Injures, débordements de haine, appels à la violence: déchaînements contre l'adoption de la réforme de santé d'Obama
Par emcee le vendredi 26 mars 2010, 18:12 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Même si le projet de loi ratifié mardi dernier par Barack Obama n'a rien à voir avec un projet "liberticide", "socialiste" ou "communiste", comme ils le prétendent, et même si, au contraire, il va largement dans le sens de l'idéologie des Républicains et de la droite en général en faisant la part encore plus belle à l'industrie de la santé, ceux-ci ont lancé une offensive revancharde et haineuse contre le président et contre ceux qui ont voté pour ce projet.
Des manifestants à Washington particulièrement agressifs, la veille du vote et les animateurs radio ou télé populistes dès le lendemain d'icelui: tous vomissaient des insultes insoutenables dans tous les médias à leur disposition.
Belle image de la démocratie au pays de la "liberté". Mais on va encore nous dire que c'est au nom de la liberté d'expression et contre la "pensée unique".
Samedi 20 mars à Capitol Hill: rassemblement contre la réforme de santé
Les Tea Party Patriots étaient là, hurlant des insultes racistes aux représentants noirs en faveur de la loi, venus à une réunion préparatoire au vote du lendemain.
Ce mouvement (tea party), composé de gens de divers horizons, de droite (extrême - la modérée, ce sont les démocrates, et encore, ça dépend de l'aile), dont la droite libertarienne, en appelle aux Pères fondateurs et à la Constitution pour dénoncer les dangers de l’étatisme et du collectivisme (voir cette analyse très intéressante).
Le mouvement est parti de – ou a pris beaucoup d'ampleur – après l'élection d'Obama quand celui-ci a décidé du plan de relance des banques (on ne peut pas dire qu'ils avaient tort à ce niveau).
Puis, il y a eu le projet de réforme du système de santé et ils ont investi bruyamment et parfois violemment les débats organisés dans tout le pays, empêchant une vraie réflexion de fond. On le voit, tout devient slogan et propagande et c'est celui qui crie le plus fort qui a raison.
C'est ce qui s'appelle désormais un dialogue démocratique, sans doute.
Ils étaient, samedi 20 mars, à Capitol Hill pour protester contre l'adoption de la loi, prévue le lendemain.
John Lewis, un des leaders du mouvement pour les droits civiques dans les années 60 et compagnon de route de Martin Luther King, s'est fait invectiver par une foule de manifestants qui scandaient: "Kill the bill … nigger!". Lewis a déclaré: "je n'avais plus entendu cela depuis 40 ou 45 ans, depuis la marche sur Selma, en fait".
D'autres membres du Congressional Black Caucus, qui étaient également présents, subissaient le même sort.
Un des manifestants a même craché sur l'élu du Missouri, Emanuel Cleaver, pendant que Barney Frank, D-Mass., qui est homosexuel, se faisait insulter pour son orientation sexuelle (disons ça comme ça).
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Le lundi suivant, c'était le déchaînement des animateurs dans les émissions populaires et populistes radio et TV, et sur le web.
(Ici, des vidéos de quelques-uns des animateurs/journalistes TV cités ci-dessous: ça vaut le détour).
Voici quelques exemples avec la traduction d'une partie de ce billet: "The 10 Most Outrageous Right Wing Freakouts Over the Health Care Bill" , écrit par Tana Ganeva.
Les délires les plus abjects de la droite à propos de la réforme de santé
Le lendemain de l'adoption du projet de loi sur l'assurance-maladie par la Chambre des représentants, les extrémistes de droite se sont déchaînés sur les ondes, allant jusqu'à comparer Obama à Hitler et les députés à des nazis. Certains lançant même des appels à la violence.
Le lendemain de l'adoption du projet de loi par la chambre des représentants était un jour marqué d'une pierre noire pour la droite. Ne seriez-vous pas contrarié si vous étiez condamné à vivre dans une contre-Utopie communiste? La vie vaudra-t-elle, même, d'être vécue quand Nancy Pelosi aura tué tous les bébés aux Etats-Unis, ainsi que votre grand-mère?
