Nous n'avons trouvé aucune preuve de l'existence d'un génocide

George Clooney, Matt Damon, Scarlett Johansson, Cindy Crawford, Bono, Michael Caine, Claudia Schiffer, Bob Geldof, Hugh Grant, Mia Farrow, Mick Jagger et bien d'autres ont exprimé leur solidarité avec la région pétrolifère du Darfour. Il y a quelques semaines, les démocrates John Lewis de Georgie, Keith Ellison du Minnesota, Lynn Woolsey de Californie, Donna Edwards du Maryland et Jim McGovern du Massachusetts étaient tous arrêtés pour avoir manifesté contre le gouvernement soudanais. Quand Colin Powell a utilisé le terme de génocide en 2004, il a donné le coup d'envoi à un programme d'aide internationale d'un milliard par an, bien plus que celui qui avait été accordé à la Somalie ou au Congo.
Pourquoi donc?
Ces derniers mois, la cour pénale internationale (CPI) accusait le président soudanais, Omar al-Bashir, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre.
Le procureur de la CPI, Moreno-Ocampo, demande à ce qu'il soit également accusé de génocide, affirmant qu'il y a un "génocide en cours" au Darfour.
Le gouvernement soudanais expulsait alors certaines ONG étrangères, les accusant d'espionnage. Parmi celles-ci: Oxfam, Save the Children et Médecins Sans Frontières. D'après la campagne "Sauvez le Darfour", ces organisations humanitaires fournissaient l'eau potable, la nourriture et les soins médicaux à environ 1,5 millions de personnes.
Le gouvernement soudanais affirme que ces associations excluent délibérément de leurs rangs les Arabes du Darfour, exacerbant par là même les tensions raciales.
Et en ce moment, Scott Gration, l'envoyé spécial du Président Obama au Soudan est en tournée diplomatique et la Grande-Bretagne envoie 185 millions de dollars d'aide et 140 millions pour le "maintien de la paix".
Collette Valentine, productrice de télévision venant du Royaume Uni et Ali Gunn, consultante sur les médias britanniques, étaient, la semaine dernière, de retour d'une visite au Darfour où elles avaient assisté à la première "''conférence internationale sur les défis que doivent relever les femmes du Darfour''" (“International Conference on the Challenge Facing Women in Darfur”) à el Fasher, capitale du Nord Darfour.
Collette Valentine dit que les reportages sur le Darfour dans la presse internationale lui ont donné l'impression qu'elle visitait une toute autre région, un pays complètement différent.
Tout cela donne du poids supplémentaire à ce que dit le professeur Mahmood Mamdani, professeur à Columbia University, qu'il y a quelque chose de très glauque dans l'insistance des ONG étrangères à dire qu'il y a eu un génocide au Darfour, et qu'au centre des campagnes pour le Darfour culmine le puissant désir impérial d'empêcher les lycéens américains de connaître la vérité sur les pays en développement.

aa.jpgAfshin Rattansi: racontez-moi votre voyage et en quoi ce que vous avez vécu était différent de ce que décrivent les medias occidentaux. Si j'ai bien compris, vous vous êtes rendues là-bas à l'invitation de Rajaa Hassan Khalifa, membre du plus grand syndicat de femmes, et de Bakri O.Saeed, de l'Université Internationale du Soudan.

