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Quelle connerie, le terrorisme.

Deux Britanniques d'origine nigériane ont fichu une sacrée trouille à l'ancien grand empire colonial en décapitant partiellement un soldat à Londres. Pourtant, les Britanniques et les autres responsables politiques occidentaux ont bien plus de sang sur les mains que ces jeunes Africains.
Cet assassinat n'était pas plus abominable que ceux commis par l'armée des Etats-Unis ou des autres pays-membres de l'OTAN".

Qui sème le vent récolte la tempête à Woolwich

"Tout comme lors des récents attentats lors du marathon de Boston, les suspects avaient eu de nombreux contacts avec les services secrets de leur pays".

Si le terrorisme, c'est l'assassinat gratuit d'innocents, alors, il y a de nombreux terroristes dans le monde. La plupart de ces terroristes ne sont pas des membres d'Al-Qaeda, d'al-Shabaab ou d'autres organisations que citent ad nauseam les médias institutionnels. Ce ne sont pas non plus les "produits du cru", les "loups solitaires" ou les “free lances", qu'ils pointent souvent du doigt.
Ce sont plutôt des gens respectés par ailleurs, des présidents, des premiers ministres et des secrétaires qui servent les gouvernements dans les pays dits civilisés. Les assassinats et les mutilations dont ils sont responsables sont passés sous silence, connus seulement de ceux qui survivent à leurs actes d'agression.
Il est important de ne pas oublier ces faits après l'assassinat d'un soldat britannique près de sa caserne à Woolwich, Londres. Lee Rigby était d'abord écrasé par une voiture, puis tué à coups de hachoir de boucherie par deux hommes qui avouaient aussitôt avoir commis le crime. Michael Adebolajo et Michael Adebowale, couverts de sang et armés de couteaux et de hachoirs, s'adressaient ensuite calmement à des témoins qui les filmaient,
Les cris d'indignation se sont propagés au Royaume Uni et aux Etats-Unis, où cet acte était qualifié de dépravé, écœurant, sauvage, abominable, etc. Ces adjectifs sont en effet tout à fait appropriés mais ce meurtre n'était pas plus abominable que ceux commis par l'armée des Etats-Unis et des pays-membres de l'OTAN.
Lee Rigby a été décapité à Woolwich, mais les bombes et les balles décapitent aussi. Des bébés à Fallouja sont nés sans tête à cause des effets durables de l'uranium appauvri.
A Gaza, les Israéliens terrorisent la population civile en toute impunité, ils tuent, des hommes, des femmes et des enfants, et parfois ils tuent des familles entières sans défense.

“le sommet du crâne avait été complètement sectionné et sa cervelle était répandue sur le sol".

Dans la vidéo désormais célèbre, "meurtre collatéral", diffusée par Wikileaks, on peut voir des militaires US passer en voiture sur le corps d'un Irakien qu'ils venaient d'abattre. Les soldats ont tué 8 personnes en tout, dont deux étaient des journalistes. Ils ont également abattu deux enfants et leur père.
L'ancien soldat américain Ethan McCord raconte ce qu'il a vu ce jour-là. "La tête d'un des hommes avait été tranchée, le sommet du crâne avait été complètement sectionné, sa cervelle était répandue sur le sol, et il y avait cette odeur, une odeur qui me hante encore quotidiennement. Je ne sais pas comment vous dire".
Rigby a failli subir le même sort que les hommes tués par les soldats US. Il ne méritait pas plus de subir un tel sort mais sa mort n'en est pas pire.
Non seulement il faut réaliser le terrorisme commis par les gouvernements qui se disent si scandalisés, mais il y a des questions cruciales sur les assassins eux-mêmes auxquelles il faut répondre. Tout comme pour les récents attentats de Boston, les suspects avaient eu de nombreux contacts avec les services secrets de leur pays.
Un des suspects de la tuerie de Woolwich, Michael Adebolajo, avait été arrêté au Kenya en 2010, soupçonné de faire partie des combattants d'al-Shabaab.
Il a raconté à sa famille et à ses amis qu'il avait été torturé par les forces de sécurité avant d'être renvoyé en Grande-Bretagne. Quand il est revenu chez lui, lui et sa famille étaient fréquemment contactés par le MI5 (Service de Renseignement britannique, NDT) qui voulait l'engager comme informateur.
Un des amis d'Adebolajo, Abu Nusaybah, était arrêté dans les studios de la BBC après avoir donné une interview pour raconter ce qu'avait connu son ami.
La famille d'Adebolajo explique qu'il était revenu complètement transformé et avait cherché à obtenir une aide juridique pour mettre un terme au harcèlement qu'il subissait.
On accorde bien trop de crédit aux MI5 et aux FBI du monde en croyant qu'ils élaborent des machinations. Or, parfois, il ne s'agit que d'opérations qui tournent mal. Apparemment les agents du MI5 ne sont pas plus compétents que leurs collègues américains, mais, comme eux, ils sont couverts par des gens puissants. Le monde n'entendra pas beaucoup parler, voire pas du tout, d'Adebolajo et du MI5.
Il y a des jeunes gens qui se rendent en Somalie pour aider à défendre le pays contre l'assaut de violence commis contre lui par les pays occidentaux. Les Etats-Unis se sont entendus secrètement avec l'Ethiopie pour envahir ce pays, ce qui les a conduits à tuer des milliers de personnes. Les membres d'Al-Shabaab sont peut-être traités de terroristes dans les capitales occidentales, mais ce n'est pas eux qui ont provoqué le bain de sang en Somalie. Ce sont les présidents et les premiers ministres respectés qui sont responsables de ces atrocités.
La violence n'engendre pas toujours la violence mais la violence commise par l'Etat est soutenue par les médias, et hélas, par des masses de gens non informés.
Il y a actuellement des manifestations en Grande-Bretagne, non pas contre la complicité du gouvernement dans la destruction de l'Irak ou de la Libye mais au sujet de Lee Rigby.
Les manifestations pour Rigby sont justifiées, mais celles pour les victimes du terrorisme d'état occidental aussi. Tant qu'existera l'injustice due à l'impunité, il y aura ce que nous appelons le terrorisme. Nous ne devons pas oublier que le terrorisme se manifeste sous toutes les formes, mais que le terrorisme le pire et celui à plus grande échelle, ce n'est pas celui commis par un quelconque "loup solitaire" mais par des responsables politiques élus.

