Et si les riches nous rendaient notre pognon?
Par emcee le mercredi 25 février 2009, 20:52 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
La crise! la crise! la crise!
Mouais. On n'exagère pas un peu?
Même si les usines ferment, les maisons sont saisies, les files d'attentes aux
banques alimentaires s'allongent, tout n'est pas si morose, allez!
Tout le monde n'a pas tout perdu. Il faut dire que leurs poches étaient
toujours obligeamment remplies. Et ce qui rentre dans la poche d'un riche ne
ressort que s'il le veut bien, et avec parcimonie. Et il lui faut un feedback,
siouplé.
Il donne sous forme d'aumône et à qui il veut. Si on peut même pas choisir ses
pauvres, où va-t-on? On ne va pas donner à des feignasses qui vont courir chez
Kiravi s'acheter de la piquette à deux balles, non?
Et puis, si on donne, faut que ça se voie et que ça se sache. Quel intérêt de
donner au sans-abri du coin si cela ne va pas être publié dans le canard
local?
De la confiture aux cochons, moi je dis.
Aux US, c'est une tradition: les riches créent des fondations avec leur nom
dessus , ce qui permet de se le rappeler même bien après leur mort (qui n'a
jamais entendu parler de Carnegie, Rockefeller, Guggenheim, Ford, par
exemple?). Aujourd'hui, la relève est assurée, avec, bien sûr, pour ne citer
que lui, Bill Gates.
Comme ça, ils donnent ce qu'ils veulent pour la cause qu'ils veulent et ils
gardent le reste du pognon pour eux.
Faut bien manger, s'habiller, aller au boulot, faire les courses et partir en
vacances, non?
Dans cet
article du Guardian (britannique, donc, pour ceux qui suivent pas)
publié le 21 février 2009, la journaliste, Marina Hyde, nous
parle de ces "philanthrocapitalistes", comme elle les appelle:
Merci, les milliardaires pour vos bonnes oeuvres. Mais payez vos impôts,
maintenant
(Traduction libre)
Stanford incarne ces ultra-riches qui se sont cachés derrière la feuille de
vigne de la charité en évitant de payer leur dû et en contribuant à
l'effondrement des banques.
C'est peut-être ce qui a constitué le plus grand choc depuis que les habitants
de Troie ont découvert que le cheval de bois qui était sur la place du village,
n'était pas, comme ils l'avaient imaginé, l'œuvre d'art généreusement
offerte.
Sir Allen Stanford, le milliardaire Texan qui s'est posé avec son
hélicoptère de Troie sur le stade de cricket de Lord's (à Londres,
NDT) en sortant avec des caisses entières d'argent liquide – s'est avéré ne pas
être le philanthrope fin lettré que chacune de ses actions avait jusqu'alors
montré.
Stanford est aujourd'hui accusé d'être à l'initiative d'une escroquerie
s'élevant à plusieurs milliards de dollars.
En octobre dernier, à l'issue du tournoi Twenty20, qu'avait gagné l'équipe des
Stanford Superstars, Stanford les gratifiait d'un chèque d'un million
de dollars.
Toute personne dotée de bon sens a déjà pleuré à chaudes larmes il y a bien
longtemps devant le refus de la BCE (Banque Centrale Européenne) de
regarder les dents de ce cheval donné.
Mais, c'est du menu fretin par rapport au reste. Stanford est le symbole d'un
processus de bien plus grande envergure et systémiquement anormal: l'ascension
docilement admise des prétendus "philanthrocapitalistes".
La création de richesses de ce dernier quart de siècle est sans précédent dans
l'histoire, qui a vu chanter les louanges de ces milliardaires
philanthrocapitalistes qui se sont immiscés dans tous les domaines d'activité.
La semaine dernière, nous saluions
dans ces colonnes mêmes ces banquiers qui avaient quitté leur travail dans
leurs banques en faillite pour préparer des projets de lois sur le système de
santé ou autres.
Cependant, ce n'est pas seulement sur la politique sociale que ces gens
exerçaient leur influence, mais également sur les arts, les médias, les œuvres
caritatives – tous les champs de la vie publique. Dont le cricket,
évidemment.
De Stanford lui-même, un de ses voisins d'Antigua avait dit: "Soit c'est le
plus grand philanthrope du monde, soit c'est le plus grand des escrocs".
Oui, mais personne n'a cherché réellement à lancer les paris là-dessus.
