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Le leurre: la bonne bouille du paysan bio

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Le groupe Whole Foods n'est-il qu'une de ces entreprises malfaisantes de plus?

Malgré un concept apparemment novateur, Whole Foods est en fait une entreprise farouchement déterminée à empêcher que ses employés adhèrent à un syndicat. Whole Foods Market est une chaîne de distribution largement rentable dont les performances dépassent de loin celles de ses concurrents mais qui jouit parallèlement de la réputation d'être une entreprise engagée dans la justice sociale et la conscience environnementale.
Sa clientèle est non seulement séduite par son éventail vivement éclairé de fruits et légumes, de viande bio et de plats cuisinés délicieux (et sains), mais également par l'idée que le simple fait de se servir à Whole Foods contribue à changer la planète.
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Des légumes plus vrais que nature et éclairés comme des tableaux de maîtres

En 2007, Whole Foods lançait son "label Whole Foods", qui certifie que l'objectif de la société est de servir la cause du commerce équitable – en pratiquant des hausses de salaires et de prix à destination des producteurs des pays pauvres et en encourageant la protection de l'environnement.
En outre, Whole Foods a annoncé qu'1% des recettes sera reversé à sa fondation Whole Planet, qui offre aux entrepreneurs des pays en voie de développement la possibilité de contracter des micro-crédits.
Parallèlement, la fondation "Animal Compassion" de la compagnie a pour but d'améliorer les conditions des animaux d'élevage.
De même, les magasins organisent des "Journées 5%" où 5% de la recette est reversée à un organisme à but non lucratif, dans le domaine de l'éducation, par exemple.
Whole Foods est également connu pour avoir laissé tomber le modèle traditionnel de gestion d'entreprise, lui préférant les prises de décision décentralisées, présentées comme l'application de la démocratie dans l'entreprise. Il n'y a pas de services distincts à Whole Foods, seulement des "équipes" d'employés. Et les cadres de direction n'ont pas de titre particulier, on parle simplement de "chefs d'équipes" et d'"assistants". La compagnie ne dit pas qu'elle a des "employés", mais des "co-équipiers" qui se réunissent régulièrement pour prendre des décisions sur tout, depuis le choix des fournisseurs locaux jusqu'à l'embauche d'un nouveau membre. En général, la compagnie s'efforce d'établir un consensus au cours de ces réunions où les employés se creusent la tête pour trouver de nouveaux moyens d'augmenter la productivité. Et les nouvelles recrues doivent être co-optées par au moins deux tiers des voix.
Le règlement sur la tenue vestimentaire autorise les piercings au nez, les tatouages visibles, la crête iroquoise et d'autres expressions de la personnalité qui contribuent à afficher l'image que veut donner l'entreprise du "bonheur" qu'éprouve son personnel relativement jeune à y travailler. Chaque équipe doit se rendre régulièrement dans les exploitations agricoles locales ou d'autres entreprises pour apprendre à mieux servir la clientèle. Quand un co-équipier a fourni des efforts particuliers, le chef de l'équipe lui remet un bon qui lui permet de participer à une tombola en ligne où il peut gagner des chèques cadeaux. Quand un membre de l'équipe est licencié, on appelle cela une "séparation".
Malgré cette décentralisation, cette "culture unique" que l'on doit aux inconditionnels de Whole Foods porte le sceau de John Mackey, cofondateur et PDG du groupe, qui déclarait en 1992, un an avant l'ouverture de Whole Foods: "Nous sommes en train de créer une société qui s'appuie sur l'amour et non pas sur la crainte".
Cet ancien hippie affiche son aversion pour le costume-cravate - en assistant aux réunions en short et chaussures de sport – et impose à la fin d'une réunion que chaque participant fasse une remarque gentille aux autres individuellement, une sorte de tour de table de "témoignages d'admiration".
Mais sous ce vernis de tolérance, se cache une toute autre réalité.
Ainsi, si Mackey est devenu multimillionnaire, le salaire horaire de ses employés stagne entre 8 et 13 dollars depuis une vingtaine d'années. Avec un turnover annuel de 25%, l'immense majorité des employés ne reste pas plus de 4 ans et donc n'acquiert jamais suffisamment d'ancienneté pour prétendre à une augmentation de salaire. Les employés de Whole Foods sont donc plus jeunes que ceux des concurrents, et c'est bien là le but.
Mais un autre secret de la réussite de Whole Foods, ce sont les prix scandaleusement élevés. Quand Wal-Mart a lancé ses propres produits bio l'an dernier, Michael Besancon, le responsable régional du secteur sud-ouest de Whole Foods ricanait à l'idée que Wal-Mart pouvait représenter un concurrent sérieux. "Rien au monde ne pourra nous faire gagner la bataille des prix avec Wal-Mart", a-t-il dit dans une interview au Rocky Mountain News. "Je suis un peu plus malin que ça".
Whole Foods cible, au contraire, une clientèle plus aisée prête à payer bien plus cher des produits de meilleure qualité. Alors que les bénéfices d'une chaîne de distribution moyenne s'élèvent en général à 1%, Whole Foods a réussi à maintenir une marge bénéficiaire de 3% pendant les 14 années qui ont suivi son lancement en 1992.
Après être tombées à 1% au cours de la récession de la fin 2008, les marges sont à nouveau en hausse.
En fait, Mackey n'est pas un progressiste, mais plutôt un libertarien autoproclamé dans la tradition du Cato Institute. Et il allie à cela une forte dose de paternalisme vis-à-vis de ses employés.
Dans un discours qu'il a prononcé devant ses collègues en 2004, Mackey leur a confié le seul problème qu'il rencontre en tant que patron de Whole Foods:

