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Centre-ville de Vancouver

La ville de Vancouver est-elle en passe de devenir la ville la plus verte du monde?

La ville a opéré une transition rapide: elle tire 90% de son énergie des énergies renouvelables, elle donne de plus en plus de place au vélo et s'est dotée d'un maire progressiste très populaire.
Au moment même où les médias américains éructent des pubs d'intimidation attaquant le système de santé au Canada, il était temps de vérifier si Vancouver, Colombie Britannique, qui avait été classée première par The Economist pour sa qualité de vie, était toujours tournée vers l'avenir.
Depuis l'aéroport et tout le long de Granville Street, la plus longue artère de Vancouver, mes yeux n'ont cessé de chercher des signes de dégradation urbaine, des poubelles ou des graffiti – mais il n'y avait rien de tout cela. Dans les quartiers à diversité culturelle que nous avons traversés, on ne voyait de détritus ni dans les rues ni sur les trottoirs.
Soudain, la silhouette du centre de la ville de Vancouver se découpait sur l'horizon. Avec ses tours de verre étincelantes, ses montagnes aux sommets recouverts de neige, ses parcs immenses et ses vastes plages, la ville ressemble à un Manhattan qui se serait converti au New Age.
Il ne s'agit pas de dire que cette ville n'a aucun problème, ni qu'elle n'a pas sa part de pauvres et de sans-abri. Mais Gregor Robertson, le jeune et dynamique maire plein d'idéaux qui a gagné les élections en décembre dernier en promettant de résoudre ces problèmes, aspire à faire de Vancouver la ville au monde la plus respectueuse de l'environnement.
Cet objectif fait peut-être de Vancouver la ville la plus innovante, particulièrement à un moment où la crise climatique s'aggrave de plus en plus. James Lovelock , célèbre pour son Hypothèse Gaïa (la terre en tant qu'organisme vivant), déclare actuellement que c'est pratiquement le clap de fin avant le pire des cas de figure du réchauffement climatique.
Et James Hansen, le climatologue de la NASA a été récemment arrêté avec des jeunes militants de Rainforest Action Network au cours d'une manifestation contre l'exploitation du charbon.
L'idée que beaucoup de nos habitudes dans notre mode de vie ne sont pas seulement néfastes pour la planète mais carrément suicidaires est en train de se développer rapidement. Tous les problèmes, toutes les questions, toutes les politiques et toutes les actions seront peut-être analysés à travers le prisme de cette crise qui s'annonce.
Etant donné la publicité inquiétante qui montre l'horreur inattendue de cette question cruciale, il est logique que les villes tournées vers l'avenir anticiperont les transformations nécessaires pour éviter une catastrophe, ou du moins sauront en réduire les effets très rapidement.
Le chercheur de Colombie Britannique Warren Magnusson, qui plaide depuis longtemps pour la décentralisation inéluctable du pouvoir politique, défend l'idée de "municipalisme radical", à savoir que ce sont les villes du monde entier qui offriront l'espace politique nécessaire à l'émergence de nouvelles formes de vie sociale et politique.
Si on considère cela dans la perspective de la création d'un nouvel espace écologique, il se pourrait bien qu'il s'agisse là d'une des stratégies qui nous donnera une assez bonne chance, les structures plus importantes comme les provinces, les états et les pays entiers étant trop lourdes pour avoir suffisamment de réactivité.
En tissant de plus en plus de liens commerciaux avec l'Asie, Vancouver développe déjà ses propres relations à l'étranger avec d'autres pays et d'autres villes. Berceau de Greenpeace et leader en énergie hydraulique, Vancouver tire 90% de son électricité des énergies renouvelables et s'apprête actuellement à développer les énergies éolienne, solaire et marémotrice pour réduire de façon importante sa consommation d'énergies fossiles.
L'objectif du maire est de faire de Vancouver le centre des emplois verts et du secteur du développement durable en Amérique du Nord, et de "tirer parti de ce qui constitue aujourd'hui au niveau mondial une énorme mutation vers une économie verte".
Robertson imagine que sa ville encouragera l'implantation de nouvelles éco-entreprises qui "prospèreront en proposant des biens et des services à des villes qui cherchent à rivaliser avec Vancouver."
Parmi les villes en Amérique du Nord en compétition pour devenir n°1 mondial des villes vertes, il y a: Toronto; San Francisco; Portland, Oregon; Santa Monica, Californie; Austin, Texas; et Chicago.
Selon le "Vancouver Sun", Vancouver est en passe de rattraper Toronto et San Francisco mais est encore loin derrière Reykjavik, Islande; Copenhague, Danemark; Stockholm, Suède; et Amsterdam, Pays-Bas, en matière de protection de l'environnement. Londres; Sydney, Australie; Barcelone, Espagne, et Bogota, Colombie, sont également dans la compétition.
Robertson a récemment gagné des points avec l'ajout d'une voie pour vélos et piétons sur un pont important de la ville. Alors que la majorité des médias, les groupes financiers et les responsables politiques décriaient le projet – prophétisant que cette mesure, entre autres, lui ferait perdre les élections suivantes – il s'est avéré que les nouveaux couloirs, une fois ouverts, n'ont pas perturbé la circulation et que la population a réagi avec enthousiasme. Trois habitants sur quatre affirmaient dans un sondage récent qu'ils approuvaient que l'argent public soit investi dans un meilleur système de transports publics urbains et de transports alternatifs plutôt que pour des projets d'expansion des réseaux routiers.
Les électeurs à Vancouver sont, semble-t-il, majoritairement favorables aux mesures empathiques humanitaires, mais non moins urgentes, qu'a prises le maire vis-à-vis des sans abri et à son projet de supprimer les sans-abri des rues d'ici 2015. Quelques semaines à peine après son élection, il réunissait les autorités de la province pour ouvrir 200 centres d'accueil temporaires et créait l'Equipe d'action urgente pour les sans abri (Homeless Emergency Action Team) composée de représentants du secteur privé et associatif de la ville et de la province, et chargée de trouver des solutions immédiates pour les sans abri.
