En tournée à Detroit, Obama oublie de parler de l'extrême pauvreté de la ville et des salaires de misère qu'il a imposés aux ouvriers de l'automobile
Par emcee le jeudi 12 août 2010, 11:21 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Le vendredi 30 juillet, le président Obama se rendait à Detroit (Michigan) où il visitait les chaînes d'une unité de production de Chrysler, ainsi qu'une usine GM qui produit le nouveau véhicule hybride Chevrolet Volt.
Les discours qu'il y a prononcés insistent sur l'"excellente" décision de son gouvernement d'injecter plus de 60 milliards de dollars d'argent public pour sauver Chrysler et son concurrent General Motors (GM) au début 2009, en échange de restructurations drastiques.
Ses discours, en partie destinés à répondre à ses détracteurs (le parti républicain), font l'éloge de son gouvernement (et de lui-même), des diverses parties prenantes – dont les PDG, qui ont "su restructurer" le secteur automobile et l'UAW (l'United Auto Workers, le tout-puissant syndicat américain de l’automobile).
Et glorifient l'"Amérique" et "l'ouvrier américain". Un ouvrier pressé comme un citron par toute cette engeance et qui va encore faire les frais de leur course aux profits.
Voici un article de Patrick Martin, "The wage-cutter in chief visits Detroit", publié le 31 juillet 2010 par WSWS

Le réducteur de salaires en chef en visite à Detroit
La démagogie et le nationalisme économique d'Obama
La visite de quatre heures du président Obama à Detroit, vendredi 30 juillet, l'a conduit au cœur de la catastrophe économique créée par la doctrine du profit.
"Motor city" était autrefois synonyme d'emplois bien rémunérés dans le secteur industriel le plus important du monde. Mais aujourd'hui, Detroit est synonyme de pauvreté, de délabrement urbain, de chômage massif et de quasi-désintégration d'une société qui fonctionnait.
Au cours de sa première visite à Detroit en tant que président, Obama a atterri à l'aéroport de Wayne County Metropolitan et le cortège présidentiel s'est rendu à l'usine de montage de Chrysler Jefferson North située à l'est de la ville, puis à l'usine de General Motors à 3 km au nord-ouest.
Un journaliste du Detroit News raconte que l'itinéraire entre les deux usines traverse un des quartiers de la ville les plus sinistrés, longeant des usines automobiles à l'abandon, des magasins qui ont baissé leur rideau, la soupe populaire des Capucins, les dépôts de vente, les potagers dans des parcelles de terrain abandonnées et cultivés par les sans-abri, les enfants qui jouent dans les ruines.
Cette partie de la ville est celle que le maire David Bing veut éventuellement transformer en parc ou en terres agricoles – ceux qui y habitent encore étant poussés à partir à cause de la suppression des services municipaux, comme la protection contre les incendies, le ramassage des ordures, la distribution de l'eau et l'éclairage public.
Au cours de sa visite à Detroit, Obama n'a fait aucun commentaire sur cette profonde misère qui s'étend sur des kilomètres à la ronde. Au lieu de cela, il a prononcé un discours de campagne de 25 minutes devant les 1.100 ouvriers de l'équipe de jour de Chrysler et un discours plus bref devant ceux de l'usine de GM. Il n'a pas évoqué le taux de chômage énorme de la ville – estimé à 50%, voire plus. Il n'a jamais non plus prononcé les termes de "pauvreté", "sans abri", "saisies immobilières", ou "expulsion".
Au lieu de cela, il a profité de sa visite dans la ville la plus pauvre des Etats-Unis pour chanter les louanges de la grande réussite de la politique économique de son gouvernement. Peut-on imaginer provocation plus arrogante et plus cruelle?
Obama a prononcé ses deux discours devant un public composé d'ouvriers de l'automobile qui ont été le plus touchés par la restructuration du secteur automobile dicté par la Maison blanche. Quelque 330.000 travailleurs ont perdu leur emploi lié au secteur automobile ces 2 dernières années alors que des dizaines de milliers de travailleurs à la retraite ont perdu leur assurance maladie et ont failli perdre leur retraite.
