Merry Christmas, les pauvres!
Par emcee le mercredi 28 décembre 2011, 22:13 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
… ou plutôt : « Happy Holiday Season» !
Car, aux Etats-Unis, parler de « Noël » uniquement, c’est omettre tous les autres jours de fêtes religieuses qui ont lieu entre novembre et décembre : Noël, certes, mais également le lendemain de Noël (appelé « Boxing day », qui n’est pas le jour où on se livre à la boxe, quoique, mais le jour où on s’offrait traditionnellement les cadeaux), le 1° janvier, Hanoukka, l’Epiphanie, et Thanksgiving.
Mais toutes ces fêtes religieuses, qui dégoulinent de bons sentiments et de guimauve, sont, évidemment, autant de prétextes à pousser à la consommation.
On ne se souvient peut-être pas, mais Bush avait annoncé joyeusement, trois mois après 9/11 , que les citoyens américains, pour narguer les « terroristes » qui avaient encastré des avions dans des bâtiments hautement symboliques, devaient tous … se précipiter dans les magasins pour faire des achats.
Quel cynisme et quelle misère intellectuelle.

Photo tirée du film de Sydney Pollack "On achève bien les chevaux" (1969)
Voir des extraits ici
Cela n’empêche pas de s’intéresser aux miracles de Noël et à la charité bien ordonnée en cette période spéciale, surtout s’ils émanent de généreux donateurs comme les grands groupes privés.
La famille Klein, classe moyenne, blanche, habitait dans une maison dans les “suburbs” - villes à la périphérie des villes où s’est installée la « middle-class », bourgeoisie et petite bourgeoisie blanches, pour échapper à la mixité, qu’elle soit raciale ou économique, ou les deux.
Ca, c’était jusqu’à relativement récemment, où le capital n’avait pas encore décidé de s’attaquer directement à la middle-class blanche, du moins, où il avait commencé par les plus vulnérables, la classe ouvrière, noire, en particulier.
Une classe ouvrière qui avait pu accéder à la propriété et au paradis capitaliste, grâce à des emplois manuels bien rémunérés, accompagnés de protection sociale, comme l’assurance-maladie, payée, alors, par les patrons, mais qui avait perdu tout cela quand ces derniers avaient mis la clef sous la porte pour exporter la production et les emplois à l’étranger.
Et c’est ainsi que ces travailleurs s’étaient retrouvés au chômage ou avaient été obligés d’accepter des emplois deux fois moins payés et sans couverture médicale, dans le secteur des services, cumulant, si possible, plusieurs emplois pour joindre les deux bouts.
Pour revenir aux Klein, le sort s’est brusquement acharné contre eux ; le père, qui travaillait chez Ford, s’est retrouvé brutalement au chômage et leur fille souffre d’un cancer au visage.
N’ayant pas d’assurance-maladie, les Klein ont dû débourser jusqu’à présent plus de 100 000 dollars pour les dépenses médicales. Complètement ruinés, ayant, de surcroît, perdu leur maison, ils vivent désormais chez des voisins.
Une bien triste histoire, certes, mais une histoire banale à pleurer aux Etats-Unis aujourd’hui.
Mais la famille Klein a, dans son malheur, eu la « chance » d’attirer l’attention de l’émission Today, de la NBC.
Greg Palast raconte le reportage qu’il a vu dans : “ My Declaration of War on Christmas”, paru le 24 décembre 2011 .
« Today nous parle du ‘nouveau visage de la pauvreté en Amérique’.
En introduction, Today explique :
‘Plus de 49 millions d’Américains vivent actuellement sous le seuil de pauvreté et un certain nombre d’entre eux, comme la famille que vous allez voir se sont retrouvés ruinés à la suite de deux coups durs simultanés : la perte d'emploi et un très grave problème de santé’.
Oui, mais, voilà, les Klein, cette fois-ci ne sont pas passés à côté de la chance.
Et c’est ainsi que le “merveilleux personnel de Walmart leur a ouvert ses magasins, ses rayons et son cœur”, exulte celui (ou celle ?) qui annonce le reportage.
Un(e) responsable des relations publiques de chez Walmart explique aux Klein que la solution à leurs problèmes, c’est « faire du shopping » (cf. Bush, cité plus haut, même remède-miracle).
Parmi les articles offerts gracieusement par la maison Walmart aux Klein, il y avait des ordinateurs portables, un livre électronique Kindle, un téléviseur écran géant et toutes les merveilles que vend la multinationale qui casse les prix en exploitant les producteurs, les sous-traitants, et les employés qu’elle appelle cyniquement « associates », et qui, sous payés, n’ont souvent pas les moyens de souscrire à l’assurance-maladie que Walmart propose.
Voilà, donc, les Klein qui ressortent du magasin chargés de cadeaux encombrants et qui n’ont même pas de maison à eux pour les y installer, et pas d’argent pour payer l’électricité pour les faire fonctionner.
Mais qu’importe ! A cheval donné, on ne regarde pas les dents.