"j'ai cofondé cette entreprise, et donc, je suis un peu l'image du père à Whole Foods. Je suis ce père riche, et tout le monde me dit: 'papa, papa, on peut avoir ça, ça et ça aussi'. Je suis alors soit le père gentil et généreux, soit le méchant père près de ses sous qui dit non".

Maniant la carotte et un gros bâton, Mackey a réussi en 2004 à "convaincre" les employés du groupe de voter en faveur de la détérioration de leur propre assurance maladie en acceptant de passer à un programme de couverture santé soi-disant adapté aux besoins du client (jargon de patron pour désigner ces programmes de compte sur livret avec une franchise élevée pour moins de prestations), et qui sont privilégiés par les entreprises qui cherchent à réduire les coûts salariaux à tout prix.
Mackey, au cours de ce même discours, a expliqué aux autres chefs d'entreprises:

"si vous voulez mettre sur pied un de ces programmes d'assurance maladie, je vous conseille vivement de ne pas le proposer comme un choix parmi d'autres, mais d'en faire la seule option".

Mackey n'a, certes, pas connu que des succès. En 2007, il était la risée de tous après la révélation qu'il avait participé sur Internet à des forums de discussion sur l'économie sous le pseudo de "rahodeb" entre 1999 et 2006.
Pendant 7 ans, il avait éreinté ses concurrents – y compris la chaîne Wild Oats que Mackey avait rachetée plus tard pour la rajouter à l'empire Whole Foods.
(…)
Empêcher ses employés de se syndiquer a toujours été une des priorités de Mackey, et la compagnie a jusqu'à présent bien réussi à réprimer toute tentative. L'offensive la plus notoire de la compagnie contre les droits des travailleurs à se syndiquer, c'est peut-être celle qui a eu lieu à Madison, Wisconsin, en 2002 – où une majorité de travailleurs avait voté en faveur de la création d'un syndicat. Whole Foods avait alors consacré son énergie tout au long de l'année suivante à supprimer ou reporter les séances de négociations – sachant qu'au bout d'un an, ils pouvaient, selon la loi, organiser de nouvelles élections pour révoquer le syndicat. Ce qui fut fait.
A la simple mention du mot "syndicat", Whole Foods voit rouge. Même quand les membres d'"United Farm Workers" (syndicat d'agriculteurs) sont venus manifester devant un magasin Whole Foods à Austin (Texas), où se trouvent les bureaux de Mackey, la compagnie a appelé la police et les a fait arrêter pour avoir commis le "crime" de distribuer des tracts où ils expliquaient les raisons de leur boycott du raisin.
Et le magazine Mother Jones publiait récemment un article disant: "Une note interne de Whole Foods recense les 'six objectifs stratégiques que doit atteindre Whole Foods Market d'ici 2013', parmi lesquels: que la compagnie reste à 100% non syndiquée".
En janvier dernier, Mackey lançait une offensive au niveau national contre la syndicalisation au cas (improbable) où le nouveau président Barack Obama envisagerait de faire adopter en priorité la loi "*Employee Free Choice Act", qui donnerait aux travailleurs la possibilité de se syndiquer si la majorité du personnel d'une compagnie signe une fiche pour accepter d'être représenté par un syndicat. Bien que l'adhésion à un syndicat soit une procédure normale dans beaucoup de pays, Mackey a déclaré au Washington Post qu'elle "viole un principe fondamental de la démocratie" et a juré de lutter contre l'adoption d'une telle loi aux Etats-Unis.

