Gros plan: La propagande, le culte de la nation et l’attaque contre la Flottille de la Liberté (1/2)
Par emcee le mercredi 16 juin 2010, 22:51 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Article: Headshot: Propaganda, State Religion, and the Attack on the Gaza Peace Flotilla
par MediaLens publié le 9 juin 2010 dans Dissident Voice
Analyse du lexique employé par les médias et de la propagande à laquelle ils se livrent en Grande-Bretagne, notamment lors de l'arrestation par l'Iran de fusiliers marins qui s'étaient aventurés dans les eaux territoriales iraniennes.
Ce n'est pas un scoop, mais ça va mieux en voyant des exemples concrets et documentés.
La propagande, le culte de la nation et l’attaque contre la Flottille de la Liberté
La propagande la plus efficace repose sur un vocabulaire chargé de sous-entendus. Dans un discours récent , le journaliste Robert Fisk faisait remarquer:
"Quand nous, occidentaux, estimons que nos « ennemis » - Al-Qaida, par exemple pour les Taliban – ont fait exploser plus de bombes et mené plus d’offensives que d’habitude, nous parlons de 'pic de violence’. Oui, un pic!
Un pic de violence est une expression qui a été utilisée pour la première fois, d’après mes sources, par un général de brigade stationné dans la Zone Verte de Bagdad en 2004. Cependant, aujourd'hui, nous nous sommes approprié cette expression et l'utilisons pour tout".
Il est devenu normal, semble-t-il, d'affirmer que la violence a "connu un pic", par exemple, en Afghanistan, parce qu'il y a effectivement eu une flambée de violence. Mais en acceptant cette implication logique et franche, nous admettrons sans doute également la prédiction qui la sous-tend – à savoir, qu'il s'ensuivra rapidement un recul de la violence. C’est important parce que si nous pensions que cette violence allait durer longtemps, voire s'intensifier, nous pourrions, alors, nous inquiéter, voire nous indigner – nous pourrions même nous sentir poussés à réagir. Un "pic" laisse entendre que le temps que nous nous mobilisions, le problème aura probablement disparu.
De la même façon, le 25 juin 2006, un soldat israélien, Gilad Shalit, était capturé par des combattants palestiniens à un poste armé près de Gaza. La BBC, ITV news, le Guardian et l’Independent ont tous parlé de “kidnapping”.
David Fickling, journaliste du Guardian écrivait:
“L'armée israélienne a aujourd'hui procédé à l'arrestation de dizaines de ministres et de parlementaires du Hamas dans le but d’intensifier son action visant à libérer le soldat kidnappé par des combattants de Gaza au cours du weekend".
Nous avons écrit à Fickling pour lui demander pourquoi les militaires israéliens "détiennent" et "arrêtent" alors que les Palestiniens, eux, « kidnappent”.
Fickling nous a répondu, disant:
"Il y a une différence notoire entre une "arrestation" – une opération menée par un état comme étant la première étape d’une procédure légale bien précise – et un "kidnapping", qui est une opération menée par des individus qui ne cherchent pas un résultat précis, avec, à l'esprit, la légalité d'une telle action, ou le droit de mettre en examen ou de libérer.
En réalité, ces "arrestations" ont eu lieu en territoire occupé, ce qui constitue une violation des lois internationales. La notion de "procédure légale bien précise" est grotesque - Israël n’a absolument aucune autorité en matière de droit dans les territoires.
Comme le montre clairement la réponse de Fickling, la source idéologique cachée qui donne lieu à une énorme propagande, c’est la légitimité présumée de l’Etat et de ses actes. Nous sommes formés non pas seulement à respecter l’Etat, cette fameuse "cité sur la colline", mais à le vénérer, nous nous inclinons devant le "drapeau" et quand retentit l’hymne national exactement comme s'il s'agissait d'icônes religieuses. Et en effet, les gens considèrent que l’outrage au drapeau est un blasphème.
On peut croire que c'est "l'air du temps", mais en 1937, l’analyste politique Rudolf Rocker avait déjà expliqué comment les dirigeants de l’état avaient tout à fait sciemment pris modèle sur une religion structurée pour tenter de manipuler l’opinion :
"Toutes les églises cherchent constamment à étendre leur sphère d'influence, et à ancrer de plus en plus dans le cœur de la population un sentiment de dépendance. Mais tous les pouvoirs temporels sont animés par le même désir, et donc, dans les deux cas, les efforts vont dans la même direction. De même que dans la religion, Dieu est tout et l'homme n'est rien, en politique, la nation est tout et son sujet n'est rien."
