Vancouver passe au vert avant la saison du blanc
Par emcee le dimanche 9 août 2009, 21:00 - L'info futile - Lien permanent
Vancouver, ville de la province canadienne de la Colombie britannique, d'une
population intra-muros de près de 600.000 âmes, dont 35% sont nés à l'étranger,
la vaste majorité d'entre eux étant d'origine asiatique, est une ville jeune et
dynamique.
Elle accueillera en 2010 les Jeux Olympiques et paralympiques d'hiver.
Depuis le 8 décembre 2008, est entré en fonction un nouveau Conseil de la ville
avec à sa tête un nouveau maire, Gregor Robertson.
Gregor Robertson a pour objectif de faire de Vancouver une des villes les plus
respectueuses de l'environnement et, donc, de ses habitants.
Voici un article ("Is Vancouver About to Become the Greenest City in the
World?) sur la situation à Vancouver et sur les projets et les réalisations du
maire quelques mois après son élection.
Ecrit par Allan Hunt Badiner, dans
AlterNet.
Publié le 30 juillet 2009.
La ville de Vancouver est-elle en passe de devenir la ville la plus verte
du monde?
La ville a opéré une transition rapide: elle tire 90% de son énergie des
énergies renouvelables, elle donne de plus en plus de place au vélo et s'est
dotée d'un maire progressiste très populaire.
Au moment même où les médias américains éructent des pubs d'intimidation
attaquant le système de santé au Canada, il était temps de vérifier si
Vancouver, Colombie Britannique, qui avait été classée première par The
Economist pour sa qualité de vie, était toujours tournée vers l'avenir.
Depuis l'aéroport et tout le long de Granville Street, la plus longue artère de
Vancouver, mes yeux n'ont cessé de chercher des signes de dégradation urbaine,
des poubelles ou des graffiti – mais il n'y avait rien de tout cela. Dans les
quartiers à diversité culturelle que nous avons traversés, on ne voyait de
détritus ni dans les rues ni sur les trottoirs.
Soudain, la silhouette du centre de la ville de Vancouver se découpait sur
l'horizon. Avec ses tours de verre étincelantes, ses montagnes aux sommets
recouverts de neige, ses parcs immenses et ses vastes plages, la ville
ressemble à un Manhattan qui se serait converti au New Age.
Il ne s'agit pas de dire que cette ville n'a aucun problème, ni qu'elle n'a pas
sa part de pauvres et de sans-abri. Mais Gregor Robertson, le jeune et
dynamique maire plein d'idéaux qui a gagné les élections en décembre dernier en
promettant de résoudre ces problèmes, aspire à faire de Vancouver la ville au
monde la plus respectueuse de l'environnement.
Cet objectif fait peut-être de Vancouver la ville la plus innovante,
particulièrement à un moment où la crise climatique s'aggrave de plus en plus.
James Lovelock ,
célèbre pour son Hypothèse
Gaïa (la terre en tant qu'organisme vivant), déclare actuellement que c'est
pratiquement le clap de fin avant le pire des cas de figure du réchauffement
climatique.
Et James Hansen, le climatologue de la NASA a été récemment arrêté avec des
jeunes militants de Rainforest Action Network au cours d'une manifestation
contre l'exploitation du charbon.
L'idée que beaucoup de nos habitudes dans notre mode de vie ne sont pas
seulement néfastes pour la planète mais carrément suicidaires est en train de
se développer rapidement. Tous les problèmes, toutes les questions, toutes les
politiques et toutes les actions seront peut-être analysés à travers le prisme
de cette crise qui s'annonce.
Etant donné la publicité inquiétante qui montre l'horreur inattendue de cette
question cruciale, il est logique que les villes tournées vers l'avenir
anticiperont les transformations nécessaires pour éviter une catastrophe, ou du
moins sauront en réduire les effets très rapidement.
Le chercheur de Colombie Britannique Warren Magnusson, qui plaide depuis
longtemps pour la décentralisation inéluctable du pouvoir politique, défend
l'idée de "municipalisme radical", à savoir que ce sont les villes du monde
entier qui offriront l'espace politique nécessaire à l'émergence de nouvelles
formes de vie sociale et politique.
Si on considère cela dans la perspective de la création d'un nouvel espace
écologique, il se pourrait bien qu'il s'agisse là d'une des stratégies qui nous
donnera une assez bonne chance, les structures plus importantes comme les
provinces, les états et les pays entiers étant trop lourdes pour avoir
suffisamment de réactivité.
