Les pays "démocratiques" (et en particulier les US), de toute façon, sous prétexte de lutte contre le terrorisme, ont déjà mis en place la surveillance de l'activité des citoyens sur la Toile, au mépris de leur vie privée.
Trop, c'est trop. On ne laisse pas les peuples en liberté, voyons!

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Mais de quoi s'agit-il donc?

Du projet HADOPI

"Le projet de loi "Création et Internet" ou "HADOPI" a été voté au Sénat le 30 octobre 2008 et sera bientôt examiné à l'Assemblée nationale. Elle a pour objet de mettre en oeuvre la "riposte graduée" visant à couper l'accès aux internautes suspectés de partage d'oeuvres sans autorisation.
Une autorité (l'HADOPI), instaurée par le texte, agira sur dénonciation d'acteurs privés travaillant pour les industries du divertissement (syndicats professionnels, enquêteurs privés). L'HADOPI sera chargée, en se basant sur ces preuves sans valeur, d'envoyer des courriers accusant les utilisateurs et les menaçant de sanctions. En cas de récidive, leur déconnexion d'Internet est ordonnée sans possibilité de se reconnecter pour une durée de 1 à 12 mois. Il n'est possible de contester ces accusations qu'une fois la sanction prononcée …

Lire le dossier complet.
Tiré du site militant: la quadrature du Net
Développer une armée de surveillants privés et non assermentés .
On appelait ça des délateurs naguère. Et c'était pas joli-joli. Aujourd'hui, c'est devenu un "devoir de citoyen".
Là, il s'agirait de faire cesser le téléchargement illégal. Favoriser, donc, les majors du divertissement qui, déjà, nous enfument, nous matraquant avec leurs sélections exclusives et occultant la majeure partie de la création artistique.
D'ailleurs, qui les défend? Ceux qui font le pognon grâce à ça.
Voir ici: 52 signataires en faveur de la loi. Dont: Hallyday, Renaud (qui se souvient que Renaud chantait? Eh bien, il touche encore des montagnes de fric pour ses heures de gloire, et qui ont pu lui permettre la longue traversée du désert qu'il a connue ensuite et qui se poursuit encore aujourd'hui) et, hélas, Charles Aznavour (Eh oui, à son âge, et avec son expérience et le tas d'or sur lequel il est assis, M. Aznavour favorise les majors contre l'avis unanime des spécialistes – stats à l'appui - que le téléchargement, c'est, au contraire, une aubaine économique).
Mais ces privilégiés, assurés pour l'instant de caracoler en tête de bac à daube, ne veulent pas laisser d'ouverture à la création.
Ils se fichent bien pas mal que les nouvelles générations aient accès aux œuvres d'artistes inconnus d'eux (comme eux), même si elles ont récupéré un titre sur Internet, faute d'avoir les moyens de s'acheter la totalité du magasin de disques. Ce qu'ils veulent, c'est le pognon.
Alors on en arrive à une loi indigne d'un pays qui se prétend démocratique: pour des intérêts privés très restreints, on créerait donc une milice privée chargée de livrer ton adresse IP et tu es fait comme un rat, toi, là, le geek, avec tes lunettes d'intello. Oui! TOI!
Et, en plus, tu n'as aucun recours. On te coupe le robinet. Peu importe si on t'a, par ailleurs, enchaîné à Internet pour le quotidien. Si tu as besoin d'Internet pour tes études, pour trouver du travail, ou pour ton travail, pour tes recherches, pour régler tes factures, pour réserver des places, pour consulter tes comptes, voire pour acheter. Ou pour créer des liens ou/et pour combler ta solitude.
Sans compter que, comme pour tout aujourd'hui, c'est TOI, le malheureux pauvre qui as réussi à t'acheter une bécane d'occase qui seras sanctionné; les autres, ils auront plein de combines. Comme deux ordis et deux FAI différents. Tu vois qui c'est le dindon de la farce, une fois de plus?
Mais toi tu finiras en prison. Ou en galère. Tout ça pour la tranquillité d'esprit de majors qui te vendent de la daube au prix du caviar beluga.
Tu y crois à ça, toi?
Parce que ça commence comme pour les pédophiles. Au début, les prélèvements d'ADN, c'était soi-disant, pour lutter contre la pédophilie, qui court les rues, comme chacun le sait. Aujourd'hui, tu pousses la porte du commissariat un peu fort pour aller porter plainte et tu finis menotté au radiateur avec un coton tige dans la bouche.
Alors, demain, ce seront les téléchargeurs de musique et de films qui se seront fait prendre (ça, c'est comme les radars: aléatoire, mon cher Watson), et après-demain, tous ceux qui seront visés pour crime de lèse majesté.
L'"ultragauche" "terroriste", quoi.
Et voilà pourquoi, en France on accueille si bien les dictateurs (Kadhafi et les autres), ou on va les voir chez eux. Pour échanger des recettes.
ET la deuxième étape, on n'y coupera pas. Il doit falloir faire taire les voix dissidentes avant les européennes, parce qu'il y en a marre de ce peuple qui vote contre ses élites, comme au référendum.
Et, une fois que tout cela sera mis en place, Internet ne deviendra plus qu'une vaste opération de propagande et de publicité. Et de guimauve. Qui va risquer de se retrouver sans Internet pendant un an?
Cette loi, c'est un pas de géant de plus vers la fin des libertés du citoyen. Le "président" n'avait-il pas dit qu'il voulait réserver les blogs politiques aux seuls détenteurs d'une carte de journaliste?
Quand on voit que les seuls qui ont un travail rémunérateur dans la presse subventionnée sont ceux à la botte des néocons, et qu'ils n'ont aucun scrupule à mentir, déformer les faits, occulter les informations …on a du mouron à se faire sur ce que peut devenir la Toile!
Quant aux minables qui figurent sur la liste des 52: BOYCOTT, non seulement pas d'achat de leurs CDs, mais pas de téléchargement. On les laisse baigner dans leur jus de daube.
Vous n'aurez pas de mal: que des has been ou des "never been".

Action contre le projet HADOPI: le BLACK-OUT

J'ai été alertée par Swãmi (je vous conseille vivement la vidéo qu'il propose: un grand moment de poésie et de musique).
Et par Agnès
Suivis par Chomp, des Suiveurs
Ca tourne actuellement sur d'autres blogs également.
Faites passer l'info sur vos blogs et sur les forums que vous fréquentez.
Il faut agir maintenant, là, tout de suite. L'épée de Damoclès plane au-dessus des sites alternatifs.
Le "pays des Droits de l'homme", comme on dit par erreur, devient le pays de NON-DROITS des citoyens.
Et puis, si vous avez quelques doutes, allez donc sur le site: Libertés et Internet, un site remarquable qui regroupe les atteintes successives à nos libertés : effrayant. Voici la rubrique "censure"

Et pour finir: l'avis sur la question d'un expert en tout
L'opinion de Simpleton Number One

NB: Moi, il n'est pas tout noir mon blog, parce que je sais pas faire, mais le cœur y est.

Epilogue:
Y a t il quelque chose entre la démocratie et la dictature?
Ah! Ca doit être ça!