familles_de_detenus_palestiniens_afp.jpg
Les familles des détenus manifestent pour demander la libération des prisonniers dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés

Alors que le monde entier réclame la libération de l'"otage" Shalit, qui, rappelons-le, a été capturé en tant que militaire en mission, et qu'on appellerait prisonnier de guerre en d'autres circonstances, le prétendu "monde libre" continue d'ignorer que l'Etat d'Israël détient tout une population en otage. Par une occupation militaire violente, les confinant dans des ghettos construits sur leur propre territoire.
Quelque 2,5 millions de Palestiniens de Cisjordanie et de Jérusalem Est sont captifs dans leurs propres maisons, leurs villages et leurs villes, dépendant pour se déplacer du bon vouloir de soldats stationnés à des checkpoints, et sans cesse menacés d'expulsion, de démolition ou de confiscation de leurs biens.
Il y a, d'autre part, 1,5 millions de Palestiniens pris en otage dans la prison à ciel ouvert de Gaza.
Et 8500 Palestiniens, venus de tous les territoires qui leur sont concédés (temporairement, car constamment remis en cause), sont enfermés derrière les barreaux des prisons israéliennes.
Toute cette population est soumise à l'arbitraire des autorités israéliennes, voire à l'initiative de simples soldats, à qui est pratiquement assurée l'impunité .

Palestinian Women And Children Behind Zionist Bars:

prison_palestine_femmes.jpg

Femmes et enfants de Palestine derrière les barreaux en Israël

Par une magnifique journée de mars, je me rendais à l'école à Jérusalem quand le bus dans lequel j'étais était arrêté à Ras Il-Amoud.
Les soldats sont montés dans le bus, et ont ordonné au chauffeur de faire demi-tour et de retourner d'où il venait. Certains passagers se sont mis à discuter avec les soldats, disant qu'ils devaient de rendre au travail ou à l'école, mais les soldats n'ont rien voulu savoir et se sont mis à hurler et à frapper ceux qui étaient présents à coups de matraques, moi y compris.
Nous étions des écoliers et n'étions pas une menace pour des soldats armés, toutefois, un certain nombre d'entre nous avons été arrêtés pour avoir osé dire au soldat d'arrêter de nous taper dessus. On nous a menottés et fait monter dans des jeeps militaires. Pendant tout le trajet, on nous a obligés à pencher la tête en avant et tout ce que je voyais c'était les bottes des soldats. Quand la jeep, s'est enfin arrêtée, les soldats nous ont ordonné de descendre et en regardant autour de moi, j'ai réalisé que nous étions dans un camp militaire. Les soldats nous ont alors ordonné de nous mettre dans un endroit précis, de leur tourner le dos et de nous agenouiller par terre. Nous avions toujours les mains attachées. Devant moi, je voyais les montagnes de Jérusalem et j'ai alors réalisé que nous étions dans le camp militaire d' Abu-Dees qui occupe une des collines.
Nous n'avions pas le droit de nous asseoir et nous devions rester à demi agenouillés, ce qui était très douloureux. Et alors que nous étions à demi agenouillés, les uns à côté des autres, mais sans avoir le droit de nous parler, les soldats se sont mis à nous lancer des cailloux.
Ils riaient et parlaient en hébreu tout en jetant les cailloux. Je ne comprenais pas ce qu'ils disaient, mais j'imagine qu'ils pariaient sur qui ils allaient toucher et à quel endroit. Je ne me souviens pas combien de temps ce "jeu" a duré, mais je me souviens que ça faisait mal de rester à genoux, que cela faisait mal quand un caillou me tapait sur la tête et que je me demandais ce qu'il allait nous arriver, ce qu'ils comptaient faire de nous, seuls ici, dans ce camp militaire sans qu'aucun Palestinien ne soit présent. De temps en temps, je jetais un coup d'œil aux collines devant nous et je pensais à mes parents et à ce qu'ils faisaient.
Nous essayions de nous remonter le moral silencieusement en nous touchant les pieds. Nous ne parlions pas parce que nous n'en avions pas le droit, mais chaque fois que quelqu'un me touchait le pied, c'était comme s'il disait: "ne t'inquiète pas, on va s'en sortir", et je répondais de la même façon. Après, semble-t-il, de longues heures, peut-être dans l'après-midi, on nous a fait remonter dans les jeeps, ordonné de pencher la tête à nouveau et nous somme repartis. A la fin du trajet, nous nous sommes retrouvés dans un centre de détention.
Les soldats nous ont séparés les uns des autres et on m'a emmenée dans une petite pièce où une femme soldat m'a fouillée entièrement plusieurs fois. Alors, un autre soldat est venu et m'a emmenée dans une autre pièce, me disant de rester debout et que si je m'asseyais, je serais punie et qu'ils allaient garder l'œil sur moi. Alors que j'attendais, j'ai entendu des hurlements et un garçon qui pleurait dans une pièce à côté. Ils étaient en train de l'interroger et je savais que cela allait être mon tour.
Ce jour-là, j'étais une élève qui allait à l'école, j'ai été battue par des soldats israéliens armés, été utilisée comme '"cible" pour leurs jeux et me suis retrouvée dans un centre de détention. J'étais une enfant, une petite fille, et j'ai été encerclée et battue par au moins 5 ou 6 soldats en armes pour être ensuite détenue par ces soldats "agresseurs". Que je sois une enfant n'avait pas d'importance, que je sois une fille n'avait pas d'importance non plus, pour les soldats israéliens, je ne suis qu'une Palestinienne et donc, ils avaient le droit de me frapper et de me mettre en détention sans motif.

