Le profit des uns est l'esclavage des autres: la classe ouvrière aux Etats-Unis aujourd'hui
Par emcee le mardi 27 avril 2010, 22:20 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
"Frappés d'étonnement, les Arawaks - femmes et hommes aux corps hâlés et nus - abandonnèrent leurs villages pour se rendre sur le rivage, puis nagèrent jusqu'à cet étrange et imposant navire afin de mieux l'observer. Lorsque finalement Christophe Colomb et son équipage se rendirent à terre, avec leurs épées et leur drôle de langue, les Arawaks s'empressèrent de les accueillir en leur offrant de l'eau, de la nourriture et des présents.
Colomb écrit plus tard dans son journal de bord: "Ils (...) nous ont apporté des perroquets, des pelotes de coton, des lances et bien d'autres choses qu'ils échangeaient contre des perles de verre et des grelots. Ils échangeaient volontiers tout ce qu'ils possédaient. (...) Ils ne portent pas d'armes et ne semblent pas les connaître car, comme je leur montrai une épée, ils la saisirent en toute innocence par la lame et se coupèrent. Ils ne connaissent pas l'acier. Leurs lances sont en bambou. (...) Ils feraient d'excellents domestiques. (...) Avec seulement cinquante hommes, nous pourrions les soumettre tous et leur faire faire tout ce que nous voulons".
Ces Arawaks des îles de l'archipel des Bahamas ressemblaient fort aux indigènes du continent dont les observateurs européens ne cesseront de souligner le remarquable sens de l'hospitalité et du partage, valeurs peu à l'honneur, en revanche, dans l'Europe de la Renaissance, alors dominée par la religion des papes, le gouvernement des rois et la soif de richesses.
Et plus loin:
Ces Arawaks vivaient dans des communautés villageoises et pratiquaient un mode de culture assez raffiné du maïs, de l'igname et du manioc.
Ils savaient filer et tisser mais ne connaissaient pas le cheval et n'utilisaient pas d'animaux pour le labour. Bien qu'ignorant l'acier, ils portaient néanmoins de petits bijoux en or aux oreilles.
Ce détail allait avoir d'énormes conséquences: Colomb retint quelques Arawaks à bord de son navire et insista pour qu'ils le conduisent jusqu'à la source de cet or. Il navigua alors jusqu'à l'actuelle Cuba, puis jusqu'à Hispaniola (Haïti et République dominicaine).
Là, des traces d'or au fond des rivières et un masque en or présenté à Christophe Colomb par un chef local inspirèrent de folles visions aux Européens …
(Début du premier chapitre de "Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours" d'[Howard Zinn)
Et c'est ainsi que tout a commencé aux Etats-Unis …
Car, au lieu de s'inspirer des sages indigènes et de leur philosophie, et en remerciement pour leur accueil chaleureux, ils les ont pratiquement tous exterminés et ont relégué les survivants sur les terres arides dont ils ne voulaient pas, leur confisquant leur terrains de chasse et de pêche et leurs cultures.
Les escrocs des classes dominantes sévissent toujours. Ils ne s'en cachent même plus. Plus le prétexte d'apporter la "civilisation" aux peuplades barbares. Et quand ils s'en réfèrent aux Droits de l'homme, c'est pour faire le contraire au vu et au su des populations entières qui, pourtant, gobent leurs discours béatement.
Leur cynisme et leur voracité n'ont plus de limites aujourd'hui.
L'Etat, les entreprises privées, les grands groupes financiers dépouillent le reste de la population et, évidemment, la plus touchée actuellement, c'est la classe ouvrière, qui a même été abandonnée par les syndicats.
Voici quelques exemples du traitement réservé aux êtres humains qui n'ont pas eu la chance de naître dans le sérail exclusif.
(Extraits de Coal Disaster Company Massey Energy Denied Time off for Miners to Attend Their Friends’ Funerals, 22 avril 2010)
Explosion à la Mine: 29 morts
Le 9 avril dernier, se produisait une énorme explosion à la mine d'Upper Big Branch de Montcoal, en Virginie-Occidentale, coûtant la vie à 29 mineurs. C'est la catastrophe minière la plus meurtrière depuis quarante ans.
L'exploiteur de la mine, Massey Energy, avec la complicité des agences fédérales et de l'Etat avait poursuivi l'exploitation de la mine malgré les signes indéniables d'une catastrophe imminente, à cause des conditions de travail épouvantables et des négligences qu'accumulait la compagnie, plus préoccupée de profits que des conditions de travail de ses salariés. Cette entreprise US d'extraction et de production de charbon, cotée au NYSE, avait d'ailleurs triplé la production l’année dernière, réduit les coûts, mis à pied 700 mineurs, baissé les salaires, restreint les avantages sociaux et interdit la syndicalisation.
