N'oubliez pas ma présomption d'innocence
Par emcee le mardi 24 mai 2011, 13:33 - L'info futile - Lien permanent
D'abord, pour remettre les pendules à l'heure, la traduction d'un article de Katha Pollitt, "DSK Déjà Vu", publié le 19 mai 2011 dans The Nation.
Puis, mon point de vue personnel sur cette affaire.
Déjà vu nulle part ailleurs 
DSK, une impression de déjà vu
La classe politique française est choquée du traitement infligé actuellement à New York à Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI et candidat potentiel du PS aux présidentielles, qui est accusé de tentative de viol et de séquestration d’une femme de chambre dans sa suite à 3000 dollars la nuit à l’hôtel Sofitel situé au centre de Manhattan. A la radio, son ami, Robert Badinter, mari d’Élisabeth, une des plus célèbres féministes françaises, a déclaré qu’il avait été « détruit avant même que ne commence le procès». Martine Aubry, première secrétaire du Parti Socialiste et également candidate potentielle aux présidentielles s'est déclarée "consternée et choquée" – non pas par les accusations, mais par les photos de DSK menotté.
Le cœur ne peut que se serrer devant ces images humiliantes et poignantes qu'on donne de lui", a déclaré Jean-Pierre Chevènement, sénateur et ancien ministre. "Un effroyable lynchage planétaire ! Et si c'était une monstrueuse injustice ?
Certes, comme pour tous ceux accusés de crimes, DSK est innocent jusqu'à ce qu'on prouve sa culpabilité, mais l'élite politique et journalistique ne peut-elle pas s'intéresser un instant au crime dont il est accusé?
On peut dire ce qu'on veut des menottes et des "perp walks" (ou parades des suspects), ça n'a rien à voir avec une agression sexuelle violente. Il est quelque peu scandaleux de voir que si tous ces soi-disant socialistes estiment que cet homme puissant doit bénéficier d'un traitement spécial devant la loi, ils n'ont pas eu un mot pour cette immigrée guinéenne et mère célibataire de 32 ans, sauf pour laisser entendre que c'était une traînée qui mentait.
Et qu'elle a peut-être participé à un complot. Volant frénétiquement au secours de DSK, comme il l'avait fait pour son autre très bon ami Roman Polanski, le philosophe devenu expert, Bernard-Henri Lévy, s'étonnait de ce que cette femme soit entrée seule dans la suite:
" Je ne sais pas – mais cela, en revanche, il serait bon que l’on puisse le savoir sans tarder – comment une femme de chambre aurait pu s’introduire seule, contrairement aux usages qui, dans la plupart des grands hôtels new-yorkais, prévoient des « brigades de ménage » composées de deux personnes (ce qui est faux, NDA), dans la chambre d’un des personnages les plus surveillés de la planète".
Aucune présomption d'innocence pour la "femme de chambre", apparemment. Quand rien n'a marché, il reste toujours la vieille roue de secours, qu'on ramène chaque fois qu'un homme puissant ou célèbre est accusé de viol: pourquoi violerait-il alors que les femmes se bousculent pour coucher avec lui? "Séducteur, oui, violeur, non" a déclaré Michel Taubmann le biographe de DSK. Comme s'il pouvait savoir.
A la suite de l'arrestation de DSK, d'autres femmes se sont manifestées. La jeune écrivaine Tristane Banon – qui n'avait pas porté plainte en 2002 quand, affirme-t-elle, DSK avait tenté de la violer – a décidé de porter plainte (sa mère, Anne Mansouret, candidate du PS, dit aujourd'hui qu'elle est désolée d'avoir dissuadé sa fille d'aller à la police).
Piroska Nagy, avec qui DSK a eu une liaison, fait à nouveau la une de l'actualité, rappelant que quand le conseil d'administration (du FMI) avait déclaré qu'il n'y avait pas eu de "preuves de coercition ou d'abus de pouvoir", il avait ignoré son propre témoignage disant qu'elle avait subi des pressions de sa part pour qu'il couche avec elle.
Soudain, il s'avère que tout le monde savait que les femmes journalistes et les employées du FMI veillaient à ne pas se retrouver seules avec lui.
Mais bien sûr, l'attitude prédatrice de DSK avait toujours été de notoriété publique, faisant l'objet de ragots, de plaisanteries et d'allusions voilées dans la presse. On appelait cela autrement: la séduction, l'amour des femmes, la preuve d'une belle santé. Il a fallu que ce soit une inconnue sans défense vivant dans un pays étranger – la femme de chambre n'avait aucune idée que DSK, en tant qu'homme parmi les plus puissants de la planète, avait le droit d'user de la violence pour disposer de son corps - qui agisse.
Actuellement, l'avocat de la défense de DSK affirme que les rapports sexuels, s'ils ont eu lieu, étaient librement consentis. Parce que rien n'est plus vraisemblable qu'une femme de ménage – une musulmane veuve qui porte le foulard – sauterait sur l'occasion de faire une fellation à un client de l'hôtel de 62 ans qui jaillit tout nu de la salle de bains.
Toutefois, les Américains ne doivent pas s'empresser de se moquer des Français. Il y a huit ans, les Californiens, ignorant les nombreux témoignages de femmes qui accusaient Arnold Schwarzenegger de harcèlement sexuel brutal et parfois sadique, l'élisaient gouverneur de Californie.
Comme Anne Sinclair, la femme de Strauss-Kahn, celle de Schwarzenegger, Maria Shriver, l'avait soutenu, et c'est ce soutien qui a peut-être été déterminant. En récompense, elle a appris récemment qu'il avait eu, il y a plus de dix ans de cela, un enfant avec la bonne.
Les hommes puissants brutalisent impunément, grâce à leurs amis, à leurs femmes, aux copains de la politique, une presse servile et une culture profondément hostile aux femmes.
Redite-moi que les luttes féministes, c'est du passé.
''Katha Pollit'' (en anglais)
Note perso
La Caste vocifère, occupant tout le terrain médiatique
L'exemple de Badinter:
"Il déplore le traitement réservé au directeur général du FMI et aurait "aimé l'égalité des armes" entre "l'accusatrice" et "le présumé innocent" : "On dit "c'est la justice égale pour tous". Plaisanterie, dérision! En vérité, quand Strauss-Kahn est là assis au milieu des autres, il est ravalé délibérément au rang de dealer". "Où est l'égalité des chances quand en effet l'accusatrice dit 'je suis la victime' et qu'on la protège et DSK répond 'je plaide non coupable', et on l'accable ?", a-t-il plaidé.
"Il est ravalé délibérément au rang de dealer": "de dealer …présumé", il veut dire, je suppose?
Quant au terme de dealer, il n'est pas innocent non plus ...
Comment cracher son mépris de classe et son mépris des femmes en quelques mots.
Voilà jusqu'où sont capables d'aller les amis de caste. Dans l'abjection la plus totale, le reniement de ce qu'ils ont prétendu être en façade. Il n'y a plus de tabous.
Comme pour l'affaire Polanski, la Caste ploutocrate se serre les coudes, dans la mauvaise foi et l'hypocrisie, hurlant à la "destruction d'un homme" et n'hésitant pas à remettre en cause et à piétiner une femme du peuple parce qu'elle a osé s'en prendre à un de leurs membres éminents.
Polanski, qui avait drogué, fait boire, pénétré de force de multiples façons une gamine de 13 ans, donc mineure, donc légalement non consentante, était défendu par ceux-là mêmes qui exigent aujourd'hui la "présomption d'innocence" pour DSK.
Traînée dans la boue, harcelée par les médias au téléphone, devant sa porte (et les gens modestes n'ont pas les moyens de se payer des gardes du corps pour éloigner les intrus et se protéger avec de hauts murs), elle avait accepté (ou du moins sa mère, puisqu'elle était mineure) de se rétracter en partie contre une aumône financière comparée aux préjudices subis.
L’histoire se répète. En moins extrême, sans doute, mais les accusations portées concernent aussi des crimes intolérables et sévèrement punis par la loi. En théorie.
Crimes de l'abus de pouvoir, de la volonté d'écraser les autres et, dans ce cas, les femmes.
Mais au lieu de se taire, au lieu de laisser faire la justice, parce qu'après tout, ils n'ont pas le droit de disculper leur ami sans savoir ce qui s'est passé, et encore moins d'influer sur les décisions des juges, ils poussent des cris d'orfraie et envahissent tout le terrain médiatique.
Le fameux "complot"
Ceux qui hurlaient au "complotisme" et à l'anti-américanisme se sont brutalement, et contre toute attente, ralliés à ces thèses dans cette affaire.
Pourtant, ici, il n'est pas question de passeports intacts retrouvés sur des tonnes de gravats.
Ce qui s'est passé ne semble pas devoir demander une bataille d'experts. Pour autant, tous ceux qui refusent l'évidence s'acharnent à trouver des explications grotesques pour éviter soigneusement d'admettre la thèse de l'agression violente contre une femme de chambre noire et immigrée.
Et chacun d'y aller de son "je ne comptais pas voter pour lui, mais, je trouve que tout de même …" . (S'il y avait une élection aujourd'hui, il y aurait 57% de couillons qui iraient voter pour lui. On se demande si on va, un jour, reprendre un vrai débat d'idées dans une France lobotomisée par les médias et gouvernée par l'affect).
Le "tout de même", c'est pour s'indigner du traitement "inhumain" que la justice US avait fait subir à DSK.
