Comment faire payer leurs dettes aux pauvres: les mettre en prison
Par emcee le mardi 20 juillet 2010, 00:35 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Ils ont tous les vices et ils sont sans pitié. Ce sont les prédateurs de la finance: banques, sociétés de cartes de crédit et sociétés de recouvrement, qui ont encore trouvé, en ces temps de crise, un moyen juteux de presser encore plus les pauvres comme des citrons: la traque aux impayés, cela avec l'aimable participation de la justice.
La crise, ce sont les riches qui la provoquent, et ce sont les pauvres, les travailleurs, qui en pâtissent.
Traduction de l'article: "Imprisoned for debt in America" par Nancy Hanover, publié par WSWS, le 16 juillet 2010

En prison pour dette en Amérique
Aujourd'hui, aux Etats-Unis, on incarcère des gens qui n'ont pas payé leurs dettes, alors que la peine de prison pour dette a été abolie en 1933.
Le quotidien Minneapolis Star-Tribune raconte ces arrestations, en hausse dans tous les Etats-Unis, souvent dues à la pauvreté. Au cours des quatre dernières années, dans le Minnesota, le recours aux mandats d'arrêt contre les personnes endettées a fait un bond de 60%, avec 845 cas en 2009.
L'article indique que parfois le montant de la dette ne dépassait pas 85 dollars.
Le moyen utilisé pour forcer les pauvres à rembourser, c'est le mandat d'amener. Les travailleurs ne sont pas effectivement incarcérés pour dette mais pour n'avoir pas répondu à la convocation du tribunal.
Cependant, les auteurs des poursuites, les sociétés de recouvrement et leurs représentants légaux, se servent manifestement du système pour forcer la main aux particuliers par l'intimidation, le harcèlement ou la crainte, souvent pour des sommes d'argent dont ils ne sont même pas redevables.
En Illinois et dans le sud-ouest de l'Indiana, certains juges incarcèrent des personnes qui ont oublié de s'acquitter d'une dette sur décision du tribunal. Dans les cas extrêmes, indique le Star-Tribune, les gens restent en prison jusqu'à ce qu'ils aient versé une partie de la somme due.
En janvier dernier, un juge a condamné un homme de Kenney, Illinois, à une peine de prison "indéterminée" tant qu'il n'aurait pas réuni les 300 dollars qu'il devait à un grossiste en bois de charpente.
Ce couvreur indépendant s'était brisé le dos et le cou et constituait un dossier pour invalidité. Au bout de trois heures de garde à vue, sa femme avait réussi à le faire libérer en empruntant 300 dollars sur sa carte de crédit.
Joy Uhlmeyer a été arrêtée alors qu'elle rentrait chez elle en voiture après avoir passé Pâques avec sa mère âgée.
A la suite d'un divorce coûteux en 2006, elle avait un découvert de 6.200 dollars sur sa carte de crédit Chase. Elle a été arrêtée et a passé la nuit en garde à vue dans une cellule glaciale. Puis, elle a été emmenée dans une voiture de police, menottes aux poignets, au centre-ville de Minneapolis pour la rédaction du PV. Au bout de 16 heures, on lui a pris les empreintes digitales et c'est là qu'elle a enfin pu savoir pourquoi elle était en détention. Elle ne s'était pas présentée à une audience du tribunal prévue par Resurgence Financial, une société dont elle n'avait jamais entendu parler.
Elle raconte dans le Star-Tribune:
"Ce qui est vraiment enrageant dans tout ça, c'est le manque total d'information. Je n'arrêtais pas de me dire: 'si un mandat d'arrêt a été émis pourquoi donc n'ai-je pas été prévenue?'".
Derrière ces cas et des tas d'autres dans tout le pays, se trouvent des organismes de recouvrement et de rachats de dettes. Mais derrière ces intermédiaires se cachent les banques principales - Chase, Citigroup, etc. – qui sont les principales bénéficiaires du secteur du recouvrement. Des dizaines de milliers de procès sont couramment intentés dans les tribunaux des états par les grandes agences de recouvrement. Une fois qu'un jugement est prononcé, une date de comparution est fixée. Toutefois, si pour une raison quelconque un client ne se présente pas à l'audience à la date prévue, on peut délivrer un mandat d'amener à la suite d'un "jugement par défaut".