prisons_palestine.jpg

Il ne s'agit pas d'un cas isolé. Des femmes et des enfants palestiniens sont placés en détention pratiquement tous les jours, et subissent des violences physiques et psychologiques. Ils sont battus, humiliés et torturés au cours des arrestations, des interrogatoires et de la détention. Leurs familles sont également harcelées et parfois d'autres membres de la famille sont également arrêtés pour soutirer des aveux au prisonnier. Les enfants palestiniens sont interrogés par des soldats israéliens sans avoir droit à la présence d'un avocat ou d'un membre de la famille et sont jugés plus tard comme des adultes. Les familles souvent n'ont pas le droit de voir leurs enfants ni avant ni après le procès.
Depuis 1967, Israël a incarcéré plus de 700,000 Palestiniens, parmi lesquels des dizaines de milliers d'enfants. Depuis le début de la seconde Intifada, en septembre 2000, plus de 8000 enfants palestiniens ont été incarcérés, parmi lesquels 337 sont encore détenus par Israël.
Selon "Défense Internationale des Enfants" (Defence for Children International/Palestine Section (DCI/PS)" ), environ 700 enfants palestiniens sont incarcérés tous les ans dans les prisons israéliennes. Sur plus de 8500 Palestiniens actuellement détenus dans les prisons israéliennes, au moins 400 étaient mineurs au moment de leur arrestation.
Les enfants palestiniens sont arrêtés chez eux, à l'école, quand ils jouent dans la rue, ou aux checkpoints. On leur bande les yeux, on les enchaîne et on les emmène dans des centres de détention où ils sont séparés des autres.
Ils sont battus, menacés et maltraités par les soldats et ceux qui les interrogent, ils n'ont pas le droit à la présence d'un avocat ou d'un membre de leur famille et sont forcés de signer des documents en hébreu, langue qu'ils ne comprennent pas. Ces enfants sont jugés comme des adultes dans deux tribunaux militaires qui font office à la fois de procureurs et de juges.
Beaucoup d'enfants sont sous détention administrative, c'est-à-dire détenus sans chef d'accusation et sans procès. Les enfants qui sont inculpés sont souvent condamnés à de lourdes peines de 12 ou 14 ans de prison pour avoir lancé des pierres, souvent sans preuve ou sur la foi de faux témoignages de soldats. Ces enfants se voient privés de leurs droits fondamentaux et sont confrontés à des abus et à des violations du droit international telles que la torture ou l'isolement cellulaire.
Comme les adultes, ils sont soumis à des violences physiques, des menaces, des privations de sommeil, on leur bande les yeux, leur attache les mains et les pieds, ils ont isolés, brûlés avec des cigarettes, lacérés avec des lames de rasoir, plongés alternativement dans des baignoires d'eau glacée et d'eau bouillante, on leur met des sacs sur la tête et on leur tire dessus avec de minuscules balles en pastique.
Ils sont enfermés dans des pièces surpeuplées, privés de repas mangeables, d'eau potable, et beaucoup sont privés de leur droit de visite et d'appels téléphoniques. Les enfants souffrent aussi de d'absence de suivi médical et de malnutrition. Au moins 60 enfants malades en détention ne bénéficient pas de traitement.
En février 2010, à Hébron uniquement, il y avait 80 enfants en détention. En mars, 2010, plus de 330 enfants palestiniens étaient détenus par les forces d'occupation israéliennes (l'IOF).

