Des bassines et du zèle.

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mercredi 18 août 2010

Sans références culturelles, le peuple US se laissse envoûter par les illusionnistes d'un univers factice de strass et de paillettes

Dans cet article, "Pimps, Whores, and the Glitterati Who Game the Global Empire", paru dans Dissident Voice, le 10 août 2010, Gary Corseri explique, entre autres, que le peuple des Etats-Unis a été dépouillé de toute culture historique collective, comme les grandes luttes sociales, et qu'il n'a plus qu'une notion mythique du passé.

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samedi 29 mai 2010

Mort programmée du système éducatif public aux Etats-Unis: le processus est désormais bien engagé.

La majorité des états aux US sont "en faillite" et, par conséquent, ce sont tous les services publics et leurs salariés qui pâtissent des réductions budgétaires drastiques.
Dans le collimateur actuellement: les services publics d'éducation.
Des milliers d'écoles publiques non "performantes" ont été fermées (ou vont l'être à brève échéance) et leur personnel licencié ou en passe de l'être.
Et, évidemment, ces écoles "non performantes" sont situées dans les ghettos et autres quartiers pauvres. Les "charter schools" (appelées "écoles du choix", c'est dire le cynisme) absorbent les meilleurs élèves et les autres n'ont qu'une alternative: soit abandonner l'école, soit s'entasser dans les classes des écoles publiques restantes, qui, en conséquence, deviennent encore plus sinistrées, cela d'autant plus que le financement de ces écoles repose sur les résultats aux tests des élèves.
Et la "réforme" de l'éducation d'Obama ne fait qu'accélérer le processus déjà entamé par Bush: livrer les services marchands du secteur de l'Education aux prédateurs du secteur privé.
L'égalité des chances, l'éducation pour tous ne sont plus une priorité -même factice - pour les pouvoirs publics. C'est l'éducation de classe, la sélection par l'argent et la ségrégation sociale qui triomphent après une période un peu plus faste.
Les pauvres, eux, pourront toujours se trouver un job et un foyer d'accueil dans les prisons qui prolifèrent dans le pays.

Dans l'article qui suit: "Destroying Public Education in America: Part II", publié le 26 mai 2010, dans Dissident Voice, l'auteur, Stephen Lendman revient sur le démantèlement du service public d'éducation.

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jeudi 29 avril 2010

Offensive massive contre l'éducation publique aux Etats-Unis

C'est Obama en personne qui avait donné le coup d'envoi: le 1ier mars, il saluait publiquement le licenciement de tout le personnel de Central Falls High School à Rhode Island, déclarant que si les écoles étaient incapables d'améliorer leurs performances, il en allait de la responsabilité des équipes pédagogiques.
Il seyait donc de changer les chevaux, voire de carrément fermer les écuries.
Depuis, dans tout le pays, les préavis de licenciement du personnel éducatif tombent comme à Gravelotte.

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mardi 16 mars 2010

Etats-Unis: les anti-avortement reviennent constamment à la charge

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Les militants pro-life aux Etats-Unis n'ont de cesse de remettre en cause les acquis des femmes en matière de contraception et d'interruption de grossesse.
L’arrêt Roe v. Wade rendu par la Cour suprême des États-Unis en 1973 reconnaît l'avortement comme un droit constitutionnel. Mais depuis lors, les ligues de vertu et autres bigots et bigotes n'ont eu de cesse de restreindre ou d'empêcher son application, voire de faire interdire définitivement la pratique de l'IVG.
Par des lois restrictives au sein des états, par l'intimidation et la pression constante qu'ils exercent à l'encontre des centres d"'IVG, contre les praticiens et tout le personnel et contre les femmes qui s'y rendent, voire par l'assassinat de ces praticiens ou de leur entourage professionnel.
Et c'est ainsi que beaucoup de cliniques sont contraintes de fermer et que nombre de régions n'offrent donc plus la possibilité de se faire avorter, ce qui revient, de fait, pour de nombreuses femmes, à une interdiction pure et simple.
Il en va de même pour la contraception, où les apothicaires peuvent jouer de leur clause de conscience pour refuser l'accès aux moyens de contraception ou à la pilule abortive RU 486, appelée communément "pilule du lendemain", et pour priver les femmes de conseils et d'information que ce soit en matière de contraception ou d'interruption de grossesse.
Si on ajoute à cela l'interdiction de dispenser des cours d'éducation sexuelle dans les écoles, on s'imagine sans peine que bien des femmes sont mal préparées à se protéger contre les grossesses non désirées – ou contre les MST.
Dans l'article qui suit, il s'agit d'une loi adoptée dans l'Utah (l'état dominé par les mormons) qui vise à criminaliser les femmes ayant fait pratiquer illégalement une interruption volontaire de grossesse.
Article original: "Utah Governor Signs Controversial Law Charging Women and Girls With Murder for Miscarriages", de Rose Aguilar, publié le 9 mars 2010, par Alternet.

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vendredi 12 mars 2010

La réforme scolaire d'Obama conduit tout droit au démantèlement de l'école publique

Dans un billet précédent , à la suite du licenciement en bloc de tout le personnel d'une école publique de Central Falls, à Rhode Island, j'analysais les motivations probables derrière cette manœuvre spectaculaire. L'article qui suit confirme bien les noirs desseins que poursuit la clique Obama sur la lancée de la camarilla Bush, toutes deux aux ordres de Big Business.
En apprenant la nouvelle de ces licenciements, Obama avait applaudi à cette sentence, souhaitant que d'autres initiatives similaires suivent.
Une attaque frontale d'un président démocrate contre les services publics d'éducation et, plus particulièrement contre des syndicats qui se sont démenés pour le faire élire, espérant un réel "changement" de société après la politique dévastatrice de Bush.
Que nenni, Obama et Bush roulent bien ensemble pour les intérêts privés et contre l'intérêt de la population.