Rocker ajoute:
Le cri du Croisé, "c'est la volonté de Dieu", n'aurait guère d'écho en Europe de nos jours, mais il y a encore des millions de gens prêts à tout s'il s'agit de la volonté de la nation! Le sentiment religieux a revêtu des formes politiques".
Les informations "équilibrées" des actions du gouvernement nous parviennent chargées de cette culture extrêmement suspecte, quasi-religieuse.
Remarquez comme les soldats de Flicking qui "arrêtent" simplement apparaissent respectables par rapport aux "combattants" qui "kidnappent". Les "troupes" sont des "forces de sécurité", des agents responsables de la sacro-sainte nation. Un "combattant" c'est Pierre, Paul ou Jacques armé d'un fusil. Et, bien sûr, un "terroriste" c'est une sorte de diable.
Et c'est encore pire quand les journalistes annoncent que des civils ont été tués par des "combattants" ou des "terroristes" plutôt que par les "forces de sécurité" ou les "forces de maintien de la paix".
Ces derniers termes minimisent immédiatement l'impact psychologique de la violence d'état, car, en impliquant que l'objectif était le maintien de l'ordre, on en conclut que les victimes civiles étaient un dommage collatéral, une méprise tragique.
En revanche, le terme "terroriste" sous-entend que le mobile était de frapper la population civile. Suggérer que les "forces de sécurité" pourraient être des "terroristes" – qu'elles pourraient accomplir des actes de terrorisme pour intimider la population – est déstabilisant. Cela ressemble à un oxymore, à une contrevérité.
Le résultat final, c'est que nous sommes conditionnés à réagir aux actes de violence non pas selon leur légitimité objective et le coût en vies humaines, mais selon la légitimité qu'en conçoivent ceux qui commettent ces actes. La violence commise par les autorités reconnues sera, en général, considérée comme légitime et bien-intentionnée. La violence commise par des protagonistes non-gouvernementaux ou par des « états voyous » sera souvent considérée comme illégitime et malveillante.
Cela signifie que la population, d'une certaine façon, ne reçoit aucune information: on lui ressert perpétuellement le « même » événement. Les mêmes "forces de sécurité" prennent constamment des mesures regrettables mais nécessaires à l'encontre de "terroristes" ou d'"activistes". Le spectateur n'est plus informé sur des événements authentiques, changeants et complexes: on lui montre toujours la même image du monde, figée et bienveillante.
Comme nous l'avons vu ces dernières années, pratiquement toutes les atrocités, tous les massacres, peuvent prendre place derrière cette image sans que la population ait, en général, manifesté le désir d'intervenir ou de faire cesser ces actes. C'est le rôle des médias d'utiliser le vocabulaire adéquat pour que cette image figée soit fixée dans l'esprit de l'opinion publique.
Kidnappés: l'Iran fournit un motif pour déclencher une guerre.
Inutile de dire, la dévotion au culte de la nation n'est encouragée que pour les membres "respectables" de la "communauté internationale". Les simples "états voyous" sont une parodie grossière de l'original. Comme des singes déguisés, leurs forces armées sont en fait des "combattants", leurs dirigeants politiques des "terroristes". Peu importe qu'ils portent les mêmes uniformes que "nous" portons, singent notre pompe d'état quasi-religieux ou se couvrent de médailles clinquantes.
Il y a juste trois ans, le 23 mars 2007, 15 marins britanniques ont été détenus par les forces iraniennes et retenus en captivité pendant 12 jours. Les médias mainstream ont immédiatement qualifié les marins d'"otages" qui avaient été "kidnappés" dans les eaux territoriales iraniennes (en fait, ces marins faisaient partie d'une force d'occupation illégale en Irak et étaient entrés par erreur dans les eaux territoriales iraniennes).
Un article du Guardian titrait: "les kidnappings ont eu lieu la veille d'une résolution de l'ONU" (contre l'Iran, NDT)
Un éditorial du Times (The Times, March 31, 2007) écrivait:
"A la limite de la barbarie: l'Iran isolé après le traitement odieux qu'il a fait subir aux otages britanniques".
"C'est un acte de "piraterie", certes. Mais plus que cela, c'est un casus belli".