"Philanthrope milliardaire": cette association inimaginable utilisée à
une époque où il semblait que l'un n'allait pas sans l'autre.
C'était le bon temps, pourtant, et il semble brusquement ridicule que ces mêmes
gens qui ont amené le système bancaire au bord de la faillite aient été
glorifiés au cours de la majeure partie de ces dix dernières années pour, par
exemple, avoir fait d'énormes efforts afin de garder en Grande Bretagne un
tableau de maître.
Donnaient-ils véritablement "quelque chose en retour", et le glas
sonne-t-il actuellement pour cette ère de philanthropie tapageuse, ce monde de
galas de bienfaisance et de cérémonies de remises de prix humanitaires?
Maintenant que nous avons plus de recul, beaucoup de ces événements semblent
montrer qu'il agissait de démarches destinées à faire croire que leurs actes
étaient légitimes et à donner d'eux une bonne image, et qui, quand on voit cela
à la lumière des échecs de nos riches philanthropes, ne se résument pas à grand
chose de plus que des feuilles de vigne pour les "grands et les bons", qui se
sont avérés ni grands ni bons.
Dans un périodique philanthropique, le directeur d'une fondation privée
américaine faisait remarquer l'ironie qu'il y avait à aller au Malawi, en
septembre dernier, en pleine crise financière, et à "expliquer
consciencieusement comment gérer ses finances avec prudence à des collectivités
villageoises bien gérées et avec très peu d'argent".
"S'il y avait un moment où on pouvait renverser les rôles dans nos débats sur les responsabilités à assumer, conclut-il, et d'exiger des donateurs la même transparence, la même bonne foi, et les résultats fiables que nous exigeons de ceux avec qui on travaille, c'était bien celui-là."
Peut-être faudrait-il enfin lancer une large réflexion pour savoir comment
nous avons pu accepter pendant des années que de simples fraudeurs du fisc
soient classés dans la catégorie des "philanthropes" à cause de leurs activités
annexes.
On n'a pas le temps, hélas de revenir sur les histoires de fisc deBono,
mais, à moins qu'il ne manque des pages à mon exemplaire de "The
Gospel of Wealth" (L'Evangile de la Richesse ), il est
invraisemblable que celui qui se défile pour payer ses impôts passe par
ailleurs pour un saint.
La charité commence peut-être par soi-même, mais la philanthropie commence en
payant ses impôts. Non seulement Stanford était un "philanthrope" qui devait
212 millions de dollars au fisc mais c'était un homme dont le travail
consistait à permettre à un nombre incalculable d'autres personnes d'éviter de
payer des impôts.
Cette semaine, le militant pour un impôt juste, Richard Murphy, après avoir
évoqué les problèmes auxquels l'île d'Antigua, qui dépendait de Stanford,
serait confrontée, a déclaré:
"Il faut maintenant que les pays développés démontrent à ces "juridictions du secret" (paradis fiscaux) qu'il y a une vie après ces activités destructrices: qu'on va leur apporter l'aide nécessaire à leur développement économique et qu'il y a des alternatives".
Même un fanfaron grotesque comme Stanford aurait du mal à expliquer comment
le fait de ne pas se soumettre à l'impôt a quelque chose à voir avec l'amour de
son prochain. Lui et son engeance sont des "fauxlanthropistes".
Si les gouvernements ont vraiment du courage, qu'ils mettent en œuvre dès
maintenant la véritable philanthropie.
Liens et notes:
Panorama
général de la philanthropie aux Etas-Unis
Gates et ses largesses pour l'Afrique:
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2... et
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2...
Dans la peau
d’un riche héritier : échapper à l’ISF ? Simple comme un coup de
fil…
Don't Worry, the Ultra-Rich Are Doing All Right (en
anglais).
Par Rob Larson, AlterNet. November 26, 2008.
Extraits:
Une récente enquête portant sur le XX°s montre que la répartition de l'ensemble des revenus des 10% de ménages les plus riches aux US qui représentait environ un tiers dans les années 70 correspond aujourd'hui à la moitié avant impôt. Et entre 1996 et 2006, les revenus des 1% les plus riches ont augmenté à un taux annuel de 5,7% pendant que ceux des 99% restants n'augmentaient que de 1,1%.
Mais ce ne sont pas seulement les chiffres sur le papier. Les nantis s'en donnent à coeur joie: des cigares à 700 dollars pièce, des liftings à 15000 dollars, des hélicoptères à 10 millions de dollars.