Dans de nombreux cas, les consommateurs n'ont pas été prévenus des poursuites dont ils font l'objet.
L'étude de la Legal Aid Society de New York (association d'aide juridique, NDT) montre que les organismes de recouvrement n'ont pas informé les créditeurs présumés qui, dans de nombreux cas, n'ont aucune preuve officielle qu'une plainte a été déposée contre eux.
Le rapport indique également que les agences de recouvrement ont engagé 450.000 poursuites à New York seulement, gagnant des jugements par défaut contre beaucoup de travailleurs. Quand ces affaires passent au tribunal, seulement 1% des débiteurs sont représentés par un avocat. Le Star-Tribune signale qu'il n'existe pas de statistiques nationales concernant les débiteurs qui ont été arrêtés.
Je soupçonne les sociétés de recouvrement de ne pas vouloir ébruiter ces arrestations parce que ces pratiques seraient largement condamnées", explique Robert Hobbs, directeur adjoint du National Consumer Law Center à Boston (association de défense des consommateurs)
"Aux Etats-Unis, nous avons institué de fait la prison pour dette, ce qui est largement anticonstitutionnel", dit Judith Fox, professeur de droit à la faculté de Notre Dame. "Dans certains endroits, les gens ont tellement peur de se faire arrêter qu'ils se précipitent pour rembourser des sommes d'argent qu'ils ne doivent peut-être même pas", ajoute-t- elle.
Haekyung Nielsen, 27 ans, de Bloomington, Minnesota, a raconté au Star-Tribune que la police s'était présentée chez elle avec un mandat d'arrestation deux semaines après son accouchement par césarienne.
Une société de recouvrement lui avait envoyé, alors qu'elle était à la clinique, une injonction du tribunal pour une vieille dette de carte de crédit. "Envoyer quelqu'un pour m'arrêter deux semaines après une importante opération pour laquelle il faut au moins huit semaines pour se remettre était tout bonnement incroyable", dit-elle.
Le journal de Minneapolis signale également la tendance à demander une caution dont le montant est fixé par le tribunal.
Le Star Tribune a rencontré le juge Robert Blaeser, du tribunal civil d'Hennepin County, qui explique qu'attacher une caution à un problème d'impayé facilite la procédure. Les créditeurs, dans la plupart des cas des compagnies de cartes de crédit, ont alors la possibilité de réclamer l'argent aux tribunaux.
Ils citent le cas de Vee, un ouvrier des travaux publics, arrêté en février dernier alors qu'il ramenait sa fille de l'école. Quand on lui passait les menottes, Vee raconte que sa fille, qui est asthmatique, s'est mise à avoir des difficultés de respiration à cause du stress. "Tout ce que je pensais c'était si elle allait bien et si elle avait son inhalateur", dit il.
Depuis la prison, Vee a appelé son propriétaire qui a promis de verser sa caution. Celle-ci s'élevait à 1.875,06 dollars, le montant exact de ce qu'il devait.
C'est la justice qui avait récupéré la somme impayée pour le compte de la compagnie de carte de crédit, mais Vee – comme bien d'autres – est encore traumatisé par cette expérience. Il lui reste encore à rembourser des factures de soins médicaux et de carte de crédit et 40000 dollars pour un ancien prêt immobilier.
Il dit que la vue d'une voiture de police dans son rétroviseur le fait trembler. "Les policiers vont-ils m'arrêter à nouveau? Tant que je ne serai pas parvenu à éponger mes dettes, la menace existera" dit-il.
La menace juridique d'un mandat d'amener à l'encontre de débiteurs n'est pas nouvelle. Ce qui est nouveau, c'est cette entreprise énorme, largement capitalisée et agressive du rachat des dettes et de récupération des impayés. Ces intermédiaires permettent aux compagnies de cartes de crédit et aux grandes banques qui les financent d'abord d'annuler la dette, par ex, la déclarer dans les pertes, puis revendre cette dette à une agence de recouvrement. D'après les statistiques du tribunal qu'a consultées le Star-Tribune, trois sociétés de recouvrement - Unifund, CCR Partners Portfolio Recovery Associates et Debt Equities LLC— totalisent 15% de l'ensemble des mandats d'arrestation pour dette lancés dans le Minnesota depuis 2005.
