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Des locaux d'entretien, la climatisation et des fontaines d'eau : les armes actuelles contre l'avortement

par Tara Culp-Ressler

Le dernier centre d'IVG du Mississippi s'est battu pour rester ouvert après la promulgation d'une loi implacable dirigée exclusivement contre ces établissements.
Au Texas, toute une série de mesures controversées destinées à limiter l'accès à l'avortement ont été définitivement votées, samedi dernier, par les parlementaires.
Ces restrictions, qui seront probablement paraphées cette semaine par le gouverneur Rick Perry (R), vont transformer la configuration de la santé reproductive dans l'état du Texas en forçant la grande majorité des centres d'IVG à fermer leurs portes.
Et, donc, pourquoi, au juste, les centres d’IVG sont-ils contraints de fermer au Texas, ainsi que dans un nombre croissant d'autres états qui cherchent à faire voter des mesures similaires?
Ce n'est certainement pas parce qu'ils font des interventions risquées et qu'il leur faut changer radicalement leur façon de procéder.
En fait, le département de la santé du Texas confirme que les cliniques qui fonctionnent activement dans l'état neprésentent absolument aucun risque pour les patientes. En général, c'est parce que, en fait, les centres d'IVG n'ont pas les moyens de réaliser les rénovations onéreuses et inutiles imposées par les lois de l'état.
Et c'est exactement là où ils veulent en venir, puisque ces mesures adoptées au niveau des états sont précisément conçues pour que les CIVG soient contraints par la loi de fermer définitivement.
Ce genre d'attaque indirecte contre l'accès à la médecine reproductive est appelée par les pro-choix: TRAP - Targeted Regulation of Abortion Providers ("PIEGE" - Réglementation Exclusivement Destinée aux Centres IVG) – et c'est une stratégie de plus en plus populaire parmi les anti-IVG.
Voici juste quelques exemples des rénovations coûteuses auxquelles doivent se livrer les centres pour être en conformité avec les lois TRAP qui les forcent à fermer définitivement.

Une nouvelle climatisation

Le procès très médiatisé de Kermit Gosnell, un médecin accusé de meurtre qui pratiquait des avortements illégaux dans la région de Philadelphie et escroquait les femmes à faibles revenus, avait incité les militants anti-avortement à exiger des règlementations plus strictes pour des centres agréés qui déjà fonctionnaient dans les règles.
La Pennsylvanie votait une loi TRAP, et les CIVG de l'état commençaient à fermer leurs portes.
Une des cliniques du Planning avait pu rester ouverte, mais seulement après avoir dépensé un demi-million de dollars pour des travaux afin de mettre deux de ses centres en conformité avec la loi – comme l'installation de lavabos mains libres, le remplacement du revêtement des sols et la rénovation du système de climatisation.

Des portes pare-feu

Quand l'Illinois a instauré une loi TRAP, en particulier en réaction au procès pour meurtre de Kermit Gosnell, les CIVG de l'état ont dû se lancer dans de coûteux travaux de rénovation.
Une clinique de Peoria a dû dépenser environ 10.000 dollars pour se mettre aux normes imposées par la loi. Sur ces 10.000 dollars, 4000 ont dû être utilisés pour remplacer les deux portes en bois de deux réserves par des portes pare-feu.

Des locaux d'entretien plus spacieux

Le Kansas s'est démené pour faire fermer des CIVG en 2011, et l'état a fait voter en quatrième vitesse des réglementations strictes en ne laissant aux cliniques que quelques semaines à peine pour se conformer aux nouvelles normes.
Une des cliniques fermait juste après cela, incapable de satisfaire les exigences draconiennes de la loi – qui imposait, entre autres, que la température de chaque salle où pouvait avoir lieu un avortement soit maintenue en permanence entre 20 et 23°, que ces salles soient d'une superficie d'au moins 150 m2 et possède son propre local d'entretien de 50 m2 minimum.

Un système de ventilation modernisé

La loi TRAP de Virginie a été appliquée en 2011, et depuis, les cliniques se battent contre elle. Mais certaines n'ont pas pu faire autrement que de fermer. En avril, un établissement de soins de santé qui avait ouvert ses portes 40 ans auparavant, juste après la légalisation de l'avortement par le gouvernement fédéral (arrêté Roe v. Wade) annonçait qu'il lui fallait fermer. Il était impossible à la clinique de trouver les 500.000 dollars nécessaires pour réaliser les travaux de rénovation (parmi lesquels: la modernisation de son système d'aération et l'installation de thermostats) imposés par la nouvelle législation.