Et par "contrarié", je veux dire "complètement cinglé".
Voici certains des propos tenus par les opposants à cette loi parmi les plus outranciers et injurieux.
La semaine dernière, Rush Limbaugh jurait qu'il émigrerait au Costa Rica si la réforme de santé passait. Mais il a décidé héroïquement de rester ici et de se battre pour la liberté, disant à son public qu'ils étaient désormais engagés dans une lutte à mort avec Hitler.
"L'Amérique ne tient plus qu'à un fil. Et donc, il faut voir ce que nous pouvons faire avec un fil. Notre liberté a été attaquée. C'est le genre de changement auquel les gens ne s'attendaient pas quand ils ont voté pour Barack Obama. La liberté doit l'emporter.".
Limbaugh s'en est ensuite pris violemment à Bart Stupak, un des élus à la Chambre des représentants, dont la décision de voter pour le projet de loi après avoir réussi à faire signer par le président Obama une clause anti-avortement, a permis aux démocrates d'obtenir le nombre de voix nécessaires pour l'emporter.
"Stupak n'a rien à envier à Neville Chamberlain, qui, revenant avec la petite lettre d'Hitler avait dit: 'Oh, ouais, Hitler dit pas de guerre entre son pays et le nôtre'".
Limbaugh a continué à proférer les insultes violentes (mais c'était devenu, à force, tout ce qu'il y a de plus banal) envers Obama, le comparant à Hitler, et se lamentant sur la mort de notre démocratie. Elle n'existe plus, concluait Limbaugh, désignant les coupables de ce désastre: le Congrès élu démocratiquement et le président, évidemment.
Ils ont gagné parce qu'ils détiennent le Congrès et la Maison Blanche, et nous devons en tirer la leçon suivante: 'il nous faut vaincre ces salopards. Il faut les éliminer. Il faut les chasser du pays'".
L'histoire, à coup sûr, s'amusera de tant de noblesse d'âme.
Il fallait que Glenn Beck (Fox News), qui prédit que nous sommes à l'orée d'un putsch socialo-fasciste, soit à la hauteur d'un tel drame. Et il n'a pas déçu , rassemblant ses immenses connaissances en histoire pour comparer (défavorablement) ce vote au Gettysburg Address de Lincoln , à la bataille d'Iwo Jima , à l'atterrissage sur la Lune, au mouvement pour les Droits Civiques et à l'héroïsme de ceux qui sont arrivés les premiers sur place pour porter secours aux victimes de l'attentat du 11/9, avant de retomber sur une série d'analogies plus appropriées: l'attaque de Pearl Harbour; le massacre de la St Valentin ("quand la mafia est arrivée et a fait place nette"); la rencontre de Chamberlain et Hitler; et l' HINDENBURG!
"Historique" ne veut pas toujours dire que c'est bien," a-t-il conclu sombrement.
Neal Boortz, le disc jockey agitateur de vide, a choisi Tweeter pour se livrer à une comparaison encore plus injurieuse et vicieuse: "Nancy Pelosi sourira et rira cet après-midi. Aujourd'hui, il y aura encore plus de dégâts que le 11 sept".
On aurait pu penser que des gens qui parfois s'affichent en législateurs responsables dénonceraient ces comparaisons scandaleuses avec le 11 sept? Eh bien, non, parce qu'ils sont bien trop occupés à faire des trucs comme ca (MacCain se lance dans la campagne destinée à faire "abroger ce projet de loi immédiatement").
Randall Terry, le terroriste anti-avortement, veut faire excommunier Nancy Pelosi grâce à ses entrées chez le pape parce que , avoir contribué à l'adoption d'une loi qui va étendre l'assurance maladie à plus de 30 millions d'Américains ne fait pas oublier sa part de responsabilité dans le futur gigantesque génocide de fœtus. Terry et quelques autres cinglés du même acabit ont agité pendant une minute dans un coin de la Place St Pierre, des pancartes qui demandaient que Pelosi soit excommuniée.
