Les barbares ne sont plus ceux qu'ils étaient
Par emcee le vendredi 13 février 2009, 10:10 - Dans l'enfer de l'Ultralibéralie - Lien permanent
Des populations étrangères anéanties; des prisonniers enlevés, torturés, des personnes incarcérées dès leur plus jeune âge et dont certaines vont finir leur vie de misère en prison par la volonté de juges iniques; des sans papiers, fuyant la misère organisée dans leur pays par le pays où ils espèrent trouver quelque pitance, enchaînés et exhibés dans les rues; des criminels de guerre qui pavoisent et leurs suppôts qui les couvrent.
Il y a décidément quelque chose de pourri au royaume du monde.
Voici deux exemples parmi tant d'autres de ce qui se passe dans les prisons de la "plus grande démocratie de monde" autoproclamée.
Ne me parlez plus de "démocratie".
Il va falloir trouver un autre terme pour me convaincre.
"Révolution"?
Article I:
Why Are we Keeping Old Ladies Locked Up in Prison?
Publié le 10 février 2009, dansAlternet.
Pourquoi gardons-nous des vieilles dames en prison ?
Par Viji Sundaram.
Non violentes et privées de soins médicaux, les détenues âgées de Californie connaissent souvent une fin atroce.
CORONA, Calif. – Le mois dernier mourait la détenue matricule W41465, sans avoir vu son souhait le plus cher se réaliser: mourir libre.
Quatre-vingt-huit ans, pratiquement aveugle et sourde, souffrant de la maladie d'Alzheimer et d'une maladie des reins au stade terminal, Helen Loheac avait formulé le voeu de finir ses jours à Crossroads, Inc., un centre de transition pour les femmes incarcérées à la prison de Claremont, Calif.
Cela faisait dix ans qu'elle attendait d'y être admise. Mais, il y a quelques mois, quand Loheac, marchant avec difficulté, s'est présentée devant la commission de remise en liberté où elle demandait une libération pour raisons humanitaires après avoir passé près de dix-neuf ans derrière les barreaux pour complicité de meurtre, la commission a décrété qu'elle constituerait une menace pour la société si elle était libérée.
Le 5 janvier, Loheac, la détenue la plus âgée du système pénitentiaire carcéral de Californie, est morte de pneumonie pas loin de la prison pour femmes, Valley State Prison, à Chowchilla, où elle avait été incarcérée. Elle était attachée à la taille et aux chevilles, et il y avait deux gardiennes de prison à son chevet.
Loheac, connue pour sa langue acérée et ses traits d'esprit, symbolisait la pratique courante dans les prisons de Californie qui consiste à incarcérer de façon inhumaine des personnes âgées, dont certaines ont le corps si affaibli que même des tâches quotidiennes simples deviennent un calvaire.
"C'est une terrible injustice, ce qui se passe dans nos prisons" déclare Gloria Killian, ancienne détenue de la "California Institution for Women" (CIW) à Corona, et qui défend farouchement aujourd'hui les droits des détenus. "Il n'y a rien de pire qu'être malade en prison".
"Ces personnes ne sont pas une menace pour la société. Elles ne pourraient pas faire de mal à une mouche, même si elles le voulaient. De plus, cela coûte énormément d'argent de les garder en prison".
Les détenus de plus de 55 ans coûtent au contribuable deux à trois fois plus que les jeunes, qui coûtent en moyenne $35.000 par an.
Dee Mariano, 59 ans, explique qu'au cours des 11 années qu'elle a passées dans les prisons de Californie, l'état a dépensé environ $70.000 par an en médicaments et en soins pour traiter sa maladie pulmonaire chronique et sa maladie dégénérative des os. Actuellement, le coût du traitement s'élève à $17.000 seulement, l'état et le gouvernement fédéral partageant les frais.
"Ils dépensaient environ $250.000 par an pour Helen, si on compte là-dedans ce que coûtaient les deux gardiennes de prison qui l'accompagnaient chaque fois qu'elle partait à l'hôpital pour une dialyse, cela environ trois fois par semaine", raconte Killian, qui compte lancer un programme pour aider les détenues âgées à vivre et à mourir dans la dignité.
Les associations de défense des droits des prisonniers disent que la commission de libération conditionnelle est peu sujette à laisser sortir les détenus qui peuvent prétendre à une libération, ce qui constitue une violation du Code pénal de Californie.