Des couloirs plus larges

Le mois dernier, la clinique la plus fréquentée de l'état était également contrainte de fermer ses portes parce qu'elle ne pouvait pas payer les travaux de rénovation onéreux imposés à son établissement.
La clinique de Fairfax était tenue d'élargir les couloirs et les encadrements des portes pour que les brancards d'hôpitaux puissent circuler. Il lui fallait également agrandir sa salle d'attente et son parking. Les responsables de la clinique ont bien cherché à déménager dans d'autres locaux, mais même cela s'est encore avéré, en fin de compte, bien trop cher pour obéir aux critères imposés par les nouvelles restrictions sur l'accès à l'avortement décidées également par la municipalité de Fairfax.

Des fontaines d'eau

Fin avril, l'Indiana imposait des restrictions drastiques aux cliniques d'IVG, qui visaient tout particulièrement une clinique du Planning de l'état. (NB: le gouverneur, Mike Pence, est membre du Tea Party, ce qui donne une indication sans équivoque sur son QI, NDT).
En vertu de la nouvelle loi TRAP, toutes les cliniques qui prescrivent la pilule abortive devront se conformer aux mêmes normes que les services de chirurgie, même si les avortements médicamenteux du premier trimestre de la grossesse ne sont pas des interventions chirurgicales.
Pour respecter ces nouvelles normes, il faudrait que la clinique du Planning installe des toilettes et une fontaine d'eau potable dans la salle d'attente, en plus d'agrandir les couloirs et les salles d'examens médicaux.
Outre le fait d'exiger des rénovations coûteuses, les lois TRAP peuvent prendre une autre forme. Elles imposent souvent à ceux qui pratiquent des avortements d'avoir des licences inutiles, exigeant qu'ils aient conclu un accord avec les hôpitaux locaux, alors même que d'importantes corporations de médecins disent que cette exigence n'est pas la garantie que les avortements présenteront moins de risques.
Et les centres d'IVG ont déjà tellement peu de problèmes sanitaires qu'ils n'ont pas besoin de se plier aux normes imposées par les républicains qui prétendent vouloir "réduire les risques".
D'autre part, les hôpitaux n'ont, en général, des conventions qu'avec les cliniques qui leur envoient des patients régulièrement – et, donc, dans la mesure où les femmes se retrouvent si rarement aux urgences des hôpitaux à la suite d'un avortement, ceux-ci refusent souvent de signer des accords avec les médecins spécialisés dans les avortements.
Les lois TRAP ont, dans quatre états au moins, été bloquées par des juges fédéraux qui ont décrété que les mesures destinées à limiter l'accès des femmes à l'avortement dépassaient les bornes.