Une histoire d'une banalité à pleurer.
Et les mineurs d'Upper Big Branch ont bien d'autres raisons de pleurer, bien plus importantes: ils ont perdu brutalement 29 de leurs camarades, probablement des membres de leur famille ou des amis proches, ils n'ont aucune autre perspective d'emploi et ne peuvent que retourner dans cet enfer, où ils sont traités comme des esclaves.
Mais la direction ne s'embarrasse pas de sentiments inutiles: Don Blankenship, PDG de Massey Energy et ponte de la production houillère, a refusé aux mineurs d'Upper Big Branch une journée de congé pour assister à l'enterrement de leurs 29 camarades et leur a également interdit d'installer un mémorial improvisé aux abords de la mine.
Beau geste quelle élégance! Les grands patrons ne font même plus semblant de s'intéresser à leurs employés.
La menace de se retrouver au chômage, dans cette région où le charbon est la seule industrie et où Massey règne en maître, a créé une culture de la peur dans les mines de charbon où personne n'est syndiqué.
Par la suite, en outre, le Conseil d'Administration de Massey a engagé une firme de relations publiques du Texas très influente au niveau politique pour gérer les reproches croissants qui leur sont adressés pour avoir placé les profits au-dessus des valeurs humaines.
Autres lieux, mêmes punitions
(extrait de "Eleven workers missing after Louisiana oil rig explosion", de Tom Eley, 22 avril 2010)
Onze travailleurs portés disparus près l'explosion d'une plate-forme pétrolière au large de la Louisiane
Onze travailleurs étaient toujours portés disparus, le 22 avril, à la suite de l'explosion, le mardi 20 avril, dans le Golfe du Mexique, à 80 kms au large de la Louisiane, d'une plate-forme pétrolière, exploitée par le groupe pétrolier British Petroleum (BP). Sur les 116 travailleurs présents sur la plate-forme, 98 ont pu être ramenés à terre sains et saufs, 17 autres ont été blessés, dont quatre grièvement.
Cette explosion s'est produite peu de temps après celle de la mine d'Upper Big Branch où 29 mineurs ont trouvé la mort, et celle, le 2 avril, de la raffinerie de pétrole à Anacortes, Washington, exploitée par Tesoro Corporation, qui a fait cinq morts.
BP, un des géants de l'industrie pétrolière, a rapidement publié un communiqué, accusant Transocean de négligence. Transocean, leader mondial du forage pétrolier et gazier offshore, avec 146 plates-formes réparties dans le monde entier, emploie 21.000 salariés. Si les opérations de la compagnie ont lieu à Houston, le siège social de Transocean a été transféré officiellement aux Iles Caïman et en Suisse ces dernières années.
76 des salariés de la plate-forme pétrolière étaient des employés de Transocean, et six travaillaient pour BP. Les autres étaient employés par une troisième compagnie.
Les "Coast Guard" (garde-côtes), une branche de l'armée US, et le Minerals Management Service (MMS) du Département de l'Intérieur des Etats-Unis seraient chargés de l'enquête.
L'agence US Chemical Safety and Hazard Investigation Board (= agence fédérale indépendante qui enquête sur les accidents dans l'industrie chimique) sera peut-être également chargée de l'enquête.
Les travailleurs qui ont été blessés et les familles des disparus ne peuvent guère faire confiance au MMS pour mener une enquête impartiale. Même selon les normes de Washington, MMS est notoirement connu pour être clairement assujetti aux grands groupes pétroliers et à leurs sous-traitants. En 2008, le rapport d'un inspecteur général indiquait "une culture d'absence d'éthique" largement répandue dans cette agence, disant, entre autres, que 8 hauts responsables de l'agence acceptaient des cadeaux de la part de lobbyistes, comme des places pour des concerts ou des événements sportifs, des séjours au ski, des sorties de golf, des dîners, et des boissons.
Au cours de la campagne présidentielle, Barack Obama avait promis d'instaurer la "transparence" et de renforcer les sanctions à l'encontre des entreprises qui ne respectent pas les règles en matière de sécurité et d'environnement. Toutefois, comme le montre la catastrophe d'Upper Big Branch, il n'y a eu aucun changement concernant les violations des règles de sécurité sous Obama.
