Katrina, quatre ans plus tard …
Par emcee le jeudi 10 septembre 2009, 12:57 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Les nouvelles ne sont pas bonnes. Des milliers de sans-abri galèrent encore à la Nouvelle-Orléans après que le cyclone Katrina a dévasté les quartiers les plus pauvres et jeté ses habitants sur les routes. Les autorités sont incapables de gérer la situation. Sans moyens financiers, les sans-abri squattent les logements dévastés par la tempête et qui n'ont toujours pas été remis en état. Et ils sont obligés de se terrer pour ne pas se faire prendre par la police.
Triste. Inconcevable. Ignoble.
Mais c'est l'air du temps, s'pas?
La vie dans les pays riches est bonne à vivre pour les nantis qui profitent du système capitaliste. Pour les autres, eh bien, c'est pile ou face. Si tu tombes sur face, tu ne te relèves plus.
En France, à force de réduire les aides et de ponctionner le vulgus pecum, nous allons en arriver là.
Aussi bas.
Aussi vil.
Voici un article, "Four Years After Katrina, Thousands Are Homeless and Struggling In New Orleans", de Jordan Flaherty, posté le 28 août 2009, publié dans Alternet.
Traduction

Quatre ans après le cyclone Katrina, les milliers de sans-abri galèrent encore
La reprise tardant à la Nouvelle-Orléans, des milliers de personnes vivent dans des immeubles abandonnés qui ont été dévastés par la tempête.
Passant à quatre pattes par un trou dans la clôture pour aller jusqu'à la porte d'entrée béante, Shamus Rohn et Mike Miller nous emmènent dans un hôpital désaffecté du quartier de Midcity. Ils travaillent pour l'organisation de la Nouvelle-Orléans "UNITY for the Homeless", (qui s'occupe des sans-abri, NDT), et ils passent leurs journées à la recherche de sans-abri dans les immeubles et les maisons abandonnées pour leur proposer des services et des aides. "Nous disons en plaisantant que nous avons fait de la violation de propriété un travail à temps plein" dit Rohn.
Rohn et Miller grimpent un escalier mal éclairé, traversent les gravats d'un immeuble qui semble avoir été fouillé de fond en comble pour récupérer tout ce qui pouvait se monnayer, puis pénètrent dans une pièce inondée de soleil. A l'intérieur se trouve Michael Palmer, un ancien maçon et marin blanc de 57 ans qui y a élu domicile. Palmer – que ses amis appellent Mickey – a, d'une certaine façon, eu de la chance. Il a trouvé une pièce avec une porte qui ferme à clé. Il a pu récupérer quelques meubles dans d'autres endroits de l'hôpital et donc, il a un lit, un canapé et un tapis. Et surtout, il vit dans une grande pièce au quatrième étage avec un balcon. "De tous les sans-abri, dit-il, c'est moi qui dois avoir la plus belle vue".
Michael habite là depuis six mois. Il est sans-abri depuis peu de temps après le passage de l'ouragan Katrina, et c'est de loin le meilleur endroit où il ait habité depuis la catastrophe. "J'ai vécu dans la rue", dit-il, "j'ai dormi dans un carton".
C'est un homme fier, mince et musclé avec le visage rasé de frais, des vêtements propres et une moustache bien taillée. Cela, il le doit à une église à proximité, qui lui permet de se raser et de se doucher.
Mais Palmer voudrait avoir à nouveau la possibilité de payer un loyer. "Je louais mon ancien appartement environ 450 dollars. Je pouvais aller jusqu'à 450 dollars. Mais je n'ai pas les moyens de payer des loyers de 700-800 dollars comme sont aujourd'hui les prix des loyers".
En essayant de remonter la pente, en restant bien propre et bien habillé, Mickey tente de retrouver sa vie d'antan. "Je n'ai jamais vécu sur le dos de l'état", dit-il avec fierté, "je n'ai jamais perçu d'aides sociales, jamais été prendre des bons d'alimentation".
Palmer faisait des travaux de réparation et travaillait dans le bâtiment. "J'avais ma propre entreprise j'avais un pickup avec tous mes outils dedans, et tout ça a été englouti par les inondations.
Palmer fait partie des milliers de sans-abri qui vivent dans des immeubles et des maisons individuelles abandonnés qui ont été dévastés par la tempête. Quatre ans après Katrina, la reprise et la reconstruction se sont fait attendre dans cette ville, et, comme il y a beaucoup de maisons condamnées, il y a du choix.