Collette Valentine: Ali Gunn et moi-même, ainsi qu'un groupe de journalistes, avons eu la chance d'être invitées au Soudan par le syndicat "Sudanese Women General Union".
Ce syndicat de femmes au Soudan comprend 27.000 sections dans tout le Soudan, y compris au Darfour. Il y a des déléguées dans tous les petits villages, dans toutes les différentes communautés qui comptent environ 80 tribus et clans. Ce sont des épouses, des mères, des agricultrices, elles travaillent à la construction ou cultivent des légumes, et dirigent en fait les communautés et sont respectées par les hommes. Un tiers des familles dans les camps ont des femmes à leur tête. Ces dernières années, certaines adhérentes du syndicat ont été élues au gouvernement soudanais et un quart des sièges au parlement soudanais sont détenus par des femmes.
Elles sont toutes membres du syndicat et elles sont en relation directe, qu'elles appartiennent aux élites universitaires ou aux classes populaires. Cette chaîne de communication ouverte est active de haut en bas et de bas en haut. Parce que les femmes ont un rôle si important dans les communautés, les femmes elles-mêmes ont décidé de prendre en mains l'action pour la paix et la sécurité au Darfour.
Elles ont vu l'échec des organisations internationales et des ONG étrangères et elles savent que la paix ne peut venir que depuis l'intérieur de leurs propres communautés par le biais de discussions sur la réconciliation.
Les déplacés internes dans les camps de réfugiés sont des personnes qui ont fui les conflits dans leur région d'origine au Soudan. Elles ne souhaitaient pas partir, mais elles n'avaient pas le choix. Avant que n'interviennent les ONG internationales, le gouvernement soudanais avait fourni aux déplacés internes des camps, des puits, des administrateurs, des structures bureaucratiques, du matériel pour les abris de fortune, ainsi que des médecins locaux, des dispensaires et des services de soins payés par le gouvernement soudanais.
Quand les femmes ont fui leur village, les guerriers rebelles des différentes communautés sont restés sur place. Ces conflits continuent de faire rage même si dans les camps il y a la paix et la stabilité. Rien n'indique l'existence d'un quelconque génocide. Nous n'avons été encadrés ni par les forces gouvernementales ni pas quelque ONG. Nous avions toute liberté de parler à qui nous voulions. Et nous avons rencontré de façon aléatoire un maximum d'hommes, d'enfants et de femmes.
Un de ces hommes, qui était chef de village d'une communauté de 4000 personnes qui ont été réparties dans deux camps différents, nous a dit qu'il était là depuis 6 ans. Sa maison était à 50 kms de là. Nous lui avons parlé de génocide et il nous a dit qu'il ne serait pas resté dans les camps du gouvernement pendant 6 ans si on ne s'était pas occupé de lui.
Quand nous avons soulevé la question des viols, il n'a pas nié l'existence de ce grave problème. Les femmes que nous avons rencontrées nous ont expliqué que, hélas, les viols existent partout dans le monde et certaines nous ont cité les chiffres concernant les viols aux US, ajoutant que, dans les pays développés, les femmes ont peur de porter plainte.
Une femme m'a dit que ces allégations de viols systématiques et largement répandus commis sur les femmes du Darfour constituent une forme de guerre contre le Soudan.
Historiquement, dans les zones de conflits, affirment-elles, les affaires de crimes et de viols sont forcément en augmentation. Le viol n'est pas une arme qu'utilise le gouvernement et les femmes sont incitées à aller porter plainte. Mais la CPI prend prétexte des viols en exagérant leur importance, ce qui permet aux ONG de remplir leurs coffres.

Afshin Rattansi: Avez-vous eu peur pour votre sécurité au Darfour?

Ali Gunn: j'ai compris que la situation s'était stabilisée et qu'il y avait des combats plus au sud, mais que la situation était plus stable depuis l'Accord de Paix Global. Cependant, j'avais été mise en garde par des spécialistes de la sûreté qui craignaient pour ma sécurité.
Nous nous sommes rendues dans deux camps de réfugiés au Darfour et nous y avons trouvé des gens qui essayaient de s'en sortir. Il n'y avait ni impacts de balles, ni tanks, ni combats. Les seuls véhicules militaires étaient ceux des Nations Unies.
Nous avions toute latitude pour circuler à l'intérieur des camps comme il nous plaisait et parler avec tous ceux que nous voulions.
Beaucoup parlaient anglais. J'étais soufflée de constater que tous ces reportages dans les médias n'avaient rien à voir avec la réalité. Du journalisme de bas étage avec une paresse intellectuelle de la pire espèce.

