Les démolisseurs de la Palestine peuvent compter sur un allié de poids: le bulldozer
Par emcee le lundi 16 février 2009, 14:12 - Moyen Orient - Lien permanent
Gaza, encore et toujours, vous allez me dire.
Faire le tour de la question dans sa globalité. C'est l'idée.
Pour que les sceptiques réalisent l'horreur que nous laissons se développer
sous nos yeux à force de n'entendre que la propagande et de ne pas prêter
attention à ce qui est en place au niveau mondial.
Il faut que tout cela cesse et que les habitants de Gaza aient l'assurance
qu'on ne viendra plus jamais détruire leurs maisons, leurs récoltes, tous leurs
moyens de subsistance, leurs vies elles-mêmes et qu'ils puissent enfin
reconstruire pour toujours. Je sais, je rêve.
Cet acharnement, cette destruction systématique périodique depuis 60 ans, où
aucun Palestinien encore vivant n'a été épargné d'une manière ou d'une autre
n'est comparable à rien d'autre.
Il en va de la conscience de toute la population mondiale de faire cesser
cela.
Ne pas oublier. Ne pas faiblir.
Car, ce n'est pas terminé. Cela ne sera terminé pour leurs ennemis que quand il
n'y aura plus un seul Palestinien en Palestine. Il faut le savoir.
Aujourd'hui, malgré la résistance des Palestiniens aux attaques du mois
dernier, il est clair qu'Israël et ses complices jouent la montre. Faire
oublier ce qui s'est passé, faire passer cela pour une victoire d'Israël et
laisser perpétuer les crimes contre l'humanité en poursuivant le blocus, en
gardant les postes frontières fermés, en surveillant les tunnels. Cela, plus de
1300 morts et 5000 blessés plus tard, et après la destruction de 60% des terres
cultivables et des infrastructures en Palestine, sans espoir d'une solution
avant des mois dans le meilleur des cas de figure.
Un pas de plus en avant dans la marche pour l'élimination de tout un
peuple.
Avec le silence effrayant du monde entier.
Voici la traduction d'un nouvel article:
Divesting from Israel’s “Weapon of Mass Destruction”
February 13th, 2009
!!!
Désinvestissement dans l'arme de destruction massive d'Israël
Par Stuart Littlewood
Dieu est venu murmurer à l'oreille de l'église anglicane et elle a revendu
ses parts dans Caterpillar©.
Cette Maison de Dieu avait investi environ 2 millions et demi de livres
sterling dans une entreprise qui fabrique une des armes de destruction et de
désolation massives d'Israël. Après avoir déclaré pendant des années qu'ils n'y
voyaient aucun problème éthique, les chefs religieux se sont finalement rangés
à notre opinion à tous que le bulldozer D9 de Caterpillar©, qui est utilisé en
Terre Sainte dans le but abominable de démolir des maisons des Palestiniens, de
déraciner les oliveraies et de détruire des infrastructures civiles, tient
davantage de l'arme sadique entre les mains d'Israël que du matériel de
construction.
Caterpillar© ne fait simplement plus bon effet sur la liste des investissements
de l'Eglise.
La destruction totale de maisons de Palestiniens et la participation de
Caterpillar© ne date pas d'aujourd'hui. Au camp de réfugiés de Jenine en
mars-avril 2002, les énormes bulldozers blindés (conduits par des réservistes
de l'armée) ont été à l'œuvre pendant 3 jours et trois nuits non-stop. Plus de
300 maisons dans le camp surpeuplé ont été rasées. Les conducteurs de
bulldozers devenaient des héros instantanément et étaient couverts de médailles
pour récompenser leur bravoure.
Un de ces conducteurs n'a pas quitté la cabine de son engin pendant 75 heures
d'affilée.
"Pendant trois jours, je n'ai fait que détruire, encore et encore, tout le quartier. J'ai démonté toutes les maisons d'où partaient les tirs. Quand j'en démolissais une, il y en avait plusieurs autres qui tombaient avec. Les soldats avertissaient les habitants par mégaphone, ils disaient qu'il fallait qu'ils quittent les lieux avant que je commence, mais je ne laissais sa chance à personne.
Je n'attendais pas. Je défonçais la maison avec la puissance maximale pour la faire tomber le plus vite possible. Je voulais m'attaquer aux autres maisons. Pour en démolir le plus possible. D'autres se sont peut-être retenus, ou du moins, c'est ce qu'ils disent. Qui va les croire? Ceux qui étaient là, en voyant nos soldats dans les maisons, comprenaient que c'était très dangereux. J'en avais rien à faire des Palestiniens, mais je ne détruisais pas sans raison. C'étaient les ordres.
