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Le gouverneur du Maine, Paul LePage, également appelé "Monsieur 38% des voix", ne se contente pas, apparemment, de s'attaquer au droits syndicaux, d'augmenter les cotisations pour la retraite des employés des services publics, tout en s'exemptant lui-même de cette charge, et de mettre en place tout un tas de mesures destinées à réduire les salaires et aggraver les conditions de travail.
Non, sa croisade anti-travailleurs s'étend aux œuvres d'art également.
LePage a ordonné que soit enlevée des murs du département du travail de l'état une fresque murale représentant l'histoire des travailleurs dans le Maine et que soient renommées les salles de conférence dont le nom actuel rend hommage à des dirigeants syndicaux.
L'artiste, Judy Taylor, dont l'œuvre a été sélectionnée par un jury de la Commission des Arts du Maine, a déclaré que personne n'avait encore jamais dit que sa fresque donnait du patronat une image peu flatteuse.

"L'objectif n'a jamais été d'opposer la classe ouvrière et le patronat" dit-elle, "c'est une simple représentation des faits".

Elle explique que tout le monde a toujours réagi de façon favorable à la peinture murale, même les chefs d'entreprise qui sont venus la voir dans son atelier.

"Peut-être leur grand-mère ou leur grand-père avaient-ils travaillé dans les usines de la région, et donc ils réagissaient de façon très affective devant la fresque". La fresque les touchait parce qu'elle évoquait l'héritage ancestral qui était en eux.

Mais cette peinture murale gêne peut-être LePage parce qu'elle rappelle le travail des enfants, et qu'il soutient un *retour en arrière sur les lois régissant le code du travail des mineurs.

Source: Maine Gov. Paul LePage Extends War on Workers to War on Art About Workers (Le gouverneur de l'état du Maine étend la guerre contre les travailleurs aux œuvres d'art qui les représentent).

*Travail des enfants:
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Le gouverneur Le Page a obtenu l'investiture du Parti Républicain grâce aux militants du Tea Party du Maine qui, vandalisant, au passage, une salle de classe, ont imposé que soit inscrite dans le programme du parti républicain l'abolition du Département de l'Education.
Cet honnête homme a raconté publiquement et jovialement qu'à douze ans, il volait les bonbons que les enfants avaient reçus pour Halloween.
Aujourd'hui, il soutient le projet de loi d'une élue républicaine qui veut faire passer le nombre d'heures de travail hebdomadaire légales de 20 heures à 32 heures pour les mineur-e-s.
A l'origine, son projet de loi visait, en fait, à supprimer toutes les lois qui protègent le travail hebdomadaire des adolescents de 16/17 ans, les autorisant à travailler pendant la semaine scolaire, et, cela, jusqu'à 11h du soir.
Forcément, un adolescent n'est plus un fœtus

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