Les études supérieures ont toujours posé des problèmes financiers aux familles des classes moyennes aux Etats-Unis, qui devaient constituer un pécule pour aider à couvrir les frais de scolarité très élevés dans les universités.
Frais de scolarité, mais également logement, nourriture, argent de poche, etc.
Il s'agissait donc, pour l'étudiant-e, outre l'utilisation éventuelle des économies parentales, de contracter un prêt et de se trouver un petit boulot sur place. Et d'utiliser sa carte de crédit.
Mais parents et enfants étaient éventuellement prêts à faire le sacrifice, sachant que c'était la porte ouverte à des emplois rémunérateurs, ce qui permettrait de rembourser tant bien que mal les échéances dans un délai relativement raisonnable.
Ce n'était pas la panacée, certes, c'était même scandaleux, puisque les études supérieures obligeaient un grand nombre d'étudiant-e-s à entrer dans la vie active avec, d'emblée, des dettes à rembourser.
Oui, mais voilà, il y a toujours pire dans le monde des rapaces de l'ultralibéralie.
De même que les banques et autres organismes de prêts ont réalisé des opérations juteuses en octroyant des prêts immobiliers à des personnes qui ne pourraient, de toute évidence, pas rembourser, ce qui a conduit à la crise des subprimes, voilà qu'ils récidivent éhontément avec les prêts étudiants, qui mènent tout droit une grande partie des emprunteurs à la servitude pour dettes.
Mais voyons ce qu'en dit Stephen Lendman dans l'article (traduit en partie) "Permanent Debt Bondage from America s Student Loan Racket", publié dans Dissident Voice, le 6 janvier 2011
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