Troy Newman, leader du mouvement "Operation Rescue" (organisation anti-avortement au Kansas, NDT ) emboitait le pas de Glenn Beck et de Boortz, en comparant le projet de loi à l'atterrissage sur la lune, la chute du mur de Berlin, la guerre du Golfe (il pense que ce n'est pas comme ça) et le séisme de 1989 à Loma Prieta (en Californie, NDLT ), Pearl Harbor, et, bien sûr, le 11 sept (il pense que c'est comme ça).
Il ajoute ensuite que voter pour une réforme du système de santé dans un congrès élu démocratiquement équivaut à une invasion soviétique, et appelle à une révolution:
"le 21 mars a véritablement changé la vie telle que nous l'avons toujours connue … je n'oublierai jamais les événements de cette journée et pendant qu'ils proclamaient un changement pour le pire, j'ai juré de participer à la révolution pour réparer ce désastre".
Bryan Fischer, de l'organisation "American Family Association" propose également une solution: tirer sur les gens ... La dernière solution – à part un carnage – c'est le dixième amendement, qui laisse aux états tous les pouvoirs qui ne sont pas délégués à l'état fédéral. Le gouvernement central exerce un pouvoir qu'il n'a pas. Les gouvernements des états peuvent légitimement et constitutionnellement décider de ne pas coopérer avec le gouvernement fédéral s'ils estiment que le Congrès a dépassé les limites définies dans notre texte fondamental. Le gouvernement central viole le territoire souverain des états et les états ont le droit de l'expulser de leur territoire.
Ceux qui violent la propriété d'autrui sont passibles de poursuites et peuvent écoper de la peine maximale prévue par la loi. Les squatters peuvent être expulsés. S'ils refusent de partir, on peut les jeter dehors. Et en dernier recours, leur tirer dessus ...
Ce n'est pas, dans ce climat politique surchauffé et divisé – où des pans entiers de la population sont armés et sont persuadés que le gouvernement déteste la liberté – comme si comme si les appels à la violence pouvaient mal tourner.
Au moment où les représentants s'apprêtaient à voter, Sean Hannity (qui anime une émission sur une radio diffusée dans tout le pays (Premiere Radio Networks, NDT) demandait à ses auditeurs si ce n'était pas le moment précis où l'Amérique allait complètement basculer dans le socialisme. (En fait, vous n'en n'aurez vraiment la certitude que quand Van Jones et Cass Sunstein viendront frapper à votre porte en pleine nuit pour vous traîner au goulag).
Mais, c'est John McCain qui a imaginé le scénario le plus effroyable de tous: l'absence de coopération du GOP (Grand Old Party).
"Il n'y aura aucune coopération de notre part jusqu'à la fin de l'année", a-t-il menacé. Ils ont empoisonné le puits en faisant ce qu'ils ont fait et de la façon dont ils l'ont fait".
Oh, merde, et si le parti républicain lançait une opération d'obstruction inconsidérée, qui entraverait les travaux du congrès et rendrait quasiment impossible toute législation?
Tana Ganeva est rédactrice en chef d'AlterNet
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Mais c'est pas tout (et c'est pas fini non plus, d'ailleurs, à n'en pas douter):
Une dizaine d'élus démocrates qui ont voté pour la loi ont reçu, au cours de la semaine passée, des menaces de mort ou ont subi du harcèlement, et les bureaux de certains d'entre eux ont été vandalisés.
James Clyburn et Bart Stupak ont reçu des photos de cordes de pendu.
L'émission Fox and friends a débattu sur ce thème. Mais, s'ils ne cessaient de répéter qu'ils étaient indignés par ces menaces terribles, les deux animateurs ont quand même diffusé des e-mails qui laissaient entendre que les démocrates devaient s'attendre à ce genre de réaction en votant pour cette loi.
LIEN: Fox and Friends Broadcast E-mails Rationalizing Threats Against Democrats
Parallèlement:
Les grands groupes pleurnichent : payer davantage d'impôts va leur porter un coup fatal : les compagnies craignent une augmentation des coûts à cause de l'assurance maladie obligatoire (Companies are already warning about higher health-care costs.)
Caterpillar (moi, je boycotte Caterpillar, et vous?) annonce que cela lui coûtera 100 millions de dollars supplémentaires, ne serait-ce que la première année.