La chronique "Freedom Rider" de Margaret Kimberley est publiée toutes les semaines dans BlackAgendaReport.com. Ses articles paraissent également sur le site

Note culturelle

Les Freedom Riders ("voyageurs pour la liberté") étaient les militants du mouvement des droits civiques aux États-Unis qui prenaient, dans les années 1960, les bus inter-états pour imposer l'application de la loi contre la ségrégation dans les transports, en particulier dans les États du Sud, où s'appliquaient encore illégalement les lois "Jim Crow" sur la ségrégation).

Parmi les commentaires de l'article ci-dessus, voici, en gros, celui de Nixakliel, London_Boston 'Terrorism'_Blow-Back, Coincidence or Conspiracy? qui soulève des questions intéressantes sur Boston et sur Woolwich.

C'est bizarre, cette attaque soi-disant "terroriste" à Londres où un soldat britannique blanc aurait été tué à coups de hachoir en plein jour par deux musulmans noirs.
Ceux-là sont alors restés sur les lieux du crime jusqu'à ce que les flics arrivent, 20 minutes plus tard (bien qu'ils aient été avertis que c'était un crime commis contre un militaire – donc à traiter de toute urgence).
Un délai qui laisse opportunément assez de temps pour passer à l'étape suivante: un des "terroristes"- un Noir avec un couteau à la main et qui dégouline de sang - s'approche d'un Blanc qui filme toute la scène avec son téléphone portable sur le trottoir d'en face – et alors, il débite un discours / coup de gueule politique, disant que c'est un acte de vengeance pour tous les musulmans victimes de l'impérialisme occidental.
Bon, je suis un Noir costaud et je vis dans un quartier chaud de Chicago, mais si je vois deux types (qu'ils soient noirs, café au lait, blancs ou autre) qui tuent un mec à coups de hachoir, et qui, ensuite, s'avancent vers moi, si j'ai un flingue, je vais le sortir vite fait pour être prêt à tirer, sinon, je me mets à courir à la vitesse d'Usain Bolt. Je ne vais pas rester là à filmer un type qui a un couteau à la main, qui dégouline de sang et qui râle sur je ne sais quoi! (je peux toujours apprendre ce qui s'est passé dans le journal ou à la télé le soir). A mon humble avis, cette histoire ne tient pas debout sauf si c'est une mise en scène.
Sans ce "discours" rageur opportunément filmé, cela aurait été plus difficile de faire monter la mayonnaise en disant que c'était un acte "terroriste" - on aurait plus vraisemblablement expliqué que c'étaient deux Noirs détraqués qui avaient tué au hachoir un pauvre blanc – pour on ne sait quelle raison – peut-être un crime raciste ordinaire.
Et donc, peut-être bien que le Blanc qui est resté filmer le discours de ce musulman noir n'était PAS un passant ‘innocent".
Car qu'est-ce qui pourrait paniquer et indigner davantage un Blanc que de voir deux gars, noirs et musulmans, qui assassinent sauvagement un militaire blanc en plein jour, et qui a la main couverte de sang? Un vrai film gore tout droit sorti d'Hollywood.
Pire encore, le MI5 avait demandé au suspect du meurtre, Michael Adebolajo, s'il voulait travailler pour eux à peine six mois avant cela. Adebolajo 28 ans, et l'autre suspect, Michael Adebowale, 22 ans, étaient connus des services du MI5 depuis 8 ans, selon les sources gouvernementales.
Cela rappelle les contacts du FBI avec les auteurs présumés des attentats de Boston et, avant cela, ceux du FBI avec Lee Harvey Oswald, ainsi que le recrutement de Ben Laden et des Moudjahidines afghans (les Taliban) contre l'Union Soviétique, etc.
Et, enfin, cette vidéo ressemble à un document destiné à servir de contre-exemple à la vidéo qui a fait le tour du web, où on voit les soi-disant "combattants de la liberté" de l'Armée Syrienne Libre (soutenue par la coalition US-RU-France-OTAN, soutenue par le Conseil de coopération du Golfe/ mais liée à Al-Qaeda) découper la poitrine d'un soldat syrien mort et manger son cœur.