Afshin Rattansi: parlez nous de la présence des Nations Unies sur le terrain

Collette Valentine: alors que nous étions présents dans un des camps, nous avons levé les yeux et nous avons vu approcher un tank américain, suivi d'une colonne d'environ 15 camions de l'ONU et deux autres tanks. Ils se sont avancés, se sont garés devant le bureau de l'administrateur du camp. Nous n'avions aucune idée de ce qui se passait.
On nous a expliqué que trois fois par jour, les responsables des Nations Unies venaient voir si tout allait bien. Les femmes nous ont dit que les camps étaient des endroits tranquilles.
Il était environ 9 h du matin et nous jouions au foot avec des enfants du camp, tandis que les hommes et les femmes installaient des bancs de marché, pour vendre des oranges et des tomates, et que les autorités de l'ONU discutaient avec l'administrateur, les soldats, des fusils à la main, étaient alignés à cinq mètres les uns des autres face à nous et aux autres personnes du camp.
Il était évident que les soldats protégeaient les hauts responsables des Nations Unies pendant que nous jouions au ballon avec les enfants. C'était hallucinant. Ces femmes qui fabriquaient du yaourt avec du lait de chèvre alors même que les soldats de l'ONU braquaient leurs armes sur nous. J'ai demandé à une des femmes, Maha Feraigon, pourquoi ils braquaient des fusils sur nous, et s'ils avaient peur qu'on leur jette des tomates et elle a rit.
Comme l'a dit Ali, pas mal de gens parlaient anglais. Maha était première assistante de la secrétaire générale du syndicat Sudanese Women General Union, une organisation indépendante du gouvernement. Tous les gens avec qui nous avons parlé étaient furieux que les membres de l'ONU se présentent au camp de cette façon et souhaitaient le départ de l'ONU. Les soldats de l'ONU avaient laissé tourner le moteur de leur engin et les gens s'indignaient de tout cet argent affecté à l'ONU qui était gaspillé sous leurs yeux.
Ils s'imaginaient ce qu'ils pourraient faire de cet argent. J'étais écoeurée. Ils se demandaient pourquoi ces soldats n'étaient pas dans les villages où se poursuivaient les combats et où se trouvaient leurs terres d'origine. Les gens disaient que les ONG ne voulaient pas que les combats cessent pour pouvoir continuer à recevoir des subventions. Aucun n'avait vu la couleur de l'argent réuni par la campagne "Sauvez le Darfour" et ils étaient indignés que cet argent soit récolté en leur nom.

Ali Gunn: à la conférence, nous avons parlé aux leaders de l'opposition et à des femmes. On n'avait pas l'impression qu'il y avait urgence concernant un quelconque génocide dans les camps eux-mêmes.
Notre souci pendant le séjour était de constater les conditions de vie des gens dans les camps et d'envisager l'avenir du Darfour et celui des familles ici. Et rien n'indiquait qu'ils bénéficiaient d'une aide extérieure.
Le Darfour est une région de la taille de la France et donc, nous n'avons pas pu nous rendre dans tous les camps. Nous avons des photos qui montrent des femmes et des familles en train de fabriquer leurs propres briques. Il faudrait demander aux organisations humanitaires où a été envoyé leur argent.

Afshin Rattansi: Et comment les Soudanais perçoivent-ils les forces extérieures?

Collette Valentine: J'ai eu la chance d'être assise à côté de Mafa dans l'avion de Khartoum à destination du Darfour. J'insiste sur le fait qu'elle n'a aucun lien ni avec une ONG ni avec le gouvernement. Elle parle très bien anglais et explique la colère de la population.
Son sentiment général, après avoir voyagé partout dans la région du Darfour, et avoir rencontré des femmes à tous les niveaux et de toutes origines, est qu'elles ne veulent pas d'ingérence étrangère parce qu'elles savent qu'elles sont là pour le pétrole et l'eau – "le pétrole de demain".
Elle m'a expliqué que le Soudan était situé sur le plus grand lac souterrain d'Afrique, ce qui donne les meilleures terres arables. Malgré la désertification, responsable de tant de morts ces dernières années, ce lac ouvre de belles perspectives. Elle m'a raconté que quand Chevron avait été chassé du pays, les cadres de Chevron avaient emporté avec eux toutes les cartes de forages et d'exploration.
Elle pense toujours que les ONG, de concert avec les US, ne s'intéressent au Soudan qu'à cause de l'eau et du pétrole. Elle donne l'exemple de ce qui s'est passé au Congo, en Sierra Leone et dans d'autres pays africains, et elle a la conviction que quand les grandes puissances s'intéressent au continent africain, ce n'est pas avec les meilleures intentions du monde.

Afshin Rattansi: Il ne se passe pas un jour sans qu'on parle de génocide quand on évoque le Darfour dans les médias.

Ali Gunn: les medias occidentaux ont donné une image totalement fausse de la situation à la suite de l'Accord de Paix global. Au Darfour, les populations attendent désespérément que soient prises des mesures à long terme pour faire enfin appliquer les dispositions de cet accord. Certains pensent que de beaucoup de réfugiés ne retourneront jamais dans leur région d'origine.
Les conditions de vie dans les camps sont spartiates, mais c'est propre et les gens savent parfaitement délimiter l'espace qui leur appartient.
Il y a un marché avec des bancs où on vend de la viande et des légumes, avec un restaurant de fortune et de nombreuses rangées de stands. Cela ressemble beaucoup à un souk comme on les voit dans ce genre de pays, où se vendent des produits de base. Les gens que nous avons rencontrés ne souffraient pas de la faim et étaient en assez bonne santé.

Afshin Rattansi: Est-ce que l'argent que génèrent les profits du pétrole sert à la population?

