Des bassines et du zèle.

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jeudi 3 septembre 2009

Obama: les promesses à la gauche ne déçoivent que ceux qui y ont cru

Voilà qu'Obama commence à plonger dans les sondages. Et cela n'a pas mis longtemps, pour un président qui a soulevé autant d'engouement.
Moi, si on 'avait demandé … oui, je sais il n'y a aucune raison …
Et maintenant, ceux qui ont cru en lui, qu'est-ce qu'il leur reste?
Les yeux pour pleurer.
Parce que si les libéraux (= progressistes) aux Etats-Unis avaient les coudées franches pour se déchaîner (enfin, vous voyez ce que je veux dire …) contre Bush et sa clique de pourris, ils sont un peu plus gênés aux entournures pour lancer des actions contre la politique des Démocrates (refrain connu: "Tu ne peux pas faire ça, tu vois pas que tu fais le jeu de la droite!").
Ca me rappelle quelque chose.
Pas vous?

Dans l'article qui suit, Has Betrayed the Progressives Who Got Him Elected -- So Now What Do We Do? publié dans Alternet, Allison Kilkenny nous explique que les points principaux qui ont incité la gauche à se mobiliser pour Obama (l'assurance maladie et le retrait des troupes d'Irak et d'Afghanistan) s'avèrent n'avoir été que des promesses électoralistes.
Pour ma part, je ne pense pas qu'elles faisaient même partie des convictions profondes d'Obama, qui a toujours su louvoyer pour se faire élire, mais, de toute façon, encadré comme il est, il ne risque pas de privilégier le bon peuple au détriment, même infime, des lobbys qui l'ont largement sponsorisé.
Et quand il dit: "Je suis le président … et je veux …", on voit bien les ficelles qui pendent du plafond.

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mardi 7 juillet 2009

Iran, Honduras, et les autres: toute cette désinformation qui circule abondamment

Aujourd'hui, c'est William Blum qui le dit.
William Blum, tu connais?
Non? Pfiou!
Eh bien, va falloir t'y mettre. Blum, c'est celui qui a écrit "Killing Hope Rogue State", dont Ben Laden himself avait recommandé la lecture lors d'une de ses apparitions en 2006. C'est dire s'il avait atteint alors une renommée planétaire.
Pas qu'il en ait tiré gloire, ou même souhaité une telle promotion, m'enfin.
Et de toute façon, si Ben Laden du fond de sa grotte, le connaissait, le reste du monde n'a aucune excuse valable.
Ici, il nous parle à nouveau de l'Empire, de ses sympathies et antipathies (à savoir, entre autres, et respectivement, les gentils militaires du Honduras et l'abominable président iranien nouvellement réélu on se demande bien comment) et du traitement de l'info qui en résulte au niveau mondial.
L'article en anglais "Much Ado About Nothing?"; The Anti-Empire Report, a été publié le 4 juillet (fêt'nat US), 2009 dans Dissident Voice.

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jeudi 18 juin 2009

Iran: pourquoi tant d'émeutes?

On se le demande, en effet. Et une telle médiatisation relève de l'obsession. Les médias n'ont pas fait tant de raffut, chez nous en France, quand les manifestations – pacifiques - le soir de l'élection de qui nous savons ont été durement réprimées.
"Quand je vois ce que disent les médias sur mon pays que je connais bien, je me dis que je ne dois rien croire de ce qu’ils disent sur d’autres pays que je ne connais pas ! "
Daniel Ortega
J'ajouterai: quand je vois ce que les médias disent de sujets que je connais bien, je me dis que je ne peux pas croire qu'ils parlent vrai sur des sujets dont je n'ai pas la maîtrise.
Et quand je vois que les mêmes médias sont tous tributaires de groupes ou de personnes dont les intérêts sont inversement proportionnels à ceux des peuples, je doute sérieusement de l'objectivité et du philanthropisme qu'ils seraient tentés de revendiquer.
Est-ce du cynisme? du complotisme? Peut-être.
Mais il y a tout de même des indices qui peuvent laisser perplexe.
Car toute l'histoire de l'impérialo-capitalisme est émaillée d'exemples finalement avérés de mensonges, de manipulations, de propagande, d'assassinats de chefs d'état ou d'opposants, de faux prétextes de guerre, d'installation de marionnettes aux bottes de l'occident (avec à leur tête les US), d'alliance avec des dictateurs sanguinaires, de diabolisations de dirigeants récalcitrants, de coups fourrés de la CIA et d'autres services secrets, d'embargos et de blocus scandaleux, j'en passe. Et pourtant, là encore, il y a eu une discrétion médiatique de rosière.
Pourquoi ce qui se passe en Iran est-il brusquement exempt de cette retenue?
Et l'abominable président sortant iranien, si impopulaire comme le disent les médias, seul contre tous, aurait-il eu la possibilité de truquer les élections au point de gagner par 62% des voix, alors qu'en fait le pouvoir de l'argent (dont la famille Rasfanjani) et la puissance des US étaient derrière le conservateur réformiste Moussavi?
J'ai des doutes.
Pas vous?