Parmi ces détenus, il y a:
16.03.2010: Mohammad Ata, 17 ans, de Bil'in, Ramallah. Abdel Qader Al-Qadi de Jérusalem.
17.03.2010: Shadi Za’loul, 17 ans d'Husan. Ibrahim Awad, 17 ans de Beit Ummar.
18.03.2010: Ahmad Hamayel 16 ans, Walid Hamayel 16 ans, Maher Hamayel 17 ans de Beita
19.03.2010: Mohammad Abu Mezar, 15 ans, d'Hebron. Bilal Al-Shobaky, 14 ans et Walid Al-Wawi, 16 ans, du camp de réfugiés d'Al-Fawwar, Hébron. Mohammad Ali, 16 ans camp de réfugiés de Qalandia, Jérusalem.
20.03.2010: Mu’tasim Mizhir, 17 ans du camp de réfugiés de Qalandia, Jérusalem.
23.03.2010: Suhad Al-'Iwewi, 13 ans, d'Hébron
24.03.2010: Basil Al-Darabe’, 15 ans, de Dura, Hébron. Mahmoud Ma’rouf, 17 ans et Shadi Ma’rouf de Gaza.
26.03.2010: Mohammad Hamdan, 9 ans, Amer Abu Haniyeh, 9 ans, d'Hébron. Mohammad Jaafar, 18 ans, de Jenine.
20.03.2010: un garçon de Jérusalem, 16 ans et Abdel Rahim Zeidan, 16 ans, de Deir Istia, Naplouse.

Parmi les incidents récents, il y a le cas de Mohammad Al-Qunbar, un garçon de 14 ans, de Jérusalem.
Le 15.03.2010, Mohammad était renversé par une voiture de police, il a ensuite été battu par la police d'occupation et mis en détention malgré ses contusions.

prisons_palestine_3.jpg La police d'occupation israélienne a d'abord prétendu qu'il avait été renversé par une voiture "arabe", mais les photos prises au cours de l'incident ont démenti la déclaration. Plus tard, le garçon a raconté qu'il avait été menacé de prison par les enquêteurs du centre d'interrogatoire d'al-Maskobiah s'il disait qu'il avait été renversé par une voiture de police. Mohammad a déclaré qu'une voiture israélienne avait foncé sur lui et son ami, l'avait touché une première fois, avait fait demi-tour et l'avait heurté une seconde fois. Alors, ceux qui étaient dans la voiture sont descendus, l'ont arrêté et se sont mis à le frapper dans la voiture alors qu'il pleurait.