Le "Greater New Orleans Community Data Center" ("centre de données de l'agglomération de la Nouvelle-Orléans) a recensé 65.888 logements abandonnés dans la Nouvelle-Orléans et ce chiffre ne prend pas en compte les nombreux bâtiments non résidentiels comme l'hôpital où vit Mickey.
Globalement, un tiers des lieux d'habitation sont vides ou abandonnés, c'est le chiffre le plus élevé de tout le pays. UNITY for the Homeless est la seule organisation qui s'occupe de superviser ces endroits, et Miller et Rohn sont les seuls employés à se consacrer à cette activité à temps complet. Ils ont passé en revue 1330 immeubles, une infime partie de l'ensemble des constructions vides. Parmi celles-là, 564 n'étaient pas sécurisées. Et pour près de 40% d'entre elles il y avait des signes -comme 270 matelas ou sacs de couchage - indiquant qu'elles étaient habitées.
En prenant les estimations les plus optimistes, UNITY dénombre au moins 6000 squatteurs, et en tout environ 11.000 sans-abri dans toute la ville.
Les employés d'UNITY ont également découvert que tous ceux qui vivent dans les maisons abandonnées ne sont pas des squatters. Au cours des trois derniers mois seulement, ils ont recensé 9 propriétaires de maisons qui vivaient dans leur propre maison dévastée par les inondations, insalubre et qui souvent n'avait pas du tout été réparée. Ce sont des gens qui vivent dans des immeubles – classés à l'abandon et dangereux – qui leur appartient (à eux ou à leur famille élargie).
Les résidants de ces logements abandonnés, ont-ils constaté, sont en général des gens plus âgés que la moyenne de la population de sans-abri, avec des taux de handicaps ou de maladie élevés. L'âge moyen des personnes qu'ils ont retrouvées est de 45 ans, et le plus âgé en avait 90. Plus de 70% montrent des signes de troubles psychiatriques et 42% des signes de problèmes de santé invalidants. "Invalidant", cela veut dire qu'ils risquent de mourir si leur maladie n'est pas traitée correctement", précise Rohn. Il ne s'agit pas d'un simple problème de tension artérielle".
La vie dans les logements abandonnés
"Cette jambe-là est partie en arrière et le muscle est remonté" explique Naomi Burkhalter, une dame âgée noire sur un fauteuil roulant, installée devant la maison abandonnée dans laquelle elle habite, en me montrant une jambe terriblement tordue. Elle a été blessée au moment de l'ouragan et ne peut plus marcher. Elle vit dans une maison qui a été endommagée par les eaux dans le quartier Gert Town de la Nouvelle-Orléans, sans électricité ni eau courante.
Elle raconte que le propriétaire, qui n'a pas les moyens de faire des réparations, sait qu'elle habite là avec deux autres femmes. Quand elles ont besoin d'eau, elles vont remplir des bouteilles chez les voisins. Quand il faut qu'elle entre ou sorte de chez elle, elle se met à quatre pattes pour monter ou descendre les marches très lentement en s'appuyant sur les mains, et laisse le fauteuil roulant à l'extérieur en espérant que personne ne le lui volera.
Miss Naomi travaillait dans une usine de transformation de crevettes et louait un appartement avant Katrina. Maintenant, entre son handicap et le prix des loyers, elle ne peut plus retourner dans son ancien logement. "Le loyer s'élevait à 350 dollars" dit-elle. Mais quand je suis revenue, il avait grimpé à 1200 dollars. Burkhalter est sans abri depuis.
UNITY a obtenu des subventions de la part du gouvernement fédéral correspondant à 752 chèques-logements qui serviraient d'aide au logement pour la population de sans-abri de la ville. Ils ont établi une liste de gens, en plaçant en priorité ceux qui étaient le plus mal en point.
Cependant, les subventions ne sont toujours pas arrivées et au moins 16 personnes de leur liste sont déjà décédées. "On ne peut pas s'imaginer le stress et les traumatismes qu'ont subi ces gens", dit Martha Kegel, directrice de UNITY. Les infrastructures de proximité dont beaucoup dépendaient ont disparu.
Ce problème a été aggravé par la destruction de milliers de logements sociaux, une décision qui, non seulement a éliminé la communauté où beaucoup trouvaient réconfort et sécurité, mais a encore plus empêché la population pauvre de la Nouvelle-Orléans de trouver à se loger pour un loyer abordable.