Concernant les attentats de Boston, il y a également des trucs qui ne tiennent pas debout: par exemple, l'histoire des sacs à dos. Voir dans cet article (*Extraits du contenu de l'article voir plus bas).

Et il y a eu aussi "le meurtre d'Ibragim Todashev commis par le FBI : le témoin de Boston qui en savait trop?"
Le FBI et d'autres hauts responsables de la police ont révélé mercredi qu'Ibragim Todashev, l'immigré tchétchène de 27 ans qui a été abattu en Floride après des jours d'interrogatoire sur les attentats de Boston n'était pas armé.
Le meurtre de Todashev, et l'effondrement rapide de la version officielle du gouvernement – qu'il avait été tué après s'être jeté sur les policiers qui l'interrogeaient avec un couteau – jette la suspicion sur tout ce qui a été dit jusqu'à présent sur ces attentats.
L'annonce que Todashev n'était pas armé a été suivie d'une conférence de presse à Moscou, où le père de l'homme assassiné, Abdulbaki Todashev, avait présenté une série de photos du corps de son fils prises dans une morgue en Floride qui montraient qu'il avait reçu six balles dans la poitrine et une en pleine tête - comme pour une exécution.
"Peut-être mon fils avait-il des renseignements que la police ne voulait pas rendre publics. Peut-être voulaient-ils faire taire mon fils".
L'implication de la CIA à la fois pour encourager les forces islamistes extrémistes (comme Al-Qaeda et les Moudjahidines/ Taliban) contre l'ex-Union Soviétique et pour utiliser ces forces comme armée de procuration dans des pays comme la Libye et la Syrie est bien connue. Peut-être Tamerlan Tsarnaev avait-il d'une façon ou d'une autre noué des liens avec ces gens-là?
D'autre part, pratiquement tous les incidents les plus importants qui se sont produits sur le sol US depuis le 11/9 ont été orchestrés par le FBI par le biais d'agents provocateurs, qui fournissaient tout ce qui était nécessaire pour commettre un attentat avant d'arrêter leurs boucs-émissaires et annonçaient une nouvelle victoire de la "guerre contre le terrorisme". Était-ce une mise en scène de ce genre?

  • Extraits du contenu de l'article cité plus haut

Le FBI a déclaré que l'enquête était close, désormais, et que les choses étaient claires.
Et pourtant.

Enquête

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Une des cocottes retrouvées sur les lieux de l'attentat

