Eh oui, jusqu'où iront-ils dans le déni, le mensonge - et l'avilissement d'une classe politique toute entière éclaboussée?
Quelle force les pousse donc à gouverner un pays dans l'autisme le plus total, quelle raison leur fait prendre les décisions qui vont le plus à l'encontre de la population, à l'encontre du simple bon sens, à l'encontre du rôle qu'ils ont accepté de tenir quand ils se sont fait élire dans ce qui était encore naguère une (sorte de) république. Hein?
Et ce n'est pas comme s'ils n'avaient pas une armée de "conseillers" ou de ministres désoeuvrés qui auraient tout loisir de réfléchir et de prendre du recul. Remarque, comme ils ont placé leurs copains partout, il n'est pas impossible qu'ils aient pris des incapables aussi, question qu'ils ne leur fassent pas de l'ombre.
Parce que ces gens-là, s'ils ont une caractéristique, c'est baigner dans l'orgueil. Attention, si tu les traites d'incapables, tu risques le procès pour injures, voire diffamation!
Oui, le peuple de France n'a pas le droit d'émettre une seule critique sur le roitelet et ses bouffons, même s'ils lui font remonter le temps jusqu'au Moyen-âge.
Le peuple de France finit au cachot, voire aux oubliettes, pour crime de lèse-majesté de nos jours.
Le peuple de France n'a qu'à la fermer. Même si tout s'écroule autour de lui par la faute de ces gens-là, de leur suite de bras cassés et de toute leur famille, des fins de race qu'ils exhibent comme un trophée dans les cérémonies officielles, les désignant à la foule comme leurs dauphins.
Oh, pôvre!

Et ce dimanche (7 juin), le peuple de France l'a vraiment fermée.

60% de ceux qui ont (encore?) le droit de voter ont préféré vaquer à d'autres occupations plutôt que de s'en aller prêter allégeance à ces pitres.
C'était la gifle, tout de même, non (12%, en plus, c'est le plein de leur électorat actuel, parce que ceux-là, ils sont vraiment allés voter!)?
Eh bien, il s'en est trouvé pour expliquer que le message du peuple, c'était qu'ils étaient dans la bonne voie, qu'il en redemandait, du tout pareil, et qu'il fallait poursuivre au plus vite et sans plus attendre.
La république prise pour une fille de joie pour faire jouir une oligarchie qui pille ses caisses, s'octroie ses trésors et ses fastes et racle au peuple jusqu'à son dernier sou.
60% d'abstentionnistes.
60% de gens qui leur ont dit:"vous savez ce que vous pouvez en faire de votre Europe à vous? – Alors sans moi!".
Et encore, 60% c'est peu, c'est parce qu'en France, on a encore le réflexe républicain chevillé au corps, alors, on va voter. Je suis sûre qu'il y a un tas de gens qui se sont dit, non je ne PEUX pas ne pas voter et qui se sont choisi quelque pis-aller. (Tiens, si je votais écolo, cette fois-ci? Et puis, ce pauvre Cohn qui a été traité de pédophile, si c'est pas une honte, ça! Et de la part d'un catho, en plus, feraient mieux de regarder ce qui se passe dans leurs paroisses, ceux-là...)

Et tu crois que, dans le poste, ils en auraient parlé de ces 60% criants?
Qu'ils auraient, ne serait-ce qu'invité à la table des petits joueurs présents l'Abstentionniste Inconnu pour le féliciter de ce score historique?
Eh bien non! Ils ne félicitaient pas les 60% qui avaient gagné, ils se prosternaient sur le passage de ceux qui avaient obtenu 12% des voix.

L'UMP (27,71%) a déclaré se réjouir de "l'échec de l'antisarkozysme".
Ah, parce que les 60%, s'ils étaient allés voter, ils auraient évidemment voté pour eux, tellement ils étaient contents du "sarkozysme"!
Non, ils ne sont pas allés voter, mais ils avaient un mot d'excuse: qui était malade, qui était mort la veille, qui avait la communion du petit dernier, d'autres encore étaient de mariage et tout le reste avait eu un empêchement de dernière minute, genre: le feu dans la grange, une tornade force 12, un accouchement prématuré et docteur Quinn qui était injoignable, la sss... y a des moments où on se contrôle pas.
Parce que, sinon, ah que oui, ils seraient allés voter comme un seul humain pour le plus brillant prez qu'ait connu la 3°? 4°? Euh … la République, quoi! Et pour sa coterie.
A moins qu'on ne fasse de l'anti-sarkozysme que quand on vote. Puisque le non-vote, c'est comme s'il n'existait pas.