Les subventions de l'état fédéral pour le logement étaient censées apporter une solution à ceux qui avaient été chassés des logements sociaux et à d'autres locataires pauvres, mais une nouvelle enquête de Greater New Orleans Fair Housing Action Center (GNOFHAC; un organisme privé à but non lucratif qui lutte contre la discrimination immobilière, NDT) montre que la discrimination raciale empêche beaucoup de gens de trouver un logement décent avec ce programme d'aides de l'état. D'après le rapport, 82% des propriétaires de la ville refusent d'accepter ces bons fédéraux ou imposent des exigences insurmontables. Cette enquête démontre que, d'une part, la discrimination pratiquée par les propriétaires (99% des bénéficiaires des aides de l'état dans la région de la Nouvelle-Orléans sont noirs) et, d'autre part, la mauvaise gestion de l'agence pour le logement constituent des obstacles. Un propriétaire d'appartements à louer a répondu à un enquêteur du GNOFHAC qu'il ne louerait pas aux bénéficiaires des bons d'aide au logement "tant que les pasteurs noirs n'auront pas enseigné la morale et l'éthique à leurs ouailles, afin qu'ils cessent de se reproduire comme des animaux et d'exploiter le système."
La nouvelle gestion de la Housing Authority of New Orleans (HANO – agence pour le logement, NDT) a également été un gros problème pour les propriétaires. "J'ai envoyé douze fax à l'Hano pour leur donner les renseignements qu'ils réclamaient pour récupérer le loyer qui n'a finalement jamais été payé", explique un propriétaire.
Un autre ajoute: "J'ai appelé tous les jours pendant un mois et on ne m'a jamais rappelé".
Le mois dernier, plus d'une centaine d'adhérents de "STAND for Dignity", un mouvement de militants de base de l'association "New Orleans Workers Center for Racial Justice", manifestait devant les bureaux de HANO pour dénoncer leur inertie. Ayesha, une mère célibataire, a raconté aux manifestants que cela fait huit ans qu'elle est sur liste d'attente pour obtenir des aides de l'état. Et qu'elle n'a toujours rien reçu. Elle dépense 80% de son revenu pour payer le loyer, et a été obligée de passer des mois entiers d'affilée sans électricité, sans eau et sans gaz.
George Tucker, un autre adhérent de STAND, et également (comme Mickey Palmer) un ancien de la marine marchande, a expliqué qu'il avait été expulsé de son logement parce que l'HANO avait perdu son dossier. Et à cause de ces négligences administratives, il était sans abri depuis 13 mois. "Ces entourloupes de la part du gouvernement ne sont pas nouvelles", dit-il, "mais si ça continue, ils en subiront les conséquences".
La semaine dernière, au moins en partie à la suite des manifestations de colère de personnes comme les adhérents de STAND, l'HANO a annoncé qu'ils accepteraient de nouvelles candidatures pour les bons d'aide au logement pour la première fois depuis six ans. Et il n'y a d'une semaine, du 6 au 12 septembre, pour déposer les candidatures.
La peur et le harcèlement
"Mon meilleur ami est mort il y a trois semaines dans son fauteuil", dit-il, montrant l'espace à côté de lui dans sa chambre de l'ancien hôpital. "Il y avait deux autres personnes qui habitaient ici avec moi. Un monsieur qui a eu un accident, il y a deux mois et qui est maintenant à l'hôpital, paralysé. Un autre de mes amis a fait une overdose et il est mort ici il y a trois semaines. Mon meilleur ami. Et maintenant je suis tout seul ici".
Palmer appréhende également le harcèlement policier. "La police déteste les sans abri", dit il, "ils seraient capables de m'arrêter pour état d'ivresse, alors que je n'ai pas bu une seule goutte d'alcool depuis des mois".
"Bien sûr, que ça, c'est illégal", ajoute-il en montrant la pièce dans laquelle il vit, "et si je me fais prendre, non seulement je serai expulsé, mais j'irai en prison. Ils me mettraient en prison pour violation de propriété privée."
Cette appréhension pousse les sans-abri à vivre encore plus dans la clandestinité, ce qui pose davantage de problèmes à des organisations comme UNITY pour les retrouver et leur proposer de l'aide. "Ici, la police a toujours criminalisé les sans-abri, alors les gens ont de bonnes raisons de ne pas se montrer", explique Martha Kegel.
Malgré l'ampleur du phénomène, les aides tardent à arriver que ce soit de la part de l'état de Louisiane, de la ville ou du gouvernement fédéral. "Je ne suis pas responsable politique et je ne suis pas bien au fait de la politique, mais je pense qu'ils s'en fichent complètement", dit Palmer.
