On nous ment, on les spolie
Par emcee le samedi 14 mars 2009, 23:58 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Et si on parlait sérieusement du DARFOUR?
Les guerres en Afrique nous sont présentées comme des guerres tribales,
ethniques ou de religion (rien de mieux, d'ailleurs, que l'Islam pour faire
frétiller et partir en croisade les foules occidentales). Affaires entre
barbares, quoi.
Pourtant, il suffit de gratter un peu la surface pour trouver toujours les
mêmes aux manettes: les grandes puissances occidentales et leurs
marionnettistes, les multinationales. Bien épaulées par leurs idiots utiles:
ceux qui sont sur le terrain sous couvert de "charité" et ceux qui ne ménagent
pas leurs efforts pour se jeter sur le devant de la scène et sur les micros
largement complaisants pour haranguer les foules.
Un ballet bien orchestré avec toujours les mêmes enjeux en coulisses: les
ressources naturelles, les bases stratégiques et, évidemment, les profits
colossaux.
Si vous ne me croyez pas, faites donc la liste des guerres et conflits dans
le monde. Juste pour voir.
Après le mandat d'arrêt international lancé contre Omar Al-Bashir, le président
soudanais, il y a lieu de s'interroger pourquoi celui-là plutôt qu'un autre.
Parce qu'en matière d'auteurs de massacres à grande échelle, il y en a bien
quelques-uns qui lui en remontreraient, non?
Mais, non, la CPI, c'est celui-là qu'elle s'est choisi. Il faut dire qu'il a le
faciès de l'emploi: noir, musulman et arabe. Tout dans le même colis.
Même dans nos rêves les plus fous, on ne pouvait pas mieux rêver comme
épouvantail.
Encore que noir, il faut pas trop le dire, sinon l'argumentation branle un
peu.
Alors, plutôt que de soutenir telle ou telle doctrine, faites-vous donc une
opinion par vous-même. Ici.
Voici, à contre courant des thèses officielles qu'on nous vend si bien, un
article de Keith Harmon Snow, Africom’s Covert War in
Sudan, publié le 6 mars 2009 dans Dissident
Voice
La guerre secrète d'Africom au Soudan
J'ai reçu récemment un coup de téléphone d'un Australien qui m'a expliqué
qu'il enquêtait pour le compte du procureur de la Cour Pénale Internationale
(CPI) à la Haye, aux Pays Bas. L'enquêteur et son collègue avaient lu mon livre
("Merchant’s of Death: Exposing Corporate Financed Holocaust in Africa” )
et voulaient que je leur donne davantage d'informations sur les seigneurs de
guerre responsables des massacres de Bogoro au Congo que j'avais brièvement
décrits dans mon livre.
Au bout de quelques semaines d'échanges où je reprenais mes notes et les photos
que j'avais, pour rassembler les informations en ma possession, je leur ai
envoyé un mail au moment même où il était prévu qu'ils recevraient de ma part
une brève documentation sur l'affaire en question (qui, m'avaient-ils assuré,
"avait soulevé beaucoup d'intérêt" à la CPI).
Je leur ai alors avoué que je n'étais plus sûr qu'il soit éthiquement correct
de ma part de collaborer avec une cour de justice internationale qui ne
poursuivait que des noirs africains.
J'ai fait part de mes inquiétudes pour "Sandrine", une jeune fille
dont je parlais dans mon livre qui avait livré les noms de chefs de guerre, les
dates des exécutions, et qui avait, elle-même, manié la machette au cours d'un
massacre ethnique et avait été violée par des miliciens.
Je leur ai fait remarquer que les témoins cités à comparaître devant le
Tribunal pénal international pour le Rwanda avaient été assassinés ou
avaient disparu mystérieusement, précisé que j'avais conscience de l'injustice
qu'avaient constituée les Tribunaux pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda, et
exprimé ma consternation devant la ligne que la CPI avait choisie.
Je leur ai dit que je ne pouvais pas en conscience collaborer avec eux si la
CPI n'arrêtait pas les criminels de guerre en col blanc qui s'égayaient en
toute liberté aux quatre coins de la planète.
J'ai compris que j'avais pris la bonne décision quand j'ai appris qu'ils
avaient à nouveau porté des accusations contre un noir, et arabe, avec ça.
C'était un choix d'orientation fort stupide, faisait remarquer quelqu'un.
Le 4 mars 2009, le procureur général de la CPI annonçait qu'ils avaient enfin
pris la décision de poursuivre al-Bashir, le président arabe du Soudan, une
inculpation que la cour avait longtemps menacé de mettre à exécution, et une
première à l'encontre un chef d'état en exercice.
Dans la même période, des "pirates" somaliens au large de l'Afrique orientale
libéraient un navire ukrainien immatriculé au Panama, avec un équipage
ukrainien et sous pavillon du Belize. Le cargo, qui transportait des tanks, des
roquettes et des munitions destinées au Darfour, appartient à Vadim Alperin,
'homme d'affaires" israélien, et agent du Mossad reconnu.
Il est difficile de comprendre ce qui se passe au Darfour – surtout si on part
de l'idée qu'il s'agit d'un "génocide" unilatéral commis actuellement
par des Arabes sur des Noirs par le régime d'al-Bashir – mais ainsi va la
propagande de l'establishment. La véritable version de l'histoire est bien plus
longue et bien plus complexe que cela, et tourne autour de personnages plus ou
moins connus mais troubles.
Ce qui suit est un résumé bref mais imparfait des réalités géopolitiques bien
plus profondes qui sous-tendent la lutte pour le Soudan.
