En grève
Par emcee le lundi 20 juillet 2009, 18:42 - L'info futile - Lien permanent
Etant donné que:
Mes billets profitent bien plus à d'autres qu'à mon blog. Et qu'ils ne sont
pratiquement plus référencés par gogol
Il y a constamment des difficultés de toutes sortes côté hébergeur (édition,
stats, erreurs de codes, ralentissements soudains et tout le reste) dans
l'indifférence générale. Et qu'on ne peut même pas migrer tranquillement vers
des cieux plus cléments si on n'est pas bardé de diplômes en
informatique
La blogosphère est partie se faire bronzer. Ou rabâche les mêmes trucs. Mais les chiens aboient ...
Je ne vois pas pourquoi je vais me fatiguer à parler aux murs. Alors, moi aussi, je pars me faire bronzer - ou autre option.
Commentaires
Merci, malgré tout, de revenir vite.
Bonnes vacances !
@recriweb
«Je ne vois pas pourquoi je vais me fatiguer à parler aux murs.»
Tou(te)s les emprisonné(es)s que nous sommes te le diront malgré la fatigue : parler aux murs, informatiques ou autres, et écrire dessus dans l'indifférence générale, c'est un geste nécessaire.
À part ça, tu n'as peut-être pas besoin de bouder officiellement pour te justifier de prendre des vacances, non ?
Prends ton temps, on n'est pas pressés.
Eh ! Les murs ont des oreilles .
Bonnes vacances .
Bon, je croie que mon com a été viré.
Bonnes vacances disais-je .
Votre manque de visibilité dans Google est flagrante et il devrait être possible de faire quelques chose quand même !?!
En premier lieu votre adresse http://blog.emceebeulogue.fr est un grave problème pour un blog qui s'appelle «des bassines et du zèle» ! Voilà un excellent devoir de vacances, que je vous souhaite bien bonnes d'ailleurs
Je regrette. Ne sais pas trop quoi te dire. J'aime te lire, même si je ne commente pas souvent. Je pense qu'on est nombreux , dans ce cas
A plus, emcee.
Bronze pas trop. J'aime pas les noirs, j'aime pas les bronzés, j'aime pas les Arabes, j'aime pas les métis, j'aime pas les jaunes, j'aime pas les Zoulous, j'aime pas les Esquimaux, , j'aime pas les Lettons, j'aime pas. Mais pourquoi je t'aime ?
Bonjour !
Les blogueurs traversent à l'approche de l'été, en général, une phase que nos amis anglo-saxons appellent "anticlimax". Une sorte de spleen.
Normal ! Sisyphe a besoin de laisser son gros caillou de côté et de se faire bronzer. Se bichonner et se faire bichonner...
Quant à Gogole, il faut en rigoler...
Ils "déréférencent" tout ce qui n'est pas dans la ligne éditoriale "néocons". C'est de la censure en catimini.
Un test : il suffit de taper le nom d'un blogueur, N'apparaîtront pas, dans la plupart des cas, tous les articles (surtout ceux ayant fait l'objet de commentaires et d'échanges sur le net) qu'il aura pu écrire sur Gaza...
C'est bon signe et un encouragement à continuer !
Bonnes vacances et plein de bonnes choses.
Amicalement
Ne t'en fait pas c'est comme ça avec beaucoup de blogues... impossibles d'afficher la page, internet ne peu pas... etc..Etc... toujours la même rengaine comme on dit au Québec... Alors, continue, prends des vacances et poursuis ton travail. « . un vaut mieux que deux tu l'auras ».
Ah tiens... t'as bien raison, ça va être l'heure du pastis
Chez moi ,je cherche à faire connaitre des billets (et j'apprécie les tiens ) , qui
m ' interpèlent .J'y mets donc le début du texte puis le lien .
En attendant tes prochains écrits , je te souhaite de bonnes vacances
Bonjour,
Merci à tous et toutes de vos encouragements qui me vont droit au cœur.
Non, je ne suis pas à proprement dit "en vacances", mais vraiment "en grève".
Si je suis partie quelques jours (à Avignon et dans le Gard, pour tout dire), je ne suis pas partie dans une station balnéaire me faire bronzer (j'ai de quoi sur place et je ne le fais pas; moi aussi, j'aime pas les basanés ;-) . Et je ne suis pas bien loin de l'ordi.
J'ai juste modéré les com' avant mon périple, de façon à ne pas faire place nette aux deux-trois trolls qui hantent mon blog.
Donc, Pièce Détachée, ce n'était pas une façon de dire "bonnes vacs", mais plutôt l'expression d'un véritable ras-le-bol, qui dure depuis deux mois. Et, curieusement, c'est, toi, Pièce détachée, qui m'as ouvert les yeux avec mon billet sur Atzmon.
J'ai progressivement découvert le pot-aux-roses, à savoir que mes billets originaux n'apparaissaient plus dans les références de Google et étaient supplantés par d'autres sites.
Ce qui m'a mise en colère.