Ces agences de recouvrement cotées rachètent des dettes anciennes pour une bouchée de pain (parfois, alors qu'il y a eu prescription) et utilisent des équipes d'avocats pour recouvrer les impayés. Dans de nombreux cas, la dette est invérifiable. Le National Consumer Law Center estime qu'un procès sur dix intenté par les agences de recouvrement repose sur des renseignements erronés.
Le Star-Tribune indique que les 10 plus grandes sociétés de recouvrement du Minnesota ont encaissé plus de 223 millions de dollars à la suite de procès entre 2005 et 2009.
Cela représente des dizaines de milliers d'individus à qui on a arraché leur dernier dollar de façon discrétionnaire. La prison n'est que la mesure la plus extrême utilisée à cette fin.
Pendant ce temps, les sociétés de recouvrement sont largement récompensées pour les services qu'elles rendent au secteur financier, aux grandes banques et aux compagnies de cartes de crédit. En effet, les bénéfices des sociétés de recouvrement n'ont jamais été aussi élevés.
"Portfolio Recovery Associates" a empoché, l'an dernier, 44 millions de dollars, ce qui correspond à une marge bénéficiaire nette de 16% pratiquement inédite.
Au cours des trois premiers mois de 2010, Portfolio a réalisé des bénéfices encore plus spectaculaires, avec un revenu net en hausse de 47%. Ce ne sont pas les seuls.
"Encore Capital Group", la compagnie de gestion des comptes de créances de San Diego, a augmenté son revenu net de 21 %, c'est-à-dire de 0,44 dollars par action. Ces sociétés ont considérablement augmenté leurs bénéfices dans toutes les branches – la sous-traitance du recouvrement, les centres d'appel, les recouvrements juridiques et le traitement des faillites.
WSWS
Note perso:

Après les subprimes, les saisies immobilières, les rachats de leurs maisons à vil prix, voilà que les pauvres ont encore sur le dos les pitbulls de la finance.
Des pauvres qui, quand ils ont encore un toit au-dessus de la tête, sont pris à la gorge entre les remboursements de prêts, les factures de l'eau, du gaz, de l'électricité, du chauffage sans cesse en augmentation – et qui doivent parfois renoncer à ces services, à moins qu'on ne vienne carrément leur couper le compteur pour facture impayée.
Evidemment, tout cela pourrait s'arranger un jour ou l'autre si les débiteurs avaient un emploi stable ou si l'Etat leur versait des indemnités de chômage décentes.
Ce serait trop simple. Quand on prend aux pauvres, on prend tout, sinon, ce n'est pas drôle.
Et donc, en lieu et place des emplois stables, que trouvent-ils? Des emplois précaires, mal payés et souvent à temps partiel (je parle évidemment de ceux qui ont un emploi, le taux de chômage réel étant d'environ 20%).
Si on ajoute à cela les cotisations à verser aux assurances privées pour les soins de santé, assorties des factures énormes liées à un traitement quelconque non pris en charge par l'assurance, on se demande comment certains ne sont pas encore à la rue avec les autres.
Les requins de la finance, qui ne manquent pas d'imagination, on le voit, puisqu'ils ont tout de même réussi à se faire renflouer avec l'argent public, destiné en partie aux pauvres, justement (à qui on sucre les prestations sociales sous prétexte de "caisses vides"), et qui continuent de mener grand train, eh bien, disais-je, ces requins se sont dit qu'il restait encore des sous à racler et que les pauvres ne pouvaient tout de même pas s'en tirer à si bon compte en oubliant de payer leurs dettes.
Encore une fois les escrocs se retrouvent avec une mine d'or à exploiter et encore une fois, les élus ne trouvent rien à redire à ces arnaques qui vont encore davantage enfoncer la population – qu'ils sont censés protéger, mais, bon, on constate que c'est complètement accessoire de nos jours.
Le gouvernement US (quel qu'il soit), qui a laissé se développer les subprimes, alors qu'un enfant capable de faire une soustraction pouvait se rendre compte que le système n'était pas viable, qui a donné sans contrepartie des milliards pour renflouer les banques et autres institutions financières, ferme aujourd'hui les yeux sur cette entreprise de coercition menée par des monstres avec la complicité de la justice.
Les valeurs de l'oligarchie ont l'odeur de l'argent.