Mais, ce n’est pas tout. Le commentateur annonce que Walmart leur offre le voyage en avion pour New-York où ils pourront aller dans l’émission Today rencontrer les deux animateurs. C’est pas une chance, ça ? Le chômage longue durée, la maladie de leur fille, ne sont que des aléas de la vie qui seront vite oubliés grâce à tout ce bonheur qui leur tombe dessus.
Et comme si tout cela ne suffisait pas : Walmart annonce qu’elle va payer les frais médicaux des Klein pendant toute une année !
Merci qui ?
Merci Walmart !
Et merci à tous ceux qui ont souscrit l’assurance-maladie de Walmart dont les remboursements seront encore plus limités pour faire de la place aux Klein.
Mais c’est ça, la solidarité, non ? On ne peut tout de même pas laisser une famille dans le désespoir le jour de Noël. Ce serait trop cruel.
Cette séquence de l’émission était, je vous le donne en mille, sponsorisée par … Walmart.
Alors, bon, pas besoin de faire un dessin, le cynisme de ces gens-là est incommensurable.
Dans le même ordre d’idée, il y a eu aussi le coup de marketing de Nike qui a tourné, de façon prévisible, à l’émeute – le nombre de paires de chaussures commercialisées étant bien inférieur à la demande.
''La faute à qui?", disent les mêmes cyniques. La faute aux gens, qui ne sont vraiment pas raisonnables, et que la police est obligée de bousculer, au risque de se faire mal.
Pendant ce temps-là, au Congrès US, il était question de voter pour ou contre la prolongation des indemnités pour les chômeurs longue durée.
En temps ordinaire, cette indemnité n’est plus versée au bout de six mois de chômage. Cependant, depuis le début de la récession en 2007, le Congrès avait prolongé cette période d’indemnisation jusqu’à 99 semaines.
Or, selon le ministère du Travail, plus de 2 millions de chômeurs longue durée étaient susceptibles de perdre leurs aides (en moyenne 300 dollars par semaine) d’ici Noël.
Les démocrates proposaient de prolonger à nouveau la période d’indemnisation, mais les républicains et certains démocrates conservateurs s’y opposaient farouchement, disant que cela coûterait trop cher à l’Etat, et augmenterait encore la dette qui s’élève à près de 14 mille milliards de dollars.
Une paille. La faute à ces fainéants de chômeurs, probablement.
Cette prolongation a, finalement, été votée au Congrès le … 23 décembre dernier. Ric-rac, quoi.
Ce qui ne veut pas dire que les démocrates sont des bons samaritains, mais qu’ils flattent leur électorat (ou plutôt, essaient de le récupérer) à peu de frais.
D’autre part, tout étant privatisé, cet argent public va directement dans la poche du privé. Gaz, électricité, assurances et tout ça. Un transfert tacite du budget de l’Etat vers les multinationales – qui ne peuvent pas perdre, hein ? Ses deux Pitbulls veillent, chacun à sa manière.
Car, élus républicains et démocrates sont bien chacun dans leur rôle, et s’entendent comme larrons en foire pour faire des frayeurs aux sans grade dans la mouise et les culpabiliser en leur donnant l'aumône. Question qu’ils ne se révoltent pas pour exiger des emplois de ces groupes privés qui leur rient au nez et qui sont les vrais et les seuls bénéficiaires de la manne publique.
Quant à l’assurance-maladie, eh bien, il y a toujours plus de 40 millions de personnes aux Etats-Unis qui n’ont pas d’assurance. L’ « Obama Care » est censé être mis définitivement en application sur le plan national d’ici … 2016 ! Il y a encore loin de la coupe aux lèvres, donc.
Une « réforme » « urgente » qui prend autant de temps à se mettre en place? c’est du jamais vu.
Mais, de toute façon, cela n’arrangera rien du tout. Simplement, grosso modo, tous les citoyens USaméricains auront l’obligation de prendre une assurance-maladie (quelles que soient les prestations qu’elle offre et à quels tarifs) sous peine d’amende fiscale.
Et, donc, ceux qui prendront une assurance minimum pour payer un minimum, auront des remboursements ultra-minimum.
Et je doute que les Klein auraient bénéficié de remboursements de soins pour leur fille avec une assurance-plancher.
Mais tout cela, c’est terriblement terre-à-terre et pessimiste en cette période de « Happy Holiday Season ».
En plus, on ne peut pas vraiment se plaindre : à part les bombardements de routine, ça fait près de deux mois qu'ils n’ont pas jeté de bombes au phosphore sur de nouvelles populations innocentes. Alors, HEIN?
Happy Xmas, par John Lennon (1972)
Paroles, ici
Et depuis?
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A vous aussi, lectrices et lecteurs fidèles, je souhaite une « Happy Holiday Season ».
Profitez-en bien, car, dans à peine quelques jours, c’est 2012 et les affaires vont reprendre de plus belle.
Et ce ne seront pas vraiment des cadeaux.
Commentaires
C'est chouette de te retrouver, Bassines

Faut rester teigneuse, ça conserve !
Bises
Salut, Chomp!
Merci ;-)
Oui, une vraie baisse de moral m'empêchait de poursuivre. Pourtant, ce n'était faute de matière à publication, hélas.
Je ne suis pas encore sûre d'être rétablie, mais je vais faire un effort.