"Avec ces armes", avance Mackey, "on va voir déferler une énorme vague de syndicalisations aux US et cela va allumer la guerre entre les entreprises ". Je ne pense pas que ce serait une bonne chose".
"Les travailleurs ne veulent plus se syndiquer", prétend Mackey, contredisant tous les sondages effectués récemment, "s'il y a si peu de compagnies où les gens sont syndiqués, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas eu de tentatives de faites par les syndicats, mais parce que ceux-ci perdent les élections – les travailleurs ne souhaitant plus être représentés par des syndicats. Je n'ai pas le sentiment que la situation soit pire pour les travailleurs aujourd'hui".

La campagne nationale de Whole Foods demandait aux travailleurs de participer à un "stage de sensibilisation aux syndicats". A ces réunions, selon ce qu'ont rapporté les employés de Whole Foods qui y ont assisté, les directeurs des magasins ont déclaré que "les syndicats sont des organisations hypocrites et attirées par l'argent, prêtes à dire ou faire pratiquement n'importe quoi pour 's'infiltrer' et user de la coercition pour imposer aux travailleurs d'adhérer."
> "Si on en croit la direction des magasins", racontent les salariés, "depuis le milieu des années 80, les syndicats seraient en perte de vitesse parce que d'après la 'théorie' de Whole Foods, les lois des états et fédérales faites pour protéger les droits des travailleurs ont rendu caduc le besoin de se syndiquer dans la majorité des secteurs industriels (et en particulier pour la chaîne Whole Foods) … Pas besoin de mettre à mal cette grande 'culture' qui deviendrait peau de chagrin pour finir par disparaître définitivement si la compagnie acceptait la présence de syndicats".
Quand des rumeurs ont commencé à circuler qu'une vague d'adhésions se tramait peut-être à San Francisco, la compagnie a pris des mesures immédiates – parmi lesquelles organiser des "réunions de redynamisation" obligatoires pour faire changer d'avis les employés.
Mais les dirigeants de la compagnie n'ont pas su répondre aux griefs du personnel qui se plaignait de ne pas avoir eu d'augmentation de salaire depuis plus de deux ans parfois parce que les chefs d'équipe avaient oublié d'organiser des réunions pour discuter des conditions de travail - réunions qu'ils appellent "job dialogue" (communément appelées "évaluation des performances" dans le jargon des entreprises).
Il fut un temps, il y a des dizaines d'années en arrière, où le libéralisme reposait entre autres sur la défense systématique du droit à la négociation collective.
Cette tradition libérale a été enterrée par le programme néolibéral d'économie de marché au cours de ces trente dernières années, permettant à des compagnies comme Whole Foods de se poser en progressistes alors que leurs stratégies s'appuient sur la violation des droits fondamentaux du citoyen - celui de se syndiquer et de participer aux négociations collectives. Et en réalité, Whole Foods a profité de son aura progressiste pour absorber les petits concurrents et devenir un géant de la distribution.
Dernièrement, le Texas Observer expliquait:

" les gens achètent à Whole Foods non pas seulement parce qu'ils vendent des produits bio, mais parce qu'ils affirment gérer leur entreprise en respectant les collectivités, l'environnement, et la "planète entière", comme le dit leur slogan. En réalité, Whole Foods est devenu boulimique ces dernières années, engloutissant ses rivaux dans tout le pays. Cette expansion est rendue possible par des pratiques simples et lucratives: des prix élevés et des bas salaires ".

Et en effet Whole Foods est actuellement deuxième après Wal-Mart sur la liste des géants de la distribution qui ne permettent pas à leurs employés de se syndiquer.
La clientèle fidèle de Whole Foods serait certainement, en majorité, scandalisée – et devrait l'être – par ce rapprochement.

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"*Employee Free Choice Act":
Ce projet de loi comporte trois articles essentiels. Deux sont très contraignants pour les entreprises - obligation de se soumettre à une commission d'arbitrage en cas de désaccord entre direction et délégués syndicaux, durcissement des sanctions contre un employeur coupable de discrimination envers un salarié syndiqué - mais c'est le troisième qui déchaîne pour le moment les passions. Il prévoit que le vote de la majorité des salariés à bulletin secret, nécessaire à la création d'un syndicat, soit remplacé par une procédure publique (le « card check » ) qui consiste simplement à faire signer au salarié une carte autorisant le syndicat à le représenter.
Les lobbies patronaux crient au déni de démocratie et dénoncent les futures pressions des syndicats sur les employés (parce que, évidemment, les patrons, eux, n'y ont même jamais songé).
Pour les partisans du texte, en revanche, cette disposition mettrait un terme aux méthodes d'intimidation de nombreux employeurs dès qu'un syndicat vient faire campagne chez eux.
Il n'y a pas que chez Wal-Mart que les salariés doivent alors subir des séances de propagande antisyndicale. Selon l'AFL-CIO, ces méthodes sont fréquentes, de même que l'espionnage ou le chantage au dépôt de bilan.
Lire la suite ici.

Complément d'infos:

L'EFCA est une loi vitale pour l'avenir des syndicats, que les patrons veulent éliminer.
Les grandes compagnies crient à la fin du monde (Armageddon, quand même!), à la mort de la démocratie car elles craignent le grand retour des syndicats, avec, à la clé, des salaires et une assurance maladie plus élevés.
Certains patrons disent qu'avec l'afflux des adhésions, les syndicats vont avoir plein de pognon et arroser les Démocrates (comme ils le font traditionnellement), ce qui marquerait la fin du Parti Républicain. Ah, les outrances ne manquent pas pour garder les rênes (un grand patron a dit: "Nous voulons conduire nous-mêmes et nous ne donnerons le volant à personne d'autre")!
Certains élus disent, comme les patrons, qu'il vaut mieux attendre une reprise de l'activité (évidemment, on renfloue les entreprises avec les sous des travailleurs alors, il ne reste plus rien pour ces derniers, ils attendront bien la saint glinglin, hein?).
Cependant, quelques bémols: dans cette affaire, on est aux Etats-Unis, les salariés n'ont pas vraiment le choix du syndicat auquel ils veulent adhérer.
Un peu comme si en France, on était tous à la CFDT ...
Autre point, si j'ai bien compris, le syndicat qui prendra en charge les salariés discutera au niveau national et ne prendra pas en compte les particularités régionales ou locales.
C'est mieux que rien, mais les salariés sont tout de même bien encadrés.