Le "tsar de l'industrie automobile" (“car czar”) d'Obama (Steven Rattner, NDT) est allé encore plus loin que ce que General Motors et Chrysler pensaient raisonnable, exigeant une réduction générale de 50% des salaires à l'embauche. Résultat: dans les unités de production, se côtoient des ouvriers qui gagnent 28 dollars de l'heure et d'autres 14 dollars pour le même travail.
La plupart des ouvriers de l'équipe de l'après-midi à l'usine Jefferson de Chrysler touchent 14 dollars de l'heure, mais ceux qui étaient venus écouter Obama faisaient partie de l'équipe mieux payée du matin.
Obama n'avait rien d'essentiel à annoncer pour justifier que, selon ses dires, la politique de son gouvernement allait dans le sens de la reprise économique, sauf à décrire la situation au moment où il avait pris ses fonctions en janvier 2009, et à affirmer qu'elle s'était améliorée depuis.
Avant qu'il ne monte dans l'avion présidentiel pour se rendre à Detroit, on lui avait communiqué les chiffres du Département du Commerce indiquant que le taux de croissance annuel était d'à peine 2,4% pour le second trimestre 2010, une baisse importante par rapport aux 3,7% de taux de croissance du premier trimestre et aux 5% du dernier trimestre de 2009.
Les investissements étaient en nette augmentation au cours du deuxième trimestre mais concernaient essentiellement le secteur de l'informatique où les dépenses d'investissement remplacent largement les créations d'emplois.
Le taux de croissance de 2,4% est en dessous du niveau qui permettrait de réduire les chiffres catastrophiques du chômage, ce qui veut dire que les 20 millions de travailleurs actuellement au chômage ou qui travaillent à temps partiel ou en CDD ont peu de chances de retrouver un emploi, et certainement pas un emploi bien rémunéré.
Mais Obama a salué les chiffres du deuxième trimestre, comme si c'était une preuve de la réussite de sa politique. Il a déclaré devant les ouvriers de Chrysler:
"Ce matin, nous avons appris que le taux de croissance de notre PIB est de 2.4% pour le deuxième trimestre et cela signifie, donc, que la croissance s'est poursuivie pendant une année entière".
Le point principal évoqué par Obama dans les deux usines était que, aussi bien GM que Chrysler avaient pu éviter le dépôt de bilan, qui les aurait forcés à mettre la clé sous la porte définitivement, grâce à l'intervention de la Maison Blanche qui avait permis le placement des constructeurs automobile sous la loi des faillites d'entreprises, sous le contrôle de l'Etat, une des conditions posées pour bénéficier du plan de sauvetage.
"Selon certaines estimations, plus d'un million d'emplois auraient pu disparaître si Chrysler et GM avaient déposé le bilan", a-t-il annoncé, "et en plein milieu d'une terrible récession cela aurait été un choc brutal et irréversible non pas seulement pour Detroit, non pas seulement pour le Midwest, mais pour toute notre économie".
Mais, a-t-il poursuivi, le plan de sauvetage s'accompagnait de conditions. "Ce que nous avons dit, c'est si vous êtes prêts à prendre les mesures douloureuses nécessaires pour vous rendre plus compétitifs; si vous êtes prêts à tous vous serrer les coudes, salariés, cadres, sous-traitants, concessionnaires, tout le monde donc, pour restructurer le secteur pour cette nouvelle ère, alors, je vous soutiendrai et nous investirons dans votre avenir."
C'est la seule fois où Obama aura fait allusion aux coupes drastiques imposées aux ouvriers de l'automobile, parmi lesquelles la réduction de 50% de leur salaire de base.
Quant à la "douleur" que ressentent les patrons des entreprises, les bénéfices de GM sont remontés et les PDG de GM et de Chrysler continuent d'encaisser des salaires à sept chiffres. Le PDG de GM, Edward Whitacre, par exemple, perçoit un salaire de 1,1 million de dollars, gagnant en une semaine ce que gagne en un an un salarié payé 14 dollars de l'heure. Et cela n'est qu'une infime partie de son revenu, dans la mesure où Whitacre est payé essentiellement en actions de la compagnie et ne va pas tarder à empocher une fortune grâce à la future offre publique initiale de GM.