Mais cela ne devrait pas être une surprise, en particulier aux ex-pro-américains: cela fait un siècle qu'existe la "parade des suspects". C'est même à cette occasion que Lee Oswald a été descendu. Il restait encore de la marge, donc.
D'autant que, en fait de barbarie intolérable, il n'est resté que cinq jours en taule et est désormais assigné à résidence dans un appartement de luxe. Parler de barbarie quand il y a des innocents dans le couloir de la mort, c'est un petit peu indécent, je trouve.
Et puis, il me semble que si DSK avait voulu se prémunir de ces désagréments, il aurait pu le faire.
Pourquoi donc était-il à NY, à l'hôtel, sans gardes du corps, alors qu'il habite Washington, que sa fille habite sur place et qu'il était en transit pour la France?
Pourquoi s'est-il retrouvé accusé d'agression sexuelle alors qu'il devait pertinemment savoir que la justice US ne plaisantait pas avec ça? Et pourquoi ne s'en est-il donc pas préservé?
Complots divers
Donc, je disais qu'il y a ceux qui nient l'accusation d'agression et cherchent à valider la thèse du complot, un coup monté par on ne sait qui, quelque force supérieure qui agirait en sous-main. Le "lobby" comme j'ai lu quelque part. Appelons-le comme ça.
Là, pas question de mesure et de décence pour traiter les événements. On charge la mule.
La femme de chambre, employée dans cet hôtel depuis trois ans, aurait été soudoyée pour piéger DSK. On sait combien une femme du peuple peut être vénale, pas comme ces purs esprits, n'est-ce pas?
Tout faire pour salir cette femme qui vit (vivait - puisqu'elle a été obligée de fuir) seule avec sa fille dans un modeste appartement dans le Bronx, c'est dire si elle est moins que rien à côté d'un milliardaire qui possède des appartements luxueux un peu partout, à Paris, à Washington, à Marrakech.
Moins que rien, si on compte en dollars, évidemment.
Oui, donc, "ceux" du FMI auraient voulu mettre hors d'état de nuire leur directeur qui montrait des velléités de s'attendrir face à la misère que le FMI propage comme une traînée de poudre dans le monde.
Mouais, déjà, ça, c'est à la limite du crédible. DSK n'a pas été nommé directeur du FMI pour jouer les tendres. Simplement, à certains moments, il faut faire semblant de lâcher un peu de lest, sinon, les esclaves se révoltent et adieu le pot-au-lait (rappelons qu'ils empruntent à 1% pour prêter aux pauvres à un taux frisant les 16%, enfin un truc comme ça. De l'humanisme pur).
Mais aussi, pourquoi, donc, le "lobby" se serait-il embrouillé avec une machination abracadabrante alors que DSK était en instance de départ et qu'il pouvait toujours l'aider à sortir plus vite en lui offrant une somme d'argent (supplémentaire) incitative? C'était discret, sans risques et imparable.
Mais non, trop simple. Les conspirateurs auraient imaginé un plan diabolique: soudoyer une femme de ménage d'un hôtel à New-York (où DSK n'habitait pas, je le rappelle et où ses séjours privés devaient être aléatoires) pour qu'elle le piège et le fasse tomber pour viol.
D'abord, comme je l'ai dit, il fallait que la cible soit sur place (il ne devait y dormir qu'une nuit) et que la soubrette soit de service et prévenue.
Ensuite, il faut être sacrément sûr que la personne (non "professionnelle", donc) sera apte à mener à bien cette entreprise délicate et ne reculera pas au dernier moment. Même pour une somme rondelette dont on aurait bien besoin, on ne devient pas forcément spécialiste du traquenard sexuel. On le voit, l'élément essentiel du complot n'est donc pas à 100% fiable.
Ensuite, comment ces gens-là pouvaient-ils bien savoir que leur cible serait consentante? Un "bon mari", un "homme qui aime les femmes", mais "pas un violeur" (d'après ses amis qui connaissent tous les secrets des portes closes), ça ne se laisse pas piéger comme ça, et en quelques minutes, apparemment.
Sans compter qu'à 62 piges, en principe, on n'est pas forcément au mieux de sa forme sur commande (à moins qu'ils aient eu d'autres renseignements sur la personne, que la présomption d'innocence nous interdit d'évoquer ici).
Alors, la réaction logique pour un homme vertueux, présumé innocent, et soucieux de préserver sa réputation, aurait été d'appeler immédiatement la direction, de faire constater la présence de la soubrette et de porter plainte contre la femme de chambre. NON?
Or, il n'en a rien été, non seulement, il s'est laissé "violer", mais c'est la "piégeuse" qui a porté plainte!
De plus, contre toute logique, personne n'était là pour empêcher le gogo de se rendre à l'aéroport, où, semble-t-il, personne ne savait qu'il se rendait, puisque c'est parce qu'il a téléphoné à l'hôtel pour récupérer son portable que les policiers ont pu le localiser (remarquons également que s'il n'avait pas oublié son portable, ce qui relève du pur hasard, il n'aurait pas été pris).
Pourquoi avoir fait tout ça si leur "proie" avait pu tranquillement leur échapper et se retrouver à l'abri, en France?
Un complot de Pieds Nickelés, si on me demande.
Sinon, il y a la théorie du petit complot. Celle que défendent les BHL, je suppose: la femme de chambre, qui savait que c'était un homme riche (et juif, rajouterait BHL, jamais à court dans ce cas-là d'argument massue), le piège pour lui soutirer de l'argent … et s'en va porter plainte à la police.
Y en a, je te jure, ils sont vraiment pas doués pour le commerce.
Deux autres thèses sont également apparues:
La première : un complot du PS pour éliminer un de leurs candidats.
Sur ce dernier point, évidemment, cela aurait pu paraître logique: c'était toujours un de moins, ça déblayait un peu.
Mais, déjà qu'au PS, ils n'arrivent pas à se décider à rédiger un vague programme qui (mé)contenterait tout le monde, on se demande comment ils auraient pu échafauder quoi que ce soit d'envergure.
D'autant qu'ils s'étaient très bien faits à l'idée que c'était Strauss Kahn qu'il leur fallait pour ratisser un maximum à droite.
Ratisser à gauche? Même pas dans leurs rêves!
D'ailleurs cette thèse a, semble-t-il, vite été abandonnée. Pas du tout crédible.
La seconde: une cabale organisée par l'entourage de sarko pour éliminer le candidat qui lui faisait de l'ombre.
La seule chose qui pourrait plaider en faveur de cette théorie, c'est le plan foireux qui a été imaginé. On sait qu'ils sont experts en la matière.
Mais, 1) sarko n'est pas en odeur de sainteté à Washington, il valait mieux ne pas jouer les futés sur leur terrain à eux 2) pour piéger DSK, il suffisait de balancer sournoisement à la presse (celle de ses "amis" était largement suffisante) le dossier épais qu'il n'a pas dû manquer de compiler sur DSK.
Et des casseroles, il y en a une flopée de batteries.
Quant à Obama et sa clique, impossible. Ils venaient de faire le coup de la décennie et qui c'est qui leur vole la vedette? Un autre de ces bras cassés de frenchies avec une histoire incroyablement banale.
Et depuis l'affaire DSK, plus personne ne s'intéresse à Ben Laden, même aux US. Si c'est pas une malchance, ça!
D'après des sources bien informées, Obama en aurait même fait une jaunisse.
Et puis de toute façon, leur proie, c'est au lance-flamme qu'ils l'attaquent, et ils font ensuite disparaître le corps en mer.
Et si, finalement, les explications qui ont été données par la victime de l'agression étaient les seules qui tiennent la route?
Mais de ça, on n'en veut pas.
Une femme pauvre agressée par un riche qui abuse de son pouvoir sur les femmes et sur les populations, ce n'est pas vraisemblable.
Enfin, pas vraisemblable qu'elle porte plainte.
Pour tout ce que cela implique: harcèlement des médias, enquête serrée sur son passé, ses fréquentations et tout le reste. Sa vie sera jetée en pâture aux médias, son intimité sera violée constamment. Sans compter les questions inlassables qu'on lui posera.
Et où de "victime présumée", elle finira "coupable d'outrage à la cour".
Alors, il vaut mieux laisser tomber et lécher ses blessures, seule dans son coin.
D'autre part, les avocats eux-mêmes n'ont jamais parlé de complot, probablement pour les raisons évoquées ci-dessus: une hypothèse ridicule indéfendable.
Tout ce qu'ils vont plaider, ce sont des rapports "consentis".
Et même là, il va falloir la jouer tordue, cette histoire. Parce que ce n'est pas gagné.
Sauf que c'est l'agresseur "présumé" qui a l'argent. Et que ça change tout.
Et, donc, il ne reste qu'une alternative: soit elle cède aux pressions et accepte une "compensation" financière - ce qui stopperait le harcèlement dont elle fait l'objet, soit elle va jusqu'au bout et il va lui falloir une sacrée dose de courage. Et ce courage (et les fonds qui vont avec), elle ne peut le trouver qu'avec un soutien planétaire.
Nous sommes tous-tes des hommes et femmes du peuple et nous nous élevons contre la coalition de milliardaires qui nous passe sur le corps avec son bulldozer.
