Kadhafi refuse de quitter le pouvoir tant que les medias ne se seront pas mis d’accord sur l’orthographe de son nom

Khadafy, Qaddafi, Gaddafi ou tout simplement Goofy? Le nom du despote libyen pose problème aux journaleux occidentaux.
Tout le monde s’accorde à dire que c’est un méchant. Paul Wolfowitz cite dans le Wall Street Journal une bonne dizaine de raisons pour lesquelles les Etats-Unis devraient intervenir pour éjecter de son siège ce dictateur cinglé. Ce qu’il ne dit pas c’est pourquoi lui et ses potes néocons n’ont pas fait le boulot eux-mêmes quand ils détenaient le pouvoir et qu’ils s’évertuaient à envahir d‘autres pays musulmans. Au lieu de ça, Dobolyou & co –le Wolfman y compris – avaient levé les sanctions contre Kada …Ghada … euh … la Libye.
Merci, Wolfie. Tu peux retourner dans ta grotte maintenant, avec Scooter (Libby, je suppose ) et Rummy (Rumsfeld).
Jay Carney, le porte-parole de la Maison Blanche, a annoncé que le président Obama ne ferait probablement pas de déclaration sur la Libye. Pas d’espoir, pas de changement. Reagan a bombardé la résidence de Mouammar en 1986 mais il n’avait tué qu’une poignée de sous-fifres, et cela n’avait pas servi, pour autant, à mettre du plomb dans la cervelle de Gars-Daffy.
Il est urgent, maintenant, d’offrir à l’homme fort de la Libye une solution honorable, une porte de sortie qui lui permette à lui, de sauver la face, à ses concitoyens de sauver leurs vies et aux Etats-Unis de sauver ce qu’ils ont de plus cher au monde : le pognon. Invitons donc le Gars-Daffy à jouir d’un exil paisible – ainsi qu’à d’autres ex-tyrans du Moyen Orient amis des Etats-Unis – comme Hosni Moubarak, Abdullah de Jordanie, ou d’autres.
Nous pourrions même leur construire au Texas un parc d’attractions sur le thème du Moyen-Orient, où ils pourraient continuer à régner sur des simulacres de leurs anciens territoires et recevoir la visite d’anciens dignitaires comme George W. Bush, qui pourrait faire comme s’il se rendait à l’étranger à nouveau au lieu d’être assigné à résidence aux US, menacé qu’il est à l’étranger d’être poursuivi pour violations des droits humains. On pourrait même leur céder quelques puits de pétrole.
Moubarak pourrait encore diriger la “petite Egypte” et Kah-Daffy pourrait jouer à la résistance contre les invasions ponctuelles des “rivages de Tripoli” par les U.S. Marines, comme ces bagarres de pirates qu’on peut voir devant l’Ile au Trésor à Las Vegas à certaines heures.

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HM Britannia, Las Vegas

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Sirènes de Treasure Island, Las Vegas

Et, puis, tant qu’on y est, on pourrait aussi délocaliser Israël – le pays et toute sa population - au Texas panhandle. On y reconstituerait la Terre Sainte qu’on ramènerait en avion pierre par pierre, comme l’a fait Hearst pour son château de San Simeon. Cela reviendrait cher, certes, mais ce serait rentable en fin de compte.
Ensuite nous pourrions bombarder l’original pour le réduire en poussière afin d’empêcher les Israéliens d’être tentés de retourner « chez eux » .
Oh la la, ça éviterait pas mal de souffrances. Cela réduirait considérablement les tensions au Moyen-Orient et ferait augmenter de façon spectaculaire le QI de l’état du Texas. Du gagnant-gagnant.
Vous pensez que ces plans sont monstrueux et immoraux? La politique étrangère actuelle des Etats-Unis dans la région est bien pire. Les futurs visiteurs d’un tel parc d’attractions le trouveraient aussi extraordinaire que le Musée de la Création, sauf que, là, les dinosaures seraient moins glamour et bien plus meurtriers.

James McEnteer vit en Afrique du S. Il a écrit: “Shooting the Truth: the Rise of American Documentaries” (Praeger 2006). D’autres articles de James sur Dissident Voice.

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Note annexe

Quelque chose m'a interpellée, qui n'a pas eu l'air de poser problème par ailleurs.
Quand Khadafi est apparu, soi-disant en «direct» de sa résidence de Bab Al Azizia à Tripoli, à la télévision d'Etat, dans une voiture et sous un parapluie - ce qui ne laisse pas préjuger qu'il dispose de toutes ses facultés mentales, il a déclaré:

«Dieu merci, je vais bien. Je ne suis ni en France, ni au Venezuela, mais bien ici. Ne croyez pas les chaînes (de télévision) qui appartiennent à des chiens errants.»

Voir la vidéo ici
Il répondait ainsi à ceux qui disaient qu’il s’était réfugié ailleurs. En France ou au Venezuela, apparemment.
Curieusement, la traduction de certains médias (français et anglo-saxons également) occultait le mot « France » pour ne retenir que « Venezuela » - où les médias avaient annoncé qu’il était parti (et qu’il *démentait officiellement, donc).
Comme, par exemple, ici, sur BFM.
(mais il était difficile de trouver la version intégrale de la déclaration sur bien d’autres médias)
Alors, comme j’ai l’esprit tordu, je tire la conclusion que l’idée, c’était de désigner Chavez comme « ami des dictateurs » (et « dictateur » lui-même, tant qu’à faire), et qu’associer le Venezuela à la France ne collait pas pour cette petite démonstration. Non ?
D’autre part, pourquoi donc Khadafi évoque-t-il la France plus spécifiquement? Il ne serait tout de même pas venu sans invitation, hein?
Ce n’est pas troublant, ça ?
Il n’y aurait pas, derrière tout ça, encore la clique des MAM, Sarko-Ollier (et les autres, bien sûr), prêts à tout pour voler au secours de despotes sanguinaires ?
Et si on envoyait tous ces fifres au Texas, eux aussi ?
On leur construirait un beau château des Mille et une Nuits à la Disney (le petit autocrate de papier aime ça, le toc, et ensuite, les MAM-PO, eux, ne seraient pas dépaysés ) .
Ils pourraient jouer, eux aussi, et être mis hors d’état de nuire par la même occasion.
A creuser.

  • La rumeur avait été lancée par le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, peu auparavant en marge d'une réunion à Bruxelles, laissant entendre que le colonel Kadhafi pourrait avoir fui son pays et être en route vers le Venezuela.