Trois mois plus tard, cinq centres d'urgence offraient des lits et un endroit chauffé à plus de 400 sans-abri. Et alors que de nouveaux centres d'hébergement à étages sont actuellement en construction, les problèmes persistent et certains habitants qui habitent à proximité de centres se plaignent du trafic de drogue, des bagarres et que leurs platebandes sont utilisées comme lieux d'aisance. Mais en majorité, ces innovations sont considérées comme une réussite, et il y a beaucoup moins de gens qui dorment dans la rue.
Parallèlement, pour un coût bien supérieur à ce qui avait été estimé initialement, le passage au vert de Vancouver se poursuit sans faiblir. Hôte des Jeux Olympiques d'Hiver de 2010, la ville a construit un Village Olympique vert qui accueillera 10.000 sportifs et qui sera transformé en appartements en copropriété après les Jeux.
Le US Green Building Council a décerné au village olympique la médaille d'or du Leadership in Energy and Environmental Design (LEED) (système nord-américain de standardisation de bâtiments à haute qualité environnementale , NDT) pour son caractère écologique.
La moitié des installations aura des toits "verts", c.à.d. qu'il y aura des plantations qui serviront d'isolation et réduiront la consommation d'énergie nécessaire à les chauffer ou à les rafraîchir.
David Suzuki , militant écologiste, qui prévoit que le réchauffement climatique pourrait mettre fin au patinage, au ski de fond et au ski de basse altitude d'ici 2050, travaille avec la ville de Vancouver à réduire l'importance de l'empreinte carbone des Jeux de 2010.
Parmi les initiatives, on trouve l'Olympic Oval (dédié au patinage de vitesse) qui a pour particularité un toit fabriqué avec le bois de pins endommagés par les insectes qui a été récupéré, puis traité; le chauffage du village olympique, assuré par le traitement municipal des eaux usées; et un programme d'approvisionnement Buy Smart qui tient compte de la durabilité et encourage la participation des populations autochtones (Les Squamish first nation - ethnie indienne, NDT - doivent réaliser 138 tambours faits main qui serviront à récompenser des sportifs).
Pour les logements destinés à une ou deux familles, Vancouver a la politique de construction la plus respectueuse de l'environnement de toute l'Amérique du nord. Les nouveaux propriétaires ont actuellement la possibilité d'économiser jusqu'à 30 % de leur facture d'énergie, de réduire leur consommation d'eau et de vivre dans des lieux plus sains.
La municipalité offre des subventions et des primes aux habitants qui projettent de rénover une maison ancienne, ainsi que des rabais et des plans de financements destinés à encourager l'amélioration de l'habitat en ce qui concerne l'isolation, le système de chauffe-eau, les portes et les fenêtres.
La politique de la municipalité, qui tend à devenir la ville qui encourage le vélo et la voiture électrique, comprend des mesures telles que: le parking gratuit pour les voitures et les scooters électriques, ainsi que l'installation obligatoire de prises électriques pour recharger les véhicules dans les nouvelles maisons individuelles et les garages à vélo, et dans au moins 20% des places de parking des nouveaux immeubles en copropriété.
Vancouver a encouragé l'achat de véhicules hybrides et économiques pour le parc de taxis, et avec BC Hydro, la municipalité s'est engagée auprès de Mitsubishi pour que soient effectués des tests de la première voiture électrique prête pour la production et apte à faire de la route.
La création d'un réseau de vélos en libre service et de pistes cyclables supplémentaires va bientôt être annoncée, la pratique du vélo ayant augmenté de 180 % ces dix dernières années.
Parmi les autres initiatives vertes à Vancouver, on compte l'installation d'ampoules LED pour toutes les signalisations routières; un nouveau service de transports urbains rapides; des métros aériens pour relier la ville à l'aéroport et aux quartiers alentours; et la construction de tout un quartier à la place de l'ancienne zone industrielle Southeast False Creek. Même une partie de la pelouse de la mairie a été transformée en jardin communautaire utilisé pour la culture de légumes locaux destinés aux quartiers pauvres de Vancouver.
Les efforts de Robertson, s'ils sont encore relativement modérés, ne sont que le prélude à des projets visant à transformer radicalement les habitudes de consommation d'énergie de la ville. Mais les pistes cyclables, les toits et les bornes de recharge pour véhicules électriques sont les pierres d'assise qui permettront de créer la culture du développement durable nécessaire pour que des changements plus en profondeur trouvent un soutien suffisamment large.
Le maire recherche également des partenaires financiers, parmi lesquels d'autres collectivités, des donateurs privés, et des entreprises prêts à investir dans l'"éco-transformation" de la ville.
Robertson désigne la vieille centrale électrique polluante qui sert à éclairer Vancouver la nuit et jure qu'elle va bientôt être remplacée par une structure utilisant les énergies renouvelables. Le maire met ses paroles en actes – sa deuxième voiture est un vélo, et il aime passer des weekends avec sa femme et ses filles dans une maison rudimentaire non rattachée au réseau et sans route praticable sur l'île voisine de Cortes.
D'autre part, même l'hôtel de luxe le plus moderne de la ville, le Loden, travaille sur un tas d'initiatives environnementales et des mesures d'économie d'énergie pour son hôtel de 14 étages, qui présente une façade en verre rappelant les vagues de l'océan. Cet immeuble moderne écologique aux formes élégantes utilise abondamment le verre, la pierre et le cuivre.
Bon, et la question du système de santé au Canada?