Melanie Phillips écrivait dans le Daily Mail:
"La Grande Bretagne semble plongée dans une sorte de monde chimérique. Il n'y a aucun sentiment d'urgence ou de crise, pas de débordement de colère. Il semble que pratiquement personne n'ait conscience de ce qui est en jeu.
Certains commentateurs ont déclaré mollement qu'à une autre époque cet incident aurait été considéré comme un acte de guerre. Mais qu'est-ce qu'ils disent? C'EST un acte de guerre. Il ne peut y avoir d'acte d'agression plus flagrant que le kidnapping de soldats d'un autre pays.
Ce qui appartient véritablement à une autre époque, c'est l'aptitude de ce pays à comprendre ce qu'il convient de faire face à un acte de guerre. Quand ses fusiliers marins ont été enlevés par les Iraniens, the commandant du HMS Cornwall, le contre-amiral Nick Lambert, n'a rien fait pour les en empêcher et a déclaré plus tard qu'il s'agissait probablement d'une méprise. Si Nelson avait été aussi diplomate dans de telles circonstances, la bataille de Trafalgar aurait certainement été perdue".
Aucun des marins britanniques n'avait été blessé.
Personne n'avait été tué à bout portant par de nombreuses balles dans la tête et dans le corps alors qu'il était désarmé. Personne n'était grièvement blessé, ni n'avait été battu, ni "tasé", ni aspergé de gaz lacrymogène ou de bombe paralysante. Personne ne s'était vu refuser des soins alors qu'il était allongé mourant et sous la menace d'une arme.
Malgré l'absence totale de violence de la part des Iraniens, les journalistes étaient suffoqués que les marins n'aient pas réagi par la force.
Tony Parsons écrivait dans le Daily Mirror:
"Les Américains nous traitent de poules mouillées pour avoir laissé les marins se faire kidnapper sans résistance, et de poules mouillées encore plus grandes pour avoir réagi de façon si pitoyablement molle … Il y a eu un moment où une action militaire était possible, et certes, la meilleure solution – et je ne parle pas d'envoyer une canonnière ou de lancer des menaces de représailles. Les 15 qui ont été pris en otage n'étaient pas des boyscouts. Ils avaient des fusils aussi – mais ils ne les ont pas utilisés pour se défendre. Et le navire HMS Cornwall, avec suffisamment de puissance de feu pour faire sauter un certain nombre de Gardiens de la Révolution jusqu'à Téhéran, a été aussi utile qu'un canard en plastique".
Dans le Daily Mail, Michael Seamark évoquait "la honte d'avoir à expliquer comment et pourquoi l'Iran avait pu kidnapper des soldats … sans qu'un seul coup de feu ait été tiré ...".
Dans le même journal, Stephen Glover écrivait:
"Quand le commandant d'un puisant navire de guerre de la Royal Navy laisse capturer un détachement de ses effectifs par une petite unité iranienne, cela implique que les règles d'engagement en Grande-Bretagne sont mal faites. De même, les marins sont fautifs de n'avoir pas tenté de se battre pour se défendre.
Melanie Phillips approuve:
"La raison pour laquelle le contre-amiral Lambert n'a rien fait pour empêcher la capture des fusiliers marins, c'est parce que les règles d'engagement actuelles interdisent toute action qui pourrait déclencher une crise. Il faut que cela change. Il faut que nous déclarions publiquement que les règles d'engagement sont en cours de modifications pour nous permettre de nous défendre".
Non seulement les journalistes déploraient l'absence de réaction violente à l'action non-violente des Iraniens, mais ils attendaient, et appelaient, en effet, de leurs vœux, comme le signale Peter Wilby dans le Guardian , une conclusion violente de cette affaire:
"Le scénario était déjà écrit. Il y aurait des prisonniers aux yeux bandés, des tortures, et des condamnations pour l'exemple. La Grande Bretagne riposterait à la manière de Churchill; les canonnières, les raids aériens des forces spéciales SAS, le phlegme britannique, et si cela ne se passait pas comme ça, Tony Blair, ainsi que la ministre des Affaires Etrangères, Margaret Beckett, prendraient une déculottée finale. Au lieu de cela, nous avons reçu un cadeau de Pâques de la part du président Ahmadinejad. La déception des journaux devant la conclusion pacifique d'une l'histoire qui avait été bien montée en épingle était palpable. Et cette déception était, nul doute, partagée par les US, qui avaient proposé de "lancer une opération militaire pour aller récupérer les 15 marins britanniques" écrivait le Guardian. "Les hauts responsables du Pentagone ont demandé à leurs homologues britanniques: 'que voulez-vous que nous fassions?'. Ils ont proposé différentes opérations militaires, dont la liste est toujours tenue top secrète, étant donné le risque croissant d'une guerre entre l'Iran et les US".