Ce qu'un Américain moyen gagnerait en une centaine d'années, les riches le déboursent pour s'acheter un hélico qui les transportera de Long Island au centre de Manhattan, de façon à faire leurs courses sans avoir le désagrément de se retrouver coincés dans les embouteillages à NY. (…)
Ce sont ces ultra-riches, les milliardaires et les multimillionnaires qui ont redéfini la richesse et la consommation ostentatoires. Une de leurs chasses gardée notoire, c'est l'art contemporain.
A côté de cela, le jouet top du top pour les classes dirigeantes, c'est, bien sûr, le yacht.
Ces énormes îlots privés ultramodernes coûtent à l'achat des dizaines de millions de dollars, plus environ un dixième de cette somme par an pour l'entretien et le carburant.
(…)
Mais tout n'est pas lit de roses pour ces élites, quand leur yacht est trop imposant, " il y a une chose que l'argent ne donne pas toujours, c'est de la place pour amarrer dans une marina". Une telle souffrance, c'est terrible. Sortez les mouchoirs.
Mais pour les 90% d'entre nous, la réalité n'est pas aussi glamour (...).
L'immense majorité des américains a passé son temps à travailler davantage et à emprunter plus d'argent pour maintenir un pouvoir d'achat constant. Les chapitres récents de l'histoire de l'Amérique montrent qu'il a fallu se débrouiller avec moins.
Beaucoup moins. Le taux de mortalité infantile aux US est très élevé, similaire à celui de la Pologne et pire que 28 autres pays, dont Cuba (je répète: CU-BA, NDT) et la Hongrie, ainsi que les pays d'Europe Occidentale et de la partie industrialisée de l'Asie. Cela, en dépit du fait que "les Etats-Unis consacrent une part bien plus importante de leur PIB à la couverture santé que les autres pays. "Deux fois plus, en fait". (…)
Nous sommes à une période où nous devons nous rappeler que l'égalité et la justice viennent rarement de la générosité des puissants.
Seule la pression populaire a pu faire avancer les droits de la population. Les mouvements pour l'abolition de l'esclavage, l'égalité des femmes, la syndicalisation, les droits civiques, et l'environnement n'ont finalement pu obtenir satisfaction que quand ces droits ont été arrachés aux puissants, pas en attendant un geste de leur part. (...)
.............................................................................................................................................
Vous allez me dire: en France, tout ça ne peut pas nous arriver!
Comment, comment?
Et les cadeaux fiscaux somptuaires, les milliards aux banques, les
augmentations brutales du train de vie des élus, leurs salaires et avantages
pharamineux, ainsi que de ceux des patrons (allez-y
voir un peu comme la crise les met sur la paille à ceux-là)?
Il faut ne jamais passer devant un kiosque à journaux pour ignorer les
extravagances de toute cette engeance. Châteaux, yachts, fêtes, jets privés,
etc. tout y est. Et, en plus, ils en font la promo dans les journaux pipole,
question de dire: "vous voyez, pov'cons, fallait faire comme nous! Et
maintenant vous n'avez même plus le pognon pour vous acheter le magazine, vous
êtes obligés de le lire sur place!".
Pendant ce temps, qui n'aura plus assez à la fin du mois pour payer le
remboursement des prêts, le loyer, les factures d'électricité, de gaz, d'eau,
les transports, les franchises médicales, les dépassements d'honoraires, les
réparations du tas de ferraille plus ou moins roulant dont on est obligé de se
contenter pour atteindre son lieu de travail, et tout le reste, comme les pâtes
ou le pain, qui bientôt atteindront les prix des œufs de lump et du saumon
d'élevage qu'on se paye frugalement à Noël?
Mais demandez-leur, à ceux qui en croquent, de partager un peu de leur
pitance.
Nada!
Rappelez-vous: "les caisses sont vides".
Quant aux "mécènes", ils ne manquent pas, qui ont envahi les salons
de la république – Voir, par exemple: les raouts au Louvre, l'utilisation des
locaux du ministère des Affaires Etrangères pour une réception organisée par
LVMH, ou d'autres locaux publics prestigieux investis pour des soirées privées
avec débauche de verroterie et d'oripeaux griffés, les ministres de la
république festoyant et posant pour les photographes, avec des toilettes
obligeamment prêtées par quelque couturier de renom, aux côtés des magnats de
la finance et des pipoles, les montres de luxe censées donner l'heure et l'âge
du capitaine, les lunettes de soleil couvertes de strass, j'en passe.