D'après les conclusions de l'enquête, les deux frères transportaient dans leurs sacs à dos deux cocottes-minutes identiques de 6 litres de la marque canadienne Fagor.
Ces cocottes, dont les morceaux ont été retrouvés sur les lieux de l'attentat, étaient remplies, selon le FBI, de poudre noire (venant de diverses pièces pyrotechniques), ainsi que des clous et des grains de chevrotine.
Alors, nous avons fait l'expérience de remplir une cocotte Fagor avec le poids total que représentaient entre 4 et 5 litres de poudre noire, peut-être 2 litres de clous, et un demi litre de grains de chevrotine pour voir ce que ça donnerait dans un sac d'écolier de base tels ceux que les deux hommes portaient.
Mais d'abord, le problème, c'était de trouver la cocotte: en regardant sur Internet, on a trouvé un distributeur de la marque. Mais quand nous y sommes allés, il n'y avait pas de cocotte-minute dans les rayons. La responsable du rayon a répondu qu'ils n'en avaient pas. Qu'ils avaient cessé d'en vendre après les attentats.
Et voilà! Les armes à feu - même l'arme qui a été utilisée lors de l'incident – sont toujours en vente, même après le massacre de l'école de Newtown, mais quand quelqu'un fabrique une bombe artisanale avec du matériel de cuisine ordinaire, on retire celui-ci des rayons (qu'est-ce qu'ils vont nous inventer encore? Exiger une licence pour pouvoir acheter du matériel pour les conserves?).
Par chance, nous avons trouvé plusieurs cocottes Fagor de 6 l dans un magasin voisin. Elles étaient en solde. Nous en avons acheté une.
Après avoir calculé qu'un litre de poudre noire pèse, grosso modo, 1 kilo, et qu'un sac de petits clous pèse 1k,1/2 le litre et après avoir pesé la cocotte elle-même, nous avons conclu que l'ensemble du matériel (la cocotte remplie complètement de 4/5 l de poudre, 2 litres de clous et de billes d'acier, une pile et un détonateur) pèserait environ 15 k. et donc, nous avons rempli la cocotte, refermé le couvercle et avons tenté de la porter dans deux sacs à dos du même genre que ceux qu'avaient les deux frères.
Les résultats sont édifiants.

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Si on compare les deux premiers lots de photos, une qui montre la photo de Dzhokhar Tsarnaev et l'autre un "modèle" qui porte un sac similaire rempli de la cocotte pleine, les deux sacs étant portés sur l'épaule droite avec une seule bretelle, on constate qu'il y a une nette différence. Il y a des plis de tension sur le blouson du modèle à droite, à cause du poids de 15 kilos qui tire le sac vers le bas, mais le blouson de Dzhokhar est complètement lisse sous la bandoulière.
Il est clair que son sac est très léger sur son épaule (ce qui explique, sans doute, la raison pour laquelle il n'utilise pas les deux bretelles).
De même, le poids de la cocotte qui tire le sac du modèle vers le bas et vers l'extérieur forme sur le sac une pente descendante et de nombreuses lignes de tension verticales. Celui de Dzhokhar est au contraire tout plat en haut, ce qui montre qu'il ne subit pas de force vers le bas. Et que donc, il ne porte pas un cylindre de 15, voire 10 k.

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Même constat ici, pour l'autre frère Tsarnaev

D'autres questions se posent:
La couleur du sac à dos déchiqueté sur la photo du FBI ne semble correspondre à aucun des sacs des frères.
(etc.).
Et, donc, si les cocottes-minutes bourrées d'explosifs n'étaient pas dans ces sacs, qui a déposé les bombes?

Note perso

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Le suspect, une arme à la main, discute avec une passante après le meurtre avant l'arrivée de la police. Est-ce bien raisonnable?

En ce qui concerne le meurtre de Woolwich, non seulement un passant a filmé le meurtrier, mais une femme blanche a discuté avec l'un d'eux, alors qu'il tenait un pistolet à la main. Dans cet article, elle explique qu'elle est descendue du bus, croyant à un accident et voulant offrir ses services, et qu'elle a ensuite discuté avec le meurtrier couvert de sang parce que, dit-elle, elle voyait bien qu'il n'était ni drogué, ni soûl, et qu'il avait besoin de parler!
D'autre part, les photos montrent que, malgré la violence de ce qui s'était passé, malgré le fait que les deux types étaient armés, les badauds restaient là à contempler la scène. Qu'est-ce que c'est que ce cirque?
Les Anglais seraient-ils moins pétochards que ces poltrons de Bostoniens, qui sont restés une journée entière calfeutrés chez eux, le temps que toute la police disponible sur le territoire USaméricain retrouve un gamin de 19 ans sans arme et dégoulinant de son propre sang?

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Manifestation du groupe d'extrême-droite English Defence League
Depuis le meurtre de Woolwich, 200 actes islamophobes étaient enregistrés dès le 27 mai au soir.
10 mosquées ont été attaquées, et tout le week-end qui a suivi a connu des manifestations de groupes d'extrême-droite, dont des centaines de partisans de la "English Defence League" devant Downing Street .
A qui profite le crime?

NB:
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Une contre-manifestation était organisée ce jour-même par des manifestants contre le fascisme.

Prochainement, sous peu, l’analyse de Glenn Greenwald chroniqueur au Guardian, qui s'interroge,au lendemain du meurtre de Woolwich: "Le meurtre du soldat britannique à Londres était-il du "terrorisme"