En tissant de plus en plus de liens commerciaux avec l'Asie, Vancouver
développe déjà ses propres relations à l'étranger avec d'autres pays et
d'autres villes. Berceau de Greenpeace et leader en énergie hydraulique,
Vancouver tire 90% de son électricité des énergies renouvelables et s'apprête
actuellement à développer les énergies éolienne, solaire et marémotrice pour
réduire de façon importante sa consommation d'énergies fossiles.
L'objectif du maire est de faire de Vancouver le centre des emplois verts et du
secteur du développement durable en Amérique du Nord, et de "tirer parti de
ce qui constitue aujourd'hui au niveau mondial une énorme mutation vers une
économie verte".
Robertson imagine que sa ville encouragera l'implantation de nouvelles
éco-entreprises qui "prospèreront en proposant des biens et des services à
des villes qui cherchent à rivaliser avec Vancouver."
Parmi les villes en Amérique du Nord en compétition pour devenir n°1 mondial
des villes vertes, il y a: Toronto; San Francisco; Portland, Oregon; Santa
Monica, Californie; Austin, Texas; et Chicago.
Selon le "Vancouver Sun", Vancouver est en passe de rattraper Toronto et San
Francisco mais est encore loin derrière Reykjavik, Islande; Copenhague,
Danemark; Stockholm, Suède; et Amsterdam, Pays-Bas, en matière de protection de
l'environnement. Londres; Sydney, Australie; Barcelone, Espagne, et Bogota,
Colombie, sont également dans la compétition.
Robertson a récemment gagné des points avec l'ajout d'une voie pour vélos et
piétons sur un pont important de la ville. Alors que la majorité des médias,
les groupes financiers et les responsables politiques décriaient le projet –
prophétisant que cette mesure, entre autres, lui ferait perdre les élections
suivantes – il s'est avéré que les nouveaux couloirs, une fois ouverts, n'ont
pas perturbé la circulation et que la population a réagi avec enthousiasme.
Trois habitants sur quatre affirmaient dans un sondage récent qu'ils
approuvaient que l'argent public soit investi dans un meilleur système de
transports publics urbains et de transports alternatifs plutôt que pour des
projets d'expansion des réseaux routiers.
Les électeurs à Vancouver sont, semble-t-il, majoritairement favorables aux
mesures empathiques humanitaires, mais non moins urgentes, qu'a prises le maire
vis-à-vis des sans abri et à son projet de supprimer les sans-abri des rues
d'ici 2015. Quelques semaines à peine après son élection, il réunissait les
autorités de la province pour ouvrir 200 centres d'accueil temporaires et
créait l'Equipe d'action urgente pour les sans abri (Homeless Emergency Action
Team) composée de représentants du secteur privé et associatif de la ville et
de la province, et chargée de trouver des solutions immédiates pour les sans
abri.
Trois mois plus tard, cinq centres d'urgence offraient des lits et un endroit
chauffé à plus de 400 sans-abri. Et alors que de nouveaux centres d'hébergement
à étages sont actuellement en construction, les problèmes persistent et
certains habitants qui habitent à proximité de centres se plaignent du trafic
de drogue, des bagarres et que leurs platebandes sont utilisées comme lieux
d'aisance. Mais en majorité, ces innovations sont considérées comme une
réussite, et il y a beaucoup moins de gens qui dorment dans la rue.
Parallèlement, pour un coût bien supérieur à ce qui avait été estimé
initialement, le passage au vert de Vancouver se poursuit sans faiblir. Hôte
des Jeux Olympiques d'Hiver de 2010, la ville a construit un Village Olympique
vert qui accueillera 10.000 sportifs et qui sera transformé en appartements en
copropriété après les Jeux.
Le US Green Building Council a décerné au village olympique la médaille d'or du
Leadership
in Energy and Environmental Design (LEED) (système nord-américain de
standardisation de bâtiments à haute qualité environnementale , NDT) pour son
caractère écologique.
La moitié des installations aura des toits "verts", c.à.d. qu'il y aura des
plantations qui serviront d'isolation et réduiront la consommation d'énergie
nécessaire à les chauffer ou à les rafraîchir.