Mais tous ne m'ont pas piqué les billets sans vergogne, non, la grande majorité l'a fait honnêtement en me citant. Mais apparemment, cela ne suffit pas et j'ai disparu de l'image satellite de Google.
Et d'ailleurs, je te remercie vivement, Serge, de m'avoir référencée correctement, et de m'avoir ainsi envoyé plein de visiteurs. Super site.
Merci aussi à toi, Turandot. Pareil.
Et aussi à Neoskills sur deux sites: http://french.feeder.ww7.be/spip.php?page=site&id_rubrique=8&id_syndic=819
Et http://unisavecbove46.blogspot.com/
Pour ce qui est de Google, Zadig, le titre et le lien vers mon blog, cela ne posait pas de problème auparavant. Mais comment faire pour réapparaïtre, aucune idée.
Peut-être est-ce, comme le dit Georges, lié au fait que mes articles ne sont pas "politiquement corrects". Pas impossible.
Georges et moi traînons nos guêtres dans les mêmes sphères, si je puis dire
et si vous ne
connaissez pas son site, courez-y, c'est une mine. Et Georges est bien plus
calé que moi sur tous les sujets.
Bises aussi à Thé, Recriweb, Yelrah et Patrick. Je sais que vous êtes là, derrière, vous aussi.
Alors, je vais essayer de rester éloignée de l'écriture pour l'instant. Et réfléchir à un nouvel essor.
Désolée, je vais être obligée de vous quitter. Patrick a raison: c'est l'heure du jaune …
Je vais pô (trop) m'étaler, hein, hein, y a des rumeurs de milieux autorisés qui disent que Chompitiarve serait trop bavard, alors bon ...
Comme d'autres l'ont mieux dit, ton boulot est valable et doit perdurer, JUSTEMENT s'il s'avère que les petites mains de la néo-connerie font ce qu'il faut pour le confiner .
D'ailleurs on ne peut rien attendre d'autre d'une mégapuissance comme gougueule, qui est comme chacun sait, l'ami de tout le monde ...
Patience, reprends quelque force à l'écart, et puis, té, un jour ou l'autre on se refera quelques brochettes des familles arrosées à la bière rouennnaise, t'inquiètes ...

Bisous
Salut, Chomp', merci.
Oui, je crois qu'il va falloir faire ça (les brochettes et toussa). Il y a un vent mauvais qui souffle sur le monde, de toute façon et nous sommes bien peu à nous en inquiéter, les autres se mettent à l'abri pour en récolter les fruits d'une manière ou d'une autre.
bises
Grève illimitée ?
Pfffffffffffffff, t'as pas honte de prendre tes lecteurs et lectrices en otage ?
Christine:
Salut Emcee
ici Birahima2
( je suis là pour taper ! )
Voyage
pour le festival d'Avignon 2009
P.O.L
Festival d'Avignon
ne peut être vendu
page 68 à 72
La courbature
Wajdi Mouawad nous fait parvenir un texte écrit pendant la guerre survenue entre Israël et le Hezbollah, au Liban.Un texte paru dans le quotidien québécois Le Devoir le 25 juillet 2006.
La Courbature
C'est la soudaineté de tout cela qui fait mal.
Tout à coup. D'un coup . Voilà .
Ponts détruits, jambes arrachées, enfances perdues et routes cassées, immeubles écroulés, avions dans le ciel et hurlements.
Sifflement et explosion et prière désespérée, souffle trop court, coeur qui bat, grande frayeur, sommeil brûlé et ironie et honte et humiliation. Cela tout à coup. Soudaineté. Comme un couteau planté dans la gorge.
Des jours déjà que je marche sans faire attention à rien, à la recherche des mots.Ne pas croire ceux qui disent qu' "il n'y a pas assez de mots pour dire...". Au contraire, s'entêter.Quand on a plus rien, il nous reste encore des mots ; si on commence à dire qu'il n'y a plus de mots alors vraiment tout est perdu, noirceur, noirceur. Chercher même si on ne trouve pas. Regarder ses propres mains et y voir, là, dans ses propres veines et ses propres muscles, là, dans ses bras, l'impossibilité d'agir. Constater et être impitoyable envers soi et assumer : je ne peux rien faire, je ne sais pas quoi faire, je me sens impuissant, je ne peux qu'attendre et suivre le décompte. Il y a bien longtemps de cela, un siècle je crois, je tremblais pour Zidane et pour les bleus. Je comptais, avec une jubilation profonde, les buts marqués contre le Brésil, le Portugal, l'Espagne et puis voilà, fin de la Coupe du monde, et tout à coup, un couteau planté dans la gorge ! Depuis, je compte les morts d'un match cauchemardesque où les régles s'inventent à mesure. 316 à 48, addition infernale, sang pour sang sanglante, sans remise possible, ni banco, ni go à passer pour réclamer les vies, toutes les vies perdues, morts, ils sont morts et les voilà, Mustapha, Samir, Sarah, Jean, Abdelwahab, Esther et Isaac et Naji et Nayla et Walid devenus chiffres comme dans France 1 Brésil 0, catastrophe, catastrophe.