NB: Désolée, mais je suis obligée de modérer les com's : je suis harcelée par les multinationales US. Comme quoi, elles ne sont pas du tout rancunières
ça se lit en un clin d'oeil.
Bassines ? Quel étrange prénom...
Faut tenir jusqu'au printemps !
Et oui, on vit une époque formidable.
Oui, c'est Chomp' qui a l'exclu pour le nom

"Tenir jusqu'au printemps"? Tu veux dire ... pour les élections?
Les érections pestilentielles ? ...
Voilà, après ça ira mieux... *mouarf*
En fait ça n'a rien à voir avec le cirque électif, si j'entends bien Christine.
Nan, au printemps, le temps s'adoucit, la nature re-bourgeonne,
l'herbe redevient plus verte comme si on allait ailleurs,
les oiseaux recopulent à qui mieux-mieux, le pavé est un brin moins âpre aux pauvres et sans-toit,
et la brise apporte comme un friselis délicat qui peut faire penser un peu à l'amour, même,
(si on ne crève pas trop la dalle).
L'espérance,
-chose résolument insensée, faut avouer-,
revient en douce à fleur de peau,
c'est sans aucun rapport direct ou indirect avec la dette,
ni le Snark, ni Flamby, ni la Pen ou Guignol ou je ne sais quoi z'encore,
c'est qu'avant dêtre entièrement assassinée par Monsanto et Fukushima,
la Nature est derrière et reprendra son droit,
tu vois ?
...
Bon, oui, finalement, tout me va pour le printemps, mais plus que les petits oiseaux qui copulent (c'est dégoûtant, quoi), j'attendrai avec impatience le printemps pour connaître les résultats des élections, évidemment.
En espérant, toutefois, que de nouvelles histoires de copulations humaines ne viendront pas décimer cette belle brochette de candidats.
Vive la misère ! On pourrait tous être très misérables sans pour autant se révolter, c'est formidable.
Good to hear from you again, emcee!
J'étais sur le point d'écrire des tas de trucs plutôt décourageants sur le plan assurance maladie aux US, mais pour fêter le retour d'emcee, je m'en tiendrai aux bonnes nouvelles:
J'ai assisté à la convention annuelle de Physicians for a National Health Program à Washington DC et c'était encore meilleur que l'année précédente. Entre autres, on a rencontré le député John Conyers, sponsor principal de la proposition de loi HR 676 "Expanded and Improved Medicare for All"; on a pu apprendre que le service de santé le plus socialiste du pays (la Veterans Health Administration, pour les blessés de guerre) obtenait actuellement les meilleurs scores pour la qualité des soins (même comparée à la Mayo Clinic, Sloan-Kettering, etc.), tout en affichant le meilleur rapport qualité/coût; on a pu tchatcher avec un économiste canadien spécialiste des systèmes de santé; et on a eu droit a une mise à jour excellente sur le National Health Service par une toubib anglaise venue exprès pour. (Cette dernière s'est présentée en disant, "I've come from the land of socialized medicine to islands of excellence in a sea of misery." Bingo.) C'était bonnard et j'ai beacoup appris.
D'autre part, l'État du Vermont - foyer de notre unique sénateur "socialiste démocratique", Bernie Sanders - a récemment passé le "Green Mountain Care", programme qui promet de fournir une couverture compréhensive aux tarifs réglementés à l'ensemble des citoyens de l'État. C'est un premier pas vers un système de santé conçu pour servir les patients et non pour enrichir au maximum le secteur médical. Il y en a qui espèrent que le Vermont servira d'exemple aux autres États (et à la longue, au gouvernement fédéral), comme le Saskatchewan au Canada.
Finalement, la Cour suprême va statuer sur la constitutionnalité d'ObamaCare en 2012. (Les débats sont prévus pour le mois de mars.) Si la loi est invalidée en tout ou en partie, on aura la possibilité de faire mieux.
Je termine avec quelques vidéos à propos de "Happy Holidays":
Tree Fighting Ceremony - The Daily Show with Jon Stewart - 12/06/11
http://www.thedailyshow.com/watch/t...
Fox News objects to Rhode Island Governor Lincoln Chafee leaving "Christmas" out of the Statehouse tree lighting ceremony invitation.
Tree Fighting Ceremony - War on Christmas - The Daily Show with Jon Stewart - 12/06/11
http://www.thedailyshow.com/watch/t...
As long as conservatives view the words "Happy Holidays" as a subtextual "F**k you and your Baby Jesus," there can be no peace. (À noter: les imitations de Kennedy, Nixon et Reagan.)
Il y a une correction qui a été diffusée une semaine après -- il paraît que la chaîne History s'était trompé et que le Congrès n'aurait passé qu'un seul Noël (en 1789) au travail. Je trouve la vidéo moins bien faite, mais comme il y a deux "Françaises" dedans, je vous donne le lien quand même:
War on Christmas - Historical Fact-Checking - The Daily Show with Jon Stewart - 12/12/11
http://www.thedailyshow.com/watch/m...
After receiving PolitiFact's lowest grade for his report on the founding fathers' attitudes toward Christmas, Jon goes straight to the source.
Happy New Year, tout le monde!