Medtronic, fabricant de matériel médical a annoncé que de nouvelles taxes imposées sur ses produits risquaient de le contraindre à licencier des milliers d'employés (ça, ça marche toujours, comme s'ils ne le faisaient pas sans cela!).
Etc.
Bon, si vous voulez lire, c'est ici , moi je n'ai pas pu continuer, c'est trop déchirant.
Et, finalement, qui est content dans cette affaire?
Pas grand monde, apparemment.
Le plus curieux, c'est que ce sont les véritables lésés qui en parlent le moins – ou, du moins, qu'on entend le moins: la majorité de la population. Quoi de plus normal: qui veut donner la parole au peuple?
En marge de tout cela, nous Français, devrions tirer deux leçons:
La première, c'est qu'il faut à tout prix préserver notre régime de santé, qui est bien moins coûteux que le leur et dont tout le monde peut bénéficier, quels que soient les besoins. Et qu'une fois que nous aurons perdu ce droit à la santé (et non pas ce "privilège" comme le répètent les cerveaux disponibles), il sera quasiment impossible de revenir en arrière, y a qu'à voir. Quand ils ont senti l'odeur du pognon ….
La deuxième, c'est qu'à force de laisser se banaliser l'idéologie d'extrême droite, on déroule le tapis rouge au totalitarisme et à la terreur.
Il est de bon ton, aujourd'hui, de dire tout haut ce que le P disait naguère tout haut tout seul.
Il est amusant de taper sur les Arabes, les Noirs, les sous-hommes, les burqa, les minarets, les Juifs, les Roms, etc.; il est normal de faire des amalgames dans des émissions où aucun contradicteur sérieux ne peut finir de phrase et où le "débat" tourne à la mascarade, avec rires gras en prime.
Tout cela au nom de la liberté d'expression, bien sûr. J'ai une bouche, je m'exprime. Peu importe que ce soit une bouche d'égout.
Il est séant désormais, voire salutaire, de dénoncer la "bien-pensance", le "boboïsme, le droitdel'hommisme, et la "pensée unique".
Que des trucs beurk. Alors qu'il n'y a rien de mal à dire que la plupart des trafiquants sont basanés et vivent dans les cités où ils violent les filles, puisque c'est la vérité; ou que la discrimination existe, et alors, faut faire avec; et tous ces trucs qu'il était devenu impossible de dire à cause de ces mous du genou du Politiquement Correct qui avaient muselé la liberté de parole.
Eh oui, être humaniste n'a plus droit de cité dans notre France telle que la chantait Jean Ferrat. Place au café du commerce, à la vulgarité, à la lâcheté.
La faute à qui? Aux zôtres, évidemment.
Commentaires
je me souviens :
un collègue décède
quelqu'un m'a dit :
vous savez, de toute façon, ça fait longtemps qu'il ne pensait plus comme NOUS
tout est là
d'abord, il y a la déshumanisation
comme ça, ensuite, s'il arrive quelque chose, en quelque sorte,
c'est " moins grave"
alors là, emcee, tout le monde a trouvé, je crois :
Michel Berger
il jouait du piano debout
très juste. La déshumanisation de la société. Et on fait faire la police par le voisin en adoptant des lois discriminatoires. Ca tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, mais je me comprends

Trop long à développer.
Berger? J'aime bien, mais je ne comprends pas l'allusion. Je vais essayer de trouver moi aussi
je vous explique :
je suis tombée par hasard sur des clips de la terrifiante Arielle Dombasle.
Au départ, je cherchais une musique pour me replonger tranquillement dans la législation révolutionnaire sous la terreur.
Je me disais que Mozart, ce serait pas mal.
Et je ne sais comment, je suis tombée sur cette greluche via gogol
alors, vous êtes avec ou contre moi
mais je vous garantis en tout cas, qu'on va pas se laisser pourrir la vie ; mais alors pas du tout.
Je ne sais si tu as vu ce sondage publié sur LGS :
Etats-Unis : un sondage qui fait peur
Tous ceux qui pensent que l’adoption de la loi sur l’assurance santé marquerait le retour au civisme doivent se réveiller.