La politique de crimes de guerre
En préambule, je dirai que la CPI peut désormais être considérée comme un
agent de la politique étrangère hégémonique des Etats-Unis, où les armes
employées par les USA et leurs alliés peuvent aller jusqu'à des accusations ou
des poursuites pour violations des droits humains, crimes de guerre et crimes
contre l'humanité.
Pour comprendre cela, il faut se demander pourquoi aucun Blanc n'a encore
jamais été déféré, pour ces crimes-là ou d'autres, devant la CPI, qui a, à ce
jour, déjà fait incarcérer cinq "seigneurs de la guerre" noirs africains et
compte mettre sous les verrous et juger un autre Noir, arabe, de surcroît, Omar
Bashir.
Pourquoi donc George Bush n'a-t-il pas été poursuivi? Et Donald Rumsfeld? Et
Dick Cheney? Et Henry Kissinger? Et Ehud Olmert? Et Tony Blair? Et Vadim
Alperin? Et John Bredenkamp?
Juste après l'annonce que la CPI, ayant retenu 7 chefs d'inculpation,
poursuivait al-Bashir pour crimes de guerre, était aussitôt diffusé un
communiqué par tous les médias occidentaux, entrant dans chaque foyer aux
Etats-Unis avant la fin de la journée, que le président Bashir ordonnait
l'expulsion de dix ONG internationales sur place au Darfour qui prétendaient
agir par pur souci "humanitaire".
Ce qui n'a été dit nulle part dans la presse anglophone, c'est que les
Etats-Unis viennent d'intensifier les opérations militaires actuelles pour
s'assurer le contrôle du Soudan et de ses ressources: le pétrole, le cuivre,
l'or, l'uranium, les terres fertiles pour planter de la canne à sucre et de la
gomme arabique (indispensable à Coca, Pepsi et à Ben & Jerry’s).
Cette guerre se joue sur le terrain au Darfour par l'intermédiaire de
soi-disant ONG "humanitaires", de sociétés paramilitaires privées, d'opérations
de "maintien de la paix" et d'opérations militaires secrètes soutenues par les
US et ses proches alliés.
Cependant cette guerre des Etats-Unis destinée à prendre le contrôle du Soudan
a toujours tourné autour d'opérations "humanitaires" (présentées comme étant
neutres et uniquement soucieuses de protéger les vies de personnes innocentes)
qui fournissent souvent une couverture à des activités et des interventions
clandestines en vue de déstabiliser le régime.
Il faut que les Américains prennent conscience que le choix du gouvernement
d'Obama d'intensifier cette guerre pour placer le Soudan sous contrôle des
Etats-Unis s'inscrit en droite ligne du programme permanent établi à la fois
par les Républicains et les Démocrates sur les guerres à mener dans le
monde.
La déstabilisation actuelle du Soudan reflète la guérilla clandestine illégale
qui avait été menée au Rwanda (également lancée et armée depuis l'Ouganda entre
octobre 1990 et juillet 94). Les Forces Armées Rwandaises
(appelées alors "Armée Patriotique Rwandaise"), dirigées par le commandant en
chef Paul Kagamé, atteignaient ainsi l'objectif des US de réaliser un coup
d'état au Rwanda grâce à cette campagne, et le président Paul Kagamé est devenu
depuis un interlocuteur privilégié dans le conflit obscur qui a actuellement
lieu au Darfour, Soudan.
Au cours du mandat présidentiel de George Bush, le gouvernement américain
faisait partie de l'appareil des services secrets du gouvernement soudanais. En
même temps, d'autres groupes financiers et politiques américains poussaient à
faire accuser le gouvernement soudanais de génocide. Actuellement, avec le
changement de gouvernement aux Etats-Unis et la nomination de hauts
responsables par Hillary Clinton qui ont été impliqués dans les opérations
secrètes au Rwanda, en Ouganda, au Congo et au Soudan pendant les années
Clinton (Bill), la pression s'est intensifiée pour déstabiliser le gouvernement
soudanais, qualifié de régime arabe "terroriste", mais il s'agit d'une
entité qui opère en dehors du système bancaire US.
La précédente opération avait consisté en des actions militaires secrètes où
des missiles avaient été lancés par l'armée américaine contre l'usine
pharmaceutique au Soudan (1998); c'était un crime de guerre international
perpétré par le gouvernement Clinton et auquel avaient participé les hauts
responsables actuellement au pouvoir.
La lutte géopolitique complexe pour prendre le contrôle du Soudan se manifeste
à travers la situation explosive au Darfour où sont engagées des factions aussi
diverses que la Lord's Resistance Army (LRA - ou
Armée de Résistance du Seigneur ), soutenue par Khartoum, qui est également
impliquée dans les guerres au Congo et au nord de l'Ouganda.
Sont également impliqués le Tchad, l'Erythrée, et l'Ethiopie, l'Allemagne, la
République Centrafricaine, la Libye, la France, Israël, la Chine, Taiwan,
l'Afrique du Sud et le Rwanda. Il y a des forces spéciales américaines sur le
terrain des pays limitrophes, le Tchad, l'Ouganda, l'Ethiopie et le Kenya et
les deux grandes questions qui se posent sont:
1) Combien de ces massacres imputables aux forces américaines de substitution
ont été attribués à Al-Bashir et au gouvernement soudanais?
2) Qui finance, arme et entraîne les rebelles?
L'agence américaine pour la destruction du monde.