Obama a également annoncé l'expansion des forages en mer comme étant la pierre angulaire de sa politique énergétique, et qui prévoit, entre autres, la levée du moratoire interdisant les forages off-shore le long de la côte est des Etats-Unis depuis le Delaware jusqu'au sud de la Floride et l'extension des forages à des zones sensibles en Alaska.
Or, ces forages pétroliers en pleine mer, motivés par l'appât du gain, sont notoirement dangereux.
D'après l'International Association of Drilling Contractors (Association Internationale des compagnies de forages pétroliers), en 2001 il y a eu 69 morts, 1.349 blessés et 858 incendies ou explosions sur des plateformes pétrolières dans le seul Golfe du Mexique. Le bilan humain est extrêmement élevé si on considère qu'il n'y a jamais eu plus de 35.000 personnes employées sur les plateformes pétrolières du Golfe du Mexique.
Comme pour la Virginie Occidentale, les habitants très pauvres de la région du Golfe du Mexique n'ont guère d'autre choix que d'aller travailler sur les plateformes pétrolières.
C'est cette région même qui avait été abandonnée par l'administration Bush lors de l'ouragan Katrina en 2005.
En dépit des promesses électorales, Obama n'a rien fait pour atténuer la misère ni améliorer les infrastructures détruites.
Billet complet en anglais ici
The house fires in Detroit and the West Virginia mine disaster, 21 avril 2010
Incendies de maisons et la catastrophe minière en Virginie Occidentale
La récente série d'incendies dramatiques de maisons à Detroit, Michigan, et l'explosion de la mine du 5 avril en Virginie Occidentale, qui a tué 29 mineurs, révèlent la brutale réalité du capitalisme aux Etats-Unis.
A Detroit, les incendies de maisons ont tué plus d'une douzaine de personnes depuis le début de l'année, dont, le 5 janvier, deux frères cloués sur un fauteuil roulant ainsi que leur ami, et trois enfants âgés respectivement de 3, 4 et 5 ans, le 2 mars. La majorité des victimes n'avaient plus de gaz et d'électricité, qui avaient été coupés par le géant des fournisseurs d'énergie DTE Energy.
L'explosion de la mine Upper Big Branch est la plus grande catastrophe qui ait eu lieu aux US depuis 1970. Et il y a des preuves irréfutables que la compagnie Massey Energy avait commis des négligences graves afin d'augmenter la production et les profits.
Ces morts "résultent des politiques criminelles que pratiquent des compagnies déterminées à tirer un maximum de profits de la classe ouvrière. Les bénéfices servent à payer les énormes salaires des dirigeants et à satisfaire aux exigences des investisseurs de Wall Street".
Le PDG de DTE, Anthony F. Earley Jr., a reçu une rémunération globale de 9,2 millions de dollars en 2009, l'année même où sa compagnie avait coupé le gaz et l'électricité à 221.000 foyers dans le sud-est du Michigan.
Le PDG de Massey Energy, Don Blankenship, a empoché 35 millions de dollars en 2007 et en 2008 en réduisant le personnel, en baissant les salaires et en enfreignant les règles de sécurité. Depuis 2000, au moins 47 mineurs ont été tués et des centaines d'autres blessés sur les sites miniers de Massey.
Du point de vue d'Earley, de Blankenship et de leurs principaux investisseurs, les vies perdues ne valent pas grand-chose – ce sont les dommages collatéraux de la quête de profits.
Au lieu de protéger la vie des travailleurs, les agences gouvernementales chargées de règlementer le prestataire de service d'énergie et la compagnie minière se font les complices de ces sociétés privées. De la même façon, les grands médias d'information dissimulent les véritables causes de ces tragédies, et, comme pour les incendies de Detroit, mettent tout cela sur le compte des victimes.
Le fait même que la classe ouvrière – quelle que soit la couleur de la peau et l'origine des travailleurs – soit confrontée à des conditions communes, des luttes communes et un ennemi commun – est évident depuis les dizaines d'années de luttes et de sacrifices terribles.
Au cours des luttes pour organiser les masses, dans les années 1930 et 1940, les travailleurs de l'industrie automobile et les mineurs ont dû se battre contre les tentatives destinées à diviser la classe ouvrière selon les critères raciaux.
Au cours de ces 30 dernières années, les syndicats United Mine Workers et United Auto Workers se sont acharnés à détruire la conscience de classe et la solidarité sociale. Au lieu de cela, ils ont encouragé la collaboration de classe, la compétition impitoyable entre les travailleurs, et les formes de chauvinisme national les plus féroces.
