-même sa défense devant le sénat américain, se servant de cette tribune pour dénoncer la politique de Washington et Londres en Irak.
Voir la vidéo ici. Impressionnant (en anglais non sous-titré, hélas, mais compréhensible)

L’article de Media Lens qui suit montre le traitement réservé à eux qui viennent troubler l’ordre établi.
To the Media Gallows with Controversial George Galloway /When Populism Is Dangerous for Democracy 4 avril 2012

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lundi 6 février 2012

Les promesses non tenues d’Obama ne leurrent que ceux qui veulent encore y croire

A la suite de mon billet précédent, voici quelques-unes des promesses qu’a faites le candidat (ou le président Obama) et qui n’étaient que du vent, de la com’, quoi.
J’ajouterai à ces évocations la réforme de l’immigration, qui s’annonçait prometteuse comme les autres, mais qu’il n’a jamais mise en œuvre, et que, comme pour le reste, il n’est pas près de faire. On y reviendra ultérieurement.
Voici un article de David Swanson publié dans Dissident Voice le 24 janvier 2012
Titre original : The State of Obama’s 2008 Promises

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dimanche 5 février 2012

Discours d’Obama sur l’état de l’union : ni changement, ni espoir

Matt Reichel, écrivain qui réside actuellement à la Nouvelle-Orléans, reprend et commente les grandes lignes du discours d’Obama sur l’état de l’union*, prononcé le mardi 24 janvier.
Et il sait lire entre les lignes, contrairement à la presse mainstream et aux libéraux purs et durs qui se laissent régulièrement embobiner par les beaux discours d’Obama en attendant avec espoir le changement tant annoncé.
Des vœux pieux et des promesses qu’il n’aura pas à tenir. Un candidat à la présidence US qui bâtit sur du vent. Comme en 2008. Mais là, ceux qui y ont cru avaient encore des excuses.
Certes, ses concurrents ne sont guère ragoutants mais cela ne rend pas Obama plus fréquentable pour autant.
Source: The Hope and Change Dog and Pony Show, Dissident Voice; January 26th, 2012

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mercredi 19 janvier 2011

Haïti: élections truquées, démocratie bafouée, sous le regard complice de la "communauté internationale"

Le premier tour des élections présidentielles du 28 novembre dernier avait été entaché par des irrégularités et des fraudes. Malgré cela, les résultats préliminaires étaient publiés le 7 décembre, ce qui avait déclenché dans le pays trois jours d'émeutes.
Il ressort que les candidats les mieux placés seraient :
Mirlande Manigat (31.37% des voix), 70 ans, l'une des grandes figures de l'"opposition".
Michel Martelly (21,96%), 49 ans, dit "Sweet Mickey", un musicien très connu, le candidat du parti Repons Peyizan.
Et Jude Célestin (21,65%), 48 ans, le candidat de la plate-forme au pouvoir, INITE (Unité), c'est-à-dire à la botte des Etats-Unis, et qui a bénéficié de fraudes massives avec l'aval de l'OEA et de la Minustah. Des fraudes, comme le bourrage des urnes, la falsification des listes électorales, etc.
Malgré cela, malgré la propagande et les intimidations, malgré le nombre massif d'abstentions, malgré l'élimination d'électeurs sur les listes, il n'est qu'en 3° position, c'est dire la confiance que la population a placée en lui et ceux qui le soutiennent.
Ces élections, on se souvient, étaient organisées par le Conseil électoral provisoire (CEP), dont les membres ont été nommés par Preval, le président sortant, qui avait éliminé d'emblée le parti populaire Fanmi Lavalas et d'autres partis progressistes.
Donc, comme l'explique bien le Monde dans cet article du 9 décembre: une farce.
Dans le billet qui suit, " Why Stability in Haiti Requires New Elections / Beyond the Blue Helmets", Beatrice Lindstom appelle à des élections libres et démocratiques en Haïti. CounterPunch, January 14, 2011

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jeudi 21 octobre 2010

La fausse conscience des Américains

La population aux Etats-Unis est tellement endoctrinée par des bonimenteurs qu'elle se retrouve en contradiction totale avec ses propres aspirations et qu'elle agit contre ses intérêts.
C'est ce que développe Charles Sullivan, dans "America's False Consciousness", publié le 20 octobre 2010 par Dissident Voice

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jeudi 3 septembre 2009

Obama: les promesses à la gauche ne déçoivent que ceux qui y ont cru

Voilà qu'Obama commence à plonger dans les sondages. Et cela n'a pas mis longtemps, pour un président qui a soulevé autant d'engouement.
Moi, si on 'avait demandé … oui, je sais il n'y a aucune raison …
Et maintenant, ceux qui ont cru en lui, qu'est-ce qu'il leur reste?
Les yeux pour pleurer.
Parce que si les libéraux (= progressistes) aux Etats-Unis avaient les coudées franches pour se déchaîner (enfin, vous voyez ce que je veux dire …) contre Bush et sa clique de pourris, ils sont un peu plus gênés aux entournures pour lancer des actions contre la politique des Démocrates (refrain connu: "Tu ne peux pas faire ça, tu vois pas que tu fais le jeu de la droite!").
Ca me rappelle quelque chose.
Pas vous?