Chapitres complémentaires

Les risques que comporte un avortement

Alors que les républicains prétendent qu'ils votent ces lois parce qu'ils se préoccupent de la santé et de la sécurité des femmes dans les CIVG, les chiffres sont là pour les démentir.
Ainsi, au Texas, il y a eu, en 2011, 72.470 interruptions de grossesse.
Parmi ces interventions, 22% ont été pratiquées dans des établissements qui ont le titre officiel de Centres de Chirurgie Ambulatoire (c'est-à-dire qu'ils ne sont pas concernés par les nouvelles normes), mais l'immense majorité d'entre elles – 77 % - ont été pratiquées dans des CIVG, qui ne sont pas considérés actuellement comme des cliniques chirurgicales (et ce sont ceux-là qui sont appelés à disparaitre avec la loi votée au Texas).
Donc, ¾ des avortements sont pratiqués dans des cliniques qui ne sont pas conformes aux normes établies par les républicains. Or, d'après les chiffres du département de la santé, rien n'indique qu'elles présentent, de ce fait, davantage de risques.
En 2011, il n'y a eu aucun décès dû à des complications à la suite d'un avortement.
Il n'y en a eu aucun en 2010 et aucun en 2009, non plus. En fait, il n'y a eu au Texas que cinq décès des suites d'un avortement depuis 2002.
Si l'on considère le nombre d'avortements pratiqués entre 2002 et 2011, on arrive à un taux de mortalité de 0,0000801%, pas exactement ce qu'on pourrait qualifier de catastrophe pour la santé des femmes.
En revanche, 116 femmes sont décédées, en 2011 seulement, à la suite de complications pendant leur grossesse.
D'autre part, les professionnels de santé soulignent que les républicains prétendent vouloir imposer aux CIVG les mêmes fréquences d'inspections que celles des centres chirurgicaux agréés pour améliorer la qualité des services.
Or, il s'avère qu'actuellement les CIVG reçoivent la visite d'un inspecteur tous les ans, alors que les seconds ne voient un inspecteur que … tous les trois à six ans.
C'est dire si les républicains sont des gens sérieux.
Il existe, toutefois, un problème en ce qui concerne l'avortement au Texas à l'heure actuelle.
Après les sévères restrictions sur l'accès à l'avortement qui ont été imposées par les élus il y a quelques années (comme par ex, l'obligation inutile faite aux femmes qui veulent avorter de subir préalablement une échographie et d'attendre 24h avant une intervention) le nombre de femmes qui se rendent dans les CIVG a baissé.
Les femmes du Texas, en particulier celles qui ont des faibles revenus, et qui ont du mal à se retrouver dans tous les méandres des diverses réglementations, sont contraintes d'avoir recours à des solutions hasardeuses et risquées.
Ainsi, de nombreuses femmes se rendent actuellement à la frontière mexicaine pour acheter des plantes abortives au marché noir pour mettre fin à leur grossesse.
Notons également que le délai de 24h entre l'échographie et l'intervention (qui doivent obligatoirement être faites par le même médecin, question de compliquer un peu) est également un frein pour les femmes qui n'ont pas beaucoup de moyens.
En effet, les centres où se pratiquent les avortements peuvent être très éloignés de chez elles et elles sont donc contraintes de payer deux fois le voyage aller-retour ou de passer une nuit à l'hôtel.
Une situation qui ne pourra que s'aggraver si tous ces centres ferment, parce que cela découragera toutes les femmes qui ne peuvent pas faire face à de tels frais.
Il est clair, donc, que toutes ces mesures progressives n'ont rien à voir avec ce que prétendent éhontément les élus républicains : se soucier de la santé des femmes. Toutes les mesures sont faites pour leur rendre l'avortement quasiment inaccessible ou dangereux.
D'autre part, il n'est pas dit qu'elles puissent être accueillies dans les centres restants, qui seront très sollicités sans doute.
Et tout cela, ce n'est même pas pour économiser l'argent public (ce qui n'est d'ailleurs pas la vocation, bien au contraire, des régimes capitalistes), mais par pure mesquinerie et par idéologie malsaine.
Car, on le comprend, ces mesures visent, non seulement à interdire l'accès à l'avortement à une grande majorité de femmes mais également à sanctionner et humilier la population la plus vulnérable (avec leurs enfants): les femmes pauvres.
Les conseiller-es des associations, souvent confessionnelles, qui rencontrent les femmes avant l'avortement pour soi-disant leur expliquer ce à quoi elles doivent s'attendre, expliquent, entre autres menaces de cancers, que l'avortement est toujours un traumatisme.
Un traumatisme sans doute pour celles qui doivent passer par toutes ces étapes humiliantes, mais si les femmes n'étaient pas culpabilisées sciemment, un avortement, se résumerait à ça: IVG – je vais bien, merci .