Une pétition internationale a été lancée par des féministes US, qui fait également des appels aux dons pour soutenir financièrement (et moralement) cette jeune femme afin qu'elle maintienne sa plainte et qu'il y ait un procès. Si elle ne peut pas poursuivre, elle sera obligée d'accepter une somme d'argent en échange de son retrait de plainte.
Et voilà comment sont punis les viols et agressions sexuelles commis par les riches: par une simple amende. Une aumône.
Liens à lire:
Au Festival de Kahn, palme des reins à : "PS, la grande imposture"
Une Québécoise parle de DSK sur France Inter.
Tout le monde "savait", mais on nous vend un homme vertueux, qui "aime les femmes"!
"Aimer les femmes", c'est aimer les mettre dans son lit, consentantes ou non.
Commentaires
Comme disait Coluche : Violer c'est quand on veut pas, nous et ben ...
on voulait ...
moi je dis, c'est pas parce que DSK aurait même pas été inquiété en France, que c'est Robert Badinter qui doit tout prendre.
lundi 09 juillet 2007
FMI : Sarkozy propulse DSK et enterre Fabius
Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique. Après Jacques Attali et ses goûts somptuaires qui lui ont coûté la présidence de la BERD, la France ne peut pas se permettre un nouveau scandale.
http://bruxelles.blogs.liberation.f...
7 Novembre 2008
DSK ou l’archétype du “Sexus politicus”
Le tout-Paris médiatique connaissait l’insatiable appétit sexuel de l’ancien ministre socialiste. Au-delà de la personne de DSK, elle éclaire les mœurs malsaines de la classe politique.
(...)
Aurélie Filippetti, aujourd’hui porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a gardé un mauvais souvenir d’une tentative de drague “très lourde, très appuyée” de son camarade de parti. Depuis, “je me suis arrangée pour ne pas me retrouver seule avec lui dans un endroit fermé”, explique-t-elle. D’autres témoignages décrivent toujours le même comportement : une sollicitation immédiate, insistante et directe, suivie de coups de téléphone et d’envois de SMS qui peuvent durer des jours. Mais les médias français observent un silence presque absolu sur ces pratiques.
http://www.courrierinternational.co...
Affaire DSK: la lettre qui accuse
Par Marcelo Wesfreid, publié le 17/02/2009 à 15:05
Dans une lettre envoyée le 20 octobre dernier aux enquêteurs mandatés par le FMI, et dont L'Express a eu connaissance, l'économiste d'origine hongroise qui travaillait sous les ordres de DSK écrit: "M. Strauss-Kahn a abusé de sa position pour entrer en relation avec moi." Et de poursuivre : "Je n'étais pas préparée aux avances du directeur général du FMI. ... J'avais le sentiment que j'étais perdante si j'acceptais, et perdante si je refusais."
(...)
Piroska Nagy (qui n'a pas répondu à nos questions) conclut sa lettre par ce jugement: "Je crains que cet homme DSK n'ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation où travailleraient des femmes."
http://www.lexpress.fr/actualite/po...
@yelrah: ah, Coluche!
@Birahima: "que c'est Robert Badinter qui doit tout prendre": c'est lui qui a pris ici parce que les autres ont été largement cités ailleurs. Mais grosso modo, ils disaient tous la même chose.
Merci, Louise, pour les liens.
Oui, tout le monde savait. Pour ce qui est de la collaboratrice hongroise, il l'a poursuivie jusqu'à ce qu'elle lui cède: il la bombardait de mails (c'était dit dans la presse), etc. Et elle a divorcé suite à cette affaire (ou pendant) ...
Il y a eu un scandale au FMI (ils ne rigolent pas avec le harcèlement), mais, à l'époque, ils ne devaient pas pourvoir le virer, ils l'ont couvert en faisant semblant de croire à des rapports librement consentis.
Et c'est Piroska Nagy qui a été mutée. Evidemment.
Toujours pareil, dans le cas de viol ou d'agression contre les femmes, c'est la femme qui, en général, écope de la double peine.
Merci ! J'espère qu'il y aura une prise de conscience ..Mais c'est pas gagné ! Pour l'égalité nous avons encore du pain sur la planche !
salut poussantg,
non, c'est pas gagné! on vient de me signaler ce billet qui fait froid dans le dos. http://leplus.nouvelobs.com/contrib...
OK, c'est un tordu qui cite la Bible.
5/5
On peut également considérer que ce déni généralisé soit le fait de personnalités médiatiques et que, donc, ils ont la parole dans les médias. Ils sont choqués de ce qui arrive à quelqu'un qu'ils connaissent soit en tant qu'ami, soit en tant que compagnon de route et n'arrive tout simplement pas à le croire. Et comme ils sont connus et reconnus, l'écho de leur ressenti est multiplié à l'infini.
Prenons le cas où l'accusé et la plaignante sont uniquement connus dans leur quartier : la réaction de leurs proches sera exactement celle que vous dénoncez dans votre article (c'est pas lui, c'est pas possible, elle l'a aguiché, je le connais bien c'est un dragueur mais ça s'arrête là, etc) MAIS il n'y aura personne d'autres que le buraliste, l'épicière ou les voisins pour les entendre.
Quant au "peuple" dont je fais partie, je pense qu'on s'est beaucoup identifié à DSK, personnalité ultra visible, alors que la plaignante est une illustre inconnue d'abord invisible et muette (sauf par l'intermédiaire de son avocat).
C'est psychologiquement difficile, dans un premier temps, de croire d'emblée une anonyme sans visage plutôt qu'un type qu'on a l'impression de connaître depuis toujours ... et qui, ma foi, qu'on l'aime ou pas, fait (faisait :-)) plutôt figure de "sage" dans le monde politique.
Quoiqu'il en soit, perso, je me garde bien de hurler avec les loups.
"C'est psychologiquement difficile, dans un premier temps, de croire d'emblée une anonyme sans visage plutôt qu'un type qu'on a l'impression de connaître depuis toujours"
Ben, en fait, pas vraiment quand on est un peu conscient-e des violences faites aux femmes... On a même tendance à croire absolument l'anonyme, d'expérience...
Dans la connerie sexiste la palme revient à Jacques Lang(quel bel homme) et à Jean François Kahn il ont tout les deux décroché le grand prix et leurs excuses n'y change rien!
Mais quand même si je suis d'accord avec le fond du texte,permettez de mettre un bémol à la petite musique de Tristane Banon et de sa mère Anne Mansouret,!
Ca ressemble tellement à un règlement de compte interne au PS que je prend ça avec des pincettes,tout comme les propos de Aurèlie Philipetti,tout comme les déclaration d'Hélène Jouan,http://www.lepost.fr/article/2011/0... devenue entre temps directrice de l'information de F2!
Toutes femmes de pouvoir elles avaient largement le temps de parler,de dire,de faire,comme Anne Mansouret dont on se demande pourquoi elle a conseillé à sa fille de ne pas porter plainte?
Est-ce que la carrière politique est plus importante que le viol de sa fille?
Voici le bal des faux culs bourgeois qui après coup(pardon)se réveillent et viennent faire la leçon.
Je suis sur que des "soubrettes" ont par la suite souffert de ce genre de type et le silence de tout les personnages médiatiques les rends complices,parce que les "soubrettes"elles n'auront jamais justice!
Je ne préjuge pas de la culpabilité de DSK,mais je me méfie de celles qui ayant eu tous les pouvoirs ont fermé leur gueule surtout chez les journalistes,journalistes dont on connait la proximité avec les gens de pouvoir!
@La Sasson, certes, ils ont peut-être voulu défendre leur ami, mais, justement, ils ne parlaient pas en tant qu'ami mais en tant que propagandistes. Ils se sont permis de disculper l'un en traînant l'autre dans la boue.
Un type comme Badinter, ancien ministre de la justice, connaît (ou est censé connaître) le mal que peut faire ce genre de témoignage.
Et puis, je suis d'accord avec Christine, ce n'est pas parce qu'on ne connaît pas son visage qu'on ne peut pas ressentir de l'empathie pour elle et lui apporter notre soutien.
Elle a le visage de toutes les femmes qui subissent des violences, des femmes qui n'ont pas de vie personnelle, qui vivent la peur au ventre - de perdre leur boulot, d'être agressées dans la rue ou battues en rentrant du boulot le soir.
Alors, pour un type comme DSK, je n'ai aucune commisération. Qu'il dépense jusqu'à son dernier sou pour payer ce qu'il a fait aux femmes.
@Jean-claude,
Non, on ne peut pas jeter la pierre à ces femmes: si si peu de viols sont signalés (10%, je crois avoir lu), c'est qu'il y a une raison. Le viol fait l'objet d'une double peine: quand on le subit et ce qu'on subit par ailleurs, qu'on ait porté plainte ou pas.
La mère de Titane a cru bien faire au moment où ça s'est passé.
Et elle n'avait pas forcément tort, quand on voit comment réagissent les gens de sa classe, comment ils sont prêts à tout pour disculper un des leurs.
C'était un dilemme affreux certainement, et elle a choisi la solution qui lui paraissait la moins destructrice pour sa fille. c'était peut-être le cas.
Accuser un homme politique en vue, c'était s'exposer à de terribles représailles du clan auquel il appartient.
c'était ruiner ses chances d'avoir des appuis pour trouver un emploi, etc.
Ce n'est pas vénal, mais tout cela a des répercussions infinies sur la vie, d'une femme, qui plus est.