Des rebelles? Des insurgés? Le matraquage de la propagande occidentale
présente le conflit comme une action unilatérale: une contre-insurrection à
objectif génocidaire du gouvernement soudanais (selon les propres termes d'Eric
Reeves) contre les bons samaritains de la communauté des ONG "humanitaires" …
plus, quelques rebelles (indéfinis).
"Le Soudan a ordonné mercredi qu'au moins 10 organisations humanitaires
soient expulsées du Darfour à la suite du mandat d'arrestation émis par la CPI
a émis à l'encontre du président" écrit Ellen M. Lederer reporter de
l'AP.
Selon Marie Okabe, porte-parole adjointe de l'ONU, "le secrétaire général
de l'ONU, M. Ban Ki-moon, a déclaré que cette action 'représente un grave
revers pour les opérations humanitaires au Darfour' et a enjoint le Soudan de
revenir sur sa décision."
Cependant, quand, récemment, Ban Ki-moon a rencontré Paul Kagamé, l'homme fort
du Rwanda, il n'a pas réclamé l'arrestation de Kagamé, malgré les conclusions
de deux cours pénales internationales qui ont émis des mandats contre les hauts
responsables de la République du Rwanda. Au lieu de cela, Ban Ki-moon a fait
les éloges de Kagamé, et appelé les pays africains à pourchasser et arrêter les
Hutus censés avoir participé au pseudo "génocide" rwandais en 1994.
Les organisations non gouvernementales qui ont été chassées du Darfour par le
président al-Bashir le 4 mars sont: Oxfam, CARE, MSF-Holland, Mercy Corps, Save
the Children, the Norwegian Refugee Council, the International Rescue
Committee, Action Contre la Faim, Solidarités et CHF International.
Evidemment, les medias occidentaux sont en émoi depuis l'annonce des expulsions
du Darfour de ces organisations "humanitaires" lucratives. Les ONG, et les
médias qui vendent leurs images poignantes de malheureux bébés, geignent que
maintenant des centaines de milliers de réfugiés innocents seront désormais à
la merci de tragédies atroces sans pouvoir être secourus – contrairement aux
tragédies d'avant où ils pouvaient être secourus – mais ne se soucient pas de
savoir, avec un tant soit peu de sérieux et d'honnêteté, pourquoi et comment
ces personnes déplacées et ces réfugiés en sont venus au départ à être déplacés
ou à se retrouver sans toit.
De même qu'ils ne se soucient pas de tout cet argent qui est dépensé, des
coopérations entre services secrets, des contrats, et de la collaboration avec
des agences militaires privées ou gouvernementales.
Les grandes ONG "humanitaires" (ainsi que les ONG pour la "préservation de la
nature") fonctionnent exactement comme des multinationales axées sur les
profits privés massifs et la souffrance humaine.
Dans des pays comme la République Démocratique du Congo, l'Ouganda et le
Darfour, ces ONG collaborent activement également, au niveau des
infrastructures, de la logistique et des renseignements, au programme
gouvernemental et militaire des Etats-Unis dans la région. La plupart sont
affiliées aux grandes fondations, à des sponsors privés et à USAID - association qui
elle même collabore étroitement et depuis longtemps aux opérations menées par
AFRICOM et le Pentagone.
Les réfugiés et les populations déplacées sont des outils stratégiques des
gouvernements et des politiques des affaires étrangères, de même que les ONG
"humanitaires" se servent constamment de la nourriture comme arme et des
populations comme boucliers humains.
L'histoire de la guerre secrète des Etats-Unis au Sud-Soudan fourmille
d'exemples où
l'Armée populaire de libération du Soudan (la SPLA) et ses
alliés "humanitaires", en particulier les organisations "caritatives"
chrétiennes, ont commis ces crimes de guerre et ces crimes contre l'humanité
(*).
Care International a reçu des dons de la part de Lockheed Martin
Corporation , le premier producteur mondial d'armes de destruction massive
et le plus secret, et "Care" et "Save the Children" sont toutes deux liées par
d'autres biais aux industries de l'armement et d'extraction de minerai. Si on
jette un coup d'œil sur le conseil d'administration
de "Save the Children", on comprend pourquoi les médias américains mentent
autant sur le Darfour. De la même façon l'International
Rescue Committee (IRC) ne travaille pas avec les réfugiés mais sert de
groupe de pression pour faire revenir en occident les fonds privés investis par
l'occident. L'IRC a également été cité pour avoir participé à des interventions
militaires en RDC et il est très lié à des gens comme Henry Kissinger.
L'industrie de l'aide (lisez: "du malheur") humanitaire au Soudan
était représentée au milieu des années 90 par Operation Lifeline
Sudan (OLS) , le regroupement d'associations soi-disant "humanitaires" le
plus important au monde, figurant une forme d'inégalités organisées, un système
temporaire et mobile de privilèges de Blancs, de l'aventurisme et bien sûr de
la bonne volonté (sic).
L'industrie du malheur s'est désintéressée du Sud Soudan pour s'occuper du
Darfour à la suite de l'organisation de la signature d'un pseudo "traité" de
paix mettant un terme à la guerre qui durait depuis des dizaines d'années entre
la SPLA (Armée populaire de libération du Soudan) et le gouvernement
soudanais; les Etats-Unis et Israël soutiennent la SPLA depuis 1990.
Ces12 ans de conflit de faible intensité secret et illégal au Soudan se sont
terminés par la création de l'état souverain indépendant du Sud-Soudan vers
2005 – un état sous contrôle de groupes religieux chrétiens et juifs et de
multinationales occidentales.
