Mais revenons sur ces événements

D'abord, à Boston

Vous avez déjà eu largement, en vrac, les infos, les infos bidon, les non-infos (voir la vidéo en anglais ici), les démentis et tout le reste de la propagande.

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La photo des deux suspects diffusée par le FBI. On voit tout de suite qu'ils ont l'air menaçant, qu'ils sont aux aguets et prêts à faire un mauvais coup. Des vraies têtes de terroristes

Deux hommes portant des sacs à dos ont été repérés très vite à la suite de l'attentat de Boston qui a fait 3 morts et des dizaines de blessés, dont certains grièvement.
Le premier suspect a été abattu (il parait qu'il lançait des explosifs sur la police, le fourbe, et que c'était eux ou lui), le second, gravement blessé, était dans un état critique, mais stationnaire, comme on dit, après une battue surréaliste digne d'une superprod' d'Hollywood avec Chuck Norris dans le rôle de coordonnateur des opérations.
S'il s'en sort, on ne donne pas cher de sa peau quand même: on sait ce que font les US des "suspects de terrorisme", coupables ou pas.
Dans la nuit du jeudi au vendredi 19 avril, le premier suspect, Tamerlan Tsarnaev, 26 ans, originaire de Tchétchénie, était achevé par la police, qui n'en serait pas venue à bout autrement (et ils n'ont pas fait dans la dentelle).
On se demande ce qu'on leur apprend à l'entrainement à ces "Unités Spéciales" si elles n'arrivent pas à maîtriser un gars tout seul avec quelques explosifs dans la poche (d'après la police). Cela me semble devoir être le minimum requis. NON?
Et on se demande aussi pourquoi ils n'ont pas utilisé des tasers pour le neutraliser: c'est très efficace et (selon la police, toujours) … inoffensif, puisqu'ils les utilisent même pour neutraliser les femmes enceintes, les handicapés sur fauteuil roulant, les malades mentaux et les personnes âgées.
Quand on pense que les infirmiers et infirmières font ça tous les jours dans les centres psychiatriques sans armes à feu et sans tasers et qu'ils n'ont jamais la faveur des médias, on se dit qu'il n'y a pas de justice.
Le frère, le second suspect, citoyen US depuis le … 11 septembre (ça ne s'invente pas) 2012, Dzhokhar Tsarnaev, 19 ans, était retrouvé le vendredi soir, tapi dans un petit bateau stationné sur la pelouse d'un particulier (voir la vidéo ici et d'autres images ), où il se cachait après avoir, encore selon la police, tenté de se suicider en se tirant une balle dans la gorge (amateur!).
Cela, après un coup de fil du propriétaire du bateau et une chasse à l'homme de 1 contre 9000 lourdement équipés, dont les équipes du Swat, une unité de police spécialisée dans les opérations paramilitaires dans les grandes villes.
Tous ces policiers et paramilitaires avaient été déployés pour traquer et capturer un jeune homme de 19 ans - mort ou vif, comme on dit, mais plutôt mort, pour le coup.
Quand ils ont fini par le retrouver, ils ne lui ont pas lu ses droits Miranda. Vous savez, " Vous avez le droit de garder le silence. Dans le cas contraire, tout ce que vous direz pourra être et sera utilisé contre vous devant un tribunal. Vous avez le droit de consulter un avocat et d’avoir un avocat présent lors de l’interrogatoire. … blablabla".
C'est bien beau, tout ce protocole, mais ça ne vaut rien quand il s'agit d'un présumé terroriste. Il faut pouvoir l'interroger et le faire parler par tous les moyens. On ne sait jamais, des fois qu'il voudrait ensuite s'attaquer à l'Empire State Building.
En lançant en l'air une cocotte-minute avec une fronde, ou en attaquant un liftier avec un cutter, par exemple …
Quant à l'avocat, on verra ça, hein? Rien ne presse.
Un pas de plus, ni vu ni connu, et avec l'assentiment général (bin, oui, si c'est pour un terroriste, on veut bien, et comment!), dans l'entrave aux libertés des citoyens US et à leur droit à un procès en "bonne et due forme".
Les organisations de défense des libertés ont évidemment protesté, mais la ministre de la Justice du Massachussetts a répondu que c'était une "mesure d'exception" destinée à protéger la population d'un danger immédiat.
Ah, évidemment, si c'est exceptionnel, on accepte!
Pour cette traque éminemment périlleuse, la ville de Boston était transformée toute la journée de vendredi en ville fantôme.
Près d'un million de Bostoniens étaient confinés chez eux, suivant docilement les instructions de la police. De l'inédit. (photos).
Les écoles étaient fermées, les commerces avaient fait tomber le rideau, les trains, les métros, les routes étaient désertés; les rues commerçantes, généralement très fréquentées, ressemblaient à un paysage d'après apocalypse. Même les matchs de baseball et les manifestations culturelles avaient été annulés.
Un désastre économique, probablement. Quand on pense qu'ils sont si à cheval sur la "liberté du marché", là, c'est passé comme une lettre à la poste. Il n'y en a pas un qui a moufté.
Tout ça pour traquer un jeune de 19 ans en fuite qui circulait à pied et dont le signalement avait été largement diffusé par les médias.
il n'y avait jamais eu une telle hystérie. On imagine le chaos s'ils avaient bouclé tout Manhattan le 11 sept. 2001.
Pourtant, il n'est pas rare aux Etats-Unis que des tireurs isolés soient traqués par la police – mais sans tous les flonflons.
Tout le monde n'a pas la chance d'avoir le label "terroriste".
La surenchère dans l'absurde et l'irrationnel.
Dans quel but?
Le couvre-feu, le matraquage médiatique et le déploiement de forces ont, de toute évidence, été calculés pour rebooster la paranoïa contre le terrorisme, qui commençait à battre de l'aile, priver davantage encore les citoyens de leurs droits, redorer le blason d'Obama qui baignait dans le sang et, par là-même, lui permettre d'être excusé des crimes qu'il commet, avec sa clique de tueurs, au nom de la "Lutte contre le Terrorisme". Sinon, pourquoi?
Eh, oui, tous les problèmes de la population US ne sont rien à côté de la "menace terroriste". C'est ce qu'on veut lui faire croire.
Mais ils ne gagneraient pas si les gogos étaient marginaux et largement minoritaires.
Obama a déclaré:

"Evidemment ce soir, il y a encore beaucoup de questions sans réponse. Parmi celles-ci, pourquoi des jeunes gens ayant grandi et étudié ici, au sein de nos villes et de notre pays, ont-ils eu recours à une telle violence?".

Eh oui, c'est la version Obama de "pourquoi ils nous haïssent? " de Bush.
Il est vrai qu'ils n'ont aucune raison.

Ironie du sort, la même semaine, le sénat US bloquait la possibilité de débattre sur un projet de loi destiné à renforcer le contrôle des armes à feu en imposant des vérifications sur les antécédents d'acheteurs éventuels.
Alors que cette réforme(tte) était approuvée par 90% des Américains, et que 56 sur les 100 sénateurs s'étaient prononcés pour, la minorité républicaine au sénat empêchait la tenue d'un vote sous prétexte que cette loi violait les droits des "citoyens honnêtes" contenus dans le deuxième amendement.
Ce qui est parfaitement illogique, puisque la réforme visait, justement, à séparer (autant que faire se peut, et avec les bavures inévitables) le bon grain de l'ivraie et à protéger ces "citoyens honnêtes" des cinglés.
(Voir l'article du Guardian – en anglais: "Why does America lose its head over 'terror' but ignore its daily gun deaths?).
Rappelons que, chaque année, plus de 30.000 personnes sont tuées par des armes à feu aux Etats-Unis. En comparaison, 17 sont morts à la suite d'attentats l’an dernier.
Ainsi, le jour même de l’attentat de Boston, 11 personnes étaient tuées par une arme à feu. 3.531 US-Américains ont été tués par des armes à feu ces quatre derniers mois – plus que le nombre de tués du 11 sept 2001.
Mais cette hécatombe ne trouble pas certains élus républicains du congrès US (sans compter que les autres, qui sont tous dépendants des fonds qu'accordent la NRA et les autres lobbys, ont dû être fort soulagés que ces élus trouvent une parade et leur évitent de faire de la peine à la NRA).
On voit par là combien le système électoral et les élus US sont corrompus: une poignée d'élus peuvent bloquer l'adoption d'une loi destinée à protéger la population et, cela, pour favoriser le puissant lobby des armes, la NRA.
Cependant, à leur décharge, les autorités, par souci de protéger les citoyens honnêtes, ont, un temps, caressé le projet de réglementer la vente des cocottes-minutes, décrétées, du jour au lendemain, "armes de destruction massive".