Pourquoi est-ce que plus rien ne m'étonne ?
Hier, dans le jité, un reportage où on montrait comment les pauvres sont soignés aux Zétazunis... par tirage au sort. Comme au loto. Tu gagnes, on te soigne, tu perds, tu crèves...
Obama, Oncle Tom, avec son sourire gibbs, il est pire que Bush...
et ils regardent la télé.
et ils génèrent des recettes publicitaires.
pire, ils envient ces cadeaux empoisonnés qui même revendus ne permettront pas de manger deux mois.
et jamais il ne se révoltent, jamais il ne prononcent les mots tabous, grève générale...
j'en ai marre de vivre dans orwell, moi.
marre de chez marre.
(la baisse de moral je la comprends trop bien...)
Salut à toustes.
merci pour vos com's. J'y reviens ce soir, séance tenante.
Merry crisis a toi aussi emcee :
http://www.forum-unite-communiste.o...
vous y êtes pas du tout le printemps c'est trop loin...y' a la saint sylvestre tout le monde il est beau tout le monde il est gentil en plus y s'embrasse tous...
Merci à tous-tes pour vos commentaires et vos encouragements, tacites ou non.

@ T34: une chanson de "saison", en effet
@ Mandrin: Oui, mais à la St Sylvestre, il n'y a pas d'élections pour nous égayer un peu. Tout est factice
@pupuce: oui, il y a de quoi avoir le moral dans les chaussettes quand on voit ce qu'on voit et qu'on entend ce qu'on entend. C'est un flot continu.
@ gavroche: terrible, en effet. Le pire, c'est ce qu'ils nous préparent ici. Déjà, il y a de plus en plus de gens qui ne peuvent plus se soigner. Et ça va aller vite, maintenant: le terrain est prêt.
Quand on pense que les entreprises étrangères aimaient venir s'installer en France, justement parce qu'il y avait une bonne couverture sociale!
Merci, Peter, pour ces longues explications. En écrivant ces remarques elliptiques sur l'ObamaCare, j'ai pensé à toi, justement. Et c'est super que tu nous donnes des nouvelles en direct des US.
Donc, il y aurait une petite chance pour que ça change pour le mieux? Espérons-le. Avec les mouvements Occupy aux US, il y a sans doute un début de prise de conscience, non? Et les théories des Tea party et autres ravagés, si bien relayées par les médias perdent peut-être du terrain. Qui sait?
Je n'ai pas traduit, contrairement à mon habitude, le texte de Palast, parce que, justement, il semblait réhabiliter la réforme de santé d'Obama. Ce n'est pas parce que les républicains ont tort que les démocrates comme Obama ont raison.
Dire que, au moins, ceux qui n'avaient pas d'assurance en auraient une, c'est valoriser une "réforme" dont la population ne bénéficiera pas non plus.
Merci pour les vidéos de Jon Stewart. C'est toujours très plaisant à entendre, et satisfaisant de savoir qu'il y a des gens, dans les pays occidentaux, qui n'ont pas perdu leur esprit critique et le sens de la dérision.
Maintenant, cette histoire de Noël, je n'ai pas tout compris, et je n'ai pas trouvé les vraies références. Je n'ai trouvé que ce que j'ai expliqué plus haut, mais je ne connais pas vraiment l'historique: il me semblait que remplacer Christmas par holiday (qui vient, d'ailleurs de Holy Day, jour saint/sacré, si on va par là, était relativement récent.
Une lubie hypocrite et démagogique, encore, de ceux qui nous gouvernent. A moins que l'intention soit plus insidieuse.
A bientôt.
Content de te retrouver, chère emcee!
Salut, Fethi!
Et toi?
'Désolée, mais je suis obligée de modérer les com's : je suis harcelée par les multinationales US.'
tiens bon ...ça veut dire que tu deranges.ne laches pas maintenant car la prochaine phase sera celle de la carotte;beaucoup d'internaute apprecie ton blog -bouffee d'oxigene-sans pour autant laisser un commentaire;alors resiste.
merci boubechir, tes paroles me vont droit au cœur.
Je vais essayer de poursuivre pour tous les lecteurs-trices de ce blog, qu'ils-elles postent ou non un commentaire. Si je n'ai pas le nombre de visites d'un grand site, j'ai au moins la qualité. Et cela me plaît bien davantage.
Tu as raison, il ne faut pas laisser d'espace vide aux autres.
Bonne année à toustes. Enfin, on espère
Merci d'avoir répondu, emcee.
J'ai une sale tendance à être trop prolixe, je tâcherai donc d'être le plus concis possible.
D'après les sondages, une petite majorité d'Américains soutient les mouvements Occupy, mais (d'après moi) ce n'est pas du tout certain que les "occupiers" réussissent à traduire ce soutien en réformes politiques concrètes. On n'a toujours pas de parti politique progressiste d'envergure nationale, les ploutocrates contrôlent la quasi-totalité des médias et on a un électorat lamentablement ignorant et propagandisé. Toutefois, avec 59 millions sans assurance médicale, 49 millions en dessous du seuil de la pauvreté, des dizaines de millions qui ont perdu quasiment toutes leurs économies avec le krach de l'immobilier, et un Américain sur sept forcé de recourir aux programme "food stamps" pour manger, de moins en moins d'Américains croient au "rêve américain". (D'après le comic George Carlin, ça s'appelle le rêve américain parce qu'il faut être endormi pour y croire: http://www.youtube.com/watch?v=acLW... .) Si la réalité devient un peu plus brutale, il est possible que les Américains se réveillent.