Une grande partie des infrastructures de l'aide humanitaire au Soudan a, à un
moment ou à un autre, été utilisée comme arme grâce à l'utilisation de
boucliers humains, la distribution de vivres aux réfugiés inséparables des
rebelles, et l'acheminement d'armes effectués par les ONG "humanitaires".
C'est une politique à la fois de circonstance et calculée. Les ONG d'obédience
chrétienne ont joué un rôle considérable dans le soutien à l'insurrection
secrète menée par les occidentaux au Soudan. Par exemple, la Norwegian People’s
Aid (Organisme humanitaire connu sur le terrain sous le gentil sobriquet de
"Armée du peuple norvégien") est une importante ONG qui a été
impliquée dans les livraisons d'armes.
Au Darfour, le programme du gouvernement américain est de prendre le contrôle
des ressources naturelles et d'acculer le gouvernement arabe pour mettre enfin
en place un gouvernement plus "conciliant" qui correspondra aux intérêts privés
des Etats-Unis, du Canada, de l'Europe, de l'Australie et d'Israël.
Parmi les groupes de réflexion (entendez: de propagande, de
lobbying et de pression) qui tirent les ficelles pour déstabiliser le
Soudan, il y a: Foundation for the Defense of Democracy, Center for
American Progress, Center for Security Policy, International Rescue Committee
et International Crises Group.
Ce sont des personnes apparemment d'horizons politiques et idéologiques divers
qui sont à la tête de ces organismes, des groupes capitalistes
ultranationalistes avec pour objectif la domination militaro-économique
mondiale.
Parmi les anciens hauts responsables de Bill Clinton qui se sont évertués à
déstabiliser le Soudan, il y a Susan Rice, Madeleine Albright, Roger Winter,
Prudence Bushnell, Hillary Clinton, John Podesta, Anthony Lake et John
Prendergast.
Samantha Power la cofondatrice de Carr Center for Human Rights (*),
actuellement au conseil de sécurité nationale d'Obama, a, quant à elle,
contribué à couvrir l'engagement militaire clandestin au Soudan.
John Prendergast, lui, organisait la désinformation sous couvert de
préoccupations humanitaires grâce à l'"International Crisis Group"
(ICG), et à ses nombreux clones comme "ENOUGH", "ONE" et "RAISE HOPE FOR
CONGO".
Prendergast est un des principaux responsables de l'opération de détournement
d'attention de l'opinion publique grâce au mouvement hypocrite (aujourd'hui
discrédité) "Save Darfur" ("Urgence Darfour").
Parmi les importants agents de désinformation sur le Soudan, on trouve
également Alex de Waal et le professeur Eric Reeves de Smith College.
C'est par leur intermédiaire et par celui d'autres informateurs des grands
médias privés que l'histoire du "génocide" au Soudan est colportée comme étant
un problème entre Noirs et Arabes qui n'a rien à voir avec les intérêts
occidentaux.
En 1992, Rakiya Omaar et Alex de Waal, deux enquêteurs sur les droits humains
fondaient à Londres l'ONG African Rights.
En août 1995, African Rights publiait: "le Rwanda: la mort, le désespoir,
et la provocation", un de ces nombreux articles fondamentaux sur les
"droits de l'homme" qui mentaient sur la situation au Rwanda, préparaient le
terrain pour la justice de vainqueur au tribunal pénal international sur le
Rwanda et commençaient le processus de déshumanisation de millions de Hutus
destiné à couvrir les véritables terroristes: Yoweri Museveni, Paul Kagamé,
l'Armée patriotique Rwandaise et leurs soutiens occidentaux.
L'homme de la situation pour un nouveau Soudan
L'atout majeur des services secrets qui œuvrait sur le terrain au Soudan à
déstabiliser et renverser le gouvernement du Soudan, c'est Roger Winter, dont
est paru le portrait mensonger dans un reportage de 7 pages du New York Times
Magazine du 15 juin 2008.
Il est intéressant de noter que l'article "l'homme de la situation pour un
nouveau Soudan", œuvre de mystification de l'establishment destinée à
camoufler l'engagement du duo armée /services secrets américains au Soudan, a
été écrit par Eliza Griswold, membre de New America Foundation, groupe
de réflexion de gauche et lobby à l'idéologie mal définie mais de tendance
nationaliste militariste, toutefois. (la NAF, qui dépend, de toute
évidence, des crédits alloués aux fondations, n'a apparemment pas de programme
tangible sur les Grands Lacs africains ou la Corne d'Afrique, des conflits dont
l'association ne parle absolument pas).
"Quand, le jour de Pâques, le Cessna de Roger Winter s'est posé près de la
ville soudanaise d' Abyei, une foule d'hommes désespérés ont envahi
l'avion", raconte Griswold.
"Certains arrivaient en courant sur la piste d'atterrissage rouge et cahoteuse. D'autres s'entassaient dans un minibus qui fonçait vers Winter, cet homme de 65 ans, au moment où il descendait la passerelle de l'avion. Certains Soudanais appellent Winter "Tonton" d'autres "Commandant".
Le poste spécial de Winter au Département d'Etat avait été créé exprès pour
lui et pour son "travail" au Soudan. Pourquoi les Soudanais l'appelaient-ils
donc "Commandant"?
Roger Winter est l'intermédiaire principal servant à la déstabilisation secrète
en cours au Soudan. Ses opérations sont essentiellement menées depuis
l'Ouganda, le gouvernement terroriste d'Yoweri Museveni qui apporte son soutien
grâce à l"alliance des "Forces de Défense ougandaises"
(l'UPDF, Uganda Peoples Defence Force) avec l'Armée populaire
de libération du Soudan - la SPLA).