Ils ont sans doute été arrêtés dans leur élan par le lobby des casseroles et des faitouts.

Autre explosion, autre lieu: au Texas. A un jour d'intervalle.

<<enter caption here>> on April 18, 2013 in West, Texas.
Photo Getty: l'usine après l"explosion

Le surlendemain de l'attentat de Boston, le mercredi 17 avril, vers 18h, la petite équipe de pompiers bénévoles de la ville de West, au Texas, tentait d'éteindre un incendie qui s'était déclaré à l'usine de la "West Fertiliser Company", quand eut lieu une terrible explosion.
L'explosion, qui a provoqué un séisme de magnitude 2.1 qui a été ressenti et entendu à des kilomètres à la ronde, a fait 14 morts, parmi lesquels plusieurs pompiers, plus de 200 blessés, dont certains grièvement et des dégâts matériels considérables.
En effet, l'usine d'engrais était entourée, entre autres, de deux écoles, d'un centre médicalisé pour personnes âgées et d'un immeuble d'habitation.
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l'immeuble en ruines

Bilan:

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Environ 175 maisons ont été touchées.
Tout un quartier a été détruit.
Entre 50 et 75 maisons et l'immeuble d'habitation de 50 appartements (voir photo) ont subi des dégâts irréparables. Plus de 100 familles sont aujourd'hui sans toit.
Une école secondaire et la maison de retraite médicalisée ont été gravement endommagées. Le bilan aurait été encore plus catastrophique encore si l'explosion s'était produite dans la journée, au moment où les enfants étaient à l'école.
Les services d'urgence étaient en train d'évacuer les habitants du quartier, dont les résidents de la maison de retraite, quand l'explosion s'est produite.
Selon le constat de DL Wilson, porte-parole du Département de Sécurité Publique du Texas, l'immeuble n'était plus qu'un squelette, et deux écoles avaient été gravement endommagées, le toit du gymnase de l'une d'elles ayant été également soufflé.
Malgré cela, il n'y a eu aucun reportage national sur le nombre de personnes, dont des enfants, qui se sont retrouvées à la rue. Aucune couverture médiatique sur ce que sont devenus les résidents de la maison de retraite, où beaucoup d'entre eux étaient probablement handicapés et/ou malades et avaient besoin de soins.
Rien non plus sur tous ceux qui ont tout perdu, dont les ouvrier-ères de l'usine.
West Texas est une petite localité d'environ 2.800 habitants. Ils ont tous fui pendant l'explosion pour se mettre à l'abri.
Les équipes de secours se sont courageusement précipitées, malgré la fumée et les flammes, pour sauver des vies. Mais personne ne les a ovationnées, comme l'ont été, un peu partout, les forces de police de Boston après la capture du second "suspect".
C'était la désolation dans les rues de West mais aucune équipe de télévision nationale, aucun reporter-photographe ne s'était déplacé pour rendre compte de la situation et saluer le courage des équipes de secours.
Pas de caméras non plus pour filmer les responsables de cette explosion, pas de photo d'eux non plus sur tous les écrans des chaines de télévision du monde entier.
L'origine de l'explosion est encore incertaine, mais l'usine stockait jusqu'à 27000 litres d'ammoniac et elle avait reçu des amendes pour diverses violations des règles de sécurité.
Pour autant, ont-ils arrêté le propriétaire de l'usine? La police a-t-elle abattu un responsable? Y-a-t-il eu une chasse à l'homme? Un couvre-feu?
Rien de tout cela.