Le mois dernier, une fois n'est pas coutume, les deux chambres du parlement de Louisiane avaient adopté à l'unanimité une loi pour créer une agence au niveau de l'état de Louisiane - subventionnée en majorité par l'état fédéral – pour essayer de régler la question des sans-abri. Cependant, le gouverneur Jindal a opposé son véto au projet de loi. Jindal avait également opposé son véto contre l'attribution de subventions pour un hôpital pour adolescents à la Nouvelle-Orléans, réduisant encore les services de soins dans les hôpitaux et les HP – un autre facteur qui n'a pas facilité la vie aux sans-abri. Alors qu'augmente le nombre de personnes comportant des troubles psychiatriques, il y a aujourd'hui encore moins de possibilités de se faire soigner qu'avant.
Pour des gens comme Mickey, coincé dans une ville avec peu d'emplois rémunérateurs, des loyers qui ont grimpé en flèche et des services sociaux en perte de vitesse constante, il n'y a pas beaucoup de choix.
"A une époque, nous étions partie intégrante de la ville et de sa population active", dit Mickey, "mais les gens n'ont plus les moyens de se loger à la Nouvelle-Orléans. Aujourd'hui, la plupart de ceux que je fréquente, mes amis, ne peuvent pas payer un loyer".
Comme la plupart des gens dans sa situation, Palmer a souffert de dépression à la suite de ce qu'il a subi. "J'essaye de réagir", dit-il, en faisant claquer nerveusement le capot de son briquet, "mais tout ça peut vous faire plonger. En revenant ici, la nuit dernière, j'avais le cafard.'
Jordan Flaherty est dirigeant syndical et rédacteur en chef du site Left Turn Magazine.
Divers billets sur ce blog traitant du sujet:
[
A la Nouvelle-Orléans, les retours sont difficiles| http://blog.emceebeulogue.fr/post/2008/09/03/A-la-Nouvelle-Orleans-les-retours-sont-difficiles]
septembre 2008
Katrina: la tornade blanche
20 mai 2007
Oh, Katrina, la vie n’est qu’un jeu pour toi
18 juin 2006
[« Foutez le camp de cette putain d’autoroute»: l’état de Louisiane naufragé pille ses propres survivants
|/post/2005/09/25/36-foutez-le-camp-de-cette-putain-dautoroute-letat-de-louisiane-naufrage-pille-ses-propres-survivants] sept 2005
Après la catastrophique gestion de la crise en Louisiane, rendez vous à l'évidence: il faut sauver les services publics de la cupidité des libéraux
11 septembre 2005
Katrina, George, Nicolas et les autres sept 2005.
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Rubrique: Ca n'a rien à voir, mais il faut que ces choses-là soient dites
Me voilà dotée d'un blog tout frais et en état de marche, et débarrassée des parasites qui l'empêchaient de tourner à plein régime.
Je le dois à Emanuel qui est aussi doué en informatique, en pédagogie et en patience que je suis un boulet dans les trois catégories.
Merci Emanuel. Ma reconnaissance est au moins aussi grande que mon admiration.
NB: pour le coup, j'ai un peu rafraîchi la présentation et j'ai mis une image neuve. J'aime bien l'idée de cette petite barque toute rouillée au milieu d'un océan hostile où il faut ramer, souquer et écoper pour se frayer un chemin. Vous saisissez la métaphore?
Et puis, je n'avais pas de photo de bassines. Ni de zèle.
Oui, je sais, la photo est trop grande. Je n'y peux rien: je n'ai pas trouvé le moyen de la réduire komifo. C'est-à-dire qu'elle ne soit pas déformée. Alors, pour l'instant, je laisse. J'attends l'hiver et les frimas pour me pencher à nouveau là-dessus.
Et puis, merci à la poignée de lecteurs fidèles qui viennent consulter régulièrement mes élucubrations ou en font la promotion sur leurs sites et qui ont fait que ce blog a continué d'exister.
Commentaires
Elucubrations nécessaires !
merci, yelrah, mon ami.
http://www.youtube.com/watch?v=9XZ2...
vaixell de Grecia
Lluis Lliach
si quelqu'un veut donner un nom à la barque ( Concorde ? Rafale ? )
le comble du nom magique, je trouve ce serait :
Arthus Bertrand
merci encore Emcee
Birahima,
Il ne faut pas trop la charger, la barque
Nous avons baptisé le bateau qu'a fait un copain et qui n'a encore jamais été mis à l'eau le Titalugue, alors, à la rigueur, on pourrait l'appeler le Titalugue II.
Encore un lien incroyable qui mène vers l'inconnu...