La SPLA est de fait la clé de voûte de l'Armée de Libération du Soudan, une des
prétendues factions principales engagées au Darfour; la SPLA fournit l'aide
militaire et logistique du Pentagone à l'Ouganda par le biais de différentes
filières secrètes, mais qui très vraisemblablement, passe par les états voisins
clients du Pentagone tels l'Ethiopie, le Kenya, la Tanzanie, le Tchad et
l'Erythrée.
Les principaux agents ougandais qui soutiennent la guerre US au Darfour ont
toujours été et sont encore le Brigadier Général James Kazini, neveu du
dictateur ougandais Museveni et commandant en chef de l'UPDF, le général Salim
Saleh, demi-frère de Museveni, et le président Yoweri Museveni lui-même.
Un des principaux protagonistes dans le conflit du Darfour est l'actuel régime
militaire du Rwanda, dont les troupes ont été engagées au Darfour sous couvert
d'une opération "indépendante" de "maintien de la paix"
chapeautée par l'Union Africaine, l'organisme de "maintien de
la paix" – et soutenue par l'OTAN et les des sociétés militaires privées.
Peu connu et souvent très mal compris est le rôle qu'ont joué les Etats-Unis et
leurs armées par procuration, l'UPDF et l'Armée patriotique Rwandaise (APR),
dans les innombrables crimes contre l'humanité, les crimes de guerre et le
génocide au Rwanda entre 1990 et 1994.
Avant l'invasion du Rwanda par l'APR (venu de l'Ouganda) en octobre 1990, l'APR
et la Diaspora Tutsi Rwandaise diffusaient des périodiques comme "Impuruza"
imprimés aux Etats-Unis entre 1984 et 1994 (date à laquelle était renversé par
l'APR Habyarimana, le président rwandais, à la suite d'un coup d'état). Les
réfugiés Tutsis s'en remettaient à Roger Winter, qui était à l'époque directeur
du comité américain pour les réfugiés (United States Committee for Refugees),
pour recevoir des aides pour financer leur journal.
Le rédacteur en chef, Alexander Kimenyi, est un ressortissant rwandais qui
enseigne à l'université d'état de Californie. Comme la plupart des publications
de l'APR, Impuruza circulait sous le manteau au Rwanda parmi les élites Hutus
et Tutsis et préconisait une idéologie génocidaire à l'encontre des
Hutus.
L'"Association of Banyarwanda in Diaspora USA", soutenue par Roger
Winter, avait organisé à Washington en 1988 la Conférence Internationale sur le
Statut des Réfugiés (Tutsis) Banyarwanda", et c'est à cette occasion qu'il
avait été opté pour une solution militaire au problème des Tutsis. C'est le
comité américain pour les réfugiés qui aurait, dit-on, fourni l'hébergement et
le transport.
Roger Winter a été l'un des principaux architectes de la guérilla menée par
l'APR, et organisée depuis Washington en 1989, et qui s'est soldée, à partir de
1990, par la mort de plus de 10-12 millions de personnes dans la région des
Grands Lacs d'Afrique. Winter servait de porte-parole à l'Armée Patriotique
Rwandaise et à ses alliés, et, à ce titre, passait dans les grands médias
télévisés américains comme PBS ou CNN.
Philip Gourevitch, l'écrivain new-yorkais, et Roger Winter avaient pris
contact, au nom de l'APR, avec les grands journaux américains, en particulier
le Washington Post, le New York Times et Time
magazine.
Winter circulait au Rwanda au cours de l'invasion de l'APR, faisant le tour des
différents fronts de la guerre secrète en qualité d'émissaire prépondérant du
Pentagone et du Département d'Etat américain en collaboration avec l'alliance
terroriste Kagamé-APR.
Entre 1990 et 1994, Winter avait effectué des allers-retours entre la zone
contrôlée par l'APR et Washington, où il rendait compte des actions qui avaient
été menées et coordonnait les opérations avec les hauts responsables de
l'armée, des services secrets et du gouvernement américains.
Roger Winter est proche d'USAID, et collabore depuis longtemps avec Susan Rice,
ancienne assistante du Sous Secrétaire d'état aux affaires africaines
(1997-2001), assistante spéciale du Président Clinton (1995-1997), et membre du
Conseil de Sécurité nationale (1993-1997).
Susan Rice est aujourd'hui ambassadrice du gouvernement Obama aux Nations Unies
et ennemie jurée d'Omar al-Bashir.
Roger Winter est également un fervent partisan du député Donald Payne, un des
principaux démocrates qui poussent à "mettre un terme au génocide au
Darfour".
C'est Payne qui avait présenté au Congrès le projet de loi "Darfur Genocide
Accountability Act" (projet non adopté, qui visait, entre autres, à
imposer des sanctions contre les auteurs de crimes contre l'humanité et le
génocide au Darfur, Soudan, NDT) et qui avait été arrêté en 2001, en même temps
que John Eibner, directeur de Christian Solidarity International ("association
internationale de solidarité chrétienne"), pour avoir manifesté contre le
gouvernement soudanais.
Christian Solidarity International a un rapport très spécieux à la "paix" et à
la "religion" au Soudan, et elle a fait partie, en particulier, des principales
organisations à accuser le gouvernement d'al-Bashir d'esclavagisme, une
question vivement contestée et controversée qui avait été montée en épingle et
orchestrée par les ONG chrétiennes et juives et les organisations missionnaires
comme Christian Solidarity International, Samaritan’s Purse, Servant’s Heart,
and Freedom Quest International qui opèrent au Soudan.