Obama a expliqué que si 334.000 emplois dans le secteur automobile avaient été supprimés entre juin 2008 et juin 2009, il y avait eu, depuis, 55.000 créations d'emplois. Il a omis de dire, toutefois, que la majorité de ces nouveaux emplois offrent des salaires qui ne sont guère plus élevés que le seuil de pauvreté.
L'intervention de la Maison Blanche a eu pour résultat de faire passer définitivement un secteur rentable où les salaires étaient élevés à un secteur d'exploitation brutale de la main d'œuvre avec des salaires de misère.
Grâce à cela, Obama s'est attiré la gratitude des patrons du secteur automobile et de leur police industrielle - qui opère sous l'appellation de "United Auto Workers" – de même que de l'ensemble des pontes du parti démocrate local. Obama a été accueilli dans la ville par un aimable éditorial publié dans le journal de droite le Detroit News. Alignés derrière lui sur l'estrade, il y avait les deux sénateurs démocrates de l'état, l'élue démocrate au Congrès local, le Maire, démocrate également, et les hauts responsables de Chrysler, GM and UAW. Pas le moindre espace n'avait été laissé à un quelconque opposant.
Le discours devant les ouvriers de l'automobile était empreint de nationalisme économique, dont Obama se servait pour flatter à la fois le public et lui-même. Il a évoqué ses adversaires du parti républicain qui trouvaient que les conditions du plan de sauvetage n'étaient pas assez draconiennes envers les travailleurs et voulaient des suppressions encore plus importantes ou la liquidation pure et simple de la compagnie.
"Vous êtes la preuve que les défaitistes avaient tort", a-t-il dit, "j'aimerais qu'ils soient présents aujourd'hui. J'aimerais qu'ils voient ce que je vois ici et qu'ils parlent aux salariés qui sont fiers aujourd'hui de construire un véhicule de classe internationale. Je veux que vous sachiez tous que je suis prêt à faire confiance au travailleur américain les yeux fermés!".
Obama poursuivait, remontant à la Seconde Guerre mondiale:
"Ce sont des travailleurs comme vous, ici même à Detroit, qui ont construit un arsenal démocratique qui a propulsé l'Amérique jusqu'à la victoire. Ce sont des travailleurs comme vous qui ont fait de ce pays la plus grande puissance économique mondiale de tous les temps.
Ce sont des travailleurs comme vous qui ont créé un miracle spécifiquement américain".
Les références constantes à la grandeur de l'Amérique étaient quelque peu forcées étant donné que la situation à Détroit, et aux Etats-Unis en général, ne tient guère du "miracle".
Les propos nationalistes étaient non seulement réactionnaires, mais absurdes. L'industrie automobile est complètement mondialisée, et les géants de la construction automobile mènent leurs activités au niveau mondial, mettant en concurrence les travailleurs des différents pays.
Obama a prononcé un discours dans une usine dirigée par Chrysler— qui a aujourd'hui été rachetée par Fiat, dont le PDG italien était présent à ses côtés — et dans une autre usine gérée par GM, qui a vendu cette année plus de voitures en Chine qu'aux Etats-Unis.
GM emploie 32.000 personnes en Chine, alors que le nombre de ses salariés payés à l'heure aux US est passé de 468.000 en 1979 à seulement 52.000 aujourd'hui.
Ces chiffres indiquent la réalité à laquelle sont confrontés les travailleurs du secteur automobile et la classe ouvrière en général: la seule façon de s'en sortir dans la lutte contre les dégraissages, les réductions de salaires et la destruction de tous les droits des travailleurs, c'est que la classe ouvrière s'unisse au niveau mondial.
Il est impossible aux travailleurs américains de lutter tout seuls contre les multinationales, tout comme c'est impossible pour les ouvriers chinois, européens ou d'ailleurs. Ce n'est qu'en s'unissant avec leurs camarades de classe du monde entier dans une lutte commune basée sur le socialisme que les travailleurs pourront défendre leurs emplois, leur niveau de vie et leurs droits.