L'Obscénité
Eh, oui, tout ce beau monde se frotte, se touche, se congratule, l'air
triomphant, l'air de dire:"regardez comme on est beaux et comme vous, vous êtes
minables dans vos guenilles, et à compter chaque centime".
Et puis, il y a cette extension du Louvre en plein désert
culturel, à Abou Dabi, en échange de quelques dollars. Mais
l'argent, c'est la seule valeur que ces gens-là respectent.
Et ceux qui veulent préserver le patrimoine national au sein de la république
ne sont que des frileux, des passéistes.
"L'Etat ne peut pas tout".
Eh, oui, c'est vrai! Les "caisses sont vides".
On a failli oublier, avec tout ça.
L'art tributaire du bon vouloir des mécènes:
Les entreprises mécènes recentrent leur action
Annexe
Et puis:
R&R:
Au mois de décembre 2008, Rolls-Royce supprimait 40 postes en
raison de la crise.
Pourtant, l’année 2008 a été très bonne pour la filiale de BMW. Avec 1212
unités vendues, Rolls-Royce affiche une belle progression de
20%. Et le plus étonnant c’est que c’est en Europe que les
résultats sont les meilleurs. Les ventes européennes ont en effet pratiquement
doublé, alors qu’au Moyen-orient, pourtant amateur de bling-bling, la
progression n’était “que” de 48%.
Pour mémoire, cela fait désormais cinq ans que les ventes annuelles de
Rolls-Royce ne cessent d’augmenter.
Aux Etats-Unis, la firme affiche également une bonne santé. En effet, 4 Rolls
sur 10 vendues dans le monde le sont là-bas. Notamment dans la célèbre
concession de Beverly Hills.
Quand on vous dit que tout n'est pas perdu pour tout le
monde.
Rhâ, ce pessimisme!
Trouvé sur le ouaibe:
Rolex et Ray-Ban., auxquels le prez a été souvent associé n’apprécieraient pas ce coup de pub présidentiel car NS ne serait pas un bon “mannequin”.
Rolex trouverait ainsi que le chef de l’Etat porte mal sa Rolex en la « laissant pendouiller inélégamment, à la façon d’une gourmette ».
Du côté de Ray-Ban, un spécialiste des tendances explique dans le mensuel que la marque trouverait que le président donne une image « pas assez jeune et trop bas de gamme » de leurs lunettes.
Source
Sur lui, donc, si j'ai bien compris, la Rolex fait toc. Mouhaha!
Vous voyez bien qu'il reste des occasions de rigoler!

Commentaires
Bonjour emcee !
Si j'étais imposable actuellement, j'essaierais, moi aussi, de me défiler — mais pas pour dormir sur un matelas de billets toujours plus épais. C'est simplement que l'usage qui est fait de cet argent collecté atteint en France (pour parler de ce que je connais le mieux) une obscénité chaque jour plus aveuglante, à laquelle je ne veux pas contribuer, ou le moins possible (difficile d'échapper à la TVA sur le savon de Marseille).
Je l'ai écrit un peu autrement dans un commentaire sur Article XI (lien dans ce billet-ci).
Longue vie aux bassines et au zèle.
P.S. Pour la situation aux États-Unis, il y a aussi le site de Sam Pizzigati (en anglais) :
http://www.toomuchonline.org/index....
Salut, Pièce détachée,
Je croyais que tu étais un gars et, finalement, dans un de tes coms' (peut-être dans article X1, d'ailleurs), j'ai compris que tu étais une fille. Je ne m'étais même pas posé la question. Chais pas pourquoi. Bref, c'est anecdotique.
Tu as raison, pour les impôts, à voir comment ils dilapident ça à vitesse grand V, ça fait mal au coeur. Rien que pour leur confort personnel et pour la protection de tous ces pleutres, le prez en tête, et de leur famille, toutes générations confondues. Aller dans un village paisible en déployant sur place un flic (armé et tout le barda) pour 2 habitants (dont sans doute des enfants, des femmes et des personnes âgées), ça relève d'une pathologie, ça. Non?
Et tout ça a coûté combien? Sans parler des hélicos et le reste pour les déplacements de tout ce beau linge.