"Roger Winter dirigeait les services de logistique des Tutsis (de l'APR)
dès le milieu des années 90", explique Remigius Kintu, spécialiste des
droits de l'homme en Ouganda, "et jusqu'à leur victoire en 1994, ils
opéraient depuis le 1,717 Massachusetts Avenue NW à
Washington.
Roger Winter a annoncé à un exilé (nom supprimé) du Sud Soudan à
l'époque (en 1994): "Maintenant que j'ai stabilisé le Rwanda, je vais
maintenant m'occuper sérieusement du Soudan". A la suite de cela,
Winter a baissé le rideau au Rwanda pour s'installer à Kampala afin de
s"occuper du Soudan".
Quelques années plus tard, le Darfour explosait et grâce aux manigances de
Winter, c'est le Rwanda qui a été le premier à envoyer des troupes dans cette
zone perturbée.
D'après mes sources, les Forces de Défense rwandaises (chapeautées par l' Union
Africaine) ont assassiné des civils et fait venir leurs spécialistes des médias
pour faire porter le chapeau aux troupes gouvernementales soudanaises.
C'est le même procédé qui a été employé dans la campagne de terreur de Kagamé
et de Museveni en Ouganda, au Rwanda et en RDC. La majorité des campagnes de
terreur lancées par les forces armées alliées (Forces de Défense ougandaises /
APR) au Rwanda en 1990 ont été étouffées par les conseillers spéciaux de Human
Rights Watch, Alison
Des Forges (décédée en février 2009) et Timothy Longman, maître de
conférences en études africaines et sciences politiques au Vassar College (état
de New York).
De la même façon, pendant toute la durée de la longue guerre au Sud Soudan et
maintenant au Darfour, les atrocités commises par les factions soutenues par
les US ont été minimisées, rejetées ou tues, alors que celles qui étaient
commises par les factions adverses étaient amplifiées et faisaient la une des
médias. Egalement, si on considère la stratégie des activités criminelles de
l'alliance Forces de Défense ougandaises (UPDF) / APR (tels que les massacres
commis secrètement et / ou attribués à l'ennemi) pour lesquelles il y a
actuellement toute une documentation, et en l'absence d'enquête vraiment
indépendante, on ne peut pas affirmer qui sont les véritables auteurs de ces
massacres toujours attribués au gouvernement soudanais ou aux milices
"Janjawid".
Un expert soudanais du sud m'a récemment expliqué que ce n'était pas le
gouvernement soudanais mais, en fait, l'UPDF et la SPLA qui armaient les
Janjawid -ces prétendues "milices arabes" accusées d'avoir perpétré le génocide
"arabes contre noirs" (génocide qui a largement été dénigré depuis).
C'est le professeur Timothy Longman et Alison Des Forges qui ont rédigé
ensemble l'énorme traité sur le "génocide" au Rwanda, "Ne laisser à
personne le soin de raconter l'histoire", publié en 1999. Longman et Des
Forges ont produit de nombreux documents, fondés sur des enquêtes de terrain
réalisées au Congo (Zaïre), au Rwanda et au Burundi entre 1995 et 2008,
présentés triomphalement comme un rapport sur les droits humains indépendant et
objectif, mais toujours faussés par des intérêts occultes.
Longman et Des Forges entretenaient tous deux des relations avec le Département
d'état américain, Le Conseil de sécurité national et le Pentagone, tous deux
étaient conseillers à USAID, et ont sans aucun doute travaillé avec Roger
Winter, l'arme secrète du Pentagone au Soudan.
Le 25 septembre 2008, un cargo ukrainien était capturé par des
"pirates" au large des côtes de la Somalie et était retenu jusqu'à ce
que soit versée, le 5 février 2009, une rançon d'un montant de 3,2 millions de
dollars (les pêcheurs somaliens, privés de leurs droits à cause des déchets
toxiques - peut-être même nucléaires - déversés par les compagnies
internationales au large de la Somalie sont qualifiés de "pirates" quand ils
luttent pour leurs droits et leurs libertés).
Le cargo MV Faina, enregistré au Belize, appartenant à une société enregistrée
au Panama, avec à son bord un équipage ukrainien.
Le Faina, qui transportait 33 chars d'assaut T-72 de conception soviétique,
mais aussi 150 lance-roquettes RPG-7, des batteries anti-aériennes, des
lance-roquettes multiples et des munitions, faisait route vers le port kényan
de Mombasa, la principale base américaine sur la côte orientale
africaine.
La 5° Flotte de la marine américaine a surveillé le cargo ukrainien pendant les
quatre mois d'impasse, le
cargo MV Faima ayant été immobilisé par au moins six navires de guerres
américains et 4 européens.
Le propriétaire du bateau est le ressortissant israélien Vadim Alperin (alias
Vadim Oltrena Alperin), qui serait, dit-on, un agent du Mossad impliqué dans
des activités souterraines grâce à des sociétés de façade dans des paradis
fiscaux et au blanchiment d'argent sale.
La cargaison du navire a été déchargée à Mombassa le 12 février et les armes
sont destinées à Juba, au Sud-Soudan.
Certains disent que l'armement comprenait également des têtes de munitions à
l'uranium appauvri pour tanks et qu'ils auraient pour destination finale les
"rebelles" du Darfour du mouvement "Mouvement pour la Justice et
l’Egalité" (JEM) soutenu par Israël.