"Cette commission ne trouve pas plus de 4% des détenus aptes à être libérés" indique Marisa Gonzales, avocate de l'association à but non lucratif qui offre des aides juridiques aux détenues avec enfants (Legal Services for Prisoners with Children - LSPC).
Les rares personnes qui reçoivent l'aval de la commission doivent ensuite obtenir l'approbation du gouverneur de l'état, Arnold Schwarzenegger, qui, disent-elles, veut satisfaire les associations de défense des droits des victimes et être considéré comme quelqu'un qui ne transige pas avec les criminels.
"Le comité nous indique une date de libération et le gouverneur l'annule", dit Jane Benson, 60 ans, qui a été détenue pendant 22 ans à CIW et qui avait fini par convaincre la commission de libération conditionnelle au bout de la quatrième fois. Mais, dit-elle, sa chance l'a abandonnée quand son dossier a atterri sur le bureau du gouverneur.
La directrice de Crossroads, Soeur Terry Dodge, pense que ce refus de libérer les détenues âgées à la fin de leur peine est "uniquement politique. En prenant de l'âge, elles n'ont plus un comportement de criminelles".
En effet, d'après Heidi Strupp, responsable à LSPC, les études fédérales montrent que le taux de récidive des détenus de plus de 55 ans n'est que de 2 à 4%.
Pendant ce temps, le vieillissement de la population carcérale reflète celle de la population dans son ensemble. Avec des lois plus dures en matière d'incarcérations, on prévoit que d'ici 2030, il y aura 33.000 prisonniers très âgés en Californie seulement, ce qui coûtera à l'état au moins 1 million de dollars par an. Il y a actuellement 532 femmes de 55 ans et plus dans les trois prisons de l'état - CIF, Valley State Prison for Women (VSPW) et Central California Women's Facility (CCWF).
"Et pourtant, ces prisons ne sont pas équipées pour répondre aux besoins et aux problèmes de santé des personnes âgées", explique Strupp.
Il y a deux ans, Strupp collaborait à une enquête sur les détenus âgés en Californie. Cette enquête publiée par le San Francisco Veterans Administration Medical Center, conclut que les femmes âgées étaient en moins bonne santé que la population en général de la même tranche d'âge, avec des taux d'hypertension plus élevés, des problèmes d'arthrite, d'asthme et d'autres maladies pulmonaires.
Même si un décret de la Cour Suprême datant de 1976 stipule que les détenus ont droit aux soins médicaux, ils n'y ont pas toujours facilement accès.
En 2006, un juge fédéral nommait un administrateur pour superviser le système de soins de santé dans les prisons de Californie, après avoir appris qu'en moyenne un détenu par semaine mourait par manque de soins appropriés ou à cause d'erreurs médicales.
Dee Mariano, qui a connu les trois prisons pour femmes de Californie avant sa libération en 2004, raconte qu'elle a vu des co-détenues à qui on donnait du paracétamol ou des anti-inflammatoires pour un cancer ou une hépatite. "J'ai vu une femme qui avait un cancer de la gorge, à qui avait été systématiquement refusée la libération conditionnelle, et qui est morte baignant dans son sang".
"J'ai vu une autre femme supplier à genoux qu'on lui donne de la morphine" dit-elle. "C'était ignoble. Quand on est incarcéré, tout ce qu'on veut, c'est pouvoir mourir dans la dignité".
Dernièrement, au CIW de Corona, quelque 50 "golden girls" (c'est le nom que se donnent les détenues de plus de 55 ans ici) se sont réunies un soir dans une grande salle pour leur assemblée mensuelle de deux heures sous l'œil vigilant de deux gardiennes de prison. Il y a en tout, à Corona, 137 détenues de plus de 55 ans.
"Chaque fois qu'on peut constituer un groupe d'entraide de ce genre, on a une véritable stratégie d'adaptation qui se crée", explique la psychologue en chef de CIW, le docteur Cristal Bernous. Robert Patterson, le porte parole de la prison, dit que ce programme exceptionnel permet une collaboration entre les détenues et l'administration pénitentiaire.
La plupart des femmes étaient vêtues du survêtement gris clair réglementaire de la prison. Beaucoup d'entre elles étaient des condamnées à perpétuité, pour des crimes divers, comme des meurtres, des infractions à la législation sur les drogues, des kidnappings avec demande de rançon. Certaines s'étaient retrouvées là pour des crimes non violents selon la loi des "three strikes" (condamnation à perpétuité au bout de la troisième infraction, NDT).