Bien que les discours du parti républicain prétendent le contraire, aucun des projets proposés actuellement par les démocrates ne s'appuie sur un système public de santé tel que celui du Canada. Mais même cela serait une amélioration à côté du fiasco que connaît le système actuel aux US.
Les sondages montrent que les Canadiens sont très attachés à leur système de santé – ils dépensent environ 55% de ce que dépense la population aux Etats-Unis pour des prestations comparables, et ils ont une plus grande longévité et des taux de mortalité infantiles inférieurs.
La vie à Vancouver semble radieuse – en ce qui concerne à la fois la santé de la population et celle de la planète – et elle devient de plus en plus radieuse.

Allan Hunt Badiner est écrivain et militant écologiste.

Note perso

Pas mal, non?
Mouais.
Ce qui est le plus marquant dans cette histoire, ce n'est pas qu'une ville cherche par tous les moyens de réduire la consommation d'énergies fossiles, même si c'est certes très louable en soi, mais c'est le fait qu'il y en ait encore si peu dans ce cas alors qu'il y a urgence à agir au niveau mondial, que ce soit localement, régionalement ou nationalement. Et pas seulement en prenant des mesurettes ponctuelles, mais en opérant un changement à 180°.
Et cette prise de conscience ne doit non pas se traduire par une culpabilisation suivie de sanctions individuelles comme c'est souvent le cas, mais doit aboutir d'urgence à une politique publique globale à tous les niveaux.
A quoi sert-il de recycler consciencieusement ses déchets si tout cela va finir dans la même benne fumante?
A quoi cela sert-il aux particuliers – à part réduire l'impact des diverses augmentations - de faire des économies d'énergie si, parallèlement les dépenses d'énergie ne cessent d'augmenter par appât du gain, ou si les services privés de la distribution d'eau se paient sur la bête tout en se dispensant de procéder à l'amélioration, entre autres, de la distribution et de la qualité de l'eau?
Et donc, la protection de l'environnement relève du gadget, de l'anecdotique ou de la bonne conscience que veulent se donner les autorités tout en commettant les pires crimes contre l'avenir de l'humanité par ailleurs et en accusant le citoyen de tous les maux de la terre.
Ainsi en sera-t-il de la taxe carbone.
Encore une imposture et une façon de prendre au pauvre pour donner au riche.
Pour quel bénéfice pour la planète?