David Suzuki , militant
écologiste, qui prévoit que le réchauffement climatique pourrait mettre fin au
patinage, au ski de fond et au ski de basse altitude d'ici 2050, travaille avec
la ville de Vancouver à réduire l'importance de l'empreinte carbone des Jeux de
2010.
Parmi les initiatives, on trouve l'Olympic Oval (dédié au patinage de vitesse)
qui a pour particularité un toit fabriqué avec le bois de pins endommagés par
les insectes qui a été récupéré, puis traité; le chauffage du village
olympique, assuré par le traitement municipal des eaux usées; et un
programme d'approvisionnement Buy Smart qui tient compte de la durabilité
et encourage la participation des populations autochtones (Les
Squamish first nation - ethnie indienne, NDT - doivent réaliser 138
tambours faits main qui serviront à récompenser des sportifs).
Pour les logements destinés à une ou deux familles, Vancouver a la politique de
construction la plus respectueuse de l'environnement de toute l'Amérique du
nord. Les nouveaux propriétaires ont actuellement la possibilité d'économiser
jusqu'à 30 % de leur facture d'énergie, de réduire leur consommation d'eau et
de vivre dans des lieux plus sains.
La municipalité offre des subventions et des primes aux habitants qui
projettent de rénover une maison ancienne, ainsi que des rabais et des plans de
financements destinés à encourager l'amélioration de l'habitat en ce qui
concerne l'isolation, le système de chauffe-eau, les portes et les
fenêtres.
La politique de la municipalité, qui tend à devenir la ville qui encourage le
vélo et la voiture électrique, comprend des mesures telles que: le parking
gratuit pour les voitures et les scooters électriques, ainsi que l'installation
obligatoire de prises électriques pour recharger les véhicules dans les
nouvelles maisons individuelles et les garages à vélo, et dans au moins 20% des
places de parking des nouveaux immeubles en copropriété.
Vancouver a encouragé l'achat de véhicules hybrides et
économiques pour le parc de taxis, et avec BC Hydro, la municipalité s'est
engagée auprès de Mitsubishi pour que soient effectués des tests de la première
voiture électrique prête pour la production et apte à faire de la route.
La création d'un réseau de vélos en libre service et de pistes cyclables
supplémentaires va bientôt être annoncée, la pratique du vélo ayant augmenté de
180 % ces dix dernières années.
Parmi les autres initiatives vertes à Vancouver, on compte l'installation
d'ampoules LED pour toutes les signalisations routières; un nouveau service de
transports urbains rapides; des métros aériens pour relier la ville à
l'aéroport et aux quartiers alentours; et la construction de tout un quartier à
la place de l'ancienne zone industrielle Southeast False Creek. Même une partie
de la pelouse de la mairie a été transformée en jardin communautaire utilisé
pour la culture de légumes locaux destinés aux quartiers pauvres de
Vancouver.
Les efforts de Robertson, s'ils sont encore relativement modérés, ne sont que
le prélude à des projets visant à transformer radicalement les habitudes de
consommation d'énergie de la ville. Mais les pistes cyclables, les toits et les
bornes de recharge pour véhicules électriques sont les pierres d'assise qui
permettront de créer la culture du développement durable nécessaire pour que
des changements plus en profondeur trouvent un soutien suffisamment
large.
Le maire recherche également des partenaires financiers, parmi lesquels
d'autres collectivités, des donateurs privés, et des entreprises prêts à
investir dans l'"éco-transformation" de la ville.
Robertson désigne la vieille centrale électrique polluante qui sert à éclairer
Vancouver la nuit et jure qu'elle va bientôt être remplacée par une structure
utilisant les énergies renouvelables. Le maire met ses paroles en actes – sa
deuxième voiture est un vélo, et il aime passer des weekends avec sa femme et
ses filles dans une maison rudimentaire non rattachée au réseau et sans route
praticable sur l'île voisine de Cortes.
D'autre part, même l'hôtel de luxe le plus moderne de la ville, le Loden,
travaille sur un tas d'initiatives environnementales et des mesures d'économie
d'énergie pour son hôtel de 14 étages, qui présente une façade en verre
rappelant les vagues de l'océan. Cet immeuble moderne écologique aux formes
élégantes utilise abondamment le verre, la pierre et le cuivre.
Bon, et la question du système de santé au Canada?
Bien que les discours du parti républicain prétendent le contraire, aucun des
projets proposés actuellement par les démocrates ne s'appuie sur un système
public de santé tel que celui du Canada. Mais même cela serait une amélioration
à côté du fiasco que connaît le système actuel aux US.