Attends, parce que tout n'est pas sinistre, il y a les déclarations des uns et des autres qui sont à se taper le … par terre:
D'abord, le porte-parole du gouvernement (j'oublie son nom. J'essaie de ne retenir que l'essentiel) a déclaré :

Les Français attendent dans cette période que l'on se rassemble, que l'on se serre les coudes.
Ceux qui pensaient en faire un référendum anti-Sarkozy se sont trompés. Ce résultat doit nous responsabiliser ".

Tu veux pas te marrer, des fois? Tu t'imagines, le gars qui représente une palanquée de ministres et de sous-secrétaires et de leur suite de mignons, on lui dit de dire: "Il faut que nous, la France, on se serre les coudes et que vous, Français, vous nous souteniez".
Mais soutenir de quoi? Du péril qu'ils font courir en la demeure? Se "serrer les coudes" avec des pillards? Et pourquoi pas se livrer pieds et poings liés, tant qu'ils y sont?
Tu veux pas rire, toi?
Maaalheur! Mais j'aurais honte, moi. Je leur dirais:
"Alors, écoutez les gars, vos messages à la con, vous allez les transmettre vous-mêmes. Parce que là, ça va pas être possible, ils vont s'apercevoir de quelque chose. Ils sont cons, c'est sûr, mais il y a des limites!.
Eh bien non, à l'UMP, on a plus d'orgueil que de fierté.

Revenons aux autres.

Ceux qui étaient également euphoriques, c'étaient les Ecolos.
A juste titre, ceux-là, tout de même. Ils ont explosé. Presque le triple de leur score précédent.
Probablement pas parce que Bayrou a attaqué ce vieux requin de C-B sous la ceinture, ni que quiconque a trouvé quelque intérêt à cette girouette de JB.
Nan! Parce que les ceusses qui ont voulu voter coûte que coûte, ils ont trouvé ceux-là plus comestibles, plus terroir.
Qu'ils en ont marre des décisions de l'UE qui mettent à mal l'environnement, qu'ils ne supportent plus qu'on leur fourgue des trucs pas bons pour la santé et qui détruisent les écosystèmes, l'atmosphère et le reste, simplement parce que les lobbys ont plus l'écoute des technocrates de Bruxelles que les populations en Europe.
Le vote utile, quoi. Et le vote contestataire en sus.
Alors, maintenant, les gars, va falloir que vous nous montriez, que vous l'êtes, écolos.
Ca va pas être simple. Parce que ce n'est pas tout à fait pour ça que vous êtes là, non?
Avec un qui est un professionnel de la politique depuis des décennies et qui fait de l'agitation calculée et l'autre qui y a pris goût, on a des grands doutes sur la motivation environnementale. Mais bon.

Je disais, donc, il y a des trucs qui m'ont fait vraiment marrer.
Eh bien, il y a aussi ça:
La déculottée du PS (16,68% - moitié moins qu'en 2004!).
(Oui, je sais, cela manque de charité chrétienne, mais depuis le temps que je l'attendais celui-là, d'électrochoc!).
Et les déclarations de certains, comme Lang, celui qui aurait bien voulu entrer au gouv, en fanfare, par la grande porte et sous vos applaudissements, tout pareil que son ennemi BK (ces gens-là n'ont pas d'amis), qui a dit: "C'est le fruit amer d'une lutte de clan. Le PS paie le prix d'un anti-sarkozysme primaire."
Eh, non, il ne renonce pas, il attend son heure – qui tarde - et, comme l'infâme Allègre, réitère les allégeances, question de ne pas être oublié. Si ça vaudrait pas un maroquin, ça.
Gardez-moi de mes amis, mes ennemis, je les mets au gouvernement.