Explication-confirmation ici (texte original)

Article: The Bad Teacher Ruse/ The Fight to Save Public Education, de Shamus Cooke, publié le 8 mars 2010 dans Counter Punch

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dimanche 7 mars 2010

Le pays où on jette à la rue tout le personnel d'un lycée pour "incompétence" et où les banksters ont encore bien des sous à se faire

C'est tout chaud, ça vient de sortir. Si des milliards ont été donnés aux banksters incompétents et rapaces, qu'ils se répartissent joyeusement sous forme de bonus, et si bien d'autres milliards arrivent comme des tsunamis pour aller terroriser et massacrer les populations étrangères, les miettes accordées à l'éducation aux Etats-Unis doivent produire des équipes pédagogiques "performantes", sinon: dehors!
Voici, venue de notre modèle de démocratie à tous, la dernière trouvaille du clan Obama: se réjouir du licenciement massif de tout le personnel d'un lycée en zone déprimée pour performances piteuses aux tests prescrits par des technocrates de l'éducation, avides de formater la chair à canon et à patrons.
Les élèves sont en grande difficulté? C'est la faute des profs. Evidemment. De qui d'autre?
C'est loin, l'Amérique?
Tais–toi et nage.
On y est presque.

Article de Michael Whitney, publié le 3 mars 2010 dans Work in Progress
Titre original: Obama Applauds Mass Firing of Teachers, Just Like When He Applauded the Mass Firing of Banksters. Oh wait.

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vendredi 17 avril 2009

Cachez moi cette jeunesse que je ne saurais voir

Sociétés de vieux atrabilaires

Pas besoin d'avoir atteint un âge canonique. C'est la société toute entière qui les méprise, qui les trouve trop comme ci ou pas assez comme ça, et qui se fait peur.
Mais qui donc? Eh bien, les jeunes, les enfants, les ados, les pré-adultes.
On a les siens (sa progéniture) qui sont presque parfaits, évidemment, et puis, il y a cette masse informe, diffuse, bruyante, indifférente, inculte, menaçante, que sais-je encore.
Alors, soit on les ignore, soit on les regarde de travers, soit on change de trottoir. Soit on les empêche de se réunir. Nulle part où se poser. Nulle part où c'est gratuit, s'entend.
Bas d'immeubles, centre commerciaux ou places publiques (vous avez remarqué qu'il n'y a plus de bancs? Soi-disant parce que les SDF s'y allongent, mais, de fait, c'est toute la société qu'on exclut; tout ce qui n'est pas marchand n'a plus droit de cité. Circulez, y a rien à voir!).
L'Ecole, l'université, pareil: seuls ceux qui rentrent dans le moule prédéfini s'en sortiront. Les autres, eh bien, les autres, ils n'avaient qu'à faire les efforts. On n'a pas arrêté de leur dire.
Et c'est ce qui s'est passé en Grande Bretagne où le système scolaire et universitaire impose tests et performances qui vont inscrire les divers établissements à un tableau de classement où ils sont en concurrence féroce. Et la jeunesse, dans tout ça?
La quoi?

Tanya Byron, qui signe cet article tiré du Guardian est présidente de l'université d'Edge Hill. Elle est également psychologue spécialiste de l'enfance et de l'adolescence.

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mardi 7 avril 2009

Tu la vois, ton université?

C'est ce à quoi ils veulent en arriver en France: appauvrissement intellectuel, réflexion et analyse limitées dans le cursus universitaire, extinction des "humanités" au profit de la formation à vocation professionnelle sous prétexte de débouchés dans la vie active, formatage des cerveaux, Recherche livrée pieds et poings liés aux fonds privés qui permettra d'orienter les travaux et leurs résultats, suppression de tous les garde-fous démocratiques et règne sans partage du complexe militaro-industriel avec l'aval des universitaires du pays. Tu n'y crois toujours pas? Tu y croiras sans doute le jour où on ne pourra plus rien y faire. Ni pour l'école, ni pour l'université. Comme aux Etats-Unis.
Ou quand toute contestation finira dans le sang.
Comme partout où le capitalisme montre les dents après avoir orchestré avec arrogance et mépris le pillage des richesses mondiales.
Il n'est plus temps de se laisser bercer par les discours officiels, ni de regarder passer le train des "réformes"!

Voici un article sur le système universitaire aux Etats-Unis.
A peine un coin du voile.

"Higher Education Gone Wrong: Universities Are Turning into Corporate Drone Factories"

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jeudi 11 septembre 2008

Le travail est précaire, pourquoi l'instruction ne le serait-elle pas?

La ministre française de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a signé lundi une convention instaurant un nouveau prêt étudiant. Dès la mi-septembre, les étudiants de nationalité française ou possédant la nationalité d'un pays membre de l'Union européenne, âgés de moins de 28 ans, pourront emprunter auprès du groupe Banque populaire et de Cetelem jusqu'à 15 000 euros.

Le nouveau prêt a pour objectif d'élargir l'accès au crédit pour les étudiants et il s'agit d'un prêt sans condition de ressources, sans caution, et à remboursement différé.
Mais, il est limité à un montant maximal de 15 000 euros par étudiant pour toute la durée des études, révèle le communiqué, en ajoutant qu'en cas de défaillance de l'étudiant, 70% de la garantie sera prise en charge par l'Etat et 30% par les banques.

En voilà une idée qu'elle est bonne!

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