Oui, l'ObamaCare aurait aidé les Klein. Mais même si la loi entre pleinement en vigueur, le système de santé américain demeurera le système le plus inégalitaire, le moins protecteur et de loin le plus cher du Premier Monde. L'Italie a la Mafia, la Camorra et la 'Ndrangheta; aux États-Unis on a le secteur santé à but lucratif.
En fait, "Happy Holidays" est une version abrégée de "I wish you a Merry Christmas and Happy New Year" qui permet en outre de ne pas exclure les non chrétiens (principalement les juifs qui fêtent l'Hanoukka). C'est en principe la formule recommandée pour les communications officielles du secteur public, vu qu'on a (juridiquement sinon toujours dans la pratique) un gouvernement laïc qui n'est censé favoriser aucune religion. C'était aussi devenue la formule préférée pour les employeurs et commerces soucieux de n'exclure personne parmi leurs employés et clients.
Mais dans la vie de tous les jours, peu de chrétiens se sentent offensés quand on leur souhaîte "Happy Holidays" et peu de non chrétiens se sentent offensés quand on leur souhaîte "Merry Christmas". "The War on Christmas" est une controverse bidon fabriquée (ou du moins grandement amplifiée) par la Fox News pour faire croire à leurs téléspectateurs qu'un gouvernement et une société laïcs, voire athées, persécute les chrétiens. Non seulement ça distrait des déprédations de la ploutocratie, mais c'est une tactique classique de propagande à la Goebbels: on accuse l'opposition de ce que l'on fait soi-même. C'est une spécialité maison de la Fox News.
L'humour s'appuie sur des références culturelles américaines que beaucoup de lecteurs ne reconnaîtront peut-être pas - Frosty The Snowman avec Burl Ives, How the Grinch Stole Christmas, A Charlie Brown Christmas, etc. - mais je vous passe quand même le clip du Daily Show de l'année précédente sur "The War on Christmas":
The Gretch Who Saved the War on Christmas - The Daily Show with Jon Stewart - 12/06/10
http://www.thedailyshow.com/watch/m...
"The holiday season wouldn't feel the same without people going out of their way to be offended by nothing."
BREAKING NEWS: Obama vient de signer une loi autorisant la détention militaire à durée indéterminée sans mise en accusation et sans recours judiciaire pour toute personne - citoyen américain ou non, sur territoire américain ou non - soupçonnée de liens terroristes. Bon, c'est clairement anticonstitutionnel (habeas corpus et droit au procès rapide) et on peu espérer que cette provision sera invalidée par les tribunaux, mais c'est quand même affligeant de la part d'un ex prof de droit constitutionnel qui s'était présenté aux élections comme partisan des droits du citoyen et de l'homme. Just when you think it can't get any worse, it does!
Happy New Year quand même!
PS: Je vous avais bien prévenu: prolixe!
Bonjour emcee , je mets un lien chez moi . Bonne année ...de luttes (encore , je sais !). Porte-toi bien !
@ Peter: J'ai une sale tendance à être trop prolixe, je tâcherai donc d'être le plus concis possible".
Mais non, mais non, c'est très intéressant tout ce que tu dis. En effet, d'ici, nous n'avons pas toujours les références culturelles pour comprendre. Alors, c'est bien d'éclairer notre lanterne.
Bon, par ex, tu dis que l'ObamaCare aurait aidé les Klein, certes, s'ils avaient pu souscrire une assurance publique (qui, si je ne m'abuse, est dépendante des revenus, donc, si le père avait déjà perdu son emploi, je suppose, mais pas dans le cas contraire), mais cette assurance recouvre-t-elle tous les soins, ou serait-elle restrictive selon le type de maladie?
C'est compliqué, c'est vrai. et encore plus compliqué vu d'ici. Parce que, nous, Français (jusqu'à encore récemment, et peut-être plus jamais bientôt) ne pouvons même pas imaginer comment cela se passe aux US pour les soins de santé.
Ah, d'accord, cette "guerre contre Noël" est orchestrée par les fachos de service. c'est terrifiant. D'un autre côté, je trouve dérisoire de parler de "holiday" pour remplacer "Christmas", alors que Noël est (comme les autres) tout sauf la fête religieuse dont ils se réclament.
Quant aux autres, religieux ou athées, ils ne trouvent pas insultant qu'on leur souhaite un bon Noël, ils se font des cadeaux et font des repas en famille tout pareil (même si c'est dans une moindre mesure, pour certains, évidemment).
C'est vrai que dans les pays traditionnellement dominés par la religion chrétienne, Noël et Pâques sont des étapes incontournables. Mais tout cela est une grande entreprise commerciale au même titre que la Fête des mères, ou autres.
Pour Obama et la loi sur la détention militaire illimitée, je suis au courant. Une honte. Mais je ne suis, hélas, pas surprise.