Ou Peillon qui, annonce, lucide que c'était une « forme de 21 avril ». Il serait temps d'y réfléchir, non? Parce que le "21 avril" dont il parle, c'était il y a 7 ans.

Mais la palme revient, à tout "seigneur" tout honneur, à la déclaration de la cheffe n°1 du PS.
Ahahah! Tiens, j'en ris encore!
Je te laisse apprécier si tu ne l'as pas entendue:
Elle dit depuis son QG qu'elle a entendu le "message" des électeurs, et elle "le partage" même (tu remarqueras, d'abord qu'il a fallu qu'elle "entende" les "électeurs", parce que les concitoyens dans la rue par millions, et depuis des années, ça ne lui a pas du tout mis la puce à l'oreille, mais alors, pas du tout, ni à ses congénères, d'ailleurs, tout occupés qu'ils étaient à attendre l'appel de Nico ou à chercher à s'allier avec Fanfan le Béarnais) :

"Nous ne sommes pas encore crédibles. Le vote pour les écologistes est un appel. Ce message sur la question environnementale est fort, il est lié à la question sociale. Je prends toute la mesure de la responsabilité du PS. Notre Parti socialiste a souffert de bataille interne, de divisions. Le PS a besoin d'une profonde rénovation, il doit s'ouvrir vers la société.
Unité, rénovation des idées : ce sont les tâches majeures auxquelles nous allons nous atteler dès demain. Les socialistes seront aux côtés des Français qui souffrent…. Il faut garder confiance dans la gauche et dans le PS."

(C'est pas beau, ça, beau comme du Mozart?)
Mais oui, le PS, qui a, enfin, "entendu le message", va s'intéresser à ... l'environnement! (Quelle curieuse idée, s'pas? Et pas du tout opportuniste. Nan, d'ailleurs, le PS va probablement continuer à faire des appels du pied au démocrate Bayrou, et ensemble, ils parleront d'écologie. Probablement …).

Et, puis, tu as bien entendu? Je ré-pè-te: "Les socialistes seront aux côtés des Français qui souffrent".
Ca c'est une sacrée nouveauté! Les socialistes redeviendront … socialistes, en quelque sorte.
Faut revenir aux fondamentaux, coco.
Arrête, tu te fais du mal.
D'ailleurs, le soir même, je ne sais quelle huile du PS a déclaré:

La démocratie nous impose de respecter le choix des électeurs. Mais il faut plus que jamais se battre pour une Europe sociale (…) Il faut nous protéger des forces déchaînées du marché (…) Nous nous battrons pour l'Europe sociale."

Ouille, ouille, j'en ai mal aux côtes!
NON, tu n'as pas la berlue: "nous protéger des forces déchaînées du marché!
Et puis, revoilà … l'Europe sociale! Ding, ding! Celle qu'on te promet depuis des lunes.
Tu te souviens?
1992. Votez pour Maastricht et après, nous, on s'occupe de l'Europe sociale.
Et puis ça:

ConstitutionEuropeenneJospin.jpg

Mais même quand l'Europe était plutôt socialo, il n'avait jamais été question qu'elle soit sociale. Et c'est maintenant en plein déficit de crédibilité, qu'ils nous ressortent la rengaine du social.
Est-ce à dire qu'au PS, les militants seront obligés d'aller à la rencontre de la plèbe, de distribuer des tracts, faire du porte à porte, faire toutes les manifs, et pas seulement les incontournables, celles où il faut être vu pour faire croire qu'on est dans l'opposition?
Oulah, ça va faire mal. Ca ne plaisante plus du tout, au PS.
Nous allons voir ce que nous allons voir.

Qui nous reste? Ah, oui, Bayrou.
Dans les choux. C'est une bonne chose. Au moins, il ne nous la jouera plus rebelle de chez rebelle alors que dès que le courant majoritaire de droite sifflera, il arrivera plus vite que la cavalerie – ou appliquera stricto sensu leurs mots d'ordre, ce qui revient au même.

Bref, que des motifs de satisfaction finalement.

La droite "sarcomateuse" (c'est ce que donne mon correcteur automatique quand j'écris "sarkozyste" – ça ne s'invente pas! Je laisse) dans les abysses, même si elle joue les matamores.
Et une opposition socialiste. Enfin, si l'on en croit les serments d'ivrognes suite à la pâtée électorale. Mais de toute façon, il faut qu'ils se refassent.