NB: il reste encore un petit souci avec le blog: les com' vont se placer direct dans les indésirables. Il doit y avoir une manoeuvre à faire, que je ne sias pas faire. Je pars quelques jours à partir de demain: si vos com' ne sont pas publiés, je les libèrerai dès mon retour. Et puis, je verrai avec mon webmestre pour réparer cet inconvénient.
Je ne fais que passer... Je vois que finalement, tu ne t'es pas laissée abattre, loin de là !
Hourrah !
http://www.youtube.com/watch?v=BbOQ...
Fanny
Pagnol
nous voguons vers le même port
à bientôt
Salut, pièce détachée! Tiens tu es passée direct, sans passer par la case prison, toi.
Eh bien, après un coup de blues, j'ai mis du bleu. On va voir si ça dure.
Tiens, je viens de lire que not' miniss" de l'Intérieur vient de se distinguer par des propos discriminatoires.
Passe encore sur la vulgarité de ce gouvernement sans scrupules, mais le pire c'est que la majorité des com' lui donne raison ou l'excuse.
Et voilà! le racisme envahit au grand jour la France des bérets-baguette. La bête immonde est aux portes de Paris.
Oui, Bira, le même port ...
Ben... des fois je lis et n'éprouve pas le besoin de la ramener, des fois je garde pour plus tard (un bon site en bouteille, ça vieillit bien), des fois j'ai lu en v.o. (Counterpunch, Common Dreams et d'autres, très longs à lire, sont dans mes favoris), mais même : j'aime bien tes traductions et le cadre que tu leur donnes.
Des fois, il y a aussi tout le bois de chauffe et de cuisson d'hiver à désempiler, débarder, réempiler, et une demi-lune qui se lève sur cette vaste piste d'envol de bûches odorantes où l'Archiduchesse de La Feignasserie se fait déjà les griffes.
Des fois, j'évite la «case-prison», mais c'est pas exprès...
Bonheur à toi.
Bravo et merci pour tout. (Y a pas que l'océan d'hostile autour de la barque on dirait — les gros derrière je leur trouve un sale regard…)
bises
Bonheur à toi, que j'ai aimé, et reprends.
Je viens souvent
Mais, souvent aussi, je suis de plus en plus lasse.
Sinon, "not' miniss" de l'Intérieur vient de se distinguer par des propos discriminatoires.", c'est dit en clair ; mais, ça a toujours été le cas, il me semble ; il se la joue décomplexé, mais ça change rien.
Sinon, pour voguer, je sais pas si c'est toujours pour le même port.
A part la mort
Bonjour toi,
si ça te va, le "titalugue II" est disponible ici : http://aldebaran.eu.org/share/page-... , en version jpg qui pèse environ 10 fois moins lourd que l'image actuelle.
C'était ma petite envie de contribution du jour
A part ça, mille bisous, bien sûr.
Patrick
Coucou, en passant.
Le "titalugue II" est disponible ici, si le montage te plait : http://aldebaran.eu.org/share/page-... L'image est en jpg, 10 fois moins "lourde" que ton png actuel.
Voili-voilou, ma petite contribution à tes travaux de géante.
Et des bisous aussi, bien sûr.
Salut!
Désolée Patrick, tes coms' s'étaient nichés dans les indésirables. J'ai encore un peu de réajustements à faire pour être tip-top. Faut que je voie ça avec le webmestre.
Et j'ai oublié d'aller vérifier les com's.
Je suis à la recherche d'un autre billet à publier. Et donc, je muse... et je m'use
Super, le Titalugue II, je le mettrais bien plutôt sur le bandeau mais je ne sais si je peux le faire.
La barque du haut: c'est à la fois la mienne et celle de tous ceux qui viennent ici et qui, comme moi, rament à contre-courant.
Chomp m'a envoyé une image réduite de celle du haut: il faut que je l'installe pour voir comment ça va bien.
@ Thé, Pièce détachée et Cobab, merci de votre fidélité. Je vais essayer de m'y remettre avec plus d'allant. On ne peut pas abandonner le web aux bas du front, qui ont désormais comme figure de proue un ministre de la république. C'est une honte.
Bises à tous-tes
Bon, j'ai essayé la solution Chomp, mais en réduisant l'image, je n'ai plus les bateaux menaçants, alors qu'ils y sont sur l'image initiale (grrr!) donc, je revois tout ça à tête reposée.
http://birahima2-ci.blogspot.com/20...
je me suis permise ( de bateau sans accent circonflexe sinon il coule)
http://www.youtube.com/watch?v=oIEl...
ça marche emcee, ça marche...
En effet, Birahima