Quant aux mouvements Occupy ou ceux des Indignés, le problème, c'est qu'ils sont trop dispersés (dans leurs objectifs) et qu'ils ont du mal à créer un mouvement cohérent, avec des revendications claires et compréhensives et des objectifs pour les faire prendre en compte. Et c'est pourquoi les autorités ont beau jeu de ne pas les prendre au sérieux.
Mais ce n'est pas facile, je comprends bien.
S'ils se dotent de chefs de file ou de porte-parole, ils risquent d'être manipulés; mais en ne le faisant pas, leur mouvement reste embryonnaire et confus.
@Turandot: merci pour le lien
Et, en effet, bonne année à tous. Dans la lutte - qui va être âpre, voire sans merci.
Salut Emcee,
Contente de te relire.
J'ai laché la lecture web il y a six mois et je reprends tout juste et je te lis avec plaisir. Moi aussi par déprime et aussi cette inquiétude obsédante de me sentir vue quand j'échange sur le web.
Il va sans dire qu'ici aussi ça craint dur mais le boulot que tu fais sur les us est rare et/ou unique.
Tu sais aborder les sujets déprimants avec une intelligence et un humour qui en rendent la lecture captivante.
Bonne année et courage.
Pas nécéssaire de publier,
Eve
Salut, Eve,
.

Bon, j'ai publié, mais si tu ne le souhaites pas, tu me le signales dans un com' (puisqu'ils sont toujours modérés
En revanche, c'est tellement gentil que je n'ai pas pu résister à la tentation
La sensation d'être vue, comme tu dis, je la comprends: c'était pareil pour moi, surtout au début. C'est vrai que le monde entier peut lire ce que nous nous disons. Mais je te rassure tout de suite: je n'ai pas le monde entier qui vient regarder par dessus mon épaule. Il est même certain, qu'il passe complètement à côté sans nous voir
Bonne année à toi aussi et merci encore.
Et puis, on va essayer de continuer. parce qu'après tout, même si on n'est pas nombreux-ses, au moins on sait qu'il y en a quand même.
Bon, au risque d'assommer tout le monde, j'entre un tout petit peu dans les détails.
Avec rien que des indemnités de chômage comme revenus, les Klein se trouvent sans doute en dessous de 133% du seuil de la pauvreté et auraient à ce titre (sous l'ObamaCare, mais pas actuellement) droit à l'assurance publique Medicaid. En principe, la Medicaid rembourse à 100% les soins qu'elle couvre. Toutefois, comme les fournisseurs de soins ne seront toujours pas obligés d'accepter les assurés Medicaid et comme les tarifs Medicaid (quoique augmentés) demeureront inférieurs aux tarifs des assurances privées, ils auraient peut-être du mal à accéder aux hôpitaux et spécialistes les plus convenables, comme c'est le cas pour les assurés Medicaid actuellement.
D'autre part, comme peu de chômeurs (qui perçoivent en moyenne 12.000€ d'indemnités par an, tant que les États et le Congrès veulent bien continuer à les payer) arrivent à continuer de payer leur hypothèque, les Klein auraient probablement perdu leur maison, mais ils auraient peut-être gardé suffisamment d'économies pour se louer un appartement si les soins médicaux de leur fille ne leur avaient pas coûté $100.000.
Alors, est-ce que l'ObamaCare est une réforme valable?
Actuellement, on a le système de santé de loin le plus cher, le plus inefficace, le plus parasitaire, le moins compréhensif, le moins protecteur et le moins égalitaire du Premier Monde. L'accès aux soins n'est pas garanti et pour les non assurés et même beaucoup d'assurés, il n'y a aucune limite sur les dépenses médicales pouvant être mises à la charge du patient (à part la faillite personnelle, dont les protections sont nettement moins généreuses depuis 2005). Les dépassements d'honoraires sont courants et ne sont souvent pas signalés à l'avance (surtout dans les cas d'urgence). Pour le secteur santé à but lucratif (et les boîtes de recouvrement et les avocats spécialistes en faillite), c'est l'Eldorado.
Sous l'ObamaCare, on aura toujours le système de loin le plus cher, le plus inefficace, le plus parasitaire, le moins compréhensif, le moins protecteur et le moins égalitaire du Premier Monde. L'accès aux soins ne sera toujours pas garanti, mais l'accès à l'assurance sera facilité (et obligatoire, sauf dérogation quand les primes, même subventionnées, sont inabordables). Ça sera globalement ENCORE PLUS CHER qu'avant - ça nous coûtera au moins 2% du PIB de plus - mais les coûts seront mieux répartis et les primes d'assurance des moins riches seront subventionnées. Un grand pourcentage des factures médicales resteront à la charge du patient (40% en moyenne pour les moins bien assurés, avec des polices "bronze"), mais le montant des sommes non prises en charge sera plafonné et les dépassements d'honoraires seront en principe interdits. (La structure des plafonds est beaucoup trop compliquée pour que je la résume. D'après ce que j'ai pu comprendre, la loi permettra en 2014 des polices avec une franchise de 4.900€ par an, que le patient aura à payer de sa poche avant de se faire rembourser quoi que ce soit pour les soins "non préventifs".) Au lieu de 59 millions de sans assurance on n'en aura plus qu'entre 25 et 30 millions (23 millions selon les prévisions officielles, mais personne n'y croit). Mais comme le conventionnement et la tarification des fournisseurs de soins se feront toujours police par police, on conservera une médecine de classe: bonne pour les riches; moins bonne pour les moins riches; plus ou moins adéquate pour les pauvres; et minime pour les sans assurance. Et pour le secteur santé à but lucratif, ça demeurera l'Eldorado.