Ca serait quand même pas possible que les médias attendent le procès avant de donner leur avis ? juste pour éviter d'influencer les futurs membres du jury ? et surtout dans des affaires où il n'y a plus rien à jouer (faire du bruit pour empêcher une guerre d'éclater quand les prétendus WMDs n'existent pas, ou faire cesser des détournements de fonds, ok. mais là de toute façon, les flics le tiennent, c'est bon y a plus qu'à attendre.) C'est quand même malsain, ce déballage médiatique. J'ai aucune sympathie pour DSK, mais je préférerais qu'il coule pour sa politique, et pour ses casseroles financières, plutôt que pour un truc qui ne regarde que lui, la plaignante et leurs proches.
Ben non, les violences faites aux femmes ne regardent pas que les personnes directement impliquées.
C'est un phénomène politique d'oppression, à mon avis largement pire que des détournements de fond, c'est pas de la vie privée et c'est le silence sur ces violences qui les favorisent. On en parlera jamais assez.
la seule chose qui m'étonne encore c'est qu'ils n'aient pas hurler direct à l'affaire Dreyfus - la caste de classe est en petite forme finalement
"hurlé"
Mais si mais si! Notre ressuscité national l'a fait: http://www.chevenement.fr/Affaire-D...
Il faut dire qu'il n'a pas été suivi sur ce coup-là. Même Bleuch n'a pas osé.
Christine, au risque de t'énerver, je ne crois pas au "phénomène politique d'oppression", en tout cas pas d'une manière aussi fondamentale que l'oppression des petits pays par les grandes puissances et des travailleurs par les employeurs. Il n'y a rien dans l'organisation de la société actuelle qui fait du viol ou du mépris des femmes en général une fatalité. Donc, pour en finir avec ça, il "suffis" que chaque individus se comporte correctement, c'est pas gagné et ça a une dimension sociale - car les gens agissent tous en fonction de l'exemple que leur donnent famille, amis etc. Et il faut sanctionner lourdement, et ne pas laisser passer les sanctions. Mais ce n'est pas politique, au sens où il n'y a pas de raison d'étaler ces faits en public. (je comprendrais la fille violée qui veut en parler dans les médias parce que le type qui l'a attaquée aurait bénéficié de sa position pour échapper à la justice, là il y aurait une atteinte sociale - liée à l'inégalité fondamentale de notre société actuelle -, mais une fois qu'on tiens le salaud, non je n'ais pas envie que les journalistes gaspillent leur temps à nous raconter le moindre détail de l'affaire, c'est un peu moins vrai en France mais va voir le raffus de caniveau que les médias US ont pondu).
Tu m'énerves pas. J'ai l'habitude de me coltiner des gus qui pensent que l'oppression des femmes n'est pas politique.
Et un fait politique n'est pas une fatalité.
L'oppression des femmes est une exploitation comme une autre, c'est celle qui leur réserve les tâches liées à l'espace domestique qu'elles exécutent au profit des hommes. Et le mépris est le corollaire nécessaire à cette exploitation, tâches subalternes, humains subalternes...
ce que dit Christine devrait retenir toute notre attention, et pas seulement pour les femmes.
sur le plan éducatif, dans notre société, il y a un credo qui consiste à dire que pour transmettre des connaissances à quelqu'un, il faut partir de son vécu, partir du vécu.
ce qui signifierait qu'on ne peut comprendre quelque chose, tant que cela ne nous est pas arrivé.
C'est une aberration, car on voit bien aujourd'hui que sur le plan social, les gens pensent toujours être à l'abri.
Ce qui arrive à leur collègue, ils attendent que ça leur arrive plutôt que de se mobiliser tous, au sein de leur entreprise.
ce serait le seul lien avec "l'affaire Dreyfus", leur faut un "traître", une personne qui "déshonore" les autres pour sauvegarder leur honneur. Ils situent ça au niveau de l'honneur, comme la grande muette.
Alors pensez bien que pendant ce temps-là, tous les abus restent permis et le Sofitel tourne comme avant je suppose, même qu'on y embauche.
christine : c'est quoi le rapport entre l'oppression générale (tâches ménagères) et le fait qu'on puisse pas attendre d'avoir la certitude d'une culpabilité avant d'étaler une éventuelle affaire de moeurs en public ?
Tu essaye de dire qu'il faut faire peur aux mecs en en faisant des tonnes (parce que les médias en font vraiment des tonnes là-dessus) à chaque simple soupçon ?
Tu ne vois pas que ça participe à l'entretient du système ce déchainement réservé à un seul et pour des questions personnelles au lieu des effets destructeurs de sa politique mondiale ? (je ne parle pas du fait de condamner quelqu'un s'il est vraiment coupable, mais du fait pour les médias et le procureur de le trainer dans la boue AVANT le début de procès et dans des circonstances où rien n'est acquis).
Par "fatalité" je voulais dire que pour que ça cesse il ne suffis pas que chacun décide de devenir "gentil", les guerres, l'exploitation économique, ce sont des choses qui sont dans la logique du capitalisme et de la division du monde en états-nations, il faudrait sortir de cette organisation de la société pour y mettre fin. Et ça ça mérite d'être étalé en public parce que les gens pourraient y faire quelque chose politiquement.
L'inégalité hommes-femmes, est aussi en partie liée à cela. Mais saisir ce problème comme un prétexte pour se foutre des droits démocratiques de base, même contre un type comme DSK, ça ne va servir qu'à diffuser de l'indifférence pour ces principes, et c'est sur cette indifférence que s'appuyent tous les gouvernements pour faire passer des lois de plus en plus répréssives, dont les gens ordinaires finissent par pâtir bien plus que les puissants pris dans leur ensemble.
Bon, Birahima, ça va aller, aussi.
@OL: tout est mélangé! Et ce n'est pas Christine qui mélange, c'est toi.
Tu parles de viol du domaine privé, elle te répond que l'oppression des femmes est un système politique. Alors, on ne va pas refaire l'historique, mais les tâches liées à l'espace domestique sont dévolues aux femmes qui les exécutent gratuitement ou qui sont sous-payées pour le faire.
Maintenant avec ça tu nous mélanges la présomption d'innocence de SK.
D'abord, la présomption d'innocence est un concept compliqué.
Et, si tout le monde exige qu'il soit appliqué à SK, personne ne s'offusque de trouver dans les journaux de pleines pages de faits divers avec photos et CV (et adresse) de personnes soupçonnées de crimes.
S'il fallait ne publier que ceux qui ont été déclarés coupables officiellement, il n'y aurait plus rien dans les journaux.
Alors, cette "présomption d'innocence" spécifique pour SK, cela relève de la propagande que les bons petits soldats répètent à l'envi parce que le Café de Flore l'exige.
Il y a eu plainte d'une femme pour tentative de viol et séquestration, ce qui est extrêmement grave. La police et le procureur ont trouvé la plainte recevable et poursuivi celui qui était accusé.
Ce dernier, qui se trouvait alors en pays étranger, aurait dû s'inquiéter des conséquences de tels actes.
Il y a eu de toute évidence "rapports sexuels" : or comme je l'ai dit dans le billet, il n'était pas obligé de s'y "plier".
Maintenant, il dépend de la justice de ce pays et doit en accepter les règles.
D'autre part, il se trouve que c'est un personnage public et s'il en tire des avantages certains, il s'expose également à se retrouver devant les projecteurs s'il est accusé de crime. ce sont les risques du métier.
Parallèlement, les anonymes n'ont pas plein de pognon pour se payer es meilleurs avocats.
La présomption d'innocence veut dire qu'on ne doit pas le déclarer coupable tant que le tribunal n'en a pas décidé officiellement, mais cela n'interdit pas de parler des chefs d'accusation! La preuve, ils sont publiés dans les journaux.
De plus, les termes "présumé innocent" pour l'accusé et "présumée victime" pour la plaignante sont inappropriés juridiquement.
La plaignante a déposé une plainte et elle a été validée. C'est à la défense de démontrer lors du procès que ce qu'elle a dit était faux.
Il y a eu enquête préalable, sinon,n'importe qui pourrait porter des accusations insensées et encombrer les tribunaux.
Alors, parler de "présumée victime", c'est vouloir délibérément laisser entendre que la plaignante ment. Encore un élément pour introduire le doute sur la véracité de sa déposition. C'est à dire que nous faisons le procès à la place du tribunal et que nous nous permettons de douter des affirmations de cette personne sans aucune preuve.
Alors qu'on cesse de nous bassiner avec ces termes et qu'on arrête de nous faire pleurer avec l'accusé!
Il a passé 5 jours en prison, et est assigné à résidence dans un appartement luxueux.
Si tous les prisonniers avaient le même traitement, le monde serait bien meilleur!
Or, il y a en France des gens qui sont incarcérés en préventive pendant des mois, entassés dans des geôles sordides, il y a des dizaines de suicides dans les prisons tous les ans etc.
Parler d'égalité de traitement pour DK, cela voudrait donc dire qu'il faudrait le mettre au même régime que les prisonniers "normaux".
Alors un peu de décence!
Fin du dialogue.
moi aussi, quand il y a trop de commentaires, ça me fatigue.
"Quelle absurdité que de baser le monde de demain, comme ils le font, sur « le règne de la liberté, de la justice, de l’égalité des chances et des droits humains » ! Sont-ils à ce point incapables de voir ce qu’il se passe dans le monde actuel : pauvreté, pénurie des services élémentaires d’éducation et de santé, chômage, et pis encore, insatisfaction de besoins aussi vitaux que l’alimentation, l’eau potable, un toit et tant d’autres ?"