Voici un article un peu différent sur le sujet.
"The Iranian Election and a Hysterical Media"
Publié par Dissident Voice, le 15 juin 2009

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mercredi 10 juin 2009

12%, mais contents

Ca jubilait côté UMP, dimanche soir dans le poste, comme un soir de plébiscite. Le frez de la Prance avait encouragé ses bouffons à montrer un enthousiasme, modéré, certes, mais enthousiasme quand même, pour un score si bas qu'un canal s'est perdu.
Et ils ne s'en sont pas privé.
Enfin, il paraît. Parce que je n'ai pas allumé le poste qui reste froid depuis des mois et des mois. Et ce n'était évidemment pas un jour d'exception.
Mais je veux bien le croire.

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mardi 2 juin 2009

Alors, qu'est-ce qu'on fait, on vote, oui ou non?

Jamais vu autant d'enthousiasme pour une élection.
Faut dire qu'il y a de quoi.
Faut dire qu'ils ont tout fait pour.
Tous tant qu'ils sont.

D'abord, il s'agit de l'Europe et vu le pouvoir du parlement européen, vu comment on ignore le vote légitime des citoyens, y a pas de quoi jouer des coudes pour être le premier à mettre triomphalement son bulletin dans l'urne dès l'ouverture des bureaux de vote.

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vendredi 5 décembre 2008

Mais où est donc Obama?

Oui, où se situe-t-il?
Les gens de gauche, aux Etats-Unis, les vrais, je veux dire, pas les ramollos démocrates, ne se font aucune illusion.
Passée, évidemment, l'émotion irrépressible qu'a provoquée l'élection d'un grand beau Noir à la place d'un fanatique religieux tortionnaire.
emotion_after_obama_s_election.jpg
Emotion durant le discours d'Obama

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samedi 8 novembre 2008

Barack Obama: Du rave au blues?

(3° volet sur l'élection américaine)

Aujourd'hui, le monde entier exulte donc:
"NOUS SOMMES TOUS DES NOIRS AMÉRICAINS".
Oubliés les immondes racistes, le monde entier s'est doté d'un président noir.
La France black-blanc-beur, à côté, cela faisait vraiment petit joueur.
Eh, oui, c'est tellement beau qu'il nous prendrait de rêver, nous aussi.
Mais il s'agirait de raison garder, tout de même (voyez à quelle allure on nous l'a brisé le mythe du black-blanc-beur. Une défaite et hop, tous blacks!).

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jeudi 6 novembre 2008

Obama s'envole, Bush s'en va: tout va bien, braves gens, dormez tranquilles maintenant

Et voilà, je ne veux pas en faire des tonnes, mais, tout de même, c'est ici, sur ce blog, que la victoire d'Obama a été annoncée 24h avant tous les autres. Et, je suppose que c'est passé complètement inaperçu.
Bon, d'accord, c'était plié, mais tout de même il fallait oser. Le couple de clowns républicains qu'on lui avait opposé (certainement pas par stratégie, évidemment, ce serait faire du mauvais esprit, voire du complotisme) aurait pu, touché par la grâce, dans un ultime sursaut, poussé dans son élan par quelque machine à voter bloquée sur "erreur fatale", remporter le mickey.
Et voilà Sarah rendue à ses caribous de chiffon et McCain qui se demande dans laquelle de ses sept maisons il va bien pouvoir se rendre pour noyer son chagrin.
Triste fin.

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lundi 3 novembre 2008

Elections américaines, J-1: And the president is …


barak-obama-www.jpg

Sauf imprévu, ce sera Barack Obama.
Les Américains majoritairement le veulent, les grands groupes financiers l'ont arrosé de dons et s'il était européen, il serait élu à 80%.
Belle unanimité. Sur le papier.
Même certains républicains ont annoncé publiquement qu'ils voteraient pour lui, comme le Général Collin Powell, républicain et ancien secrétaire d'État sous le Président Bush ou un autre poids lourd républicain Ken Duberstein, lobbyiste et ancien directeur de cabinet de l'ex président Ronald Reagan ou encore Lawrence Eagleberger, ancien secrétaire d'État et beaucoup d'autres.
Et puis, les Républicains ont sans doute laissé filer cette élection pour faire oublier le bilan désastreux de ces huit années Bush et pour se refaire une virginité.
Il n'y a qu'à voir les deux pitres qu'ils ont opposés à Obama.
Obama, c'est, pour eux, l'homme providentiel qui permettra de prolonger la survie du capitalisme.

Alors?
Et vous, pour qui voteriez-vous, McCain ou Obama?

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