A lire aussi, la lutte des grandes entreprises contre le projet de loi: Quand Wal-Mart fourbit ses armes contre Barack Obama (01/08/2008)

Les 100 jours d’Obama: le changement est encore à venir

Soutien à cette loi des syndicats, évidemment, soutien de la presse libérale (progressiste), soutien d'Obama, et soutien massif de la population (77% seraient pour). Et également un soutien inattendu de trente rabbins qui ont signé une lettre ouverte en sa faveur.
Pendant ce temps-là, les "élus" du Congrès se font tirer l'oreille. Dont certains qui avaient été favorables à la loi, estimant que ce n'est pas le moment de mettre les salariés dans les pattes des patrons, avec tous les soucis qu'ils ont par ailleurs (comme préserver leurs primes et leurs bénéfices en jetant à la rue lesdits salariés).

Un cas à part: les employés de Starbucks, une de ces multinationales prédatrices qui avance masquée derrière le "commerce équitable", se sont organisés, choisissant leur syndicat eux-mêmes.

Can Labor Revive the American Dream? (les syndicats peuvent ils ressusciter le Rêve Américain?)

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Le bio et le commerce équitable
Le bio et le commerce équitable ne changeront pas la planète: ils ne font que renforcer le pouvoir des élites tout en leur donnant une aura de philanthropie et de "bien pensance", et aux clients l'impression qu'ils font œuvre utile seulement avec leurs sonnantes et trébuchantes.
Ca, les "miles", l'empreinte carbone, sont tous du replâtrage de jambe de bois. Les partis politiques font semblant de s'intéresser aux problèmes environnementaux tout en prenant bien soin de ne rien changer.
Inconscience? Manque de courage devant l'étendue de la tâche? Indifférence? Ou choix électoraliste? Tout cela à la fois et bien d'autres encore.
Le capitalisme et la préservation de la planète sont, on le voit bien, complètement antinomiques.
L'agriculture intensive d'un côté et l'agriculture bio de l'autre: il n'y a pas de place pour tout le monde dans son propre pays.
Alors, on va aller piller les autres. Imposer ses règles, les règles du marché. Pendant que les autochtones, eux, crèveront de faim en emballant ces beaux produits d'exportation qu'ils auront été contraints de cultiver avec amour en utilisant leur eau et leurs meilleures terres.
Quant au commerce équitable, c'est toujours le même problème de la charité. On a ses bons pauvres auxquels on donne une aumône supplémentaire s'ils ont bien travaillé, s'ils sont méritants et si les affaires sont prospères. Evidemment, quand la demande baisse, ou quand la récolte n'a pas été à la hauteur des exigences des nantis occidentaux, on leur dit qu'on reverra ça l'année prochaine.
Merci bien, mais, désolé, mes clients ne veulent pas de ça (comme dans la célèbre pub pour le café)

Préservation de l'environnement
Les industries automobiles sont en difficulté. Tiens, si on en profitait donc pour repenser les transports? Construire à la place des véhicules pour les transports en commun, organiser le co-voiturage, désengorger les villes … Enfin, tous ces trucs qui permettraient de réduire la consommation de pétrole, et par là même, les émissions de CO2?
Même pas en rêve!
Non, on va aider ces pauvres entreprises à relever la tête. Et on va rajouter une ou deux autoroutes pour bien faire. Et supprimer quelques gares de proximité par la même occasion. Pas rentables, disent les capitalistes.
Les écolos qui se présentent aux élections européennes, ils en parlent de ça?

Et il ne faut pas se leurrer: quand il n'y aura plus de pétrole pour tout le monde, celui-ci ne sera plus réservé qu'aux élites qui se seront bien gardées de gérer la consommation et de préserver l'environnement.
L'écocapitalisme: à part quelques mesurettes pour faire semblant, le magasin reste ouvert pendant le ravalement de façade.
Connsommez, consommez, on en tirera toujours quelque chose.

Egalement sur ce blog: Le bobo, le bio et le réchauffement climatique

Les cultures bio n'empêchent pas les violations des droits des travailleurs
The Ugly Truth Behind Organic Food - May 14, 2009.

(les illustrations, prises sur des sites de pub pour WF, ont été ajoutées pour donner une idée)