Le Syndrome du délire anti-Obama – une haine pathologique du président qui se fait passer pour du patriotisme – a infecté le Parti Républicain.
Voici de nouvelles données qui le démontrent.
67 % des Républicains (et 40% des Américains) pensent qu’Obama est socialiste.
57% des Républicains (32% de la population), pensent qu’Obama est musulman.
45% des Républicains (25% de la population) pensent qu’Obama « n’est pas né aux Etats-Unis et ne peut donc pas être élu président ».
38% des Républicains (20% de la population) pensent qu’Obama « fait beaucoup de choses qu’Hitler aurait fait ».
Le plus effrayant de tous : 24% des Républicains (14% de la population) pensent qu’Obama pourrait être l’Antéchrist.
Ces chiffres proviennent d’un sondage Louis-Harris auprès d’un échantillon représentatif de 2230 personnes effectué en pleine campagne pour la réforme du système de santé.
Les résultats complets du sondage seront publiés demain et indiquent que de forts pourcentages de Républicains – et d’Américains dans leur ensemble- pensent qu’Obama est « raciste », « anti-américain », qu’il « désire la victoire des terroristes » et veut « abandonner la souveraineté des Etats-Unis au profit d’un gouvernement unique mondial ». Ils pensent qu’Obama est un « ennemi de l’intérieur ».
Autant de chiffres qui n’annoncent rien de bon.
http://news.yahoo.com/s/dailybeast/...
Merci pour ces précisions, Vd, c'est en effet, terrifiant.
Si les US ont Chomsky, Blum, et bien d'autres du genre, ils ont surtout produit une masse d'incultes manipulés par des responsables politiques et animateurs des médias qui les rendent encore plus stupides.
Là, les républicains et les Tea party ont entrepris de démolir Obama, qui, étant métis, est une cible encore plus facile.
Et ça n'augure rien de bon, c'est sûr.
perso, je trouve que c'est la preuve que c'est une belle grosse connerie d'élire un président.
c'est instructif, pas ?
Tout juste, Birahima! Mais les élus du Congrès ou de l'assemblée nationale ou du sénat en France ne brillent pas beaucoup non plus ...
Mamma mia!
C'est lamentable!
"La plupart des délinquants sont basanés" disent-ils, enfin ça dépend lesquels et pour quoi.
au niveau de la petite délinquance je ne connais pas les chiffres mais ce dont je suis sûre c'est qu'à haut niveau: magouilles financières, escroqueries, abus de biens publics;..etc bref ceux qui foutent la société vraiment dans le caca , qui se barrent avec des parachutes dorés aux fesses et qui échappent à la justice, ceux-là, donc, ils sont bien blancs, bien occidentaux et en Italie, ils vont même à la messe!
Je suis bien d'accord, Céleste: les vrais délinquants sont ceux qui volent quotidiennement le reste de la population, pillent les pays pauvres, enferment des innocents, délocalisent les usines et laissent les gens sur le carreau etc.
Oui, il y a beaucoup de basanés parmi les petits dealers qui vivent dans les quartiers, parce qu'il y a beaucoup de basanés dans les quartiers et, parmi eux, les dealers, on les reconnaît à l'œil nu: ce sont les mieux fringués de la cité et ils tiennent les murs des immeubles.
Pas compliqué de les interpeller et de les coffrer.
En revanche, les vrais trafiquants, eux, ceux qui touchent le flouze, ils ont pignon sur rue, habitent dans le XVI° et ne voient même pas la drogue, probablement. S'ils étaient par extraordinaire contrôlés dans la rue, il sortiraient blancs comme ... neige.
Ne pas oublier: Al Capone est tombé pour ... une histoire d'impôts.
C'est dire si le petit chroniqueur dit n'importe quoi.
Quant à s'intéresser aux petits dealers, il aurait plutôt pu dire que c'était son système capitaliste à la con qui est en cause.
Que fait-on de tous ces jeunes dans les cités qui savent pertinemment qu'ils ne trouveront pour la plupart pas d'emploi, ou un truc de m...?