Commentaires
on n'en est pas trés loin ...
les recouvreurs de créance sévissent largement dans nos sociétés ...
la seule différence reste que l'appareil policier et judiciaire n'est pas (totalement) soumis au pouvoir financier ... mais ce pouvoir politique oeuvre pour y mettre un terme ... faut bien renvoyer aux investisseurs qui ont misé sur les Wauqiez n Woerth & Sarkozy le retour sur investissement qu'ils sont en droit d'attendre ...
Tu as le don, en traduisant ces articles de nous donner un apperçu de ce monde qui nous attend !
"Les valeurs de l'oligarchie ont l'odeur de l'argent."
Et l'argent, quelle odeur ?
@ lou passejaïre,
Ce n'est pas un "don", hélas, c'est ce que je cherche plutôt à montrer, à savoir que c'est là qu'ils veulent nous emmener et que les décisions prises par ce gouvernement et par Bruxelles et par le FMI et autres institutions internationales vont toutes dans la même direction: la suprématie d'une oligarchie en asservissant subrepticement les peuples, de manière pacifique si possible afin qu'ils ne se révoltent pas en bloc.
@ Patrick: oui, justement
Aucune consistance...
Excellent billet, méthode déjà en vigueur chez nous, nous adoptons rapidement les systèmes rentables. Je suis d'accord avec @Lou "arrestations en moins ... "En effet, des organismes spécialisés "CREDIREC" pour ne citer qu'eux recouvrent des créances revendues par des organismes de crédit et la plupart du temps totalement apurées. Ils fournissent des fichiers erronés et harcèlent les gens de façon illégale.
http://eco.rue89.com/2008/11/21/les...
Bettancourt a été remboursée de ses impôts, Madoff ne paiera jamais à hauteur de ce qu'il a pris (pour ne citer que deux emblèmes), il faut bien récupérer ces flux, sur le nombre, c'est faisable.
C'est désespérant ...
Petite punition personnelle emcee, tu me copieras cent fois "J'ai un peu oublié le sens de l'expression billet léger" ;-))))))))))
merci Agathe pour ces précisions importantes qui remettent dans le contexte français, qui n'est pas plus réjouissant, hélas - et qui montre une fois de plus la perversité de la "mondialisation".
De plus, les huissiers de justice ne sont pas des tendres non plus.
Je me mets tout de suite au pensum: euh, je peux le faire sur l'ordi?
" euh, je peux le faire sur l'ordi?" Oui,seulement si tu nous écris un petit programme qui permet de faire le copié-collé 100 fois en un seul clic de souris, sinon ce serait trop simple
eh voilà: encore des barrières. J'avais un plan (sournois) tout facile pour moi et il tombe à l'eau! GRRR!
Merci Patrick ! Il faut veiller au grain avec ces personnes qui décryptent tout des systèmes spécialisés en roulage dans la farine:-DD
bah , un chtit script devrait arriver à ça fastoche ...
qui sait ...
"avoir le don de" : b) Faculté, pouvoir.
exemple : Nos excellents camarades et amis révolutionnaires ont le don de m'agacer (VALÉRY, Corresp. avec Gide, 1898, p. 308).
:o)
tssk ...tssk.. tssk, Agathe
merci pour l'explique, lou passejaïre
Pourquoi vous préoccupez vous des recouvreurs de dettes, il y a des solutions très simples.
Mise en situation : http://www.youtube.com/watch?v=uyRh...
Solution n°1
Solution n°2
http://www.youtube.com/watch?v=5168...
T'es mauvaise langue Emcee, on leur y trouve du gratin en taule et par cher payé pour ne pas créer de problemes à nos nobles entreprises ...
en même temps si ça capitule pour sauver son crédit d'écran plasma spécial mondial ils auraient tort en face de se géner.
http://www.actuchomage.org/20100720...
ils ne sont forts que de nos faiblesses
En France aussi on peut être mis en prison pour dette, mais seulement les dettes vis à vis de l'Etat.
Je le sais car c'est ce qui m'est arrivé (il y a un certain nombre d'années, mais je ne pense pas que la loi ait été modifiée) pour une amende que je trouvais non justifiée et que j'ai refusé de payer malgré les pressions. On ne m'a pas fait de saisie sur salaire mais emprisonné... Théoriquement on peut y rester jusqu'à extinction de la dette (J'ai été libéré au bout de 48 heures à la suite d'une mobilisation locale) et j'avais reçu à l'époque un certain nombre de témoignages sur la question,
Il serait intéressant d'enquêter aujourd'hui sur la question.