Fidel castro.
Deux/trois trucs, d'abord, j'ai l'impression que tout le monde se retrouve à soutenir la morale protestante américaine. Ensuite, que le viol ne serait pas compris dans un rapport de classes mais serait un problème que l'éducation (mais laquelle) pourrait résoudre, et enfin que la prison serait finalement une solution.
Donc, chacun se situ. On aura compris où je me situ. Je m'oppose à la prison, y compris pour des ordures. La prison n'est pas la solution. Ensuite, je conchie la parole des journalistes. Hors, nous n'avons que la parole des journalistes. De plus, ne pas oublier que aux USA, la question des moeurs est des plus sensibles, tellement sensible que cela vire au déni du sexe, sauf comme commerce sous certaines conditions. Difficile de trouver plus puritain qu'un américain.
Ouille!
Delcluse, un viol n'est pas une "affaire de mœurs" c'est un CRIME! Il est puni par la loi aux US, MAIS il est également puni par la loi française.
Combien de fois il va falloir répéter cela? Pourquoi le viol d'un enfant, tout le monde comprend, à juste titre, que c'est un crime horrible, mais dès qu'il s'agit de femmes, c'est du libertinage ou une drague un peu appuyée et que c'est beaucoup de bruit pour rien?
Au puritanisme américain, on oppose une mentalité de gros bourrin, ou est-ce qu'on va devenir un peu civilisés et réaliser que personne ne dispose du corps d'un(e) autre, et que toute violence à cet égard est punissable selon les degrés?
Et dans cette affaire, les US ont agi comme il fallait.
Je suis assez critique des Etats-Unis et de leur système de justice (il n'y a qu'à voir le tag "prison" pour voir les horreurs qui s'y passent) pour estimer qu'ici, ils semblent avoir agi efficacement. Indépendamment de ce qui va se passer par la suite.
Moi aussi, je suis contre la prison, qui n'est pas dissuasive, au contraire.
Mais on pourra le dire tant qu'on veut, elle existera tant qu'il n'y aura pas un bouleversement total de la société - et c'est pas demain la veille.
Maintenant dire que tu ne crois pas les journalistes, je veux bien, mais les journalistes ont écrit leur papier d'après des sources officielles. d'ailleurs, ils disent tous la même chose sur ce qui c'est passé.
La question du viol, tout comme d'ailleurs n'importe quel crime, n'est pas une question de délire individuel à mettre au compte d'un individu. Tout simplement parce que l'individu est un concept faux et mensonger. C'est un concept que chérissent les capitalistes, mais avec l'aide d'une police, d'une armée, d'une rigoureuse répression, sans lesquelles leurs fesses auraient plutôt chaud.
On ne peut jamais dire qu'un Etat agi bien, pour cette raison qu'un Etat agis pour sa propagande, c'est un monstre froid, "le plus froid des monstres froids". C'est pourquoi la dégringolade de DSK a des motifs très douteux. C'est aussi pourquoi je ne crois pas un instant à cette histoire de viol. Ca ne veux pas dire que j'apprécie DSK, mais je n'aime pas ces méthodes expéditives et trop en dessous de la ceinture. Il y a un renouveau du puritanisme protestant qui fait du sexe une violence et une dégueulasserie. Alors, moi, je le dis net: le sexe, c'est absolument délicieux, et je souhaite à tout le monde de s'envoyer en l'air le plus possible. Marre de réduire le sexe à du sida ou à du viol. Une pipe, pour moi, c'est beau et c'est bon. Et je voie pas ce qu'il y a de mépris là dedans.
Mes excuses Emcee
un seul mot pour le decluse : Abruti .
@yelrah : toujours aussi brillamment synthétique :-))
@Yelrah, et Christine: On ne peut être plus concis et ... clair.
Merci.
Je comprend parfaitement les réactions épidermiques à la Yelrah; cela ne fait que confirmer ceci que l'on juge en fonction de notre sensibilité et non sur des faits prouvés. Je soulève une question qui demande de la réflexion; il semble que Christine et Yelrah en sont dépourvu. Dommage.
ça va finir qu'on va manger la queue de Delcuse avec des légumes.
Fidel Castro l'avait bien dit.
Mais avant on enverra Delcuse sucer tous les petits vieux de la maison d'à côté pendant que tous les chimpanzés du zoo l'enfileront
Il verra si c'est aussi bon que ça le sexe obligé
Heu, l'ôt, y dit que je réfléchis pas, c'est pas gentil (et quelle suffisance, quelle prétention, bon sang).
C'est quoi le sujet de réflexion : le sexe est-il absolument délicieux quand il est imposé ? Tu parles de sexe quand on te parle de violence. Une pipe c'est bon à faire quand on en a ENVIE. Tu vois la nuance avec un viol ?
Que malgré tout je ne souhaite à personne, même pas au pire des machos condescendant. Suis gentille comme fille, un peu bête mais gentille :-DD
C'est pas que je sois pas gentille
encore que
c'était pédagogique
des TP, quoi
Christine, je dis qu'on n'a pas à juger quelqu'un avant même un tribunal, surtout nous qui n'avons que les discours des journalistes; qui ne sommes en aucun cas des témoins.
Je remarque aussi que dès qu'il s'agit de sexe, le plus souvent, on en parle avec mépris un peu à la façon de thé 32, ou violence un peu à la façon de Christine, par exemple; Et le plus souvent avec une méfiance qui frise le pathologique.
Oh la la la, je sais, on doit se connaître dans la vraie vie. C'est exactement ça : j'ai un rapport de méfiance pathologique avec le sexe... dont je ne parle qu'avec violence
Comment tu dis : on n'a pas à juger... les hommes agresseurs, parce que pour le reste tu nous assènes une leçon de morale ou un jugement par ligne de texte (j'arrondis, pinaille pas..).
Allez assez perdu de temps avec ta suffisance incapable de faire autre qu'asséner ses certitudes sur les autres. Piteux et petit...
Mais on ne frôle pas la méfiance
Viens me faire une pipi quand tu veux
mais seulement si je t'y invite
Et
c'est le même processus de domination
quoi que tu en dises
Tout est politique
@Delcluse:
je crois que tout a été largement expliqué précédemment et dire qu'on "manque de réflexion" de votre part est particulièrement cocasse.
1) on ne cesse de vous répéter qu'un viol n'est pas du sexe mais un abus de pouvoir et un crime. Si un(e) ami(e) vous plante un couteau dans le dos sauvagement, parlerez-vous de manifestation d'amitié ou d'amour?
Vous aussi, vous pensez que si une femme dit"non", c'est qu'elle veut dire "oui", parce que le "sexe, c'est tellement bon" et qu'elle passerait à côté de votre savoir-faire?
Vous aussi vous pensez que le sexe,c'est "quand je veux"?
2)"on n'a pas à juger quelqu'un avant même un tribunal": c'est curieux qu'on répète comme un perroquet ce que nous enjoint de faire la caste des puissants. Elle a un peu moins de scrupules quand il s'agit de gens du peuple.
Cette même caste qui a haut et fort défendu un violeur d'enfant, parce qu'il faisait partie de son monde, peut-elle être seulement crédible?
SK est accusé d'avoir agressé sexuellement et séquestré une femme, d'avoir tenté de la pénétrer, de lui avoir imposé une fellation, etc.
Ces accusations ont été acceptées à la suite d'une enquête de police, d'une entrevue de huit heures avec le procureur et les tests ont révélé des traces de sperme sur le col de chemise de la jeune femme.
D'autre part, ses collègues et les responsables de l'hôtel ont également témoigné, disant qu'elle était en état de choc, qu'un d'entre eux l'a retrouvée prostrée et elle a raconté la même histoire à tout le monde. Ce qu'on ne peut pas dire de l'accusé, qui a donné deux ou trois versions des faits.
Si malgré ces éléments vous n'avez pas vous-même une idée sur la question, et que vous attendez qu'il soit jugé pour savoir si tout cela est vrai, c'est que vous avez délibérément choisi le camp des puissants, le camp de ceux qui abusent de leur pouvoir contre celui de cette pauvre femme dont vous remettez personnellement et explicitement en doute le témoignage. Et en redéfinissant l'agression en "sexe"!
On ne peut pas "juger" l'accusé, mais on peut traiter implicitement cette femme de traînée et de menteuse.
Ca s'appelle 'juger", quoi que vous en disiez.
Quant aux journaux, j'ai déjà dit plus haut ce qu'il en était.
Voilà, on s'arrêtera là, parce que ce que vous appelez "réflexion", en est totalement dénué.
Et il serait de bon ton de ne pas prendre à partie vos contradicteurs.
parce qu'écrire ça, entre autres:"Il y a un renouveau du puritanisme protestant qui fait du sexe une violence et une dégueulasserie.", alors que tout a été développé ici, c'est vraiment prendre les gens pour des cons.
Alors, je ne suis pas comme Christine, gentille, je dis que tant que certains hommes n'auront pas tâté du viol, tant qu'ils n'auront pas été harcelés par leur supérieur(e) hiérarchique qui leur mettra la main au fesses ou aux testicules chaque fois qu'ils passent à côté d'eux et qu'ils ne pourront rien faire, ils croiront toujours que leur bite a été créée pour les bienfaits de l'humanité.