Le Daily Telegraph était remonté contre cette "prise d'otage", qu'il traitait de "scandale".
Un éditorial du Times fulminait:
"Cela fait plus de 4 jours que les fusiliers marins britanniques sont détenus en Iran. Ils ont été interrogés, malmenés psychologiquement, on leur a refusé d'entrer en contact avec le monde extérieur et ils ont été poussés à faire des "aveux". Les 15 ont été capturés sous la menace de fusils par des Gardiens de la Révolution en armes.
Leur enlèvement est un scandale. A une époque, cela aurait constitué un casus belli. Ces actes justifieraient entièrement l'usage de la force pour obtenir leur libération. Il y a, toutefois, un scandale encore plus grand lié à cette insulte au droit international et c'est la veulerie des autorités et des responsables politiques britanniques, qui n'ont pas su adresser à l'Iran l'ultimatum qu'exige cette agression flagrante.
Les rédacteurs en chef du Times avaient raillé férocement les affirmations de la propagande iranienne que les marins étaient "bien traités".
"On imagine très bien ce qu'ils veulent dire par 'bien traité': certains des Britanniques capturés dans des circonstances similaires, il y a trois ans, ont décrit les parodies d'exécutions, la torture mentale, et les intimidations pour tenter de les forcer à reconnaître leur culpabilité".
Sincèrement, les Iraniens doivent être des démons à forme humaine. L'équipage avait subi de nombreux interrogatoires, écrivait le Sunday Times deux ans plus tard, mais "de façon affable", précisaient les marins.
L'un deux, Bloomer, raconte:
"Les premiers jours, la porte de notre cellule était tout le temps fermée à clé, et mais ensuite, ils la laissaient ouverte de plus en plus souvent, jusqu'à ce qu'un soir, un des gardiens nous demande si nous voulions nous installer sur la terrasse pour regarder le match de foot à la télé".
Les gardiens iraniens étaient, dit-il, des "hôtes parfaits."
"On nous apportait trois repas par jour, des chips et des bricoles à grignoter. Il y avait toujours un saladier plein de fruits frais. Si on a quelque chose à leur reprocher, c'est que nous avons pris un peu trop de poids avec tout ce qu'ils nous donnaient à manger. Ils avaient entendu dire qu'un de nous aimait le thé iranien, et, alors, ils nous en apportaient des litres.".
Il y avait deux lits dans la pièce. Les plus jeunes en avaient laissé un à Bloomer et dormaient par terre à tour de rôle. "C'était un peu comme un séjour en camping, en fait. Ce n'était pas si terrible que ça du tout."
Media Lens est un observatoire des medias britannique dirigé par David Edwards et David Cromwell. Le premier livre de Media Lens s'intitule: "Guardians of Power: The Myth Of The Liberal Media" (Les gardiens des pouvoirs: le mythe des médias de gauche").
Note perso
Ce texte parle évidemment de lui-même.
Rien à rajouter si ce n'est qu'il montre bien le mécanisme de diabolisation de l'Iran. C'était en 2007, et trois ans plus tard, la situation est inchangée: diaboliser l'Iran et chercher un moyen de lancer quelques bombes meurtrières pour les mettre au pas.
Demandez donc à un occidental (ou une, bien sûr) de gauche (à droite, pas la peine de chercher), ce qu'il pense d'Ahmadinejad, il vous répondra "qu'il pue" …
Ah bon? Et d'où viennent donc ses sources?
Et pourquoi donc est-on absolument convaincu des mensonges et de la propagande occidentale dans certains cas (l'Irak, l'Afghanistan, Gaza ou, selon le cas, le Venezuela, etc.) et accepte-t-on sans se poser de questions la version officielle des forces capitalistes concernant des personnages comme les Castro, Ahmadinejad ou Chavez?
Deux poids deux mesures? Comme toujours?
Castro est l'ennemi personnel des Etats-Unis, qui impose un blocus de Cuba depuis 1962 (oui! 48 ans, cela fera un demi-siècle dans deux ans!), après l'échec de l'opération de la CIA dans la baie des Cochons. On ne nargue pas les US impunément. Et la rancune est tellement tenace qu'elle se transmet d'un président à l'autre. Comme la propagande savamment entretenue.