Collette Valentine: Le pétrole est très important au Soudan et vital pour les projets de constructions d'infrastructures du pays.
Ils envisagent de construire des écoles et des centres de soins médicaux. Tout le monde a droit à des soins médicaux gratuits, mais tous les villages n'ont pas de dispensaires et donc, certains doivent se rendre au village voisin.
Il reste encore beaucoup de travail à faire au Soudan. Ce n'est pas une sinécure, c'est sûr, mais seul l'argent du pétrole permettra de faire changer les choses.
J'ai vu comment a commencé la rénovation de la ville de Khartoum. Ils ont de grands projets pour les régions situées sur les rives du Nil Bleu à Karthoum et ça m'a fait penser à Pu Dong à Shanghai où j'ai réalisé des documentaires au cours de la rénovation, il y a une dizaine d'années.
Maha m'a raconté qu'il y avait autrefois un réseau de chemins de fer sur lequel on pouvait régler sa montre mais les sanctions américaines qui ont débuté dans les années 90 l'ont rendu obsolète au fur et à mesure que les pièces servant à réparer les wagons et les locomotives n'existaient plus. Les sanctions US avaient empêché la population de se déplacer.
Mais actuellement, le gouvernement soudanais a fait un marché avec les Chinois qui, selon eux, sont complètement différents des Américains. Ils croient à l'engagement des Chinois, pas à celui des Américains. Les Chinois n'ont pas d'ambition hégémonique.
J'avais bien remarqué que la ville de Khartoum se transformait. Plus tard, quand j'ai rencontré le président, il a dit que la croissance devait toucher tout le Soudan et non pas être seulement limitée à une élite à Khartoum. Les choses avancent et la popularité du président crève le plafond depuis sa mise en accusation par la CPI.
Afshin Rattansi: Y a-t-il des signes de corruption?

Ali Gunn: Les gens disent que le président est un homme humble et modeste et c'est l'impression qu'il donne quand on le voit.
J'étais à l'affût de signes de corruption et de richesse. Le palais présidentiel ressemble à un bâtiment municipal banal dans un pays en voie de développement. Les meubles sont tout ce qu'il y a de plus ordinaire. On nous a expliqué que c'était un homme d'origine modeste qui avait grimpé les échelons de l'armée et était, par là même, vraisemblablement moins préoccupé par le CPI que par la construction de son pays. Il est bien plus populaire depuis les mises en accusation de la CPI.
Ils ont le sentiment que le pays a été montré du doigt à cause de tout ce qui s'est passé dans les pays tout autour.
J'ai constaté qu'on encourageait activement les gens à voter. J'ai expliqué que je travaillais au parlement britannique et j'ai souligné l'importance de s'inscrire sur les listes électorales et les gens comprenaient parfaitement l'importance de voter.
Comme la population en GB, beaucoup de ceux à qui nous avons parlé étaient très méfiants vis-à-vis des responsables politiques. Mais ils pensaient tout de même que les prochaines élections seraient libres et justes.
Collette Valentine: le président savait que la conférence avait lieu mais il ne savait pas dans quels camps nous nous rendions. Les femmes avaient pris soin de ne rien lui dire parce qu'elle avaient conscience que nous recherchions le moindre signe indiquant que nous étions encadrés par des organismes officiels.

Afshin Rattansi: Et l'idée que la CPI a rendu service au président du Soudan?
Collette Valentine: la veille de notre départ, nous avons rencontré le président Al Bashir et son conseiller, le docteur Ghazi Salahuddin Atabani.
Tout ce qu'ils nous ont dit confirmait ce que nous avions entendu sur le terrain. Le président reconnaît que la CPI a augmenté ses chances d'être réélu. Il reconnaît que des viols sont commis au Darfour mais il accuse les organisations humanitaires de mettre de l'huile sur le feu et il souligne l'importation d'armes. I
Il accuse également la tactique britannique colonialiste classique du "diviser pour régner" d'être à l'origine des problèmes au Soudan.
Attabani a déclaré:"

Le Soudan est isolé politiquement; et quand il avait été question, il y a 4 ans déjà, de mises en accusations par la CPI, le président avait proposé de se retirer, d'abdiquer, 16 ans, c'était trop long. Notre politique au National Congress Party (NCP) c'est que nous ne voulons pas d'un "président à vie".

Ils l'ont fait passer pour un voyou mais dans le pays, cela a fait monter en flèche sa popularité … et maintenant le NCP ne peut pas envisager d'autre candidature". D'après mon expérience des officiels occidentaux à Londres, ils bénéficient d'un important dispositif de sécurité. Quand Al Bashir sort de chez lui pour se rendre à des mariages, des enterrements ou à la mosquée, il n'a, semble-t-il aucun service de sécurité. Un de nos délégués s'est rendu à la mosquée et a été stupéfait de le voir là-bas sans gardes du corps.