Les CIVG cibles des mouvements anti-avortement

Les élus ne sont pas les seuls à s'acharner contre les femmes qui veulent avorter. Ils sont soutenus par des fanatiques de la droite religieuse qui n'ont jamais baissé les armes depuis le début et qui sont très actifs.
Leur objectif: en arriver à l'interdiction totale de l'IVG sur tout le territoire. Ces "petites victoires" ne sont qu'une étape vers leur triomphe final.
Les centres d'IVG sont, ainsi, la cible constante des groupes anti-IVG, qui stationnent en permanence devant les cliniques, transformées en bunkers, et harcèlent les femmes qui s'y rendent, ainsi que le personnel.
Les menaces vont jusqu'à empiéter sur la vie privée des soignants: envois de mails, coups de téléphone haineux, blocage des lignes, menaces contre leurs familles, menaces physiques, intrusions dans les locaux, obstructions des entrées et des passages, etc.
Plusieurs membres des personnels des CIVG ont été tués depuis la loi fédérale. Entre autres, en 1998, il y avait déjà eu six meurtres et en 2009, le Dr. George Tiller était assassiné.
Et, donc, les centres sont ultra-sécurisés (ce qui leur occasionne déjà beaucoup de frais). Ils sont contraints d'installer des détecteurs de mouvements, de filtrer les mails et le courrier et d'être vigilants avec les protestataires menaçants.
Ils ont également été formés à se méfier des dangers éventuels: paquets suspects, sacs abandonnés, trous minuscules dans les murs où on pourrait injecter de l'acide butyrique à l'odeur nauséabonde. Ils ont aussi dû se protéger des incendies criminels et du vandalisme (la colle dans les serrures, les graffiti haineux, etc.).
On le voit, ce n'est pas une sinécure que de consacrer sa vie à pratiquer des avortements et à offrir aux femmes les meilleurs services de médecine reproductive auxquels elles ont pourtant droit.
La réputation de violence attachée aux CIVG décourage les vocations, d'une part, et, d'autre part, certains finissent par craquer - ce qui a réduit le nombre de praticiens, qui est passé de 2042 en 1996 à 1.793 aujourd'hui, et qui a eu pour conséquence, évidemment, de limiter encore l'accès à l'IVG.
Mais ceux et celles qui restent sont mu-e-s par une force extraordinaire. Par leur propre force et par celle de leur entourage.
Car, à côté de cela, comme dans toute association militante menacée, il y a des hommes et des femmes qui font un travail remarquable. Et tout le monde se serre les coudes.
Tout le personnel de santé, d'abord, est très impliqué et ensuite, il y a ces apparents petits riens quotidiens, ces gens qui viennent donner un coup de main bénévole, par conviction et par solidarité.
Ainsi, certain-e-s de ces militant-e-s donnent de leur temps pour aller devant les cliniques assiégées afin d'accompagner les patientes (harcelées, insultées, criminalisées) jusqu'à l'intérieur des locaux dans les meilleures conditions possible.

On les appelle les "clinic escorts".

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Leur tâche n'est pas de tout repos. Il faut venir de bonne heure, rester devant le Centre pendant des heures, savoir aider efficacement les femmes qui viennent à la clinique et être capable de maîtriser le harcèlement verbal et physique que font subir les activistes anti-IVG à toutes les personnes qui s'y rendent.
En général, les escorts sont des femmes, des militantes pro-choix.
Les hommes sont plutôt les médecins qui pratiquent les IVG, les compagnons de celles qui viennent consulter, ou des manifestants anti-avortement (où ils sont majoritaires, de quoi je me mêle!).
Toutefois, parmi les escorts, il y a des hommes cis ("cisgenre": dont le genre coïncide avec le genre anatomique – antonyme : "transgenre").

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Certains d'entre eux racontent leur expérience dans cet article (ang)
La présence d'hommes cis parmi les escorts apporte une dynamique différente et montre aux autres que la lutte pour la médecine reproductive, c'est également l'affaire des hommes.
Leur rôle consiste, comme pour les autres, mais plus particulièrement pour eux (moins enclins, de par leur statut dans la société patriarcale, à baisser la tête et ignorer les attaques) à savoir calmer le jeu et à ne pas répondre aux provocations et aux insultes et à protéger les patientes.
Ces hommes, qui sont partie prenante du processus de défense des droits reproductifs des femmes tout en n'étant pas directement concernés, expliquent que leur expérience les a enrichis, qu'ils ont trouvé une communauté dans laquelle ils se sentent bien et où tout le monde se comprend.

Quand on y pense, il suffirait que cela soit étendu au reste du monde pour qu'on vive tous dans un monde meilleur et solidaire, finalement.

Dernier chapitre de ce billet:

En savoir plus sur les attaques contre la santé des femmes au Texas

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Ces sept personnes approuvent les échographies obligatoires pour les femmes qui veulent avorter.
Cherchez l'erreur.