Des enfants sont également arrêtés au cours de descentes de nuit. Ces dernières années, il y a eu des arrestations massives d'enfants palestiniens.
Le 10.02.2010, au cours d'une descente de militaires au camp de réfugiés d'Al-Jalazoun à Ramallah, 19 enfants ont été arrêtés chez eux. Ils ont été battus, et harcelés et leurs familles racontent que l'IOF avait fait usage de force excessive au cours des arrestations. Les enfants avaient alors été emmenés dans un camp de détention et interrogés sans la présence d'un avocat ou d'un membre de la famille. D'après l'organisation "Défense Internationale des Enfants/ section de la Palestine", 5 d'entre eux étaient âgés de 14 ans, sept de 15 ans, 4 de 16 ans et 3 de 17 ans. Sept d'entre eux (âgés de 15 ans ou moins) ont été transférés dans des prisons en Israël ce qui constitue, en plus de la détention illégale de mineurs, une autre violation du droit international.
Au cours d'un raid de nuit similaire, cette fois-ci à Silwan, à Jérusalem, plusieurs enfants palestiniens entre 12 et 15 ans ont été placés dans des centres de détention. Ils avaient été tirés du lit, menottés et transportés pour être interrogés au centre d'interrogatoire d'al-Maskobiah et leurs parents n'avaient pas eu le droit de les accompagner. Les enfants ont expliqué plus tard qu'ils avaient été menacés et battus au cours de l'interrogatoire.
Des raids de nuit similaires ont eu lieu également à Tura Al-Gharbiyyeh, le 19.01.2009, à Azzun le 14.07.2009 et à Haris le 26.03.2009 où plus de 90 enfants ont été placés en détention, battus et menacés.
D'après "Défense Internationale des Enfants/ section de la Palestine":
90 jours: c'est le délai légal pour un détenu palestinien, y compris un enfant, pendant lequel on peut lui refuser de voir un avocat et où il peut être détenu en cellule d'isolement (ordre militaire 378);
20 ans: c'est la peine maximale qui peut être infligée à un Palestinien, y compris un enfant, pour avoir lancé des pierres (ordre militaire 378);
188 jours: c'est la durée de temps où un détenu palestinien, y compris un enfant, peut être placé en détention sans chef d'accusation (ordre militaire 378);
2 ans: c'est la période de temps où un détenu palestinien, y compris un enfant, peut être détenu entre son inculpation et son procès.

Depuis 1967 plus de 12.000 femmes palestiniennes ont été détenues par l'entité sioniste. 3000 femmes ont été incarcérées au cours de la première Intifada, et plus de 900 femmes ont été mises sous les verrous par Israël au cours de l'Intifada Al-Aqsa. Actuellement, il y a 35 femmes palestiniennes qui sont détenues dans les prisons israéliennes Damon et HaSharon: parmi lesquelles 3 sont en détention administrative, 8 attendent leur procès, 23 ont été condamnées à des peines de prison, dont 5 à perpétuité.
Les détenues Palestiniennes, comme leurs frères de détention, subissent des brutalités de la part des autorités pénitentiaires israéliennes.
Pour la moindre peccadille, elles sont placées en cellule d'isolement, sont battues, harcelées, attachées pendant des heures sous un soleil brûlant ou sous la pluie, privées de sommeil, leurs chambres sont fouillées en pleine nuit, on leur refuse constamment les visites de leur famille et les appels téléphoniques, leur courrier est envoyé et transmis une fois tous les trois mois seulement. L'eau est imbuvable et la nourriture immangeable, et donc les détenues sont obligées d'acheter leurs repas et de l'eau à la cantine de la prison à des prix exorbitants. Certaines prisonnières politiques sont placées dans les mêmes cellules que des criminelles israéliennes qui les brutalisent. Leurs cellules sont surpeuplées, humides, sans hygiène et sont infestées par les insectes.
Les détenues n'ont également pas le droit de recevoir le traitement médical que nécessite leur état de santé, et la plupart des médicaments qu'on leur donne sont périmés; 13 détenues ont besoin d'un suivi médical régulier.
Amal Faiz Jum’a, du camp de réfugiés d'Askar, souffre d'un cancer de l'utérus et Raja’ Al-Ghoul du camp de réfugiés de Jenine souffre d'une maladie du cœur et d'hypertension et elles ne reçoivent aucun traitement pour cela. Les détenues ont seulement le droit de consulter un généraliste, pas de spécialiste, et certaines, comme Mirvat Taha et Manal Ghanim, ont été obligées d'accoucher les mains et les jambes attachées avec des menottes. Il y a actuellement au moins 6 mères palestiniennes en détention. D'autres ont leurs maris ou leurs frères également incarcérés, mais elles n'ont pas le droit de leur rendre visite. Abir Odeh, par exemple, a trois frères incarcérés dans des centres de détention israéliens et Fatin Al-Shafi’ Al-Sa’di a un frère en prison.

