Mousa Abu Marzook, vice-président du bureau politique du Hamas, accuse Israël de reculer devant des accords sur une trêve et a déclaré hier à Damas que le soldat israélien ne serait libéré qu'en échange de centaines de prisonniers palestiniens détenus dans les prisons d'Israël.
"Nous ne changerons pas de position", a-t-il dit.
Ce mercredi, le Cabinet de la sécurité israélien avait décidé de maintenir le blocus et de n'accepter aucune trêve tant que n'était pas libéré Shalit, capturé en juin 2006 près de la frontière entre Israël et Gaza. Jusqu'alors, une nouvelle trêve avait semblé imminente.
Le Hamas et l'Egypte, chargée de la médiation entre les Palestiniens et les Israéliens, traitaient les deux questions séparément. Mais Ehud Olmert, le président israélien sortant, voulait à tout prix imposer que Shalit soit au centre de toute négociation. Olmert, qui n'est au pouvoir que pour quelques semaines encore à la suite des élections qui ont eu lieu ce mois-ci, tient à ce que le soldat soit libéré avant la fin de son mandat.
"Il a toujours été clair depuis deux ans pour Israël, l'Egypte et le Hamas que le cas Shalit était complètement indépendant des autres questions", proteste Abu Marzook, à peine revenu dans la capitale syrienne après les pourparlers sur une trêve au Caire.
"Nous sommes prêts à discuter de Shalit, mais la question n'a aucun rapport avec le reste en ce qui nous concerne. C'est inacceptable."
Le soldat serait vivant, mais son lieu de détention est inconnu et il n'a pas été repéré par la Croix Rouge Internationale.
"C'est une bonne chose que les Israéliens ne sachent pas où il est, sinon, ils l'auraient tué", ajoute Marzook.
Abu Marzook a cependant indiqué qu'ils donneraient des nouvelles fraîches de Shalit si Israël mettait les prisonniers palestiniens, actuellement détenus dans des cellules d'isolement, dans des cellules normales, libéraient les femmes souffrantes et divulguaient des informations sur les combattants du Hamas, Imad et Adel Abdullah, qu'ils soupçonnent d'avoir été enlevés par les forces israéliennes.
Il déclare que des contacts entre le Hamas et les représentants européens et américains se sont multipliés depuis la fin de l'offensive, même si le Hamas est officiellement présenté par les Etats-Unis et l'Union européenne comme un mouvement "terroriste" à cause de son refus de reconnaître l'état d'Israël, de renoncer à la violence et de respecter les accords de paix temporaires.
"Il y a eu un énorme changement depuis la guerre. Mais beaucoup de ceux que nous avons rencontrés nous ont demandé que ces entretiens restent confidentiels".
D'après la BBC, le Hamas a envoyé une lettre au président Obama par l'intermédiaire du sénateur John Kerry en visite à Gaza hier. On ne connaît pas le contenu de cette lettre.
Abu Marzook a salué la nomination par Obama de George Mitchell comme émissaire pour la paix au Proche Orient, décrivant l'ancien sénateur comme "un représentant américain non sioniste" qui avait dénoncé les colonies israéliennes et avait participé aux pourparlers de paix entre la Grande-Bretagne et l'IRA.
Mais, en dépit de signes indiquant un changement d'attitude éventuel à Washington, rien ne peut laisser penser que Mitchell compte rencontrer le Hamas; il a même omis de se rendre en Syrie lors de sa tournée dans la région ce mois-ci.
Abu Marzook a déclaré que le Hamas était favorable à une réconciliation avec le Fatah, dirigé par Mahmoud Abbas, le président palestinien soutenu par l'Occident.
La fin des divisions internes est considérée comme la condition essentielle à la levée du blocus de Gaza, mis en place depuis que le mouvement islamiste a remporté les élections en 2006 et durci l'été suivant.
Cette guerre de 22 jours, qu'Israël a engagée dans le but de faire cesser les tirs de roquette, a tué plus de 1300 Palestiniens, parmi lesquels de nombreux civils, a détruit environ 5000 maisons et dévasté la plupart des infrastructures déjà chancelantes de Gaza. Mais, déclare Abu Marzook, ce sont les Palestiniens qui ont gagné, parce qu'Israël n'a pas réussi à atteindre les objectifs qu'il s'était fixés.