On pourrait résoudre la problématique de l'existence de pauvres par la vente d'organes ! C'est bien, ça, c'est généreux pour sauver des vies : donnez vos organes... euh, non, vendez... euh, pardon, remboursez vos dettes en donnant vos organes.
C'est un formidable scénario de film ! Quand on dit que la réalité dépasse la fiction...
Désolée, je vous ai abandonnés un peu. J'étais sur une autre ligne ;-).
T34: bin, oui, les huissiers, c'est vrai, et puis ceux qui font fermer les compteurs, ceux qui jettent les gens à la rue. Et tout ça, ça va encore s'intensifier.
@ yerlah, moi de mauvaise foi? Je vois pas ...
@tgb: tu as raison, mais, hélas, quand on travaille en usine et qu'on a un boulot, on n'a pas beaucoup de marge de manoeuvre. Et ils le savent bien, les rapaces. Une seule réponse, c'est de partir tous ensemble dans la rue. Les luttes isolées ne servent à rien. Au contraire, ils gagnent du pognon.
@Emprisonné pour dettes: merci pour ce témoignage. Oui, je suppose que c'est possible, mais d'abord, je suppose qu'ils font des retenues sur salaire ou autre chantage. Mais on ne peut être sûr de rien. Et ça ne va pas s'améliorer.
@Repo men: hélas, cela n'est pas de la fiction. En France, les organes sont des dons, mais ailleurs, ils sont payants. Et il n'est pas rare, justement que les pauvres doivent se résoudre à vendre les leurs.
Sans parler des trafics...
Où qu'on se tourne ...
On en viendrait à se demander si dieu existe
@ emcee: mon pseudo fait référence au film ("Repo Men") qui, si j'ai bien compris, aborde un peu ce sujet (dette/organes). Mais je ne l'ai pas vu...
C'est difficile à comprendre que, pour des personnes morales, il y a des limites au remboursement de dettes. Alors que pour les personnes physiques, il ne semble pas y avoir la moindre limite !
Hé oui, hélas, les gens qui ont des dettes sont mis au ban de la société de consommation une fois que celle-ci leur a fait rendre tout leur argent.
Ce qu'ils donnent parcimonieusement d'une main, ils le reprennent de l'autre.
Ça doit être pour cela qu'on dit: "l'argent va à l'argent".
Il faudrait en arriver (à grande échelle) à ne plus acheter que le strict nécessaire et se servir localement (quoique de plus en plus sont aujourd'hui obligés de le faire).
Il n'y a que ça qui les émeut: si on touche à leur portefeuille.
En France, la contrainte judiciaire remplace, depuis la loi du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité (dite loi Perben II), l'ancienne contrainte par corps, (c'est-à-dire la prison pour dettes en matière pénale1), qui avait un champ d'application plus large.
En effet,
Sa durée maximale est de :
C'est mieux que l'ancienne contrainte par corps que j'avais subie en n'ayant jamais été emprisonné ni avoir fait l'objet d'une saisie financière ou mobilière quelconque (J'étais tout à fait solvable et l'amende était minime l'équivalent d'une centaine d'euros.. La police est pourtant venue me chercher comme si j'avais été un grand malfaiteur devant mes enfants qui pleuraient.
Ah, oui, quand même! Merci pour l'info.
Je ne vois pas le tarif pour 100 millions d'€ piqués à l'état pour les refiler à une copine. On doit prendre cher. Mais ce n'est sans doute pas prévu parce que le cas de figure serait abracadabrantesque.
mais pour revenir à la peine de prison pour dettes: c'est tout de même effarant qu'ils vous aient incarcéré dans ces conditions! Encore des gens zélés, sans doute.
http://www.youtube.com/watch?v=wLPZ...
http://2.bp.blogspot.com/_s6xeVjvOM...
Ah, Renaud! je l'ai beaucoup aimé.. hélas, le naufrage a commencé chez lui bien avant la vieillesse.
Mais j'aime encore entendre ses anciennes chansons.
Et Miss Maggie en anglais, c'est quelque chose
Merci pour la photo