Il s'agit d'un combat politique contre l'administration Obama, le Parti Démocrate, le système bipartite et les classes dirigeantes capitalistes dont ils servent les intérêts.
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Rubrique: la vérité si je mens
Extraits du discours d'Obama traduits en français:
D'abord, présentation des personnalités présentes, parmi lesquelles: le Secrétaire d'état aux Transports; le nouveau maire, Dave Bing, présenté comme ancien joueur américain prestigieux de la NBA); Bob King, le président de l'UAW (le syndicat tout-puissant du secteur automobile: "Union Auto Workers", NDT), etc.
"Mais avant de commencer mon discours, je voudrais vous dire que je ne suis pas très objectif parce que ma première voiture était une "Grand Cherokee".
Avant cela, je n'avais eu que des vieux tacots fatigués – achetés d'occasion. Et je me rappelle encore quand je suis entré dans la salle d'exposition et que j'en suis ressorti au volant de cette voiture flambant neuve. Tout était électronique alors qu'avant, j'avais une poignée pour remonter les vitres.
(…)
Maintenant je voudrais vous rappeler que quand j'ai pris mes fonctions à la Maison Blanche, nous étions en plein milieu d'une terrible récession qui a fait perdre 8 millions d'emplois et a eu des conséquences épouvantables dans des villes comme celle-ci.
Notre taux de croissance économique chutait d'environ 6 % par trimestre. Et ce matin, nous avons appris que ce taux de croissance s'élevait à 2,4 percent pour le deuxième trimestre de l'année, ce qui veut donc dire que le taux de croissance remonte à nouveau depuis un an.
(…)
Au cours des 12 mois qui ont précédé ma prise de fonction, l'industrie automobile américaine avait perdu des centaines de milliers d'emplois. Les ventes avaient chuté de 40%. Et le secteur semblait au bord du gouffre. Comme la crise financière et la terrible récession étaient incompatibles avec un secteur qui avait longtemps refusé de prendre les décisions douloureuses qui s'imposaient et ne s'était pas complètement adapté au changement, nous sommes finalement arrivés au moment où deux des grands groupes de constructeurs automobiles - Chrysler et GM – se sont retrouvés sur le point de mettre la clé sous la porte.
Et il ne nous restait pas beaucoup de choix.
Soit nous continuions à donner des milliards de dollars d'argent public à l'industrie automobile sans exiger véritablement ni garanties, ni changements en contrepartie – et donc on continuerait d'ignorer les problèmes d'une année sur l'autre en espérant tirer toujours plus d'argent de Washington.
Soit nous ne faisions rien, risquant de laisser se désintégrer un des trois géants de l'automobile (The Big Three). Et cela se serait sans doute traduit par la mort d'une industrie qui, plus que toute autre, représente ce qui constitue l'âme de l'Amérique.
(…)
Le pire, c'est que si nous n'avions rien fait, c'est que, non seulement vous auriez perdu votre emploi, mais les sous-traitants et les concessionnaires auraient aussi perdu le leur, et les communes qui dépendent de ces emplois auraient été sinistrées.
(…)
Et c'est alors que nous avons proposé une troisième voie. Ce que nous avons dit c'est que si vous êtes prêts à prendre les mesures douloureuses nécessaires pour vous rendre plus compétitifs; si vous êtes prêts à tous vous serrer les coudes, salariés, f sous-traitants, concessionnaires, tout le monde, donc, pour vous restructurer pour cette nouvelle ère, alors, je vous soutiendrai et nous investirons dans votre avenir.
(…)
Nous avons décidé de vous donner une seconde chance, mais ce qui est sûr, c'est qu'il va falloir que vous changiez.
Alors, bien entendu, il y avait beaucoup de sceptiques. Rappelez-vous, l'an dernier, beaucoup disaient qu'il ne fallait pas vous aider. Moi-même je ne voulais pas faire intervenir l'Etat dans le secteur de l'automobile. J'avais assez à faire par ailleurs.
(…)
Mais je pensais que si chacun était prêt à travailler et à faire des sacrifices à brève échéance – les travailleurs, les cadres, les créditeurs, les actionnaires, les retraités et les communes – ce serait un nouveau départ pour une grande industrie américaine.