Quant à Ahmadinejad, s'il donne l'exploitation de ses ressources naturelles et des services publics aux multinationales, il redeviendra immédiatement tout à fait fréquentable.
Chavez, lui, c'est non seulement le pétrole et d'autres ressources naturelles qui font l'objet de la convoitise et du ressentiment de l'occident, mais c'est aussi, par exemple, son arrogance à prendre aux riches pour donner aux pauvres.
Et ça, l'occident n'aime pas du tout du tout. D'autant que ce n'est absolument pas tendance à l'heure actuelle.
Conclusion:
L'auteur, finalement, ne parle pas du tout de l'attaque de la Flottille.
Mais était-ce bien nécessaire?
Ah, mais, j'allais oublier: il y a une partie 2 ...
A suivre, donc. Ici.
Commentaires
Excellent billet ! La sémantique anoblit, justifie les pires exactions. Chomsky, à propos de cette propagande "démocratique" parle de falsification, de détérioration du langage. Un des plus bel exemples restera les démonstrations américaines avec enveloppe contenant une menace chimique ou le faux rapport de Blair pour s'assurer le soutien de l'opinion, falsifications avérées. Les mots sont devenus les armes qui contribuent au silence des moutons.
C'est exact, mais cette sémantique est de plus en plus évidente, les mensonges de plus en plus flagrants, et malgré cela, les moutons veulent encore y croire.
Le silence des pantoufles ...
Ah, Tony Blair! belle ordure. Ce type gagne actuellement des fortunes (mais il n'est pas le seul) à aller expliquer aux gens comment il a ruiné une grande partie de la population britannique - les travailleurs - au profit des spéculateurs - les parasites.
Accessoirement, il est l'envoyé spécial du quartet pour le MO.
Eh bien, il n'a jamais eu le temps de se rendre à Gaza! Enfin, à ce que j'en sais, parce que ce genre de sinécure, on n'en parle pas beaucoup, vu que cela se verrait que leurs membres ne foutent rien, sauf à publier un rapport de temps en temps, rédigé par des stagiaires.
Il a été choisi à dessein pour le MO, c'est le spécialiste des rapports orientés comme il faut. Ils auraient tort de se passer de services, il a été impeccable pour servir la soupe en n'oubliant pas de mettre à ras bord son assiette. Il n'est pas le seul mais il préfigurait bien ce qu'allait être "la hauteur" des politiques au pouvoir de notre époque.
MediaLens :
based in UK
la perfection
la passion des jardins anglais.
c'est vraiment intéressant
mais y'a rien à faire, emcee, je me méfie toujours des insulaires.
Très intéressant papier, Emcee, qui montre l'intérêt d'Internet pour rétablir certaines vérités.
Contrairement à ce que croient beaucoup de journalistes et de blogueurs, le web représente un espace de contre-pouvoir essentiel beaucoup plus suivi et fiable qu'on imagine.
Ce que tu démontres là, sur les éléments de langage et la propagande utilisée pour diaboliser l'adversaire, il était autrefois impossible de le lire.
On le pressentait, mais se savoir seul nous faisait douter. Avec la Toile nous savons être très nombreux. Et c'est ça qui est encourageant.
Birahima2 a raison de se méfier des insulaires : ils sont effectivement fourbes...
@Agathe: exact: l'homme de la situation


@Birahima: oui, les jardins anglais et Londres. deux raisons de supporter l'Angleterre
@cuicui: c'est le web, en effet qui, malgré ses défauts et ses trolls, permet de s'exprimer.
A moi, il a permis de réfléchir sur plein de trucs que je n'imaginais pas auparavant par le simple fait que je privilégiais la vérité à l'immédiateté.
maintenant, c'est vrai, même si c'est toujours ça, nous ne sommes que des gouttes d'eau dans l'océan.
et ... exact: insulaires, pas bien
Moi ce que je préfère dans la propagnade étasunienne c'est quand ils essaient de relier les pays latinoaméricains avec des terroristes islamistes :
http://www.forum-unite-communiste.o...
http://www.forum-unite-communiste.o...
:D
Franchement, les ficelles sont tellement énormes qu'on se demande comment une majorité de la population (US ou française) peut gober tous ces mensonges les uns après les autres.