Sans doute plus qu'un lit dans un HP pendant un an. Il y a probablement des économies à envisager d'urgence
Merci pour les liens, je vais aller parcourir tout ça.
Rien que le titre est un programme!
remboursez!les banquiers,industriels,grandes surfaces et autres profiteurs remboursez depuis le temps que vous puisez dans les caisses sans rien y apporter!
Moi, j'aime bien la pub de Carlita, sur les toits de l'Elysée, en robe du soir rouge...top classe!! Si, si, impératrice... Bah, le pognon en face que ça a couté et que ça rapporté, ça nourrirait bien, au moins pendant 5 ans, un village bengladeshi...!
Mais là, on fait quoi...les boîtes de pubs sont privées et dépensent leur budget promo, comme elles l'entendent..!
Pour le mécénat,(niche fiscale, considérablement augmentée par notre bon Jack Lang, dès 1983..!, et actuellement en mission préz à Cuba, qu'est-ce qu'on s'marre....!), c'est la bouteille à l'encre, en fonction de la "lisibilité",( j'adore cette expression!) des monuments à restaurer ou des créateurs à promouvoir...!
Bon, je vais m'arrêter là, sinon ça va m'énerver !!
Quant aux fondations et autres "entreprises humanitaires", ça se passe de commentaires...! Les "bonnes oeuvres des 200 familles", c'était bien aussi...!
Salut,
Tu as raison, Jeean Claude: qu'ils arrêtent de pleurer misère, alors qu'ils cherchent par tous les moyens de ne pas embaucher ou de pouvir débaucher selon leurs besoins. On leur donne des avantages sans contre-partie et, à la première occasion, ils s'en vont vers des cieux plus cléments.
L'argent pour les monuments, ils le trouvent quand même. Il n'y a qu'à voir les travaux qu'ils font faire quand ils rentrent qqpart. Ils n'ont qu'à ne pas le dilapider (et cela, se fait pourtant à tous les niveaux, nationaux et locaux, où on arrose les copains). Alors, s'il y avait davantage de rentrées et une gestion rigoureuse), il y aurait plus de possibilités de restauration.
Quant à la photo sur le toit de l'Elysée, elle représente le mépris et l'arrogance de ces gens-là. L'Elysée n'est pas leur résidence personnelle, il y a plein d'autres endroits où aller étaler leur vanité.
Le titre m'a fait marrer mais plutôt que d'attendre sagement qu'ils nous rendent le pognon, j'aimerais autant aller les dépouiller, les dépoiler, brûler tout dans un grand feu de Saint Jean, et danser la carmagnole tout autour !
Salut, Dom,
Tu as raison, ce n'est pas parti pour.
Il se trouve que je me suis retrouvée ce matin dans la salle d'attente d'un praticien, et que j'ai vu, étalés sur la table basse, les fameux "glossy" magazines, j'ai tourné les pages, et on ne voit que ça: des riches qui s'envoient en l'air. Tous ces plaisirs factices, et cette admiration pour des gens au QI de poule, j'étais écoeurée.
Alors, oui, il va peut-être falloir leur inculquer quelques valeurs de force, parce que de gré ...
Comme les négo avec le LKP!ça butait sur quoi? le LKP qui refusait avec raison toute exonération de "charges sociales" trouvant que les medefiens s'était assez enrichis comme ça sur notre dos et refusant l'assistanat!
Assistanat villipendé par notre cher Agité 1er roi des francs,sauf pour les plus riches!
Alors il faut les mettre à poil,les faire courir pour qu'ils se réchauffe juste avant de monter les escaliers de la Veuve et pshiiiit,clac une tête dans le panier!
Et le président du Medef qui crie aux insultes!
Mais c'est impossible d'insulter le Medef,LE MEDEF EST UNE INSULTE!
Une insulte à la raison,une insulte à la dignité humaine,une insulte à l'humanité!
ça fait des siècles qu'ils nous insultent uniquement par leur existence!
Nos amis Iliens ont publiés ça c'est la meilleure réponse que l'on peut leur donner!
http://www.humanite.fr/Outre-mer-Le...
À emcee,
Anecdotique et hors-sujet : j'ai choisi mon pseudonyme de façon à ce qu'il n'indique pas mon sexe, parce que, la plupart du temps, j'estime que ce n'est pas une donnée pertinente, ni pour le sujet du billet, ni pour mon commentaire.
Mais ça y est, je suis grillé(e) !