Les sondages montrent que les Canadiens sont très attachés à leur système de
santé – ils dépensent environ 55% de ce que dépense la population aux
Etats-Unis pour des prestations comparables, et ils ont une plus grande
longévité et des taux de mortalité infantiles inférieurs.
La vie à Vancouver semble radieuse – en ce qui concerne à la fois la santé de
la population et celle de la planète – et elle devient de plus en plus
radieuse.
Allan Hunt Badiner est écrivain et militant écologiste.
Note perso
Pas mal, non?
Mouais.
Ce qui est le plus marquant dans cette histoire, ce n'est pas qu'une ville
cherche par tous les moyens de réduire la consommation d'énergies fossiles,
même si c'est certes très louable en soi, mais c'est le fait qu'il y en ait
encore si peu dans ce cas alors qu'il y a urgence à agir au niveau mondial, que
ce soit localement, régionalement ou nationalement. Et pas seulement en prenant
des mesurettes ponctuelles, mais en opérant un changement à 180°.
Et cette prise de conscience ne doit non pas se traduire par une
culpabilisation suivie de sanctions individuelles comme c'est souvent le cas,
mais doit aboutir d'urgence à une politique publique globale à tous les
niveaux.
A quoi sert-il de recycler consciencieusement ses déchets si tout cela va finir
dans la même benne fumante?
A quoi cela sert-il aux particuliers – à part réduire l'impact des diverses
augmentations - de faire des économies d'énergie si, parallèlement les dépenses
d'énergie ne cessent d'augmenter par appât du gain, ou si les services privés
de la distribution d'eau se paient sur la bête tout en se dispensant de
procéder à l'amélioration, entre autres, de la distribution et de la qualité de
l'eau?
Et donc, la protection de l'environnement relève du gadget, de l'anecdotique ou
de la bonne conscience que veulent se donner les autorités tout en commettant
les pires crimes contre l'avenir de l'humanité par ailleurs et en accusant le
citoyen de tous les maux de la terre.
Ainsi en sera-t-il de la taxe carbone.
Encore une imposture et une façon de prendre au pauvre pour donner au
riche.
Pour quel bénéfice pour la planète?
Voir: La taxe
carbone de Rocard suinte le mépris du peuple
La taxe carbone? Un peu comme pour la vignette destinée aux vieux et les
augmentations du prix tabac pour la sécu. Du pipeau. Et pire encore.
Mais voyons quelques mesures de protection de l'environnement ont été prises
par le zélé gouvernement, à part, évidemment, le tout-à-l'égoût du Cap N. Une
urgence.
Le comique qui est arrivé à la tête de l'Etat a sommé son ministre de
l'Ecologie (etc.) de réunir à grands frais un "Grenelle de
l'environnement".
Tout ce qui comptait d'écolo – dont le chantre autoproclamé de la protection de
l'environnement, un autre Nicolas, qui s'est déclaré aux anges à l'issue des
discussions – a été convié.
Evidemment, comme dans tout ce que ce gouvernement entreprend et en particulier
le petit mickey, il s'est avéré que c'était un truc des plus foireux. Mascarade
et esbroufe. On en est ressorti avec des ampoules plein les mains et l'idée
d'une taxe carbone dont ils ne savent que faire. Mais à part ça, le magasin
reste ouvert pendant les travaux (publics).
Mais qui ça choque? L'environnement n'intéresse même pas les partis de
gauche, à part comme ça, ponctuellement, comme les femmes, des trucs dont on
parle en petit comité, accessoirement et pour faire plaisir à quelques
marginaux-nales un peu obsédé-es, mais qui ne font pas partie du GPRC (Grand
Projet Révolutionnaire Commun).
Et pourtant, l'environnement et l'humain sont étroitement liés. L'un ne va pas
sans l'autre, c'est une question de santé publique et de survie mutuelle.
Et qui est le plus en danger dans cette affaire? La plèbe, comme
toujours.
Nous, quoi.
Et sinon? Concrètement, quelles mesures ont été prises au Grenelle?
Rien. Ou alors, il faut me les signaler.