On ne sait toujours pas le minimum de soins que les polices ObamaCare seront obligés de rembourser. L'Institute of Medicine a proposé que cela se base sur ce que les assurances des petites entreprises offrent actuellement, c'est à dire une couverture squelétique (au sens figuré).
Par contre, on commence a avoir une idée de ce que veut dire la gratuité sous l'ObamaCare des soins dit préventifs:
Preventive care: It's free, except when it's not
http://medicalxpress.com/news/2011-...
Pour que vous ayez une idée concrète de ce qui arrive en l'absence de conventionnement et tarification uniformes, je vous donne quelques exemples:
Pour mettre tout ça en perspective, je vous rappelle que le SMIC brut américain est inférieur au SMIC net français, avec des assurances sociales minimes (pas de congés payés, pas de congés maladie, etc.).
En bref, au lieu de négocier des prix justes, adéquats et uniformes comme ça se fait partout ailleurs au Premier Monde, aux États-Unis on "contrôle les coûts" en en mettant le plus possible à la charge du patient. Vu qu'on dépense environ le double par rapport à vous autres, que nos coûts médicaux augmentent plus rapidement que les vôtres et qu'on se trouve presque dernier dans les statistiques de santé de l'OCDE, il est évident que les théories des marchés parfaits et d'aléa moral s'appliquent très mal aux systèmes de santé.
Bon, j'arrête là. La loi ObamaCare (officiellement Patient Protection and Affordable Care Act of 2010, soit PPACA ou ACA), qui fait environ 2000 pages, est hypercompliquée et truffée d'exceptions et d'échappatoires. De plus, il faut attendre des règlements pour beaucoup de détails importants. Mais on peut d'ores et déjà confirmer que c'est un grand cadeau au secteur santé à but lucratif et une grosse imposition sur les travailleurs et contribuables. Le parasite tuera peut-être moins de hôtes, mais il leur sucera davantage de sang.
Pfiou! quel effort! Merci Peter!
C'est trop sympa d'avoir pris le temps d'expliquer - et c'est aussi clair que possible; et les exemples concrets montrent bien comment cela se passe sur le terrain. Cela dépasse l'imagination.
C'est sordide.
Le pire, c'est qu'un nombre considérable d'Américains s'opposent à une couverture-santé universelle avec une caisse commune gérée par l'Etat, sous prétexte que l'Etat ne doit pas se mêler de leurs affaires, alors que ceux qui s'en mêlent ne le font que pour soutirer de l'argent à des malades.
Terrible conditionnement, qui les fait refuser de payer des impôts et des cotisations (minimes) pour que cette mesure soit mise en place, alors que cet argent leur est ponctionné au centuple, voire bien plus, par des sociétés à but lucratif.
Cela doit être encore plus difficile de militer aux Etats-Unis qu'en France
Me donnerais-tu l'autorisation de publier ton commentaire dans un billet à part entière, afin qu'il soit plus largement lu?
Merci de tes paroles encourageantes que j'ai beaucoup appréciées, emcee. Oui, je t'autorise à publier mon commentaire dans un billet à part.
J'ai omis de dire qu'on nous a facturé $500=385€ (non pris en charge) pour transporter le cadavre de ma mère au service de pathologie à un kilomètre de chez mes vieux, car ça faisait un peu morbide. Enfin, si avait été vivante, ça m'étonnerait pas qu'on nous ait demandé au moins le double...
Tiens, ça me rappelle un autre exemple. À une réunion de syndicalistes, retraités, religieux, engagés politiques, et autres pour "sauvegarder" la Social Security, la Medicare et la Medicaid, j'ai rencontré une femme qui était épileptique et pour qui les primes d'assurance étaient donc inabordables. À chaque fois qu'elle fait une crise épileptique dans un lieu public, on la met dans une ambulance (qu'elle n'est pas en état de refuser), on la transporte à la salle des urgences et on lui facture environ $4000~3000€. D'après ce que je sais des tarifs des ambulances et des salles d'urgence pour les non assurés qui ne bénéficient d'aucune convention tarifaire, ça me paraît crédible.
Puis, oui, c'est affligeant, l'attitude des Américains envers l'assurance maladie universelle. Ils se rendent pas compte qu'ils se font beaucoup plus arnaquer par le secteur privé qu'ils ne le seraient par le secteur public.
Ils veulent pas payer d'impôts, mais ils se rendent pas compte que nos impôts "santé" sont plus élevés que dans la grande majorité des pays à assurance universelle. (Aux USA, les impôts payent déjà, directement ou indirectement, environ 60% des coûts médicaux. Seulement, nos coûts, incontrôlés, sont tellement plus élevés qu'ailleurs que nos impôts "santé" excèdent ceux des pays à couverture universelle.)