Le Soudan avait précédemment accusé Israël d'aider les "rebelles" dans
la guerre au Darfour. Les marchands d'armes internationaux font passer
régulièrement des armes de l'"époque soviétique" destiné au crime organisé
international, dont, entre autres, les opérations militaires secrètes où
participent des armées mercenaires et des gouvernements nationaux au Soudan, en
Uganda, au Congo, en Somalie, en Ethiopie, au Kenya et au Rwanda.
…………………………………………………………………………………………........
Keith Harmon Snow est un enquêteur indépendant sur les droits
humains et un correspondant de guerre qui a travaillé pour "Survivors Rights
International" (2005-2006), pour Genocide Watch (2005-2006) et pour les Nations
Unies (2006) afin de recueillir des informations concernant le génocide et les
crimes contre l'humanité au Soudan et en Ethiopie. Il a travaillé dans 17 pays
d'Afrique, et récemment en Afghanistan.
Son site .
Notes annexes
Liens utiles pour se faire une meilleure idée du
conflit:
(*) Carr Center for Human Rights
Harvard's Humanitarian
Hawks (article en anglais)
…………………………………………………………………………………..................…..
Questions et Réponses: le mandat d'arrêt de la CPI
contre le président soudanais Omar Al Bashir
"Ce soir ou jamais" (vidéo):
Frédéric reçoit Rony Brauman et Dominique Sopo pour un premier débat sur le
Soudan et le mandat d’arrêt international contre son président El-Bechir.
(NB: Dominique Sopo, que je ne connaissais pas, a tout ce qu'il
faut pour devenir un grand politicien, si on le laisse y arriver: il pratique
merveilleusement la langue de bois, la manipulation et le mensonge. Et il ne
laisse pas parler ses contradicteurs. Et pourtant il n'est "que" président
d'une association qui combat le racisme. Une belle vitrine, et un sacré
strapontin).
Darfour, vers
la nouvelle Arche d’Obama. Très bien documenté.
Africom,
l’outil américain pour contrôler l’Afrique
Et puis, si vous ne croyez pas ceux-là, peut-être en croirez-vous
d'autres?
Le
Darfour ? Une guerre du pétrole. Contre info
DARFOUR: les
enjeux de vilains
Et toujours les mêmes mystificateurs propagandistes. C'est curieux comme ils sont interchangeables. A croire qu'ils débitent une leçon bien apprise, tellement aucun ne varie d'un iota par rapport à l'autre
Choses (mal) vues
au Darfour. Ici le grand Béhachelle.
Et puis, si vous avez tout bien lu: voyez
comment s'insinue la propagande. Etonnant.
Les protagonistes de ce conflit ne sont plus du tout les mêmes.
http://www.dailymotion.com/related/...
Les images qui font vendre.



En savoir plus (en anglais)
Israeli Revealed as owner of South Sudan bound weapons ship
Et puis, cadeau: George Galloway sur le Darfour et le
reste
George Galloway in "Global Peace & Unity 2006" 25/26-11-2006 -
London
Commentaires
Bien vu, comme toujours !
"L'atout majeur des services secrets qui œuvrait sur le terrain au Soudan à déstabiliser et renverser le gouvernement du Soudan, c'est Roger Winter, dont est paru le portrait mensonger dans un reportage de 7 pages du New York Times Magazine du 15 juin 2008.
Il est intéressant de noter que l'article "l'homme de la situation pour un nouveau Soudan", œuvre de mystification de l'establishment destinée à camoufler l'engagement du duo armée /services secrets américains au Soudan, a été écrit par Eliza Griswold, membre de New America Foundation, groupe de réflexion de gauche et lobby à l'idéologie mal définie mais de tendance nationaliste militariste, toutefois."
On relèvera "groupe de réflexion de gauche", et,
là encore, l'honnêteté nous obligera, même si c'est douloureux, comme une tromperie, une trahison, l'honnêteté, si tant est que l'on en ait les couilles, nous imposera l'usage d'une autre boussole.
Que la droite défende ses couleurs froides et arrogantes est une chose.
Que la gauche louvoie, biaise, ruse pour finalement habiller de bons sentiments sa propension à "coloniser", doit être impardonné.
La mort dans l'âme.
Petite lumière de palingénésie au bout de l'espoir.
Et vive les pirates, que diable !
Et il est où notre Galloway à nous ?
Tu as raison, Dom, le pire, c'est que la "gauche" (enfin, les Dems, ou le PS) ne fait pas mieux dans l'ignominie et que les autres. Et cela ne date pas d'hier. Ce sont les soces-dèmes qui ont mis Hitler en selle, ce sont les socialos qui ont laissé passer l'agité, pour ne citer que deux exemples.
D'ailleurs, quand ils reviennent au pouvoir, ils laissent bien tout en l'état, non? A part qqs mesurettes.
Galloway: un monument et un tribun. Pas facile à trouver un phénomène pareil.
Actuellement, il n'y a personne à gauche capable de cela. Mélanchon, en serait peut-être une pâle copie, mais il n'est pas fiable dans ce qu'il dit.
C'est un détail, mais "un noir arabe", ya pas une erreur de traduction?
Merci, Jardin, de me signaler les erreurs éventuelles. Mais là, non. Ca existe des Arabes noirs.

Et comme une photo vaut mieux qu'un long discours: voici Al-Bashir. On ne peut mieux dire
Merci Emcee pour cette traduction qui m'a aidée à mieux comprendre quelques points.