Il y avait beaucoup de gens à l'intérieur des maisons que nous devions démolir.
Ils sortaient des maisons que nous faisions tomber. Je n'ai pas vu de mes propres yeux de gens mourir sous la lame du D-9. Et je n'ai pas vu de maison s'effondrer sur des êtres vivants. Mais s'il y en avait, je m'en fichais bien. Je suis sûr qu'il y a eu des gens qui sont morts à l'intérieur de ces maisons, mais il était difficile de voir: il y avait énormément de poussière partout et nous travaillions beaucoup la nuit. J'ai ressenti de la jubilation pour chacune des maisons qui tombait parce que je savais que mourir leur importait peu, ce qui leur importait, c'était la maison. Si on démolissait une maison, on enterrait 40 ou 50 personnes pendant des générations.
S'il y a quelque chose que je regrette, c'est de ne pas avoir détruit le camp tout entier."
Selon Amnesty International, cette orgie de destruction en une seule fois
est la plus importante qui ait été réalisée par l'armée israélienne. Le
quartier al-Hawashin avait été entièrement détruit et deux autres secteurs du
camp de réfugiés avaient été partiellement détruits, jetant à la rue plus de
800 familles, c'est-à-dire environ 4000 personnes.
La démolition des maisons est depuis le début la pierre angulaire de la
solution d'Israël au "problème arabe", et les bulldozers ont
parfaitement bien rempli leur rôle pour démanteler la société palestinienne et
disloquer les communautés. Le Comité Israélien Contre les Démolitions de
Maisons palestiniennes (l'ICAHD) indique qu'entre 1948 et les années 1960,
Israël a détruit systématiquement 418 villages palestiniens dans ce qu'est
devenu aujourd'hui l'Etat d'Israël. Les villageois qui avaient dû fuir
n'avaient plus le droit de revenir et leurs terres avaient été données aux
Israéliens.
La commune israélienne de Sderot, pour laquelle le monde est censé éprouver de
la compassion, est construite sur des terres volées appartenant à un village
palestinien qui a subi une épuration ethnique et a été rasé. Au début de
l'Occupation en 1967, les démolitions étaient effectuées en franchissant la
Green Line et en pénétrant en Cisjordanie, dans Jérusalem-est et à Gaza.
Depuis, 12.000 habitations de Palestiniens ont été détruites, dont beaucoup
étaient les maisons de ceux qui avaient fui les bulldozers en 1948.
Des dizaines de maisons anciennes ont été détruites dans le quartier Mughrabi
de la Vieille Ville de Jérusalem pour faire place à la construction d'une
esplanade devant le Mur des Lamentations.
En 1971, Ariel Sharon, qui était à l'époque commandant en chef du front sud
(Southern Command), a fait raser 2000 maisons dans les camps de réfugiés de
Gaza pour faciliter les contrôles militaires. Quand il est devenu premier
ministre, en 2001, il a dirigé la démolition de 1500 maisons supplémentaires à
Gaza.
Au moins 2000 maisons ont été détruites dans les Territoires Occupés dans le
but de réprimer la première Intifada à la fin des années 1980, début 90. Près
de 1700 maisons ont été également détruites par l'administration civile au
cours du processus de paix d'Oslo (1993-2000).
Depuis le début de la Seconde Intifada en septembre 2000, l'armée israélienne a
détruit entre 4000 et 5000 maisons de Palestiniens, entre autres à Jenine,
Naplouse, Ramallah, Bethlehem, Hebron et d'autres villes de Cisjordanie, et
plus de 2500 à Gaza. Des dizaines de milliers d'autres ont été rendues
inhabitables. En tout, environ 50.000 personnes se sont retrouvées sans toit.
Des centaines de magasins, d'ateliers, d'usines et de bâtiments administratifs,
dont les antennes du ministère de l'Autorité Palestinienne de toutes les villes
de Cisjordanie, ont été détruits ou rendus inutilisables.
Les chiffres montrent que 60% des maisons démolies dans les Territoires Occupés
l'auraient été par des bulldozers dans le cadre d"'opérations de
nettoyage", 25% pour avoir été construites "illégalement" (sans
permis de construire) et 15% par mesure de punition collective.
D'après un rapport d'Amnesty International, plus de 3000 hectares de terres
cultivées ont été rasés au cours de la même période. Les puits, les réservoirs
d'eau et les pompes à eau qui servaient à la consommation d'eau potable,
l'irrigation et aux autres besoins de milliers de personnes, ont également été
détruits, en même temps que des kilomètres de réseaux d'irrigation.