Est-ce qu'on peut pleurer des lettres ? Pleurer de tout son alphabet, alphabet arabe, Aleph et Bé, Alpha et Bëta. Devenir poulpe et éclater en encre. Pour inventer des mots ? Est-ce qu'on peut pleurer des lettres ?
Alors marcher dans la rue. Chercher des mots. Non pas pour apaiser, non pas pour consoler . Non pas pour dire la situation de tout cela, non pas pour parler politique. Surtout pour ne pas parler politique. Au contraire. Utiliser une langue incompréhensible à la politique. Au journaliste qui me demandait quelle était ma position dans le conflit du moyen-orient, je n'ai pas pu lui mentir, lui avouant que ma position relevait d'une telle impossibilité que ce n'est plus une position, c'est une courbature. Torticolis de tous les instants. Je n'ai pas de position, je n'ai pas de parti, je suis simplement bouleversé car j'appartiens tout entier à cette violence. Je regarde la terre de mon père et de ma mère et je me vois, moi : je pourrais tuer et je pourrais être des deux côtés, des six côtés, des vingt côtés. je pourrais envahir et je pourrais terroriser. Je pourrais me défendre et je pourrais résister et , comble de tout, si j'étais l'un ou si j'étais l'autre, je saurais justifier chacun de mes agissements et justifier l'injustice qui m'habite, je saurais trouver les mots pour dire combien ils me massacrent, combien ils m'ôtent toute possibilité à vivre. Cette guerre, c'est moi, je suis cette guerre. C'est un " je" impersonnel qui s'accorde à chaque personne et qui pourrait dire le contraire ?
Pour chacun, le même désarroi. Je le sais. J'ai marché toute la nuit à la faveur d'une ardente canicule, pour tenter de trouver les mots, tous les mots, tenter de dire ce qui ne peut pas être dit. Car comment dire l'abandon des hommes par les hommes ? Ebranlés, ébranlés. Nous sommes ébranlés car nous entendons la marche du temps auquel nous appartenons, et aujourd'hui encore l'hécatombe est sur nous.
Il n'y a que ceux qui crient victoire à la mort de leurs ennemis qui tirent joie et bonheur de ce désastre. Je ne serai pas l'un d'entre eux, même si tout concourt à ce que je le sois. Alors justement, comment faire pour éviter le piège ? Comment faire pour ne pas se mettre à faire de la politique et tomber ainsi dans le discours qui nous mènera tout droit à la détestation ? Je voudrais devenir fou pour pouvoir, non pas fuir la réalité, mais au contraire me réclamer tout entier à la poésie. Je voudrais déterrer les mots à défaut de ressusciter les morts. Car ce n'est
pas la destruction qui me terrorise, ce ne sont pas même les invasions, non, car les gens de mon pays sont indésespérables ( mot en italique) malgré tout leur désespoir, et demain, j'en suis sûr, vous les verrez remettre des vitres à leurs fenêtres, replanter des oliviers, et continuer, malgré la peine effroyable, à sourire devant la beauté. Ils sont fiers. Ils sont grands. Je les connais. Les routes sont détruites ? Elles seront reconstruites. Et les enfants, morts dans le chagrin insupportable de leurs parents, naîtront encore. Au moment où je vous écris, des gens, là-bas, font l'amour. Obstinément. Je les connais. Ils ont trouvé une manière de gagner qui consiste à perdre et cela dure depuis sept mille ans. Ce n'est pas cela. L'armée qui envahit mon pays devra un jour ou l'autre se retirer et ce jour là sera un jour de fête, et demain, vous verrez, d'autres guerres viendront prendre le relais de celles qui nous occupent en ce moment, d'autres attentats, d'autres massacres, d'autres ignominies, d'autres souffrances, renvoyant tout ce qui nous révolte aujourd'hui à l'oubli. Non, ce qui est terrifiant, ce n'est pas la situation politique, c'est la souricière dans laquelle la situation nous met tous et nous oblige, face à l'impuissance à agir, à faire un choix insupportable : celui de la haine ou celui de la folie.
Wajdi Mouawad
aueur et metteur en scène
Un p'tit coup de mou, (je ne suis pas sur de beaucoup aimer cette expression...!), peut-être, ma chère emcee...!
Ce serait dommage tout ce boulot de docs aux oubliettes, non !! Y'a p'têt moyen de faire autrement, non !!?
Oui, franchement, ce s'rait dommage...!!
A plus, j'espère...
Comme je te comprends...
Je découvre juste ton blog. Il me semble que je vais repasser de temps en temps...
PS: sinon question informatique, je peux te filer quelques tuyaux en cas de besoin. N'hésites pas.
merci, z, pour tes encouragements et ton offre. Je vais attendre septembre octobre pour prendre une décision et à l'occasion je te demanderai qqs renseignements.
moi aussi, j'ai découvert ton blog: pas mal du tout non plus.
Il va falloir se soutenir, parce que nous commençons à être de moins en moins nombreux