Soit on les laisse traîner sans moyen de subsistance (alors que tout autour, on n'arrête pas de les faire baver avec des biens de consommation) et dans ce cas, on crée une cocotte minute prête à exploser à la figure du système, soit on leur laisse faire leurs petites affaires pour qu'ils puissent s'acheter les derniers survêts et pompes à la mode, ainsi que l'Iphone dernier modèle..
Et qui c'est qui vend ça? les multinationales - qui font même des fringues ou des gadgets destinés aux jeunes des ghettos; comme quoi, tout le monde ne crache pas sur l'argent de la drogue. Et qui s'est qui se fait le plus de pognon? Et qui c'est qui ne sera jamais inquiété?
Dernier point, les dealers servent souvent d'indic à la police.
Mais la lumière du figaro ne sait que parler de la couleur de la peau alors que ces gars-là sont le maillon faible de la chaîne de la délinquance et que plus haut, c'est la couleur de l'argent qui les intéresse.
J'ai lu qu'on disait qu'il était intelligent. Je trouve pas.
Il est lui aussi un élément de la machine à broyer capitaliste.
"les vrais délinquants sont ceux qui volent quotidiennement le reste de la population, pillent les pays pauvres, enferment des innocents"
Et s'en sortent sans dommage,pour ça Zacharias et Vinci peuvent vous expliquer comment faire!
"vous savez, de toute façon, ça fait longtemps qu'il ne pensait plus comme NOUS"
Et la baffe que tu leur a mis Birama elle était en accord avec eux?parce que c'est ce que je leur aurais fait!
Tiens petite histoire de commissariat:des enfants piquent dans les supermarché(7-10 ans).
Enquête:ce sont des adultes qui les payent pour ça et ramassent le butin (on sait pourquoi)..
Sont-ils arrêtés?même pas!les keufs recherchent "les commanditaires",les chefs des adultes!
Depuis 10 ans!
C'est pour servir qui?Et qui est "pollué" par l'argent facile?qui aura le plus de mal à sortir de cet engrenage?
Recherchez dans quelle ville de la région parisienne ou cela se passe?
Mais vous inquiétez pas les contrôles au faciés il y en a 17 ou 18 par jour.
Communiqué par un flic CGT(si,si il y en a!)qui ne tiens pas particulièrement que l'on divulgue son nom.
On comprend pourquoi!
Mais ça nous éloigne du sujet.Quoique en fait,pas tellement!
- l'Amérique est le seul pays passé de la barbarie à la décadence sans passer par le stade de la civilisation - je sais plus qui a dit ça mais j'ai pas mieux
@tgb
C'est Clemenceau...
Si mes souvenirs sont bons, en parlant de Felix Faure il avait dit : il se voulu Cesar et il finit Pompé.
Quelque part cela pourrait aussi se citer pour les USA en fait..
à vieux stal
c'est tout toi ça
mais explique-moi comment tu fais quand toute une société est comme ça...
On fait pas birahima,parce qu'on finit par avoir mal aux mains!
Mais je ne suis pas aussi pessimiste,je n'ai jamais entendu ça de la part de prolos enterrant leurs potes de travail.La plupart du temps ils considèrent que c'est le travail qui l'a tué.
Mais que ce genre de mentalité de ]=^°&§ puisse se développer pourrait être inquiétant.
Quoi faire?dans ces endroits c'est une mentalité petite bourgeoise,qui écoute facilement un patron et prend son discour pour argent comptant ou content,ça dépend. c'est la PEUR de la désespérance sociale qui les fait péter plus haut que leur cul!
Peut être la qu'est la solution:leur faire voir que en désaccord ou pas le travail peut les amener ou est leur collègue.
Mais ça énerve!
merci Jean Claude.
en fait, quand j'y repense, la personne qui m'avait répondu cela, l'a dit avec une certaine force qui a donné une résonance extraordinaire à sa phrase.
Une seule phrase.
pas mal.
Bonjour à tous-te,
Désolée pour la modération, mais je suis toujours envahie de spams.
Yelrah-Tgb: la phrase est également attribuée à Albert Einstein. On ne prête qu'aux riches...