Certaines étaient cardiaques; d'autres souffraient d'ostéoporose, d'arthrite ou de diabète. Beaucoup avaient de l'asthme ou d'autre maladies pulmonaires. Beaucoup disaient souffrir de dépression, maladie plutôt courante chez les détenus.
L'administration pénitentiaire reconnaît que les femmes en prison vieillissent prématurément, d'abord à cause du stress, mais également à cause du manque de suivi médical en milieu carcéral, et même avant, à cause de l'abus de drogues.
"Plus on vieillit, plus on souffre de stress" dit Glenda Crosley, 65 ans, une des "golden girls" qui est en prison depuis 21 ans. "Nous avons pour la plupart une tension artérielle élevée. L'administration pénitentiaire dépense beaucoup d'argent en traitements, mais ne fait rien en matière de prévention.'
(..)
Selon les détenues anciennes et actuelles, CIW est un des centres pénitentiaires les mieux administrés en Californie.
Grâce à certaines mesures humanitaires que Dawn S. Davison, la directrice, a prises dès son arrivée, il y a quatre ans, les détenues de plus de 55 ans peuvent opter pour la couchette du bas dans leurs cellules, ont droit à deux couvertures et deux oreillers au lieu d'un et à moins d'attente dans les queues au réfectoire ou à la distribution de médicaments. Il n'y a que deux lits dans chaque cellule, contrairement à CCWF où il y en a quatre.
"Dawn voit des possibilités de réinsertion, ce qui n'est pas le cas pour les administrations des deux autres prisons", explique Sœur Dodge. "Mais je ne dis pas que CIW c'est le paradis. Cela reste une prison malgré tout."
A CCWF, un établissement pénitentiaire bien plus moderne, prévu pour accueillir 4000 détenues, il y a actuellement 8000 détenues, et donc, certaines cellules contiennent des lits superposés triples, explique Mariano qui y avait été transférée à cause de ses multiples problèmes de santé. CCWF est le seul centre qui possède une unité de soins.
"J'ai vu des femmes de 70, 80 ans souffrant d'arthrite qui essayaient de grimper dans la couchette du dessus" dit elle.
Killian, qui a fondé l'association "Action Committee for Women in Prison" peu de temps après avoir été disculpée en 2003, explique que les détenues qui viennent d'être opérées sont contraintes de grimper dans les couchettes du haut".
Alors que s'accroît la population de détenues âgées, les appels à une réforme du système pénitentiaire sont de plus en plus nombreux. Gloria Romero, sénatrice et ancienne présidente du Comité pour la Sécurité Publique au sénat, estime que les responsables de l'administration pénitentiaire devraient procéder à une évaluation des risques et libérer les détenues qui présentent le moins de risques.
Dodge et d'autres militantes sont entièrement d'accord. Loheac, disent-elles, faisait partie de celles qui auraient dû sortir il y a longtemps.
"C'était une vieille dame toute petite qui ne souhaitait qu'une chose: qu'on la libére".
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Article II
Et puis, il y a Arpaio, le shérif du comté de Maricopa, Arizona, qui indigne les uns et fait le bonheur des autres. Ses méthodes fascistes sont pourtant souvent illégales. Mais qu'importe, c'est le peuple qui élit le chef de la police. C'est ça la démocratie, non?
Ici, il s'en prend aux immigrés sans papiers, les appelant "criminels". Eh, oui, selon le cas, les "criminels" sont en fait exclusivement des victimes. Des victimes créées par les oligarchies en place soutenues par leurs vassaux.
Des immigrés enchaînés forcés de défiler dans les rues: qui va s'insurger contre les rodomontades nauséabondes d'un shérif raciste?
Par Casey Sanchez
February 10, 2009
Titre original: Chained Immigrants on Parade: Who Will Stand Up to the Sick Antics of a Racist Sheriff?
Les médias ont fait leurs choux gras du coup de pub scandaleux et humiliant orchestré par Jo Arpaio, le shérif du Comté de Maricopa.
La semaine dernière, dans le comté de Maricopa, Arizona, plus de 200 immigrés latino-américains vêtus de l'uniforme rayé des détenus étaient contraints de défiler dans la rue enchaînés les uns aux autres, entre une des prisons du comté et un camp de rétention dans une zone industrielle déserte à l'extérieur de Phoenix.