Voir: La taxe carbone de Rocard suinte le mépris du peuple

La taxe carbone? Un peu comme pour la vignette destinée aux vieux et les augmentations du prix tabac pour la sécu. Du pipeau. Et pire encore.

Mais voyons quelques mesures de protection de l'environnement ont été prises par le zélé gouvernement, à part, évidemment, le tout-à-l'égoût du Cap N. Une urgence.

Le comique qui est arrivé à la tête de l'Etat a sommé son ministre de l'Ecologie (etc.) de réunir à grands frais un "Grenelle de l'environnement".
Tout ce qui comptait d'écolo – dont le chantre autoproclamé de la protection de l'environnement, un autre Nicolas, qui s'est déclaré aux anges à l'issue des discussions – a été convié.
Evidemment, comme dans tout ce que ce gouvernement entreprend et en particulier le petit mickey, il s'est avéré que c'était un truc des plus foireux. Mascarade et esbroufe. On en est ressorti avec des ampoules plein les mains et l'idée d'une taxe carbone dont ils ne savent que faire. Mais à part ça, le magasin reste ouvert pendant les travaux (publics).

Mais qui ça choque? L'environnement n'intéresse même pas les partis de gauche, à part comme ça, ponctuellement, comme les femmes, des trucs dont on parle en petit comité, accessoirement et pour faire plaisir à quelques marginaux-nales un peu obsédé-es, mais qui ne font pas partie du GPRC (Grand Projet Révolutionnaire Commun).
Et pourtant, l'environnement et l'humain sont étroitement liés. L'un ne va pas sans l'autre, c'est une question de santé publique et de survie mutuelle.
Et qui est le plus en danger dans cette affaire? La plèbe, comme toujours.
Nous, quoi.
Et sinon? Concrètement, quelles mesures ont été prises au Grenelle?
Rien. Ou alors, il faut me les signaler.
Les autoroutes continuent de se construire, les lignes TGV aussi, les gares de proximité ferment ou les trains ne s'y arrêtent presque plus, les tarifs du train sont jusqu'à dix fois plus élevés que ceux de l'avion, les (auto)routes engorgées par le tout-camion, les petits agriculteurs sont expropriés pour construire de grands axes routiers ou d'autres grandes surfaces et les cyclistes meurent écrasés sur les pistes cyclables ou dans la circulation urbaine.
Déjà, à l'instar de Robertson, tous les maires devraient repenser complètement les structures de leur ville.
En particulier, en matière de circulation et de transports publics, de distribution de l'eau et d'énergies renouvelables.
Or ce n'est pas le cas, loin de là. Ou alors tellement mal que le particulier ne peut s'en sortir que s'il prend sa voiture. Voir les aberrations des pitres de la mairie de Marseille en ce qui concerne le tramway.
A qui profitent donc ces mascarades de "protection de l'environnement"? Hein? Je vous le demande.
D'autre part, quelques initiatives ponctuelles ne sont qu'une goutte d'eau dans un océan putride.
Pour l'instant, les groupes financiers cherchent le moyen de nous fourguer le système de développement durable capitaliste. Et ça commence à marcher. Tout est "vert" aujourd'hui. Ou "propre", comme les voitures.
Le marketing, Coco, le marketing, j'te dis.