Le ministre de la Justice du Texas, Greg Abbot a déclaré lors d'une conférence de presse à West qu'il était trop tôt pour dire si quelqu'un était responsable de négligence criminelle pour l'explosion. Pourtant, les responsables de cette catastrophe sont bien identifiés.
Les premiers responsables, ce sont les propriétaires et les gérants qui ont failli à tous leurs devoirs en passant outre les injonctions des autorités; ensuite, il y a les responsables municipaux chargés des plans locaux d'urbanisme qui ont permis qu'une usine de produits dangereux soit située à proximité de zones habitées, et, enfin, il y a les pouvoirs publics au niveau fédéral et à celui de l'état chargés de contrôler la sécurité dans les usines.
Pour ce qui est de l'usine de West, l'Agence de Protection de l'Environnement des Etats-Unis (US Environmental Protection Agency - EPA) a déclaré qu'elle avait infligé aux propriétaires de l'usine une amende de 2.300 dollars en 2006 pour n'avoir pas mis en place une évaluation de la gestion des risques répondant aux critères fixés'' par l'Etat fédéral.
Un porte-parole de l'EPA a précisé: "ils ont certifié qu'ils avaient fait le nécessaire pour se mettre aux normes''".
Un plan d'urgence remis plus tard à l'EPA par les responsables de l'usine d'engrais affirmait que, s'il y avait bien sur le site des citernes contenant de l'ammoniac, il n'y avait aucun risque d'incendie ou d'explosion, et que le pire des cas de figures qui pouvait se produire serait quelques émanations d'ammoniac qui ne représentaient pas de danger pour les habitants.
Peut-être aurait-il fallu aller vérifier sur place, au lieu de croire à leur bonne foi.
L'Associated Press révèle, cependant, que les rapports de l'agence "Pipeline and Hazardous Materials Safety Administration (PHMSA), qui dépend du ministère des transports et qui réglemente le transport de produits dangereux, indiquent que West Fertilizer a reçu une amende de 10.000 dollars, l'été dernier, pour des violations sur les règles de sécurité, parmi lesquelles leur intention de transporter de l'ammoniac sans avoir prévu de plan de sécurité.
La dernière visite de l'usine par l'OSHA (Occupational Safety and Health Administration), une agence gouvernementale fédérale US dont la mission est la prévention des accidents du travail, a eu lieu en 1985, date à laquelle elle avait constaté une violation grave et deux autres violations des lois sur la sécurité.
Evidemment, 2300 dollars d'amende, 10.000 par ailleurs, et pas de poursuites en cas de dégâts importants, pire, de catastrophe, ça n'incite pas à dépenser des sous pour prendre les précautions nécessaires pour éviter les accidents.
Aux Etats-Unis, où près de 4 millions de travailleurs sont blessés sur leur lieu de travail tous les ans, c'est le Texas qui détient le record des accidents du travail.
Cela, grâce à la "main invisible du marché", à la bêtise du gouverneur de l'état, Rick Perry, et à l'idéologie qui motive ses priorités.
Moins d'ingérence de l'Etat, donc, moins de subventions de l'Etat et plus de "libertés individuelles", pas de syndicats et, en conséquence, pas de protections pour les travailleurs et tous les citoyens: seuls les riches sont protégés et se protègent.
Toute cette affaire aurait, pourtant, fait un reportage extraordinaire aux infos nationales.
Mais l'attention des citoyens US devait, justement, être détournée de ces questions-là et la cavale de deux terroristes dangereux arrivait à point nommé.

Le jeudi, le président Obama, lui, a fait coucou aux habitants de West Texas depuis Boston.