Les autoroutes continuent de se construire, les lignes TGV aussi, les gares de
proximité ferment ou les trains ne s'y arrêtent presque plus, les tarifs du
train sont jusqu'à dix fois plus élevés que ceux de l'avion, les (auto)routes
engorgées par le tout-camion, les petits agriculteurs sont expropriés pour
construire de grands axes routiers ou d'autres grandes surfaces et les
cyclistes meurent écrasés sur les pistes cyclables ou dans la circulation
urbaine.
Déjà, à l'instar de Robertson, tous les maires devraient repenser complètement
les structures de leur ville.
En particulier, en matière de circulation et de transports publics, de
distribution de l'eau et d'énergies renouvelables.
Or ce n'est pas le cas, loin de là. Ou alors tellement mal que le particulier
ne peut s'en sortir que s'il prend sa voiture. Voir les aberrations des pitres
de la mairie de Marseille en ce qui concerne le tramway.
A qui profitent donc ces mascarades de "protection de l'environnement"? Hein?
Je vous le demande.
D'autre part, quelques initiatives ponctuelles ne sont qu'une goutte d'eau dans
un océan putride.
Pour l'instant, les groupes financiers cherchent le moyen de nous fourguer le
système de développement durable capitaliste. Et ça commence à marcher. Tout
est "vert" aujourd'hui. Ou "propre", comme les
voitures.
Le marketing, Coco, le marketing, j'te dis.
Autre pantalonnade qui serait à mourir de rire si elle n'était à gerber:
le travail du dimanche.
Une mesure voulue incessamment et contre toute logique et justice par ce gouv.
de merde, avec l'autocraticule en tête de gondole, simplement pour donner
satisfaction aux copains des grands groupes et que de chaque côté, ils
perçoivent plus de pognon et puissent s'empiffrer davantage au râtelier public.
Une mesure qui prive des tas de gens d'un jour de repos commun en famille, pour
une prime (ridicule) supplémentaire - ou pas, selon les régions ou les zones.
Ou comment diviser la population française, multiplier les inégalités et les
aigreurs, et casser une fois de plus le droit du travail.
Et tout ça pour qui et pour quoi? Pour enrichir les riches et punir les
pauvres, les culpabiliser et, in fine, les asservir davantage,
évidemment.
Parce qu'à Neuilly, ils pourront encore aller à la messe. Prier pour la
rédemption des pauvres.
Voir ici: Sarkozy : travailler le
dimanche, c’est quand même pas un drame
(Bin, non, finalement, pas un drame, d'autant qu'il y a des cons qui ne
trouvent rien de mieux comme activité ce jour-là que de faire leur jogging en
plein cagnard et qui mobilisent les secours qui nous coûtent la peau des
fesses. Que n'étaient-ils restés à travailler dans la fraîcheur de leur bureau
climatisé et aux fauteuils bien rembourrés pour seoir à leur auguste
postérieur).
Malgré les règles mollement consenties, les entreprises n'en font qu'à leur
tête. Et elles auraient bien tort de se gêner. Ne sont-elles pas impunies?
Licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche ...
Au passage, qui c'est qui va en pâtir le plus, du travail le dimanche? Allez,
essayez de deviner ... Un effort tout de même! il s'agit de la majorité
invisible ... Eh, oui, les femmes, qu'elles soient obligées d'aller
travailler pour une misère, de garder les mômes ou d'assurer, comme d'hab,
l'intendance.
Et l'environnement dans tout ça, me direz-vous?
J'y viens.
Parallèlement au désastre humain que cette politique induit, il y a un mépris
total pour l'environnement et la santé publique (pollution accrue, mais aussi
fatigue et stress).
A partir du moment où le dimanche devient un jour comme un autre, cela implique
les déplacements de toute une population, pour se rendre au travail, mais aussi
pour toutes les activités que cela suppose et qu'on retrouve toute la semaine
également. Seuls les notables pourront se livrer tranquillement aux plaisirs du
golf ou de la chasse à courre.
Ainsi, la consommation d'énergie (électricité, fuel, pétrole) dans certains
secteurs atteindra celle d'un jour de semaine, alors que le chiffre d'affaires
hebdomadaire global, lui, ne sera pas supérieur - si ce n'est à peine.
Les camions auront, de facto, l'autorisation de circuler puisqu'il faudra aller
livrer les supermarchés et autres commerces.
Et qui dit que les usines ne devront pas également ouvrir leurs portes?
Etc.