Voilà, nous en resterons là.
emcee,
tu as une patience infinie
tu iras au paradis
C'était pas seulement pour la rime
Je te lis toujours avec plaisir même si je n'interviens pas souvent
Tu sembles attirer certains types de trolls
"Tu sembles attirer certains types de trolls": oui, hein?

J'ai les antichomskystes patentés, les bourrins machos ...
C'est sans doute que ceux qui sont d"accord ne disent rien
Vous voulez absolument que je soutienne le viol ? C'est ça le truc, là ? Bref. Je ne parlais pas du viol, mais du fait que nous jugeons quelqu'un qu'on ne connait pas, sur ce qu'on lit dans les journeaux, et d'autre part, je suis convaincu que la prison ne règle rien, que ce n'est pas la solution. C'est une attitude que j'ai toujours eu, quelque soit la gravité des faits retenus envers l'accusé, quelque soit l'accusé, un violeur comme un petit voleur. Et surtout, on oublie que ce type a bien failli devenir chef d'une organisation qui affame les habitants des pays pauvres. Mais, ça, ça semble moins scandaleux que le viol. Alors que pour moi, c'est pareil.
A propos de Chomsky, relire mes messages pour savoir où j'en suis là.
C'est pas parce que ici c'est pas modéré que tu as le droit de dire n'importe quoi
Ce "type" comme tu l'appelles n'a pas failli être le chef du FMI mais l' a été
sinon, oui, tu as soutenu le viol, une pipe obligée, c'est rien d'après toi
Alors, je me suis mal fait comprendre. Non, je ne soutiens ni le viol, ni une pipe imposée, ni aucun acte brutal de quelque nature qu'il soit. Mais je ne suis pas non plus juge à la place des juges, et je n'établie pas un verdict sur ce que peuvent en dire des journalistes.
Lorsque j'évoquais le fmi, je faisais allusion à la prochaine présidence de ce type; je faisais allusion au fait que ce type était prévu pour poursuivre sa carrière d'affameur avec le soutien de presque tout le monde. Et qu'il ait été un affameur ne semble indisposer personne. Je trouve là, qu'il y a comme un problème, voilà tout.
je me souviens :
La Dépêche était un bon journal
( avant la seconde guerre mondiale )
Delcuse,
Oui, je pense que vous êtes mal fait comprendre ; il serait peut-être temps de mettre de l'ordre dans vos idées
Soit, vous ne soutenez ni le viol ni pipe imposée, mais sembliez, il y a peu, lui trouver quelque argument
Je ne suis pas, non plus juge à la place des juges, mais vous sembliez, jugeant, trouvé des excuses à une pipe, suprême agrément, consentie, ou non
Il n'y a pas de prochaine présidence, c'est soumis au vote, pour le moment
Qu'il ait été affameur, soit, nous sommes d'accord
Je pense que vu les circonstances, cela m'indispose un peu plus que vous
On tourne en rond! J'en ai un peu marre de lire toujours la même chose!
1) on ne le JUGE pas: il est ACCUSE de tentative de viol! Ce qui n'est pas rien! Et je ne vois pas pourquoi on n'aurait rien à dire là-dessus. Il me semble que c'est suffisamment grave pour qu'on s'en indigne et qu'on en débatte.
Et ce ne sont pas les injonctions de ses "amis" de caste et de leurs esclaves volontaires qui me feront taire!
D'autre part, je pense qu'on est beaucoup plus près de la vérité maintenant qu'on le sera à l'issue du procès, après les tripatouillages de la défense payée à coups de millions de dollars.
Ce qui veut dire qu'on ne mènera jamais une réflexion sur le viol et les abus de pouvoir parce qu'il faut préserver ce salaud?
Pas pour moi! Et je n'attendrai pas le verdict pour décider que c'est un salaud qui a harcelé les femmes sur lesquelles il avait un pouvoir! C'est reconnu, même s'il a toujours échappé aux sanctions.
Ce qui aggrave encore plus son cas, car cela veut dire qu'il abusait doublement de son pouvoir parce qu'il était sûr de rester impuni.
2) Il est "affameur" des pays endettés depuis 2007 et on attend qu'il soit accusé de tentative de viol pour dire qu'il faisait "pire" au FMI? En clair, cela revient à minimiser le viol, voire, pour certains, à le nier en prétendant qu'il s'est passé tout autre chose.
Je ne sais pas combien de femmes sont violées dans les pays qu'il affame, mais cela doit tout de même représenter un bon nombre.
Mais parlons plutôt d'autre chose, le viol, c'est accessoire, parce qu'il y en a plus qui meurent de faim, qu'il y en a plus qui meurent de maladie, etc.
Bon, maintenant STOP!
On n'est pas là pour répéter mille fois les mêmes choses sans que ça mène où que ce soit.
Il est important de ne pas mettre les malheurs en concurence, mais de dire le lien commun à ces malheurs. Ce lien commun, c'est le rapport de classes sociales. Oui, je sais, pour certains, c'est dépassé, sauf dans les régions méditerranéennes, dirait-on. C'est sur cette base là que le viol doit être critiqué. En disant cela, je ne cherche pas à minimiser l'horreur de cet acte, mais à en saisir le sens dans l'histoire. Le viol n'est pas un acte issu de nul part, provoqué par une nature quelconque, mais un coup porté, et porté dans un monde, à une époque. N'importe qui ne viole pas. C'est important, me semble-t-il d'être au moins en accord là dessus.
Des hommes (très très très majoritairement) violent des femmes (et des hommes et des enfants) et dans TOUTES les classes sociales.
L'oppression des femmes est une oppression en plus du capitalisme. Le combat contre le patriarcat doit être mené aussi, comme le combat contre le capitalisme.
emcee
Le problème est que quoi que tu fasses, quoi que tu argumentes, ils reviennent toujours
Tu as bien clos le sujet et discussion pourtant
Mais comment peut-on répondre de façon argumenté à quelqu'un pour qui le rapport de classes n'existerait pas dans les régions méditerranéennes, on sait pas si c'est Toulon ou Alger ; et que uniquement là le viol pourrait être criiticable
Moi; je n'ai pas ta patience
Des individus comme Delcuse me font violence et je les trouve dangereux
Non pas parce que ce sont des violeurs en puissance
parce que, oui, le viol existe dans toutes les catégories sociales
mais c'est toujours le même processus de domination
ni en plus ni au-delà
mais faisant partie prenante du capitalisme
Thé, tu interprètes mal ce que j'écris. Je n'ai pas dis que le rapport de classes n'existerait que dans les régions méditérannéennes. Je voulais juste faire allusion aux luttes en coure là bas. Le viol existe certes dans toutes les classes sociales, mais pour des raisons totalement différentes. En disant cela, je ne justifie rien, j'essais de dire d'où je parts. Le viol est un processus de domination dans un monde divisé en classes sociales antagoniques. Ca demande du texte que d'expliquer plus à fond.
Cela dit, Thé, soi sans crainte, je ne suis pas dangereux.
Non Christine, l'oppression des femmes N'EST PAS une oppression EN PLUS du capitalisme, elle est ce qu'est le capitalisme, qui est un système de division dangereux et mortel.
Ben si, l'oppression des femmes/la domination masculine EST une autre oppression que celle de l'exploitation capitaliste. "En plus" ou "en amont", on peut en discuter, mais que l'on sache l'inégalité des genres, par l'oppression des femmes, prééxistait à l'avènement du capitalisme. Qui sait d'ailleurs si ce n'est pas la domination masculine qui détermine l'exploitation la plus apte à assurer la pérennité de la rente masculine ?
@Thé, non, ce n'est pas de la "patience", mais c'est que je ne tiens pas à ce quelqu'un vienne étaler des contre-vérités.
Delcluse: vous donnez l'impression d'avoir étudié tous les sujets en même temps, d'où une confusion totale.
Vous mêlez les "régions méditerranéennes" (sic), les bienfaits du sexe, le viol, les méfaits du FMI, etc. tout cela dans des explications péremptoires mais incompréhensibles pour le commun des mortels.
Une fois de plus, vous assénez votre opinion selon laquelle l'oppression des femmes n'est pas une oppression autre que le capitalisme et une fois de plus, c'est faux!
En effet, Pescade et Christine ont parfaitement raison.
L'oppression des femmes s'ajoute au capitalisme. Elle existe dans toutes les couches sociales.
Le patriarcat, c'est l'exploitation des femmes dans l'espace domestique.
Quelle que soit la classe sociale, existe la notion de salaire d'appoint pour les femmes,car elles doivent s'occuper parallèlement de la famille, des enfants, du mari, de la gestion au quotidien de toutes les tâches qui ont trait au cercle familial - et elles sont nombreuses (divers RDV pour les enfants, aide à la carrière du mari, courses, et pas seulement alimentaires etc).
Des tâches multiples et souvent invisibles et gratuites qui sont assignées aux femmes quel que soit leur statut social.
Ce sont majoritairement les femmes qui travaillent à temps partiel pour, justement, pouvoir assumer ces autres tâches.
Ce sont elles qui sont éliminées du marché du travail en temps de "crise".
Ce sont elles qui renoncent à une carrière au profit de leur conjoint et ce sont elles qui ont les retraites les plus basses, justement pour cette raison.
Il existe donc bien des classes de sexe, même si on connaît dans son entourage des cas de figure différents.
Et bien, emcee, vous confirmez ce que j'ai suggéré dans mon précédent commentaire. L'exploitation des femmes est une condition du capitalisme.