Prisonnières palestiniennes actuellement détenues dans les prisons israéliennes:
1 Amna Jawad Ali Muna, détenue depuis le 19.01.2001 (perpétuité);
2 Abeer Isa Atef Amro, détenue depuis le 22.02.2001;
3 Iman Mohammad Hasan Ghazzawi, détenue depuis le 03.08.2001, 2 enfants (13 ans);
4 Ahlam Aref Shihadeh At-Tamimi, détenue depuis le 14.09.2001 (13 perpétuités plus 20 ans);
5 Ibtisam Abdel-Hafith Faiz Issawi, détenue depuis le 04.11.2001, 6 enfants (15 ans);
6 Lina Ahmad Saleh Jarbuni, détenue depuis le 18.04.2002;
7 Sana’ Mohammad Husein Shehadeh, détenue depuis le 24.05.2002 (3 fois à perpétuité);
8 Qahira Said As-Sa’di, détenue depuis le 30.05.2002, 4 enfants (3 perpétuités, plus 30 ans);
9 Ireena Buli Shuk Sarhan, détenue depuis le 22.05.2002, 2 enfants (perpétuité);
10 Du’a’ Ziad Jamil Al-Jayyousi, détenue depuis le 07.06.2002 (3 fois à perpétuité, plus 30 ans);
11 Warda Abbas Abdel-Fattah Baqrawi, détenue depuis le 16.10.2002;
12 Latifa Mohammad Mahmoud Abu Dira’, détenue depuis le 08.12.2003, 7 enfants (25 ans);
13 Amal Fayez Jum’a, détenue depuis le 09.05.2004.

En plus des détenues palestiniennes dans les prisons israéliennes, les sionistes séquestrent les corps de sept martyres palestiniennes:
1 Dalal Said Mohammad Al-Mughrabi, tuée le 11.3.1978;
2 Darin Abu Eisheh, de Jenine, tuée le 17.02.2002;
3 Zeinab Isa Abu Aalim, du camp de réfugiés d'Askar, Naplouse, tuée le 22.04.2004;
4 Hanadi Tayseer Abdel Malik, de Jenine, tuée le 04.10.2003;
5 Wafa' Ali Khalil Idris, du camp de réfugiés d'Al-'Am’ari, Ramallah, tuée le 21.1.2002;
6 Ayat Mohammad Lutif Al-Akhras, du camp de réfugiés de Dheisheh, Bethlehem, tuée le 29.03.2002;
7 Hiba Azim Daraghmeh, de Toubas, tuée le 19.05.2003

Sources: www.palestinebehindbars.org www.waed.ps www.dci-pal.org/ http://addameer.info Footnotes 1 http://www.dcipal.org/english/camp/... - © http://avoicefrompalestine.wordpress.com ................................................................................................................................................................................................
Notes personnelles

Esplanade Ben Gourion
Faisant fi de l''importance à accorder à l'impartialité de la capitale de la France, censée symboliser le pays tout entier, le maire de Paris multiplie les initiatives envers un pays étranger qui viole, sciemment et avec morgue, les lois internationales depuis des décennies.
Après l’inauguration d’une plaque à la mémoire de Herzl, un square Yitzhak Rabin, le diplôme de citoyen d'honneur de la Ville de Paris décerné à Gilad Shalit, voici que Bertrand Delanoë inaugure l'« Esplanade Ben Gourion » en présence de Shimon Perez, autre assassin notoire.
Belle constance.
Espérons que Tel-Aviv renverra l'ascenseur. On a des noms à proposer: Avenue Maréchal Pétain, Boulevard préfet Papon, Place Général Bugeaud ...

Esplanade criminel de guerre, de Bernard Langlois

"Palestine Vivra": un mouvement dont l'énergie fait plaisir à voir.
300 Français montrent la voie lors de la Marche pour la liberté de Gaza

Pendant qu'Obama fait les gros yeux, mais n'en peut mais, la colonisation se poursuit avec toujours autant de chutzpah:

La réalité de l'état d'Israël – Serge Lefort

Netanyahou menace les Palestiniens d’expulsions massives - la Feuille de chou.



Rappels:

Salah-Hamouri_.jpg

Salah Hamouri

israel_boycott.jpg

Campagne BDS

NB: ''Ce billet est la version originale: la traduction, la mise en page et la plupart des liens ont été effectués ou rassemblés par moi-même. Les photos sont prises en majorité dans le billet en langue anglaise. Merci d'en tenir compte et de citer cette source http://blog.emceebeulogue.fr/post/2... et non pas éventuellement le copié-collé d'un autre site.''