Pourtant, à 14 morts contre 3, c'était les Texans qui avaient gagné.

Brèves …

En prison pour rap "terroriste".
Encore dans la rubrique "On marche sur la tête":
Un lycéen du Massachusetts de 18 ans risque 20 ans de prison pour avoir posté sur Facebook les paroles d'un rap contenant des "menaces terroristes".
Quand elle a perquisitionné dans sa chambre, la police a confisqué son ordinateur. Sur sa page Facebook, il y avait, entre autres, un post disant: "Fuck politics, Fuck Obama and Fuck the government!!".
C'est pas très joli de parler comme ça, même si le Premier Amendement garantit la liberté d'expression à tous les citoyens.
Mais, ça, c'est comme les droits Miranda: il y a des "mesures d'exception".
Et voilà ce qui arrive quand on traîne sur Fb au lieu d'apprendre sagement ses leçons: il est actuellement en prison et la caution a été fixée à 1 million de dollars.
Ah, ça rigole plus au FBI maintenant.

Voir l'article ici (en anglais).

Et Guantanamo, où ça en est?, me direz-vous

Eh bien, imaginez-vous qu'Obama a déclaré, le 30 avril, qu'il avait à nouveau l’intention de fermer la prison de Guantanamo Bay.
Parce que, a-t-il dit, "Guantanamo n’est pas nécessaire pour la sécurité de l’Amérique … Cela coûte cher, c’est inefficace et c’est un outil de recrutement pour les extrémistes".
Cette décision vient à la suite de la grève de la faim de plus d'une centaine de prisonniers (130 selon les avocats), entamée, pour certains d'entre eux, depuis 12 semaines, et à cause de l'indignation qu'a soulevée la révélation que certains prisonniers étaient alimentés de force, ce qui a été condamné par les experts de l'ONU sur les droits Humains.
En réalité, si Obama veut se débarrasser du problème, c'est que ces prisonniers sont désormais bien trop visibles et bien trop encombrants, et, avec la prise de conscience croissante au niveau national et international, leur détention à Guantanamo, largement médiatisée, s'avère contre-productive pour la propagande US sur la "Lutte contre le Terrorisme.
Ce qu'il veut, c'est les reléguer quelque part dans les prisons US et les faire oublier.
Car, quoi qu'il prétende, Obama se fiche bien du sort des prisonniers de Guantanamo quand il dit qu'il ne veut pas qu'ils meurent (il aurait pu y penser avant). Simplement, il est conscient que leur mort déclencherait une réaction hostile dans le monde entier et que, de toute façon, il a une autre doctrine:
Au lieu de garder les "terroristes présumés" indéfiniment sur le territoire US (ce qui ne correspond pas à leur réputation de défenseurs des droits humains au niveau international, dit-il sans rire), il vaut mieux directement les éliminer chez eux.
Un vol de drone et, hop, le tour est joué. Et même pas besoin de payer les frais d'enterrement. En plus, cela doit beaucoup amuser ce pervers d'Obama de jouer à "touché-coulé'" dans le bureau Ovale.
Si Bush, contre toute attente, va laisser une bibliothèque à la postérité, Obama, lui, pourra toujours faire ériger un musée pour y exposer son diplôme de Prix Nobel de la Paix.

Et puisqu'on est dans l'absurde et dans la folie:
Un petit garçon du Kentucky de 5 ans avait reçu un vrai fusil "modèle pour les jeunes" comme cadeau d'anniversaire.
Il jouait avec dans le jardin. Il était chargé. Il n'y avait de sécurité enfants. Le coup est parti. Il a tué sa petite sœur de deux ans.
On ne sait pas ce qu'est devenu le fusil, présumé coupable de cet accident.
Soit il a été abattu sur le champ. Soit, il court toujours.

Mise à jour, 6 mai 2013:
Parmi les personnes tuées par l'explosion de l'usine, 11 étaient ceux qui avaient été les premiers sur les lieux pour tenter d'éteindre l'incendie. Des pompiers bénévoles. (article en anglais).