Donc, tous ceux qui nous ont poussés à voter oui à leur Europe et qui nous ont fourgué leur traité "allégé", ont le bonjour (muet) des non-votants.

Là où les écolos ont fait fort, c'est qu'ils ont mélangé les oui et les non (CB et JB). Cela donnait moins mauvaise conscience à l'électeur qui s'était fait voler son vote, peut-être.

Alors, tu vas me dire: mais tu n'en oublies pas, là-dedans?
Patience, j'y arrive!

Ceux qui ont carrément milité pour le NON et qui finalement se la sont jouée perso.
Alors, je n'ai pas voulu décourager les bonnes volontés de ce côté-là et je me suis tue avant les élections.
Mais voilà.
Résultat des courses: 5% d'un côté, 5 et des poussières de l'autre. Pas de quoi pavoiser.
Là encore, va falloir se poser de sacrées questions. Et d'abord, demander aux militants d'arrêter de s'invectiver ou / et s'étriper pour des appareils qui font des plans sur la comète sans eux.
Cette mascarade du chapelet de reproches à l'autre a assez duré. Et tout ça pour récupérer 5% des voix chacun, et un nombre ridicule de sièges au parlement (enfin, pour ceux qui croient que c'est important).
Je rappelle toutefois, que, cette fois-ci, il n'y a pas le trublion de Bové pour diviser la "gauche de gauche" (Même que si on veut siéger, vaut mieux s'allier avec les libéraux, mais c'est une autre affaire).
Et donc, ils nous ont refait le coup de 2007, chacun s'en va de son côté et celui qui gagne fera venir l'autre sur SON terrain.
(On voit tout de suite que la stratégie des chefs est payante. A 5-5, on n'est pas loin du match nul. Très nul).
A l'époque, donc, la LCR, qui commençait à sentir un mouvement vers elle (4% aux présidentielles) a voulu compter à nouveau ses adeptes aux législatives. Perdu. 2, 05% aux législatives.

Le PC (1,93% aux présidentielles; 4,45 législatives), lui, pas mieux.
A l'issue des présidentielles, souvenez-vous, tout était essentiellement de la faute à Bové et ses 1,30% d'électeurs.
Nous, à gauche, on peut se flatter de ne pas fricoter avec la droite: même nos ennemis jurés sont à gauche!

Nouvelle donne.
Arrive Mélenchon, d'un pas de sénateur, qui a fini par laisser tomber le PS (sans doute pur hasard ou spontanéité).
Et quasiment aussitôt, alliance PC- PG, qui dit "voyez, nous, on s'allie, on n'a pas peur, c'est le NPA qui veut pas"!".
Oui, sauf que.
Bonjour l'alliance: le PC, entre 3 et 5% d'électeurs et le PG …aucun!
Evidemment, de quoi poser des conditions fermes pour un éventuel ralliement.
En plus, l'un, transfuge du PS prêt à retourner dans son giron pour quelques hochets et le PC qui a toujours fait alliance avec le PS au bout du compte, pour la même raison. Pas rancunier, le PC, qui a fini à une poignée de fidèles par la grâce de ces fourbes du PS.
Autre chose, non négligeable: les leaders du PG et du PC ont TOUS DEUX été ministres. On l'oublie.
L'une était ministre de la Jeunesse et des Sports de 1997 à 2002, l'autre fut, de mars 2000 à mai 2002, ministre délégué à l'Enseignement professionnel du gouvernement Jospin, où, mais plus personne n'en parle, il a eu affaire à une longue contestation des enseignants des Lycées Professionnels, à cause d'une réforme libérale qu'il avait concoctée ou portée sur ses épaules.
Eh oui, faites ce que je vous promets, pas comme je fais ensuite.
Peut-on, décemment, faire confiance à ces deux personnages qui, malgré les dérives libérales de Jospin, malgré la signature du traité de Nice, en février 2001 (traité qui avait tout faux, si on écoute les ouistes), n'ont pas pour autant claqué la porte avec fracas?
C'est un peu pour cela, peut-être que le NPA est peu chaud pour danser le tango avec ces danseurs-là.
Le NPA, à qui on peut aussi reprocher des trucs, certes. Mais là, je parle de vécu récent et incontournable – pas de vagues suppositions.