Ces chiffres ne prennent pas en compte la destruction injustifiée et non
mesurable engendrée par les bombardements intensifs et implacables de Gaza le
mois dernier.
Quand des maisons sont démolies pour des "motifs militaires" ou pour servir de
mesures de dissuasion et de punition collective, il n'y a pas de procédure
légale (pas d'ordre de démolition formel, pas d'avertissement, pas de délai
pour récupérer les meubles ou les objets personnels, et souvent à peine le
temps de fuir le bâtiment qui s'écroule autour des victimes).
Les ordres de démolition, quand ils sont émis, sont distribués aléatoirement.
Un inspecteur du bâtiment peut aller frapper à la porte de la maison et le
remettre à celui qui lui ouvre, même si c'est un enfant en bas âge. Le plus
souvent, il est glissé sous la porte ou laissé sous une pierre près de la
maison. Les Palestiniens se plaignent fréquemment de ne jamais recevoir l'ordre
avant l'arrivée des bulldozers, ce qui empêche tout recours légal.
Pourquoi l'église anglicane a-t-elle mis autant de temps à réaliser le
scandale Caterpillar©?
Stuart Littlewood est, entre autres, l'auteur du livre: "Radio Free
Palestine", qui raconte le calvaire des Palestiniens sous
l'Occupation.
Lien:
Le sionisme rend-il légitimes tous les actes de violence et d’injustice
?
Par Gideon Levy
Haaretz, 12 février 2009
Note perso
Je n'oublie pas pour autant qu'ici, en France, la situation, tout en n'étant
pas aussi désespérée, certes, est au bord du précipice par la volonté d'un
barbare.
Et qui multiplie les attaques tous azimuts contre les institutions. De façon
irréversible. A croire qu'il est en mission commandée, puisque rien ne le fait
dévier de l'objectif qu'il s'est fixé (ses "réformes"). Ni l'avis des experts,
ni les exemples flagrants de la faillite de cette politique, ni les résultats
catastrophiques de la politique, menée, depuis quelques années déjà, sous sa
houlette, ni la colère des millions de citoyens.
Voyez le
congé parental, par exemple.
Pas étonnant venant d'un homme robot sans figure dévoré par une ambition
démesurée et une idéologie puante et qui ne fait semblant de s'intéresser aux
enfants que pour mieux les détruire et détruire leur vie familiale, leur
équilibre, leur éducation, leur avenir …
Autre exemple: la décision de supprimer tout ou partie de la taxe
professionnelle – qui enlèvera au minimum 8 milliards d’euros aux collectivités
locales.
Qui devront prendre encore l'argent aux pauvres. Ou les priver de prestations
vitales.
Puis l'Education abattue au bulldozer à tous les étages.
Et aussi, la Recherche. Discours mensonger, de toute
évidence écrit par un de ses idéologues et qu'il ne cherche même pas à lire
correctement, comme si c'était accessoire, comme s'il condescendait à venir
parler à la plèbe, mais qu'il n'avait pas à le faire, qu'il avait mieux à
faire.
Mépris d'un minable inculte au sommet de son incompétence, porté par des
cons.
Quand je pense que, selon les sondages, il en resterait encore plus de 30% à
trouver qu'il mène une bonne politique!
Quelques exemples et tout le reste. Et puis tous ces rebuts de l'humanité dont
il s'est entouré pour lui servir de laquais.
Ces gens-là sont finalement à l'image du monde que nous leur avons laissé
fabriquer, tout occupés que nous étions (et sommes encore) à régler des
querelles intestines accessoires et dérisoires.
Commentaires
Alors emcee, on dirait que c'est pas la forme... Sans doute l'hiver et bien d'autres choses encore... Un petit décentrement s'impose, regarde la Guadeloupe et ses "nègres verticaux", sel du genre humain, ils nous rappellent que les tenants de la "morale d'esclave" habitent en métropole...
Qu'est-ce que cela veut dire, ça "décentrement"? "Assez parlé des Arabes"?
J'écris ce que je veux ici et je ne me fais dicter par personne les sujets que je dois aborder.
Je n'oblige personne à venir me lire. Personne ne m'obligera à écrire ce qu'il-elle veut y lire.
Ne plus en parler, c'est tout à fait ça...
http://www.alterinfo.net/Suite-a-re...
Merci pour l'info, Yelrah. On est vraiment dans un monde pourri où les intimidations pour empêcher de faire circuler l'information viennent de toutes parts.
merci emcee
il faut continuer
c'est l'engagement même
pas la facilité de conscience
un/ five à suivre ds l'Huma
http://www.humanite.fr/2009-02-16_P...
rappellons que concernant la guadeloupe, seuls les tenants de la Guadeloupéanité sur le modèle ivoirien osent prétendre que les "tenants de la morale d'esclave" habitent seulement en métropole...