Delcuse :
tu as été maladroit sur toute la ligne.
DSK= affaire criminelle
DSK = candidat du PS : ça en dit long sur ce qu'est devenu la social-democratie.
Quant à la parité, c'est son cache-misère.
Mais la polémique DSK n'est pas terminée.
On va voir comment ça évolue.
Petit espoir pour faire autre chose aussi que le jeu pourri des syndicats.
Fallait pas virer les indignés de Barcelone pour du foot...
birahima2, je ne suis pas maladroit, je défends cette idée qu'il n'y a pas de concurence entres les divers expressions de la misère, et que chacune ont un lieu commun qui s'appelle capitalisme. Quant à la violence... Oui, le monde est violent. Très violent. Et il n'y a pas de concurence prioritaire à faire entres les différentes formes de violence que nous subissons, ni une condamnation de telle ou telle, mais un appel à la révolte contre la condition de prolétaire.
Delcluse et Birahima: ce sera votre dernier mot.
Je ne publierai plus vos commentaires, vous avez largement eu la possibilité de délirer.
"Et voilà comment sont punis les viols et agressions sexuelles commis par les riches: par une simple amende. Une aumône."
Heu...C'est pas fait.
Oui, ça peut être encore pire, à savoir rien du tout.
mais entretemps, il aura quand même fallu vendre quelques tableaux poussiéreux.
Ben dis donc y en a eu des posts en mon absence.
perso je maintiens que
- il faut militer pour que les droits démocratiques s'appliquent parfaitement à tout le monde, et surtout pas se réjouir que de temps en temps un puissant se voit traiter comme le commun des mortels, car ce n'est qu'un prélude à du pire pour tout le monde.
- la prétendue "présomption de bonne foi" des plaignants est une abbération : on reconnais déjà leur bonne foie en engageant une enquête, en plaçant l'accusé en garde-à-vue etc. mais le principe doit rester que c'est à celui qui invoque une infraction de la prouver. Sinon c'est le retour à la procédure inquisitoire du moyen-age (la vraie, pas sa version limitée actuelle en France).
- Il y a deux sortes de crimes : ceux qui causent des dommages à la société dans son ensemble (crimes de guerre/contre l'humanité, détournement d'argent public, assassinats politiques etc) et ceux qui relévent d'abord du mauvais comportement individuel. Pour les premiers on peut comprendre et même souhaiter un certain acharnement médiatique, pour les seconds, il me semble que ce n'est pas souhaitable.
- Dans le cas de DSK spécifiquement, le lien entre le déchaînement médiatique US (mais aussi Français en partie) les intérêts d'une frange des capitalistes est assez évident, (je ne parle QUE du déchainement média, pas de la culpabilité). Le fait que certaines réactions de défense de DSK (Lang Chevénement...) sentent le nationalisme et l'arriération ne doit pas justifier de prendre partie pour les autres. Il faut tous les renvoyer dos à dos.
une personne qui,
parce qu'elle a une position dominante,
pense qu'elle peut faire n'importe quoi,
n'a pas à être mise sur un pied d'égalité avec une personne dont l'existence a consisté à apprendre à lutter pour se préserver.
Pour quoi a lutté DSK dans sa vie ?
Est-ce que tu pourrais nous le dire, OL ?
( en dépit de tes absences )
OL, il faudrait se renseigner sur les différents systèmes judiciaires avant de faire des commentaires.
Dire: " mais le principe doit rester que c'est à celui qui invoque une infraction de la prouver", c'est n'importe quoi! ça n'existe pas, ni dans l'un ni dans l'autre.
En France, à la suite d'une plainte, il y a une instruction; aux US, c'est le procureur qui décide que la plainte est recevable, après enquête de police et interrogatoire du/ de la plaignant-e devant le "grand jury".
Et qui, donc, décide de poursuivre en justice, au nom de la société et des lois en vigueur, si les éléments dont il dispose sont suffisamment étayés.
Ce n'est certainement pas aux plaignants de faire les enquêtes eux-mêmes pour apporter les preuves qu'ils ont bien subi un préjudice ou été les victimes d'un crime. Cela n'a plus rien à voir avec la justice, dans ce cas là!
Cela voudrait dire que la justice serait réservée à ceux qui ont les moyens de se payer des avocats, des enquêteurs et tout le reste.
Au cours de la procédure pénale, la plaignante n'est là qu'en tant que témoin à charge. L'affaire est entre les mains du procureur et de ses adjoints et c'est aux avocats de la partie adverse d'apporter les preuves de l'innocence de leur client, ou de trouver les failles qui permettront de le relaxer.
Si SK plaide non coupable, c'est eux qui doivent le prouver.
Le reste du commentaire est à l'avenant.
On aurait bien aimé entendre Badinter et Jack Lang critiquer la justice américaine au sujet de l'affaire Bradley Manning : voilà un garçon de 23 ans qui est enfermé sans procès depuis un an pour un délit où, ce coup-ci on peut le dire, il n'y a pas eu mort d'homme ! En revanche, les soldats qui ont massacré les civils en Irak depuis leur hélicoptère n'ont jamais été inquiétés. Idem pour les forces de l'OTAN qui ont dégommé 9 petits gosses qui ramassaient du bois en Afghanistan. L'un d'entre eux (9 ans) a été littéralement coupé en deux par un obus. L'OTAN a présenté ses excuses...
Les enseignements qu'on peut tirer de l'affaire DSK au point où elle en est :
1) visiblement, certains croient encore que le viol, c'est une grosse envie de baiser, bref que c'est du sexe transformé en violence alors que c'est l'inverse, de la violence exprimée sexuellement. Même cause et mêmes effets que l'affaire Polanski. Au pire des cas, c'est juste un mauvais moment à passer (et encore, elles ont la chance d'être sodomisées par des "Artistes") pour ces petites salopes de 13 ans-qui-en-font-25-et-ne-sont-même-pas-vierges-d'abord.
2) Le soutien des épouses : la femme de Terminator montre bien que le problème n'est pas de se taper la bonne, mais d'avoir un enfant avec elle, et surtout, que ça se sache. Anne Sinclair est décrite dans tous les médias comme "mère courage" (Ivan Levai sur France Inter)... On croit rêver. Il y a quelque chose de comique (rire jaune) à penser que ce sera son fric à elle et non le sien à lui qui va servir à payer avocats, loyer, etc. Genre je me fais avoir sur toute la longueur et j'en redemande puisque "nous nous aimons comme au premier jour". Ah, il est beau le modèle de femme émancipéee qui présente 7/7 avec ses pulls angora.
Pour moi qui vis au Mexique (berceau du machisme où il est courant pour les garçons de la classe moyenne de se faire la main sur la bonne), je suis "sidérée" (mot à la mode) par la défense de DSK ou de Polanski en France... Mais pas vraiment par la vue de DSK menotté et "humilié", tous ces gens qui s'offusquent et nous bassinent avec la présomption d'innocence feraient bien de la ramener quand c'est la loi des 3 strikes qui s'applique à des gamins qui ont volé une tranche de pizza et qui de ce fait finiront leurs jours en prison (à moins que la Californie soit vraiment obligée de relâcher 40 000 détenus).
Toute cette histoire donne vraiment envie de gerber, les témoignages des unes et des autres concernant le machisme en politique sont tout simplement affolants.
Avoir aboli la peine de mort ne donne pas le droit inaliénable de dire n'importe quoi, faut-il le rappeler.
"L'OTAN a présenté ses excuses": ah, ben, si l'Otan ... on ne peut plus rien dire, s'pas?
Je suis tout à fait d'accord avec toi, folavril.
AS qui se fait plumer par son mari parce qu'il ne peut pas s'empêcher de sauter sur d'autres femmes, c'est pathétique. De même que la femme de Terminator: c'est elle qui a le pognon.
Ouais, "mère courage": ils nous l'auront joué indécent jusqu'au bout. Elle aurait dû s'appeler: "courage, fuyons", elle serait moins dans les embrouilles.
Quant à s'indigner pour Manning, évidemment , ce n'est pas dans leurs schémas.
Ce n'est pas non plus dans leur schémas de hurler au scandale quand une femme au faible QI se fait assassiner légalement aux US, ou quand des enfants sont enfermés à vie, ou quand Troy Davis, un noir qui est dans le couloir de la mort depuis des années, et dont l'exécution ne saurait tarder, clame son innocence et que les preuves de sa culpabilité sont faibles.
Pas de quartier pour celui qui se fait choper et est condamné sur la foi d'un témoignage bancal.
Etc., etc. etc.
Alors, on plaindra ces salauds quand tout le reste sera réglé.
Pas avant.
Je vois un grave problème dans l'attitude d'Anne Sinclair et la meilleure façon de le décrire est de raconter ce qui m'est arrivé ici.
Un soir de fête, mon copain et moi sommes restés dormir chez un couple "d'amis", dont la fille de l'ancien gouverneur du Chiapas (époque Marcos). En pleine nuit, je me réveille avec le mari de cette nana en train de me déshabiller. Je n'ai rien dit, j'ai laissé faire parce que 1) mon copain (lui aussi étranger au Mexique) lui aurait cassé la gueule et aurait fini en prison 2) je savais que sa femme prendrait son parti (genre salope, tu l'as allumé, le pauvre chou -tu parles, je dormais à poings fermés) et qu'en tant qu'étrangère vivant de son travail, je n'ai pas les moyens d'affronter une fille de gouverneur pleine aux as devant le ministère public.