Ils ont peur que le gouvernement leur dise quel médecin il faut consulter, dans quel hôpital et pour quels soins. Ils se rendent pas compte que c'est précisément ce que font les compagnies d'assurance privées et qu'ils ont nettement moins de choix que les assurés des autres pays développés. (Il est courant qu'un salarié américain ait a changer de médecin tous les deux ou trois ans, à chaque fois que son employeur change de couverture médicale et de liste de médecins conventionnés avec, ou bien à chaque fois qu'il change de boulot.)
Ils veulent pas payer pour les chômeurs, pour les noirs, pour les Mexicains, pour les immigrés, bref, pour ceux qui "n'ont pas réussi dans la vie faute d'efforts" et qui ne méritent donc aucune aide. Ils se rendent pas compte que ça leur reviendrait moins cher "d'aider" les "sans mérite", ni qu'ils pourraient fort bien se trouver dans cette situation un jour.
Ils sont très propagandisés par la "Big Health" et c'est devenu pratiquement impossible de faire valoir des faits et opinions contraires dans les médias à grande diffusion. La "Fairness Doctrine" a été révoquée (à partir de '87) et les chaînes de télé et de radio ne sont plus tenues de présenter des informations équilibrées et impartiales. De plus, le secteur santé - surtout les maisons pharmaceutiques et les hôpitaux - achète des milliards de dollars de pub par an et les médias sont devenus très soucieux de ne pas cracher dans la soupe.
Pour militer, c'est décourageant, c'est le moins qu'on puisse dire!
Enfin, malgré la situation plutôt lamentable ici dans l'enfer de l'Ultralibéralie, je te souhaîte quand même une très bonne année! Take care!
Encore des précisions très utiles, Peter. Merci beaucoup.
Mais c'est effrayant. Je comprends que ce soit décourageant de tenter d'expliquer, entre la propagande acharnée et le manque de recul de la population.
Mais je te rassure: ici, la crédulité est la même. Simplement, nous n'avons pas subi la propagande depuis aussi longtemps, en particulier, en matière de protection sociale, même s'il y a toujours eu des reculs.
D'ailleurs, ils acceptent les déremboursements et autres mesures pour nous faire sortir du système et nous tourner vers le privé, parce qu'on leur dit qu'il est injuste qu'ils paient pour les autres. Et ça marche, évidemment!
A se demander comment on peut faire réfléchir les gens, quand n'importe quel bateleur remporte leur adhésion.
Merci d'accepter que je publie ton com'.
Si tu veux le modifier, ou rajouter des trucs, envoie-moi un mail ou écris-moi un commentaire (qui ne sera pas publié). Je posterai le billet quand j'aurai ton aval.
Merci, emcee.
Bof, je crois que mon commentaire, ça va plus ou moins comme ça. J'ai sans doute fait des fautes de français et des maladresses de langue que tu peux corriger si tu veux. Je ne pense vraiment pas avoir fait d'erreurs de fond ni avoir exagéré dans mes conclusions. Si tu révises au point où tu commences à te faire des doutes, tu me peux m'envoyer ta version à mon adresse email, mais j'ai lu beaucoup de tes traductions et je fais confiance à ta jugeotte.
Au fait, une petite question technique avant de te quitter: quel système de "markup" utilise ton blog, pour les commentaires? Comment fait-on des caractères gras, italiques, soulignés, etc.? Je ne compte pas en abuser, mais je pensais que l'emploi judicieux de formatage rendrait peut-être la lecture de mes commentaires un peu moins fatigante.
Allez, zou, je pars faire des courses. À plus!
Bon, j'ai publié ton com' et je te réponds ici par commodité (si tu veux que je le supprime, je le ferai aussitôt, ainsi que le mien).
Je suis en train de reprendre tes commentaires, justement : il n'y a pas de problème du tout. j'essaie simplement de répartir ce que tu as dit de façon à en faire un texte complet.
Je t'enverrai la version finie par mail.
Pour ce qui est du système de mise en page, il n'y a rien d'autre que ça, hélas, du moins, à ma connaissance.
J'ai cette possibilité côté admin, mais je l'utilise rarement. Cela me permet d'avoir le com' sous les yeux quand je réponds.
Mais tu as raison, ça manque.
A+
Bonnes courses
J'venais toquer à ta porte
De temps à autre et repartais chagrine
J'reviens ce soir et Ô divine !
Comme un frémissement de joie
Et j'ose pour la première fois
Te dire avec ces quelques signes
Goulûment j'butine tes lignes
Avec lesquelles je fais le miel
Qui m'sert contre mon quotidien trop fiel
Merci d'exister Emcee, d'être ce que tu es
De me faire re-sentir ce goût exquis de l'estime
Et que demain peut être beau
Que 2012 te soit douce
Bonne et heureuse année à tous-tes
Envers et contre tout
Haut les coeurs
Nos lendemains seront bonheur !
merci Safiya! je suis impressionnée par tes talents. super!
Tes encouragements me touchent et, mais, je serai plus prosaïque en le faisant, je te souhaite aussi une bonne année 2012.