Nobo, encore un faux. tu as bien fait de le débusquer.
c'est vrai qu'à force on gerbe...
ça tombe bien
Faut tout recracher
"les tenants de la morale d'esclave"
c'est pas une question de couleur de peau
c'est les tenants de la loi du plus fort contre les plus faibles
et quand on refuse de voir ça
bin, on fait le jeu des forts,
qu'on se dise révolutionnaire ou pas, la plaie étant ceux qui se disent être les "vrais" révolutionnaires.
Tout à fait d'accord, Birahima: il y a les faibles et les forts. Ce n'est pas la couleur de la peau qui importe.
En réduisant les problèmes à la couleur de la peau ou autre caractéristique, on entretient le racisme et on favorise le communautarisme qui fait le bonheur des forts (voir comment NS et sa clique veulent tout mettre sur le terrain du communautarisme).
http://questionscritiques.free.fr/e...
article traduit
ça rejoint ce que dit Birahima2
http://www.dedefensa.org/article-ef...
comment retirer tous pouvoirs aux calculs sionistes en europe et sur le monde à présent? ËT MULTIPLIEZ VOUS comment pourraient 'ils dire des vérités sans se faire assasiner, je pense que la est le problème.
Oui, Yelrah et Birahima, ils parlent au Hamas, certes. Je suppose que c'est tout de même incontournable.
Mais pourquoi donc des négociations sous la table?
Pourquoi ces gens qui prétendent tous vouloir la paix ne montrent-ils pas leur bonne volonté au grand jour?
Pourquoi, après ce nouvel échec d'Israël, et les actes criminels qu'ils ont commis, les Occidentaux ne tapent-ils pas le poing sur la table en leur disant:"Maintenant, c'est fini vos conneries!"?
Un élément de reponse peut-être ?
http://www.alterinfo.net/Le-complex...
Excellente analyse, Yelrah. J'avais vu passer le billet, mais ne l'avais que survolé.
Je viens de m'efforcer de le lire en entier sur écran. Mais tout est dit, tout est bien expliqué.
Et ce n'est pas la nomination de Benjamin Netanyahu comme chef du gouvernent qui va améliorer la vie des Palestiniens.
Ultralibéral, opposé à la création d'un état palestinien, pire encore, favorable à l'annexion pure et simple d'une partie de leur territoire et bien sûr partisan de l'expansion des colonies.
La droite dure, raciste, méprisante.
On n'attendait pas non plus grand chose de Livni mais là, je crois que c'est le pire pour les Palestiniens.
J'oubliais, ce triste sire, élu par une majorité d'Israéliens, ne pas oublier - mais il vrai qu'une majorité de français a élu Sarkozy et une majorité d'Italiens (dont il toujours le soutien) a élu Berlusconi - a placé l'Iran en tête de ses priorités.
Très très inquiétant
merci aussi à yelrah
effectivement, ça mérite d'être lu et relu
et même qui si on"linke" avec les afro-antillais ( par exemple, au hasard)
c'est pas une tringle à rideaux qu'on gagne
une pétition en ligne:
http://www.france-palestine.org/art...
Une pétition intéressante, Céleste, qui montre que les lignes bougent un peu.
Quant à Netanyaou, pas une grande avancée, de ce côté-là, c'est sûr, mais ils se sont également dotés d'un type d'extrême-droite, ce qui veut dire sans doute, que ce n'est pas encore suffisant dans l'ignominie.
Très très inquiétant,en effet.
Mais il y a des lueurs, les peuples commencent à ne plus avaler leur couleuvres.
Voir en Italie, en France métropolitaine, et surtout aux Antilles.
Et eux aussi commencent à trembler.
Espérons.
Dans le genre "chais pas quoi dire pour vous enfumer davantage, mais y a pas de raison que je le dise pas": http://www.youtube.com/watch?v=2AUugfvrzZ8
... Qui rejoint presque le N°1 (pour moi) et un grand classique, désormais: http://www.youtube.com/watch?v=ZV3L2y7UwNQ
Cliquez: c'est bref et vous aurez eu une occasion de rigoler dans la journée.