Que croyez-vous qu'il arriva par la suite ? Ce type s'en est pris à une petite fille de 9 ans et les langues se sont déliées. Il se trouve que la même chose était arrivée à plein d'autres filles. Le croiriez-vous ? Sa femme a payé environ 100 000 dollars pour que ce malade échappe à la justice, et les voilà tranquillement installés aux États-Unis. Après un traitement de fertilité, cette connasse est même arrivée à lui faire une petite fille. Bref, le mec est un grand malade (à l'âge de 7 ans, il a découvert son papa pendu dans les toilettes et j'imagine qu'il doit en tenir + ou - les femmes pour responsables), mais sa femme est à la limite plus dangereuse que lui à force de prendre sa défense y compris quand il s'agit d'une fillette de 9 ans, au lieu de le faire soigner ou au moins de le laisser passer par une grosse trouille salutaire.
Après en avoir parlé avec les autres filles qui étaient passées par là, il ressort qu'on se sent toutes coupables de n'avoir rien dit, et toutes pour la même raison : la conviction que ça se serait retourné contre nous - et je reste convaincue que si je l'avais ramenée, Sarkozy aidant, je serais comme Florence Cassez, toujours en prison à l'heure actuelle.
C'est donc bien de rapports de domination qu'il s'agit, et quand une milliardaire comme Anne Sinclair prend fait et cause pour son queutard de mari, ce qu'elle envoie comme message, c'est qu'une pauvresse n'a aucune chance, que la raison soit ou non de son côté.
Bref, le machisme a ceci d'extraordinaire qu'il dresse les femmes les unes contre les autres, c'est encore plus vrai en Amérique latine où il n'existe de solidarité féminine qu'entre les mères et les filles, toutes les autres femmes étant perçues comme des rivales prêtes à vous piquer ce mec formidable qui a eu la bonté de vous épouser (le mariage restant encore une étape importante ici).
Les choses évoluent lentement et les femmes divorcées sont en général un peu plus libres (elles ont rempli leur contrat social : 1 mari, 1 gosse, alors on leur fout enfin la paix).
Donc oui, l'atitude d'Anne Sinclair est pathétique, mais pire encore, elle est aussi l'expression d'une conscience de classe qui passe avant tout. Comment une milliardaire peut-elle raquer pour salir une femme de ménage, ça me dépasse, mais ça illustre bien tout ce qu'on a entendu ces dernières semaines : la victime, dans le fond, c'est DSK, la bonne preuve c'est que "mère courage" continue de le défendre.
Merci pour ce témoignage édifiant.
Eh, oui, hélas, ces gens-là poursuivent leurs crimes parce qu'ils bénéficient de la complicité de leurs proches, parce que leurs femmes sont parfois complices et qu'ils savent qu'ils seront impunis.
Et ils s'attaquent aux faibles, femmes et enfants compris.
Au Mexique, hélas, les violences contre les femmes sont nombreuses et impunies. C'est terrible.
Ici, espérons que l'"affaire" permettra une prise de conscience de ce que sont ces gens-là.
Mais ce n'est pas sûr.
Non, Emcee, ce n'est pas sûr ! Il y a bien des années, à Apostrophes (ou Bouillon de Culture, je ne sais plus), Denise Bombardier avait exprimé son indignation face à Gabriel Matzneff qui se vantait de sodomiser des gamines de 14 ans dans son autobiographie. Elle avait été immédiatement classée parmi les féministes revanchardes et mal baisées. Pourtant, elle s'était contentée de dire que si ce monsieur avait été ouvrier au lieu d'être écrivain, il serait en taule...
Le problème dans l'attitude des femmes qui défendent ce genre de prédateurs, ce n'est pas leur "loyauté" à l'égard de leur mec, ça, à la limite, ça se comprend, c'est de les excuser et de cautionner (y compris financièrement dans le cas qui nous occupe) en permanence leur comportement au lieu de les envoyer à l'HP.
Et pour en revenir aux violences faites aux femmes (au Mexique mais aussi ailleurs), je tiens à préciser que la principale vient des narcos. D'après Julian Burger (du haut commissariat de Genève), il n'y a jamais eu autant de femmes en prison dans le monde, et la cause en est le trafic de drogue. Les "mules" payent de leur vie pour enrichir le Chapo Guzman et consorts, c'est sur elles que s'abat la justice, jamais sur les capos.
Et, un peu hors sujet, à l'heure où des mecs comme Zedillo prônent la légalisation, on peut légitimement se demander d'où vient la pression. Serait-ce, par le plus grand des hasards, parce que la Californie est devenue le premier producteur mondial de cannabis ? Parce que le Chapo Guzman figure au classement Forbes ? Le groupe de "haut niveau" dont les conclusions ont été publiées hier ou avant-hier est composé d'anciens présidents latino-américains ultra-libéraux et leur position sur ce dossier mériterait d'être analysée avec attention avant d'être interprétée comme un pas en avant vers une plus grande liberté individuelle. M'est avis que c'est là le cadet de leurs sourcis. Quant à l'amélioration du niveau de vie du petit paysan mexicain/péruvien/bolivien/colombien suite à une prétendue légalisation, c'est, bien entendu, de la foutaise. Au prétexte de "liberté de choisir", on se dirige tout droit vers l'établissement d'un monople/lobby américain du type Philip Morris. Méfiance, donc.
"Elle avait été immédiatement classée parmi les féministes revanchardes et mal baisées".
C'est ce qu'on nous ressort chaque fois qu'on s'indigne de ces crimes envers les femmes et les enfants.
Sur certains forums, on se faisait insulter si on défendait la pauvre femme de chambre qui a porté plainte contre DSK. On m'a dit , pas ex, que j'avais de la "haine" envers DSK et ceux qui le soutenaient. Et c'est même une femme qui m'a dit ça! Quelle bêtise crasse.
Forcément, eux, s'indignent parce que SK a été photographié avec des menottes. Nous n'avons pas les mêmes valeurs.
Pour ce qui est de la drogue, évidemment, cela sert toute la ploutocratie. Non seulement parce qu'ils en tirent beaucoup d'argent occulte, mais aussi parce que sous prétexte de "guerre contre la drogue", ils mettent la main sur des pays comme le Mexique et arrêtent les petits dealers dont ils se servent également pour diverses raisons (électoralistes, entre autres).
Pour ce qui est des femmes en prison, en effet, aux US, pour ne citer qu'eux, il y a une recrudescence de femmes incarcérées à cause de ça.
J'en parle ici http://blog.emceebeulogue.fr/post/2... entre autres.
Merci, folavril, de ces commentaires éclairants et documentés.
Tous ceux qui accusent ou défendent l'accusé Dominique Strauss-Kahn ou la plaignante étalent complaisamment des spéculations fondées sur leurs préjugés et non des faits que personne ne connaît aujourd'hui et que personne ne connaîtra peut-être jamais, ce qui alimentera les spéculations...
Le terme plaignante est utilisé par la justice américaine qui ne révèle pas son nom (http://mondeenquestion.wordpress.co...).
le terme "plaignante" est également utilisé en France et indique ce qu'on peut subodorer "celle qui porte plainte", que j'ai utilisé parce qu'il reste volontairement neutre, contrairement aux termes de "victime", ou pire, de "présumée victime", termes qu'on n'a entendus brusquement à l'envi que pour cette affaire.
De même pour la "présomption d'innocence" dont on nous rebat les oreilles, et qui nous impose de nous rallier à SK.
Accuser, non, mais on peut se poser des questions sur ce qui s'est passé selon les déclarations du procureur, ou d'autres faits qui n'ont été niés ni par une partie ni par l'autre.
Il semble que l'on s'achemine vers une absolution de l'accusé, puisque la malheureuse femme qui s'est embrouillée dans ses explications - on se demande où était son avocat - a perdu "toute crédibilité".
Curieux, tout de même qu'on ne discute pas de la "crédibilité" de l'accusé quand il a d'abord déclaré qu'il n'avait pas vu la "plaignante" puis qu'ils avaient eu des "rapports consentis", puis qu'il n'y avait pas eu d'argent entre eux, etc.
Pourtant ces déclarations-là sont, elles, directement liées aux faits reprochés.
Sans compter qu'un rapport médical a été effectué, qui indique bien qu'il y a eu "rapports" et violence, ce qui tendrait à se demander dans la foulée comment, si la femme de chambre avait été à l'initiative des rapports, il y a pu y avoir violence.
A moins qu'elle ait eu à faire à un sagouin ... Mais, ça on ne peut pas dire, on n'était pas dans la chambre, évidemment.
Cette fourbe aurait pu se mutiler rapidement elle-même avant de passer l'examen médical.
Et puis, comment tout cela a-t-il pu se passer avec le consentement de l'intéressé sans qu'il flaire l'embrouille, et accepte les faveurs d'une inconnue, alors qu'il disait avoir peur de faire l'objet d'un complot?
C'était pourtant l'endroit rêvé pour se faire piéger, non? A 62 ans, on devrait avoir un peu de jugeote, il me semble.
Je voudrais attirer l'attention sur un texte très intéressant et documenté concernant le fonctionnement du système judiciaire aux US écrit pour expliquer la décision du proc. le 1 juillet, et dont j'ai trouvé le lien dans le blog de Serge Lefort: http://dinersroom.eu/6209/reasonabl...