Dans l'article qui suit, Has Betrayed the Progressives Who Got Him Elected -- So Now What Do We Do? publié dans Alternet, Allison Kilkenny nous explique que les points principaux qui ont incité la gauche à se mobiliser pour Obama (l'assurance maladie et le retrait des troupes d'Irak et d'Afghanistan) s'avèrent n'avoir été que des promesses électoralistes.
Pour ma part, je ne pense pas qu'elles faisaient même partie des convictions profondes d'Obama, qui a toujours su louvoyer pour se faire élire, mais, de toute façon, encadré comme il est, il ne risque pas de privilégier le bon peuple au détriment, même infime, des lobbys qui l'ont largement sponsorisé.
Et quand il dit: "Je suis le président … et je veux …", on voit bien les ficelles qui pendent du plafond.

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mardi 7 juillet 2009

Iran, Honduras, et les autres: toute cette désinformation qui circule abondamment

Aujourd'hui, c'est William Blum qui le dit.
William Blum, tu connais?
Non? Pfiou!
Eh bien, va falloir t'y mettre. Blum, c'est celui qui a écrit "Killing Hope Rogue State", dont Ben Laden himself avait recommandé la lecture lors d'une de ses apparitions en 2006. C'est dire s'il avait atteint alors une renommée planétaire.
Pas qu'il en ait tiré gloire, ou même souhaité une telle promotion, m'enfin.
Et de toute façon, si Ben Laden du fond de sa grotte, le connaissait, le reste du monde n'a aucune excuse valable.
Ici, il nous parle à nouveau de l'Empire, de ses sympathies et antipathies (à savoir, entre autres, et respectivement, les gentils militaires du Honduras et l'abominable président iranien nouvellement réélu on se demande bien comment) et du traitement de l'info qui en résulte au niveau mondial.
L'article en anglais "Much Ado About Nothing?"; The Anti-Empire Report, a été publié le 4 juillet (fêt'nat US), 2009 dans Dissident Voice.

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jeudi 18 juin 2009

Iran: pourquoi tant d'émeutes?

On se le demande, en effet. Et une telle médiatisation relève de l'obsession. Les médias n'ont pas fait tant de raffut, chez nous en France, quand les manifestations – pacifiques - le soir de l'élection de qui nous savons ont été durement réprimées.
"Quand je vois ce que disent les médias sur mon pays que je connais bien, je me dis que je ne dois rien croire de ce qu’ils disent sur d’autres pays que je ne connais pas ! "
Daniel Ortega
J'ajouterai: quand je vois ce que les médias disent de sujets que je connais bien, je me dis que je ne peux pas croire qu'ils parlent vrai sur des sujets dont je n'ai pas la maîtrise.
Et quand je vois que les mêmes médias sont tous tributaires de groupes ou de personnes dont les intérêts sont inversement proportionnels à ceux des peuples, je doute sérieusement de l'objectivité et du philanthropisme qu'ils seraient tentés de revendiquer.
Est-ce du cynisme? du complotisme? Peut-être.
Mais il y a tout de même des indices qui peuvent laisser perplexe.
Car toute l'histoire de l'impérialo-capitalisme est émaillée d'exemples finalement avérés de mensonges, de manipulations, de propagande, d'assassinats de chefs d'état ou d'opposants, de faux prétextes de guerre, d'installation de marionnettes aux bottes de l'occident (avec à leur tête les US), d'alliance avec des dictateurs sanguinaires, de diabolisations de dirigeants récalcitrants, de coups fourrés de la CIA et d'autres services secrets, d'embargos et de blocus scandaleux, j'en passe. Et pourtant, là encore, il y a eu une discrétion médiatique de rosière.
Pourquoi ce qui se passe en Iran est-il brusquement exempt de cette retenue?
Et l'abominable président sortant iranien, si impopulaire comme le disent les médias, seul contre tous, aurait-il eu la possibilité de truquer les élections au point de gagner par 62% des voix, alors qu'en fait le pouvoir de l'argent (dont la famille Rasfanjani) et la puissance des US étaient derrière le conservateur réformiste Moussavi?
J'ai des doutes.
Pas vous?

Voici un article un peu différent sur le sujet.
"The Iranian Election and a Hysterical Media"
Publié par Dissident Voice, le 15 juin 2009

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mercredi 10 juin 2009

12%, mais contents

Ca jubilait côté UMP, dimanche soir dans le poste, comme un soir de plébiscite. Le frez de la Prance avait encouragé ses bouffons à montrer un enthousiasme, modéré, certes, mais enthousiasme quand même, pour un score si bas qu'un canal s'est perdu.
Et ils ne s'en sont pas privé.
Enfin, il paraît. Parce que je n'ai pas allumé le poste qui reste froid depuis des mois et des mois. Et ce n'était évidemment pas un jour d'exception.
Mais je veux bien le croire.

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