"Actuellement, le monde soutient le Hamas, et pas seulement le monde arabe et musulman. Un jugement moral a été porté contre Israël. Israël a le soutien moral et la légitimité depuis la Seconde Guerre Mondiale, et sa propagande a fait du Hamas un groupe terroriste. Il y a eu un véritable changement sur ces deux points – mais malgré ce soutien massif, le blocus de Gaza n'a été levé."

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Ce n'est pas ce qui avait été dit le jeudi 5 février. Evidemment.

Et puis, si nos pitres commençaient à parler d'un prisonnier français incarcéré sans preuves dans les geôles israéliennes.
Ce n'est pas de leur devoir, ça, de s'intéresser aux ressortissants français?
Ah, oui, j'oubliais, la notion de "devoir" est devenue flottante de nos jours.

Libérez Salah Amouri!

Note perso:

Alors qu'avons-nous là? Encore et toujours davantage d'exigences pour conclure à une trêve et à la levée du blocus. Tant que je gagne, je joue. Et puis, ça va les énerver grave et on pourra à nouveau tester nos bombinettes sur ces sauvages.
Olmert, mis en cause pour corruption et qui aurait dû démissionner de ses fonctions depuis bien longtemps la ramène encore et rajoute d'autres conditions au pot. Même pas mal!
Olmert, je le rappelle, c'est aussi l'auteur de la brillante initiative au Sud-Liban en 2006. Où, là aussi, malgré sa grosse cavalerie, il avait pris la pâtée.
Comment peuvent-ils retomber chaque fois sur leur pattes après avoir pris une énorme claque?
Comment peuvent-ils tout détruire et être exonérés des frais occasionnés?
Comment peuvent-ils encore avoir le culot de se montrer en public et de pérorer? Mais bon, si on devait s'arrêtait à ça, on perdrait pratiquement tous les dirigeants de la planète d'un coup (Mais, non, pas Chavez!).
Et le blocus, non? C'est pas scandaleux, ça? Ils les ont décimés, mais faut continuer la torture sous prétexte, sans doute, qu'il reste des vivants non mutilés quelque part.
Et le fameux soldat que personne n'a retrouvé, même en remuant bruyamment ciel et terre?
Si parmi les fanfarons de la "communauté internationale" il y en avait qui avaient un peu de courage, tu sais ce qu'ils feraient?
Ils enlèveraient la Palestine des mains de ces psychopathes.
Hélas, ils sont tous résidents du même asile. Aucune chance.

Alors, les Palestiniens, tenez bon! On est encore là.
Quant au soldat israélien, si ça se trouve, il veut plus y retourner, en Israël. Mouhaha!

AVIS de RECHERCHE
Je m'inquiète.
Quelqu'un saurait où est passé Tony Blair?
Il avait pas un boulot rémunérateur concernant vaguement le Proche Orient? Je n'ai vu passer aucune déclaration de sa part.
Un peu comme si DSK avait disparu corps et biens après le marasme économique que nous savons.
Pas que nous attendions que l'un ou l'autre trouve une solution quelconque, mais quand même.
Ou alors qu'il rende les sous.

Coluche disait: "C'est pas du travail qu'ils veulent, c'est du pognon".
Il ne croyait pas si bien dire ...

Et puis, comme il faut bien rigoler, je vous remets la vidéo que j'avais mise en lien dans le com' précédent.
Quand je vous dis que c'est un pitre, ce type-là!
Les étrangers nous définissent comme arrogants, amateurs et donneurs de leçons.
Et c'est pas cette engeance qui va faire démentir le cliché.
http://www.youtube.com/watch?v=2AUu...

La prochaine fois, je vous parlerai des prisons US.
Ce sera nettement plus frivole.
Quoi,"ENCORE!"? J'en ai pas fait le tour non plus.