Autre pantalonnade qui serait à mourir de rire si elle n'était à gerber: le travail du dimanche.
Une mesure voulue incessamment et contre toute logique et justice par ce gouv. de merde, avec l'autocraticule en tête de gondole, simplement pour donner satisfaction aux copains des grands groupes et que de chaque côté, ils perçoivent plus de pognon et puissent s'empiffrer davantage au râtelier public. Une mesure qui prive des tas de gens d'un jour de repos commun en famille, pour une prime (ridicule) supplémentaire - ou pas, selon les régions ou les zones. Ou comment diviser la population française, multiplier les inégalités et les aigreurs, et casser une fois de plus le droit du travail.
Et tout ça pour qui et pour quoi? Pour enrichir les riches et punir les pauvres, les culpabiliser et, in fine, les asservir davantage, évidemment.
Parce qu'à Neuilly, ils pourront encore aller à la messe. Prier pour la rédemption des pauvres.
Voir ici: Sarkozy : travailler le dimanche, c’est quand même pas un drame
(Bin, non, finalement, pas un drame, d'autant qu'il y a des cons qui ne trouvent rien de mieux comme activité ce jour-là que de faire leur jogging en plein cagnard et qui mobilisent les secours qui nous coûtent la peau des fesses. Que n'étaient-ils restés à travailler dans la fraîcheur de leur bureau climatisé et aux fauteuils bien rembourrés pour seoir à leur auguste postérieur).
Malgré les règles mollement consenties, les entreprises n'en font qu'à leur tête. Et elles auraient bien tort de se gêner. Ne sont-elles pas impunies? Licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche ...
Au passage, qui c'est qui va en pâtir le plus, du travail le dimanche? Allez, essayez de deviner ... Un effort tout de même! il s'agit de la majorité invisible ... Eh, oui, les femmes, qu'elles soient obligées d'aller travailler pour une misère, de garder les mômes ou d'assurer, comme d'hab, l'intendance.

Et l'environnement dans tout ça, me direz-vous?
J'y viens.
Parallèlement au désastre humain que cette politique induit, il y a un mépris total pour l'environnement et la santé publique (pollution accrue, mais aussi fatigue et stress).
A partir du moment où le dimanche devient un jour comme un autre, cela implique les déplacements de toute une population, pour se rendre au travail, mais aussi pour toutes les activités que cela suppose et qu'on retrouve toute la semaine également. Seuls les notables pourront se livrer tranquillement aux plaisirs du golf ou de la chasse à courre.
Ainsi, la consommation d'énergie (électricité, fuel, pétrole) dans certains secteurs atteindra celle d'un jour de semaine, alors que le chiffre d'affaires hebdomadaire global, lui, ne sera pas supérieur - si ce n'est à peine.
Les camions auront, de facto, l'autorisation de circuler puisqu'il faudra aller livrer les supermarchés et autres commerces.
Et qui dit que les usines ne devront pas également ouvrir leurs portes?
Etc.
Tout cela pour imposer aux plus pauvres et aux plus précaires d'entre nous de répartir leur maigre horaire sur sept jours au lieu de six, selon le bon vouloir du patron, ce qui voudra dire également qu'il faudra se déplacer pour moins d'heures de travail à la fois. On revient à grands pas à la belle époque de l'esclavage.
Le riche, lui, n'aura sans doute pas à se frotter à toute cette populace qui devra se lever pour gagner quelques centimes pour nourrir (mal) sa famille.
Il lui suffira de récolter le pognon.Le lundi.
Alors?
Alors, BOYCOTT TOTAL DES GRANDS GROUPES LE DIMANCHE.
Pas un sou ne doit rentrer dans les caisses de ces prédateurs. Et d'ailleurs, si on peut se passer de les enrichir en semaine aussi, c'est encore mieux.

Dernier point; les JO
Qu'ils soient d'hiver ou d'été je suis contre!
Contre ces pompent à fric qui aspirent le pognon dans les caisses publiques pour le recracher jusqu'au dernier sou dans les poches des multinationales.
Et qui vont endetter les villes organisatrices pour des années.
C'est encore le pain et les jeux, mais dans ce cas, le pain, lui, va aux riches.
Alors exigeons la suppression de ce carnaval de tartufes.
La ville d'Annecy se porte candidate pour les JO de 2018. Contre la volonté de ses habitants, évidemment. Une opération désastreuse encore au niveau humain et environnemental pour le prestige de quelques mégalos.
Paris a heureusement (et bien malgré son imbécile de maire) échappé à la catastrophe pour 2012. Londres, sans le dire clairement, s'en mord les doigts.
Mais, en France, on veut remettre ça pour 2018.
Quand donc ces bouffons seront-ils définitivement mis hors d'état de nuire?

NB: L'article soulève la question du régime de santé aux US. Ce sera l'objet d'un prochain billet de ce blog.