Tout cela pour imposer aux plus pauvres et aux plus précaires d'entre nous de
répartir leur maigre horaire sur sept jours au lieu de six, selon le bon
vouloir du patron, ce qui voudra dire également qu'il faudra se déplacer pour
moins d'heures de travail à la fois. On revient à grands pas à la belle époque
de l'esclavage.
Le riche, lui, n'aura sans doute pas à se frotter à toute cette populace qui
devra se lever pour gagner quelques centimes pour nourrir (mal) sa
famille.
Il lui suffira de récolter le pognon.Le lundi.
Alors?
Alors, BOYCOTT TOTAL DES GRANDS GROUPES LE DIMANCHE.
Pas un sou ne doit rentrer dans les caisses de ces prédateurs. Et d'ailleurs,
si on peut se passer de les enrichir en semaine aussi, c'est encore
mieux.
Dernier point; les JO
Qu'ils soient d'hiver ou d'été je suis contre!
Contre ces pompent à fric qui aspirent le pognon dans les caisses publiques
pour le recracher jusqu'au dernier sou dans les poches des
multinationales.
Et qui vont endetter les villes organisatrices pour des années.
C'est encore le pain et les jeux, mais dans ce cas, le pain, lui, va aux
riches.
Alors exigeons la suppression de ce carnaval de tartufes.
La ville d'Annecy se porte candidate pour les JO de 2018. Contre la volonté de ses
habitants, évidemment. Une opération désastreuse encore au niveau humain et
environnemental pour le prestige de quelques mégalos.
Paris a heureusement (et bien malgré son imbécile de maire) échappé à la
catastrophe pour 2012. Londres, sans le dire clairement, s'en mord les
doigts.
Mais, en France, on veut remettre ça pour 2018.
Quand donc ces bouffons seront-ils définitivement mis hors d'état de
nuire?
NB: L'article soulève la question du régime de santé aux US. Ce sera l'objet d'un prochain billet de ce blog.

Commentaires
Reste à se demander quand on passe une ville au vert, comment sont fabriqués les matériels qui servent aux équipements. Des panneaux solaires fabriqués avec des technologies polluantes et des matériaux épuisables ne seraient par exemple pas un gros progrès
Trop de questions dans un seul billet. Comment tu veux que les pauvres lecteurs et lectrices y arrivent :-))
Bin, oui, je sais, ce n'est pas une mince affaire. C'est tout un monde à repenser.
Mais il y a tout de même des spécialistes qui planchent depuis des années, non?
Déjà, si on commençait par chercher des solutions au lieu de rajouter des plaies, cela pourrait être le début du commencement.
Il me semble.
"Trop de questions dans un même billet": C'est pour cela que je n'ai pas voulu alourdir inutilement avec le système de santé US
"L'environnement n'intéresse même pas les partis de gauche"
Etre injuste parce que l'on est pas informé?Le PG et le PC publient beaucoup sur l'environnement mais personne n'en parle puisque systématiquement les médias ne font parler que les Verts sur le sujet,ce qui leur permet de raconter d'énorme conneries
http://www.pcf.fr/spip.php?page=rec...
Ensuite la référence sur les salariés licenciés pour refus du travail du dimanche l'Huma en a fait sa une du 11 juillet.
Mais Hervé Novelli,l'ex futur extrême droite,bas les records de cynisme:"il affirme que les entreprises disposeront de crèches ou l'on déposera les nourrissons le matin après avoir supprimé des milliers de postes dans les services,c'est plus fort que Marie-Antoinette conseillant aux pauvres de manger de la brioche quand il n'y avait plus de pain!"(J.P.Piérot l'Humanité).
Dans la géne il y a pas de plaisir,mais pour Novelli il y a pas de gène que du foutage de gueule!
Je voulais donner quelques chiffres pour renforcer tes dires sur le caractére de classe de cette politique "écologique",préconisée par Rocard,mais aussi par les Verts Cohn-Bendit en tête.
Sur un investissement de 20000€ en isolations,panneaux solaire et éolienne,l'ADEME,les communes,les régions,les départements remboursent 17000€.
L'excédent d'électricité produite est vendue 3 fois le prix de revient,80 cents au lieu de 23,ce qui permet de rentabilser très vite les 3000€ restants!
Sur les factures EDF il existe maintenant une taxe de 5% destinée à payer cette électricité excédentaire.
Il est évident que ceux qui n'ont pas les moyens de faire les travaux sont pénalisés.