Afshin Rattansi: dites-nous ce qu'attend le président du Soudan du changement de gouvernement à Washington

Ali Gunn: On nous a attaquées sur les reportages qui avaient été faits sur le Darfour par les médias internationaux car la population ne voyait pas la situation de la même façon que ce qu'on montrait. Ils trouvaient l'occident condescendant vis-à-vis des Soudanais.
Sur Obama, Al Bashir est plus pragmatique. La vieille garde des années Clinton est toujours là – dans les années 90, ils étaient hostiles et ils n'ont pas changé …mais ils ont mis un bémol à leur discours … D'après nous, les Etats-Unis ont été abusés par certains courants sous-jacents. Les gens devraient venir voir ce qui se passe ici par eux-mêmes.
Collette Valentine: le docteur Ghazi a dit qu'il ont de l'espoir en Obama mais ils ne font pas confiance à la clique de Clinton, les Susan Rice et les Samantha Powers.
Poursuivre dans la voie de la CPI serait considéré comme vindicatif et surréaliste … et pourrait bien se traduire par un véritable conflit au Darfour.
Les femmes dans les camps de réfugiés s'efforcent de discuter avec les hommes car elles estiment que le seul espoir de paix et de réconciliation réside dans leur capacité à encourager le pardon.
Elles pensent qu'aucune organisation internationale ne peut persuader les hommes à se réconcilier. Avant que ce conflit ne débute, les aînés des tribus se rencontraient pour régler les rivalités entre les tribus nomades et agricoles. Dans tout le Darfour, les femmes font campagne sur le terrain pour qu'il y ait des pourparlers sur la réconciliation. Cette conférence était la première conférence sur la paix.
Des femmes de toutes les communautés se rassemblent pour inciter chaque femme à engager des discussions sur la réconciliation dans sa propre communauté …
La sécurité faisait également partie des priorités tout comme l'éducation et les soins de santé.
Ali Gunn: A notre retour des camps de réfugiés, nous avons toutes deux été choquées de constater la disparité qu'il y avait entre ce que nous avions vu sur le terrain et ce qui était présenté dans les médias.

Afshin Rattansi a contribué au lancement et au développement de chaînes de télévision et a travaillé dans le journalisme pendant plus de 20 ans, pour la BBC CNN International, Bloomberg News, Al Jazeera Arabic, the Dubai Business Channel, Press TV et le Guardian.

(Et aussi: Afshin Rattansi was born in Cambridge, England in 1968. He has lived in Princeton and Los Angeles in the U.S., Vancouver in Canada, Caracas in Venezuela, Dubai in the U.A.E and Havana, Cuba as well as London in England. After the hurricanes of the nineteen-eighties, he worked on environmental and geopolitical risk for Lloyd’s of London. He has written on literature, politics, fashion, business and current affairs for The Guardian, New Statesman and Society, Plays and Players, The Oldie, Gulf News and many other publications. Most of his life has been spent in journalism: producing programmes for Channel 4 and BBC News and BBC Radio 4’s “Today” programme in the UK. More recently, he has worked on award-winning investigative programmes for the Arabic language station, Al Jazeera. He also helped launch the world’s first 24-hour, developing nation, English-language satellite television news network, based in the Middle East. He was its editor between 1999 and 2001. In 2002, he won a Sony award for his outstanding contribution to international media and journalism).

Darfour, toujours:
Voir: Si je vous dis Afrique …
et: Les enjeux de vilains
Lire aussi: Le Darfour et ses faux amis

Qui veut sauver le Darfour?

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Avertissement:
Tous les billets (en français) sur ce blog sont originaux. Ils ont été rédigés par moi-même, les traductions sont également de mon fait. Les citations qui proviennent d'autres sites sont dûment référencées.
Je suis indignée de voir que certains sites malhonnêtes recopient intégralement mes billets sans renvoyer à mon blog, s'en attribuant la paternité sans vergogne.
Ce n'est certes pas le cas de tous, loin de là, mais mon billet récent comportant la traduction d'un article de Chomsky se retrouve intégralement sur un site qui, si on tape le titre du billet en question, apparaît triomphalement en tête des références sur gogol.
C'est d'autant plus scandaleux que mon billet original, lui, n'y figure pas et que d'autres blogs l'ont repris en donnant la source du plagiaire, ce qui a fait boule de neige.
J'ai tenté de contacter le webmaster, mais il n'a pas répondu.
Je vais voir ce qu'il y a lieu de faire.