Cet article : This Is What Happens When You Defund Planned Parenthood (Voici ce qui arrive quand on supprime les subventions du Planning) explique que des dizaines de cliniques ont déjà fermé leurs portes au Texas, ce qui a eu pour conséquence d'empêcher près de 200.000 femmes d'avoir accès à des soins de santé abordables.

Ces deux dernières années, les parlementaires Texans ont réduit drastiquement les subventions destinées à la planification familiale et ont négligé d'utiliser les 30 millions de dollars annuels alloués par le gouvernement fédéral à Medicaid, en grande partie dans le but d'écarter le Planning des services de médecine reproductive de l'état.
La semaine dernière, des centaines de manifestant-e-s se sont rassemblé-e-s devant les marches du Capitole du Texas à Austin pour protester contre les conséquences dramatiques sur la santé publique de cette politique: les études indiquent que près de 200.000 femmes au Texas, en particulier dans les régions rurales pauvres, ont perdu ou risquent de perdre l'accès à la contraception, aux tests de dépistage contre le cancer et aux soins préventifs de base.
(…) Au Texas, où,en 2011, la moitié des naissances n'étaient pas planifiées, et où une femme sur trois en âge d'avoir des enfants n'a pas d'assurance médicale, cette situation ne peut que s'aggraver … (lire la suite en anglais).

Voir également :
Texas’ Latest Anti-Abortion Law Isn’t The First Time Rick Perry Has Tried To Shut Down Clinics (ce n'est pas la première fois que Perry tente de fermer les CIVG).

et aussi:

Texas Legislators File Radical ‘Fetal Heartbeat’ Bill To Ban Abortion After Just Six Weeks
Le jour même où le gouverneur approuvait la loi controversée, trois élus républicains du Texas déposaient un projet de loi interdisant l'avortement dès les premiers battements du cœur de l'embryon, ce qui se produit au bout de la sixième semaine de grossesse, et qui impose obligatoirement une échographie transvaginale, et alors que la plupart des femmes ne savent même pas encore qu'elles sont enceintes.
Cette mesure empêcherait, ainsi, des milliers de femmes d'interrompre leur grossesse et, par voie de conséquence, les criminaliserait.
Mais il reste une dernière option à ces tarés: définir que l'être humain commence à la conception, et c'est tant mieux si elles ne se souviennent pas.
Pas de souci, ils vont y penser, parce qu'ils ne pensent qu'à ça.
Comme ils n'oublient pas de réduire constamment les aides aux populations pauvres, comme diminuer ou supprimer les bons d'achat de nourriture, ou les priver du reste de leurs droits essentiels.
Salauds de pauvres. S'ils étaient riches, ils n'auraient pas tous ces problèmes.

Et puis encore:

Une lueur d'espoir dans ce monde de noirceur

Les femmes qui voudront avorter auront peut-être comme auparavant recours au système D et à la clandestinité, mais la riposte s'organise, grâce à la solidarité internationale et à la détermination des associations de défense de la santé reproductive de ne pas laisser le terrain aux fanatiques.

Ces restrictions sur l'accès à l'avortement pourraient inciter les femmes à l'automédication et à recourir aux avortements clandestins, avec ce que cela comporte de risques.
On n'est pas loin du retour à la tringle.
Sauf que pour les plus chanceuses (information accessibilité, etc.), les organisations militantes pro-choix s'organisent:
Ainsi, une de ces associations "Women on waves" (fr) pour naviguer vers les pays où l’avortement est illégal, et qui restera dans les eaux internationales.
D'autre part, il existe également d'autres sites sur le web qui fournissent les pilules abortives et les informations nécessaires.
L'avortement redeviendra, comme naguère, une affaire de solidarité entre femmes (et hommes, bien plus couramment aujourd'hui).
Mais cette fois-ci, espérons qu'il se fera dans des conditions optimum et laissera aux obscurantistes la seule initiative possible: faire des moulinets avec les bras.
Voir [l'article en anglais |http://www.alternet.org/new-texas-anti-abortion-law-could-create-spike-underground-medicinal-abortion?akid=10714.105838.x86c_0&rd=1&src=newsletter871529&t=9].

Et, enfin, pour conclure ce dossier:
En 2012, 300 projets de lois ont été présentés dans divers états et destinés à réduire l'accès à la santé reproductive (en anglais)

Quand on vous dit qu'ils s'acharnent …

à suivre