Il faut dire que la désinformation est telle qu'on a du mal à s'y repérer.
Je suis ravie qu'enfin ces "associations caritatives" soient dénoncées clairement.
entre magouilles, nauséabonds relents de colonialisme, propagande occidentale et abus financiers (leurs cadres sont extrêmement bien payés), certains organismes faussement humanitaires sont des fléaux pour les nations auxquelles ils s'attaquent. Ils sont les chevaux de Troie des requins libéraux et guerriers
Jouer sur la sensibilité des donateurs et utiliser la souffrance des pauvres comme appât est odieux!
Et le tout avec un petit air de bonne conscience satisfaite...beurk!
ça fait un moment que je suis cette ignominie, une de plus.
excellent résumé.
si tous ça s averres vrais je pense qu il faut
cree un mouvement parralele a l onu
car comme le disait deguaule que dieu
ait paix en son ame l onu est est un machin
cree et recree pour reconnaitre israel sur
une terre spoliee aux palestinniens car
en faites israel est le 52 Eme etats d amerique c est pour cela qui se permet
de telles exaction il faut stoper cette
follie meurtrieres monter un front anti
onu et bouder toutes les institutions
mondiale sans oublier le FMI qui est
le pourvoyeur de fonds
Céleste et Yelrah: nous sommes d'accord. Evidemment.
Si vous n'avez vu Chomsky & compagnie, je ne saurais trop vous le recommander. Tous ces mécanismes sont très bien expliqués.
@ Yessaad, bien sûr, il faudrait une refonte totale du système. Hélas, pour l'instant, on ne voit pas une volonté de faire bouger les lignes.
"Et si on parlait sérieusement du DARFOUR?"
MORT DE RIRE DEVANT AUTANT D'IMBECILITES !!!!!
Très intéressant article qui explique très bien comment la charité médiatique est une des armes de l'impérialisme.
Attention tout de même, à propos du Rwanda le parti pris anti-tutsi des auteurs les conduits a écrire des énormités et même à nier la réalité du génocide .....
Sur ce sujet il faut absolument visiter l'incontournable bloc de Colette Braeckman : http://blogs.lesoir.be/colette-brae...
Je mettrais une réserve:c'est quand il parle d'un pseudo génocide rwandais.Parce que génocide il y a bien eu.La seule question c'est qui?
Kagamé est accusé d'avoir fait tuer des Hutus alors que ceux qui ont été assassiner étaient des démocrates Hutus et l'ont été par l'armée rwandaise de l'ancien président,avec l'aide de des "conseillers" militaires français au moment de l'assassinat de l'ancien président.Sachant que l'avion dans lequel il voyageait a été abattu par des missiles français on peut se poser tout un tas de questions.
Pour le moment les accusations contre Kagamé sont sans preuves tangibles et au contraire avec des témoignages qui les réfutent,en particulier celui de Delaire.
Et t'a pas de chances d'avoir hérité de ce troll bas du front,qui est mort de rire mais dans l'incapacité absolue de refuter un seul des arguments développé.
tant ce que ça tiens dans une ligne et qu'il est obligé de hurler pour dire qu'il rigole.
Peut être en connait-il un peu plus que Kheit Harmon Snow et Galloway et qu'il voyage beaucoup!
Et a -t-il ses entrées au sein des grands de ce monde etqu'ils lui ont fait des confidences?
Bonsoir Omar et Jean-Claude,
En effet, sur le Rwanda, c'est la nébuleuse. Evidemment, j'ai essayé de comprendre, mais il est vrai que c'est compliqué et que les explications sont contradictoires. Il est clair qu'il y a eu génocide, qui a été reconnu par le TPI, d'ailleurs. Maintenant, que Kagamé soit impliqué, d'après ce que j'ai lu, il était poursuivi pour avoir ordonné d'abattre l'avion présidentiel, mais le témoin qui l'accusait s'est ensuite rétracté. J'ai lu beaucoup de documents en traduisant cet article, mais rien qui n'ait été déterminant quant à ce qui s'est réellement passé. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas mis de lien sur le Rwanda.
Serait-ce parce que la France est impliquée et que les infos sont gardées secrètes? Ce ne serait pas la première fois. Toujours ce "rôle positif de la colonisation" qui nous colle à la peau. Jusqu'à ce que quelqu'un parle ...
Oui, JC, l'imbécile heureux n'a rien à dire, mais il tient à le faire savoir au monde entier. Le problème, c'est qu'il devient insultant et mauvais. Alors, je supprime ses com' sans les lire en général mais j'en publie un ou deux de façon à ce qu'on constate le niveau zéro de la réflexion humaine.
SUPPRIME
On s'en fout complètement de ce que vous avez à dire!
Vous n'avez aucune légitimité à venir étaler votre ignorance ici. Alors, dégagez!
C'est pas clair encore, emcee, pour moi;
Mais merci et encore merci de tenir informés
Bon boulot, mais je suis lasse de te le dire...
J'ai lu les commentateurs et les remercie aussi
A plus, emcee. Je t'aime
Salut, Thé,
Voici un autre article sur le Soudan et le Darfour.
http://tlaxcala.es/pp.asp?reference=2876&lg=fr
Quand les impérialo-colonialistes ne cessent de parler d'un pays et de dénoncer un "génocide", c'est qu'il y a le feu au lac.
Allez, courage. Pour l'instant la planète tient encore debout. Il n'en sera pas de même d'ici dix-vingt ans. Ils auront tout fait sauter.