Parallèlement, l'élite politique, entraînée par les partisans progressistes du parti Démocrate, a placé la couleur de la peau au-dessus de tout le reste. La discrimination positive et les politiques identitaires expriment les intérêts étroits qui existent entre une partie de la classe dominante et les patrons non blancs dont la fortune a augmenté en même temps que les conditions de travail des travailleurs issus des minorités se détérioraient terriblement.
L'élection d'Obama et la politique de son gouvernement – qui s'en prend à la classe ouvrière tout en enrichissant l'oligarchie financière – montrent bien, une fois de plus, que la division fondamentale, aux Etats-Unis comme dans tous les autres pays, c'est la classe sociale, pas la couleur de la peau ou la nationalité.
Après des décennies de fermetures d'usines et de licenciements, avec en apothéose la décision d'Obama de pousser General Motors et Chrysler à déposer le bilan, ont transformé "Motor City" (= Detroit) en la ville la plus pauvre des Etats-Unis. Le chômage réel a atteint le niveau de l'époque de la Grande Dépression, à savoir un taux de 50%, avec plus d'un tiers de la population qui vit en dessous du seuil officiel de la pauvreté.
Près de cinquante ans après la publication du livre de Michael Harrington "The Other America" qui mettait en lumière la misère noire dans les Appalaches, la Virginie Occidentale reste l'un des états les plus pauvres aux Etats-Unis, seulement devancée par le Mississippi et la Louisiane.
In 2008, avant que la récession ait encore frappé de plein fouet, le taux de pauvreté de l'état était de 17,6 %, la pauvreté dans les régions minières de McDowell et Mingo atteignant respectivement 33 % et 25 %.
Le "West Virginia Center on Budget & Policy" estime qu'un habitant sur quatre et 34,4 % des enfants de l'état de Virginie Occidentale sont tombés dans la pauvreté au cours de la crise.
La spéculation vorace des élites financières aux Etats-Unis et dans le monde a conduit à une catastrophe économique, mettant des millions de personnes au chômage et poussant des pays entiers à la faillite. Pour assurer la fortune d'une minuscule couche de la population, une attaque en règle est actuellement menée contre la classe ouvrière, sous l'appellation d'"austérité", et qui aura des conséquences désastreuses sur les conditions de vie de la grande majorité de la population.
L'augmentation considérable des tensions entre les classes sociales conduira inévitablement à des explosions sociales. Les luttes de la classe ouvrière à venir nécessitent une nouvelle façon de concevoir la politique, et un parti politique qui soit complètement indépendant des deux partis du capital.
Cette conception était à la base de Citizens Inquiry qui a mené l'enquête sur les incendies de Dexter Avenue, à Detroit.
Un comité de travailleurs et de jeunes gens de la région de Detroit vient de se créer dans le but de mobiliser la classe ouvrière contre les coupures de gaz et d'électricité, faisant appel directement aux salariés de DTE de refuser de se soumettre aux ordres de la compagnie de supprimer l'approvisionnement. Ces luttes doivent se développer dans tout le pays et dans le monde entier, et doivent être unifiées à partir des intérêts communs des travailleurs du monde entier.
Les morts et les tragédies causées par le capitalisme ne pourront cesser que si la classe ouvrière est mobilisée pour prendre en mains le pouvoir politique et réorganiser la vie économique pour répondre aux besoins des êtres humains. Ce qui signifie qu'il faut remplacer par le socialisme ce système basé sur le profit, ce qui implique, entre autres, de transformer les groupes énergétiques privés comme DTE et Massey Energy en services publics, détenus collectivement et contrôlés démocratiquement par la classe ouvrière.
Jerry White
Notes annexes
"Une histoire populaire des États-Unis de 1492 à nos jours" d'Howard Zinn: http://www.linksole.com/dbp5qn
(Merci à Birahima et à T34 de m'avoir rappelé ce texte)
Fiche de lecture du livre d'Howard Zinn : "Une histoire populaire des Etats-Unis, de 1942 à nos jours" (éditions Agone, 2002).
Howard Zinn: biographie
Note personnelle:
Eh oui, je suis d'accord, à diviser les classes populaires en groupes ethnico-culturels, les classes dirigeantes détournent les travailleurs de leurs ennemis véritables: elles-mêmes. Et s'assurent donc une pérennité dont elles ne bénéficieraient plus depuis longtemps sans cela.