(…)
Et donc, je vous ai fait confiance à vous et à tous les ouvriers du secteur de l'automobile en Amérique, et vous avez justifié cette confiance. Notre présence à tous aujourd'hui dans cette magnifique usine témoigne des décisions que nous avons prises et des sacrifices que vous et d'innombrables actionnaires de tout le secteur automobile dans tout le pays étaient prêts à faire. Et aujourd'hui, cette industrie commence à reprendre des forces. Elle crée de nouveaux emplois. Elle construit les voitures et les camions économiques qui vont nous conduire à une future indépendance énergétique.
(…)
Ils pensaient que votre compagnie aurait été incapable d'opérer les changements nécessaires pour rétablir une maîtrise des coûts et rechercher la rentabilité. Aujourd'hui pour la première fois depuis 2004, les trois grands groupes réalisent des bénéfices, la première fois en six ans.
(Il rappelle ensuite une nouvelle fois la situation précédente où Chrysler et GM voyaient leur chiffre d'affaires chuter)
(...)
Aujourd'hui, les usines de Chrysler (et GM) répondent à plus de demande que prévu parce qu'elles ont continué de fonctionner même pendant la traditionnelle fermeture estivale.
Des usines qui auraient été fermées sans les sacrifices consentis par toutes les parties prenantes de l'industrie automobile tournent pratiquement à plein rendement.
Aujourd'hui, les constructeurs automobile ont créé depuis juin 55.000 emplois supplémentaires, et l'usine où nous sommes vient d'embaucher 1.100 personnes la semaine dernière.
"J'ai fait la rencontre d'un de vos collègues sur la chaîne de production. Il m'a dit merci, M, le Président. J'avais besoin de sortir de chez moi".
(Il annonce le lancement de la production d'un nouveau modèle dans une usine Chrysler, 900 nouvelles embauches dans une autre usine, etc. ; ensuite exprime ses regrets que certains salariés ne pourront pas retrouver un emploi; puis évoque la création de nouveaux emplois grâce au développement des énergies propres).
Et donc, la vérité c'est qu'il nous reste encore du chemin à faire mais nous voyons que certains des choix pénibles que nous avons dû faire commencent à porter leurs fruits. Nous avançons.
(Et il recommence à se glorifier d'avoir pris les bonnes décisions, parce qu'il avait sauvé des emplois alors que ses adversaires ne voulaient rien faire; puis évoque la seconde guerre mondiale et en remet une couche pour flatter les ouvriers).
Il finit comme il a commencé, par une anecdote:
"14 de vos collègues ont gagné à la loterie. Sont-ils présents? Ah il y en a un! Un autre peut-être?
Et donc ce qu'on suppose c'est que si quelqu'un gagne au loto, il lève le pied et arrête de travailler. On ne peut pas le lui reprocher. C'est un travail pénible.
Mais la plupart des gagnants ici veulent simplement continuer à travailler. Et moi … William Shanteau est-il présent? Non? Eh bien, il fait partie de ceux qui ont acheté les billets de loterie … Ah, c'est lui qui a acheté le billet gagnant … il s'avère qu'il a utilisé une partie de ses gains pour acheter à sa femme une des jeeps Grand Cherokee que vous construisez ici-même. Et il va acheter des drapeaux américains neufs pour la ville où il habite parce qu'il adore son pays.
Et il compte continuer à venir travailler ici parce qu'il adore son usine, et qu'il adore ses camarades alors ne doutez pas de l'ouvrier américain. Ne doutez pas du peuple d'Amérique. Il nous reste du travail à accomplir. Il va falloir du temps pour revenir où nous devons être, mais je fais confiance à l'ouvrier américain. je vous fais confiance. Je fais confiance à notre économie. Nous revoilà !".
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Si ce n'est pas du cynisme, ça!
Un article intéressant du Diplo de janvier 2010 sur la ville de Detroit : Detroit, la ville afro-américaine qui rétrécit
Commentaires
si le but c'est de réduire la différence entre l'homme et le robot, c'est réussi.
mais d'un autre côté, c'est complètement raté.
pertinent
de mémoire, Howard Zinn parle des grèves de GM, page 453 exactement.
chapitre " De l'entraide par gos temps",
dans Une histoire populaire des Etats-Unis, chez Agone;
Il va falloir que je le commande, ce bouquin! pas encore lu. La honte
Tu ne l'as toujours pas lu, la honte.