Mais aussi les bailleurs sociaux(OPAC,HLM et autres) qui n'ont pas le droit à ces aides
Non seulement il faut exclure le mot justice,mais le mot égalité.
En fait c'est les trois mots de la devise de la république qu'il faut exclure,liberté,égalité,fraternité,ont de moins en moins de sens dans cette socièté.
Et la dernière de Cohn-Bendit:après avoir voté pour Jerzy Buzek,le pire du pire de la Pologne,l'homme qui se vantait d'avoir fermé 20 entreprises publiques en un mois dans son pays,propose maintenant François Fillon à la présidence de la commission européenne!
Le must pour l'environnement!
Merci pour ces chiffres, Jean-Claude.
Pour ce qui est de la défense de l'environnement, ce n'est pas sur le papier que je veux voir la bonne volonté, mais sur le terrain.
Tu le dis toi-même, un imposteur comme DCB n' a jamais fait preuve de volonté écolo, ce n'est qu'un opportuniste qui s'est trouvé un créneau porteur à ses ambitions dévorantes de pouvoir et de tribune.
Et ce ne sont pas les quelques moulinets qu'il effectue à Bruxelles qui me convaincront du contraire.
Ah? il propose Fillon? eh bien, c'est tout à fait dans sa ligne politique. Quand je pense qu'il y en a encore pour croire qu'il est de "gauche"! Il ne l'a sans doute jamais été.
Quant au PC, il ne me semble pas (entre autres) qu'il se soit opposé au nucléaire de façon virulente. Non?
Pour le PG, je ne fais pas confiance illimitée ... Du tout, même.
Mais le NPA, pas beaucoup mieux.
Certes, ils ont tous cela dans leur programme.
Mais comme je le dis, cela ne suffit pas. Il faut l'application après.
Quant aux membres du gouv, c'est une infamie. Il n'y en a pas un pour racheter l'autre. Ils mentent tous.
Le pire c'est qu'une majorité d'abrutis les croit.
Alors, ils ont bien tort de s'en priver.
S'opposer au nucléaire?quelles énergie est capable de fournir une électricité en permanence sans rupture ni coupure?
L'éolien?les jours sans vent ou de vent trop fort on les arrêtent.
Le solaire?Occuper des hectares de terres cultivables pour fournir à peine 2% des besoins?
Commencer d'abord à faire bénéficier des subventions les OPAC,HLM et bailleurs sociaux au lieu de verser ces sommes à des propriétaires ce qui a entrainé la privatisation de la production nucléaire,hydraulique avec les dangers que cela comporte.(la Californie est un exemple)
Nous devrons forcément nous passer du nucléaire un jour,mais encore faut-il commencer par le commencement:l'isolation de tous les appartements,maisons,locaux de travail,bâtiments publics et c'est un investissement colossal et surtout nous devons tous être égaux et être aidés en fonction de nos revenus,pour savoir aussi quels sont nos besoins réels en énergie.
Mais en plus il faut développer les transports publics collectifs sur tous le territoire,l'automobile telle que l'on a connue et même électrique est agonisante.
Le nucléaire n'est que L'UN DES PARAMETRES du combat pour l'environnement et il mérite un débat un peu plus conséquent que des affirmations gratuites du genre civil=militaire.déchets dangereux alors que les opposants au nucléaire ont tout fait pour faire fermer le centre de recherche de Creys-Malville qui justement avait 20 ans d'avance sur le traitement et la destruction des déchets nucléaires que nous devrons traité d'une manière ou d'une autre surtout si nous abandonnons le nucléaire.
Les opposants au nucléaire regardent souvent pas le petit bout de la lorgnette en pensant que fermer les centrales va résoudre le problème!
Et dernière chose:sais-tu quels sont les pays à qui nous vendons le plus d'électricité?L'Espagne et l'Allemagne:leurs centrales éoliennes et solaires n'arrivent plus à fournir et la grande panne du 4 novembre 2006 est du au fait que les éoliennes allemandes ont du être arrêtées le vent soufflant à plus de 120 km/h!
Pour le moment le nucléaire est le seul moyen de production fiable que nous ayons.
Ce qui ne veux pas dire qu'il le restera mais réduire notre consommation,isoler,construire de manière économique réduira aussi le nombre de centrales nécessaires et peut être plus!
Mais une chose est sure:les plus modestes ne doivent pas en faire les frais!
Le nucléaire est une donnée du problème environnemental,mais pas LA donnée!