Voyez ce qui se passe ici même. Malgré l'indigence intellectuelle, la cruauté et la voracité du gouvernement actuel, qui s'acharne, si on est un tant soit peu attentif, à démanteler tous les services publics et à supprimer tous les acquis sociaux, où fonce le peuple tête baissée? Sur des histoires de pseudo-polygamie-escroquerie aux allocs etc. jetées en pâture par le gouvernement lui-même qui est engagé dans la plus vaste escroquerie encore jamais réalisée depuis que la République existe.
Et pourtant, ces gens-là sont largement désavoués par la population. Mais la France des imbéciles heureux, si arrogants vis-à-vis des autres, ne voyant rien venir sauf ce chiffon rouge, se retrouve à soutenir vent debout ses propres fossoyeurs (on peut lire des trucs comme: "je n'aime pas beaucoup Htfx - ou Bssn, ou un autre - , mais là je trouve qu'il a raison". C'est bien pour cela qu'ils font ça! Pour nous enfumer)
On est vraiment mal barrés avec une telle dégénérescence ambiante.
Et quand on voit ce qui se passe aux US, on se dit qu'il va en falloir, du temps, avant que les masses hypnotisées se réveillent ici aussi.
A suivre: Layoff notices sent to thousands of US teachers par Andrea Peters; 22 April 2010
Des milliers d'enseignants des établissements publics ont reçu des préavis de licenciements pour la rentrée prochaine.
Le gouvernement Obama et les états exsangues à force de mauvaise gestion et de réductions budgétaires destinées à remplir les poches des patrons au détriment des services publics, ferment les établissements scolaires publics et licencient massivement les enseignants, qu'ils reprendront, à n'en point douter, avec un salaire bien inférieur et à condition qu'ils n'appartiennent pas à un syndicat.
Ce qui a été fait pour la classe ouvrière quand ils ont commencé à délocaliser les emplois industriels, qui payaient bien et auxquels étaient attachés des avantages sociaux comme la couverture médicale, par des emplois dans les services, c'est-à dire avec une réduction de salaire considérable, une couverture médicale bien moindre, voire inexistante, et l'interdiction de se syndiquer.
Il va bien falloir que tout cela explose, non?
Sans doute, quand l'Amérique se réveillera ...
Commentaires
le rêve, je vous dis
votre mari disparaît de la plate-forme pétrolière et hop, vous vous retrouvez dans un luxueux 100 m 2 à Paris !
c'est pas beau la vie ?
catastrophe NATURELLE, qu'ils disent dans l'actualité...
page 13 du livre de Howard Zinn :
il y a une réflexion sur la formation de l'historien et l'enseignement de l'Histoire
" En Histoire, le travail est présenté comme si tous les lecteurs d'ouvrages historiques partageaient un intérêt commun que l'historien servirait au mieux de ses capacités"
un penseur Howard Zinn
alors que nous, on a Alain Decaux...
et les autres, on dirait qu'ils n'ont jamais entendu parler du concept marxiste de rapport de force ; chacun à son officine de vente quoi...
Moi, il me semble qu'ils l'ont bien intégré et qu'ils l'ont gagnée
ée
car la lutte et pas le concept...
bon, ça arrive à tout le monde de faire une étourderie mais ça commence à bien faire...
Bonjour emcee,
Voici un message que je ne savais pas où placer, il n'est pas directement relié au texte qui précède, désolé.
J'ai connu dans ma folle jeunesse une amie surnommée emcee, angliciste, engagée à gauche, et vivant dans le sud de la France dont elle était originaire ; j'aimerais savoir si c'est toi ! Les dernières nouvelles que j'avais eues, c'était un séjour de plusieurs années à Oxforfd. Au cas où la question serait indiscrète, prière de l'oublier et de ne plus y penser !
De mon côté je réside présentement en Amérique du Nord, où j'occupe, plus ou moins par la force des choses, un emploi peu qualifié et les conditions de travail ressemblent beaucoup à ce que vous décrivez : retour au vouvoiement dans l'hypothèse où je fais erreur sur la personne !!
Je voudrais raconter ces conditions, gratuitement bien sûr, ça me soulagerait et me donnerait le sentiment que je ne les ai pas endurées pour rien. Si cela vous intéresse, n'hésitez pas à me le faire savoir.
J'espère avoir le plaisir de continuer de vous lire longtemps et souventes fois !!
Guillaume
Quand l'Amérique des prolétaires s'éveillera, le monde capitaliste tremblera.