Télécharge moi ça : http://www.linksole.com/dbp5qn
merci, T34, mais je voudrais le vrai bouquin. Et en VO, tant qu'à faire.
Juste une question de prendre le temps ...
en VO ?
certainement ici que ça veut dire dans la langue du harcèlement et des jurons ?
Toutes les langues sont bonnes ou mauvaises: tout dépend de leur utilisation. Il n'y a qu'à voir comment le français est maltraité de nos jours. Et sur les plus hautes marches du podium.
L'anglais n'est pas seulement le charabia qu'utilisent les économistes ultra-libéraux. Voire les geeks.
En VO
http://www.historyisaweapon.com/zin...
ce satané bouquin existe aussi existe aussi en bande dessinée.
merci, T34: je vais m'y atteler

Birahima: ce serait une solution, finalement: plus vite lu
bon, de toute façon, maintenant , on a plus besoin de la nouvelle bible d'Abraham Lincoln,
ceux du consensus bipartisan revendiquent de s'enterrer eux-mêmes, figurez-vous
http://www.youtube.com/watch?v=ujh9...
... Et, hélas, de nous enterrer avec eux, comme le dit Arno dans le clip:
Des frigos, des multi-robots
Des huiles de vidange, des gaz à gogo
Des liquides toxiques pour bien qu'elle astique
Et du silicone pour être esthétique
Ca fait moins peur
De mourir à plusieurs
Avec ardeur, nous sommes nos fossoyeurs
Des anti-moustiques, des bonbons chimiques
Des plaques tectoniques ou la bombe atomique
...
http://www.parolesmania.com/paroles...
Mouhaha!
Sauf que moi, je ne suis pas encore (complètement) saturée: je crois que c'est la première fois que je l'écoutais (et peut-être entendais).
J'ai quand même dû aller chercher les paroles de la chanson parce que je n'en avais pas compris grand chose.
vous avez fait Mouhaha, Caroline,
vous êtes une dance-hall Queen !
"Il est impossible aux travailleurs américains de lutter tout seuls contre les multinationales..."
puisque c'est la cour suprême qui autorise les accords patronaux,
elle pourrait, par exemple, exiger une mise à jour du site internet de Chrysler ;
sa rubrique "univers" est nulle.
même pas une carte topographique.
ils se sont contentés de calquer une rubrique univers sur les sites de produits de luxe français, ces gros malabars !
C'est de la contre-façon pure et simple !
L'UE devrait porter plainte contre eux, au lieu de porter plainte contre France Telecom.
allez, allez, on mate ce site de tocards
on tient la bande à Bonnot
ha ha ha !
http://www.chrysler.fr/
http://www.legrandsoir.info/A-quoi-...
on y arrive,l'équivalent de cet article du grand soir
c'est il pleut bergère chanté à Marie Antoinette
http://www.youtube.com/watch?v=mTUR...
c'est un peu léger, je trouve.
@ Birahima: oui, Chrysler: bling-bling
Quant à "il pleut bergère", oui, il faudrait la chanter aux roitelets des palais de la république en leur montrant la porte.
T34: merci pour le lien, je n'avais pas encore eu le temps de lire. La faillite totale.
A force de payer le privé pour sous-traiter les services marchands et de n'avoir comme rentrées que les impôts des pauvres et des classes moyennes qui en paient de moins en moins, à cause de salaires minables ou du chômage et de transhumance des riches vers les banlieues, les caisses se vident complètement.
C'est ce qui va arriver ici aussi si nous suivons le même chemin encore longtemps.
Magistral cet aplomb ! C'est le dénominateur commun des chefs d'états ... Positiver ! Démonstration par le "ça devrait être pire", "estimez-vous heureux du peu que nous avons réussi à sauver pour vous".
Un cas d'école ...
Tout à fait, Ils deviennent de plus en plus forts dans le mensonge éhonté. Même plus peur.