Moi, j'ai un défaut; je suis rancunière. Et si je n'oublie pas, je n'oublie pas.
Il n'y a pas besoin de se raccrocher à des vieux événements poussiéreux. Suffit de voir ce qui s'est passé récemment.
Ils nous prennent tous pour des billes.
Et je trouve dérisoire ces querelles de la base. Elle a quoi à gagner la base de toutes ces embrouilles politiciennes?
Et puis le PC, la LCR et le PRG disaient, il y a peu, et d'une seule voix: cette Europe là, on n'en veut pas!

Non-europe-www.jpg
Souviens-toi, camarade!

Alors, pourquoi donc ne pas être cohérents jusqu'au bout et dire: ''désolés, on ne pourra pas la faire changer de l'intérieur. Alors, on n'y va pas aux élections. Cette Europe-là, on la combattra, comme en 2005. Pied à pied, rue après rue. On repensera l'Europe, et la France, et le Monde, puisqu'on y est. Mais aller siéger dans ce gouffre financier qui ne sert qu'à placer des notables, non, ça jamais!''

Alors, moi, je dis:

Et si on changeait les chevaux et qu'on prenne des chevaux frais?

Parce que ces gens pour qui on nous demande de voter, ils ont plein de casquettes: ils (et elles, bien sûr) sont ministres, maires, présidents de quelque chose (conseil général, régional), députés, sénateurs, que sais-je encore.
Il y en a même qui dans leurs heures "perdues", travaillent pour des intérêts privés. Ca c'est l'UMP qui a décidé que ce n'était pas incompatible. Et comme on n'est plus à une ignominie près, ça passe …

Et finalement, ces professionnels de la politique, comme ils ne peuvent pas être partout à la fois, eh bien, ils ne sont nulle part.
Tu les crois à Bruxelles? Pouvaient pas venir: ils étaient dans leur "circonscription". Oh, pas à rencontrer la plèbe, ça non.
Et le fric de ceux qui produisent et qui bossent va à ceux qui se la coulent douce et qui votent des lois pour encore plus de sévérité pour ces fainéants de travailleurs, de chômeurs et de rémistes.

Conclusion? Eh bien cette claque monumentale que le peuple a donnée à l'ensemble de la classe politique, il faut qu'elle serve à quelque chose.
Nous avons la main.
Les cartes ont été distribuées.
Il faut les abattre maintenant.

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Ca n'a (presque) rien à voir mais suite à la mort du dictateur Bongo, voici, abrégé, le communiqué de l'Elysée:

C'est un grand et fidèle ami de la France qui nous a quittés, une haute figure de l'Afrique et un chef d'Etat qui avait su gagner l'estime et le respect de l'ensemble de ses pairs, notamment par ses nombreuses initiatives en faveur de la paix sur le continent africain.
(…) Le président de la République adresse, en son nom et au nom du peuple français, toute sa compassion et sa profonde sympathie à la famille et aux proches …. , ainsi qu'au peuple gabonais.
Il tient à les assurer que la France, fidèle à sa longue relation d'amitié, demeure, dans cette épreuve, aux cotés du Gabon, de ses institutions et de son peuple.

Eh, oui, on rend hommage à ses pairs. Et on a les alliances qu'on mérite.
Celui qui arrosait généreusement avec l'argent piqué à son peuple la classe politique française depuis 40 ans était accusé dans son pays de corruption, de népotisme, de trucage et tout ce qui va avec.
D'autre part, un juge d'instruction de Paris est en train de mettre son nez dans les avoirs en France de trois chefs d'Etat africain dont Omar Bongo (qui doit s'en battre l'œil aujourd'hui, m'enfin).
Immensément riche, grâce à l'argent du pétrole, entre autres, Bongo était fort courtisé en France. Et, contrairement à ce que dit le communiqué de l'Elysée, "la France" se contrefichait complètement que son peuple vive dans la misère pendant qu'une élite (dont des Français) prospérait à ses dépens.

Alors, les hommages, pas en mon nom, siouplé!