Pas venue depuis un moment, emcee, mais lu avec autant de plaisir, si ce n'est plus, ton acharnement, que j'aime. Bénie sois-tu, diraient mes soeurs (ça, c'est pour parler comme la soeur de nobo)
Comprends pas, non plus, la démarche de nobo, qui vient ci et là. Ce doit pas être un anti-arabe ; il doit penser que t'en fais pas assez. Enfin, ce que j'en dis. Il s'exprime pas plus
Sinon, oui, l'esclavagisme est un système
Sinon, comment ils pourraient pas parler au Hamas ? Que ça ait pas été dit au grand jour, soit, mais comment il aurait pu en être autrement ? Ils sont pas idiots, ils savent qui a gagné les élections
Salut, Thé,
), justement à ce
propos. Je garde le mystère. Un peu de patience, donc. Je pourrai peut-être le
mettre en ligne ce soir tard, ou demain matin.

Merci de tes visites (même silencieuses. Je ne suis pas celle qui peut reprocher quoi que ce soit à quiconque: je n'ai moi-même pas souvent le temps de poster chez les cop-ains/ ines , et surtout en ce moment. Mais j'ai honte.).
Pour ce qui est du Hamas, je suis sur une traduction intéressante (ça ne va pas nous changer de sujet, et cela va sans doute déplaire
Quant à Nobo, je n'en sais rien, mais cela fait la deuxième fois qu'il me tance (la première, c'est quand je déboulonnais la statue d'Obama avant qu'il soit monté dessus et avant tous les autres). Je n'attends ni les satisfécits, ni les ordres de quiconque.
De plus, je ne parle que de ce que je possède suffisamment pour faire un billet qui amène une réflexion de fond.
Je traite donc rarement de l'actualité brûlante, surtout si c'est pour donner un avis de néophyte à l'emporte pièce.
Ceux qui me lisent l'ont compris.
De plus, les Antilles, c'est proche et c'est loin. Et très compliqué. Je me garderais bien de me mêler de ça. En jouant le rôle de quoi? du blanc qui sait tout sur tout? du noir exclusivement de métropole, voire africain, qui en sait autant? de celui qui est allé aux Antilles et qui, lui, "connaît"? Et même celui qui y habite ne peut avoir qu'une vision subjective de la situation.
Pour bien connaître d'autres îles, je sais que les situations sont complexes et souvent déformées par les observateurs ou les parties prenantes.
Alors, je suis quoi, là dedans? A part dire que je soutiens la lutte des exploités, de quelque couleur qu'ils soient, et que j'espère que cette lutte mènera à une prise de conscience générale, je ne vois pas.
Et quand je vois les com' sur certains forums, où suinte le racisme, je ne suis pas près de me lancer là-dedans.
Ce sera donc Hamas au menu
Pas que je connaisse mieux, évidemment, mais je recoupe les infos - qui sont pléthore et pas seulement dans le microcosme hexagonal. Heureusement!
Hamas, ça me va, emcee
Ce qui me va moins, mais l'ai déjà dit, mais je crois que j'adore me répéter, c'est le silence des "amis", on va les appeler comme ça, qui soutiernent pas, parce que c'est des barbus
Les Antilles, c'est pas trop clair pour moi.. Si ça pouvait s'étendre, oui.
Eh bien, oui, ces gens qui laissent le terrain aux barbus sous prétexte qu'ils ne veulent pas défiler avec eux, c'est lamentable, voire criminel. Ce n'est pas en les ignorant ou en les méprisant qu'on va les faire disparaître d'un coup de baguette magique. Bien au contraire, en refusant le dialogue, on creuse les fossés entre les populations et on permet encore et toujours aux loups, qui se nourrissent de ces dissensions, de continuer à hurler - et d'avancer dans Paris et ailleurs.
QUI a agité le spectre du barbu? Sommes-nous si bêtes que nous sommes incapables de nous rendre compte que c'est de la manipulation, du détournement d'attention?
On ne veut pas se "faire manipuler" et on est manipulé par pire. Au nom de grands principes mal digérés ou galvaudés.
Relevez donc la tête et marchez avec le peuple opprimé en toute circonstance ou taisez-vous définitivement. Des oncles Tom (ou des idiots utiles), il y en a suffisamment pour que vous ne jetiez pas vous aussi dans le même marigot, avec, en plus, le sentiment que vos convictions humanistes sont indéfectibles. Ce qui est pire.
emcee/ aux Antilles
compris
mais on est sur le même front contre le communautarisme
idem thé pour les Antilles
" si ça pouvait s'etendre, oui"
y'a que le noir, s'il fait comme le juif, le juif lui dit :
mais pour qui tu te prends toi ?
alors le noir, il veut se faire respecter pareil
...
mais mwen pa enmé ( moi j'aime pas)( le jeu des puissants)
power is bad, you know