Sur le parcours, des équipes de télévision filmaient les détenus encadrés par au moins une cinquantaine de policiers dépendant des services du shérif du comté de Maricopa (le MCSO), vêtus de gilets pare-balles et de treillis et équipés d'armes à répétition. Il y avait là au moins deux équipes de policiers avec des chiens renifleurs; et un hélicoptère du MCSO tournait au-dessus de leurs têtes.
Cette énorme démonstration de force était une pure mise en scène orchestrée par Jo Arpaio, le chef de la police du comté, le MCSO n'ayant pas pour autant signalé que ces détenus sans papiers étaient particulièrement violents ou constituaient une menace pour la population.
D'après le communiqué de presse du MCSO, les 220 immigrés étaient transférés dans une "Tent City" entourée d'une clôture électrique. "Il s'agit là d'un groupe de criminels qui ont peut-être plus d'expérience que d'autres de l'évasion.", affirmait Arpaio dans le communiqué. "Mais cette clôture, il ne chercheront pas à la franchir, s'ils ne veulent pas subir de choc – littéralement".
Le communiqué expliquait ensuite en détails que les immigrés seraient traités comme les autres prisonniers, "à deux exceptions près".
D'abord, "Arpaio veut qu'on leur enseigne les lois sur l'immigration aux Etats-Unis, de façon à leur faire comprendre que violer ces lois sont lourdes de conséquences non seulement pour eux, mais également pour la société toute entière".
Et deuxièmement, les immigrés qui enfreindront le règlement de la prison seront contraints d'aller effectuer des travaux dans le désert enchaînés à d'autres prisonniers. Et, toujours selon le communiqué, ce "chain gang" ira nettoyer les secteurs qui ont subi des dégâts à cause de la traite des êtres humains".
Humilier les détenus en les faisant défiler dans les rues a débuté au temps de l'empire romain. A l'heure actuelle, cette pratique est largement considérée comme barbare. En mars 2003, quand le gouvernement irakien a fait défiler devant les caméras de télévision 5 soldats américains qui avaient été faits prisonniers, le ministre de la défense de l'époque, Donald Rumsfeld, avait protesté vivement, disant que cela constituait une violation de la Convention de Genève.
Le New Times de Phoenix fait remarquer que le défilé des immigrés était organisé le jour même où avait lieu le procès en appel de Joe Fox, capitaine de police du MCSO, qui contestait l'amende de 315.000 dollars qui lui avait été infligée pour avoir versé $105.000 de dons pour la campagne du Parti Républicain au nom d'une société obscure du nom de“Sheriff’s Command Association.”
"De quel événement, d'après vous, se souviendra jeudi le consommateur d'infos moyen: d'une audience administrative concernant une histoire compliquée sur les lois de financement de campagne électorale, ou de l'image de ces 200 Mexicains en uniforme de bagnard défilant dans les rues enchaînés les uns aux autres?" demande le New Times.
"Ouais, c'est ce qu'on s'est dit aussi."
Arpaio est adulé par les "minutemen" et d'autres nativistes extrémistes pour les accords controversés sur la loi sur l'Immigration qui donne plein pouvoir au MCSO, la police locale, pour faire appliquer les lois fédérales sur l'immigration.
Beaucoup de latino-américains placés en détention préventive ces derniers mois par les équipes du MCSO chargées de faire appliquer la loi sur l'immigration l'ont été après avoir été arrêtés pour des infractions légères au code de la route, comme un phare cassé ou un changement de file intempestif, et où ils n'avaient ni document prouvant qu'ils étaient citoyens américains ni visa en règle. Ces opérations, dont plusieurs ont été effectuées dans des quartiers à forte population latino-américaine et, dans certains cas, par des agents du MCSO avec des cagoules, ont été largement accusées d'être des contrôles au faciès.
Mary Rose Wilcox, "Supervisor" du comté de Maricopa qui critique ouvertement les bouffonneries d'Arpaio destinées à "casser de l'immigré", a expliqué à l'Associated Press que le défilé d'aujourd'hui était "un des actes les plus inhumains dont elle ait été témoin".
"Le fait qu'Arpaio justifie cela par des "économies de budget", ajoute Wilcox, "c'est tout bonnement scandaleux. C'est un nouveau coup de pub. On ne peut pas mettre des gens à l'isolement comme cela. Nous allons encore être accusés de toutes sortes de violations".
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Note perso:
La compassion partiale, disproportionnée et exclusive orchestrée par les néo-cons et autres barbares modernes
Alors que des enfants à des centaines de mètres de là se faisaient exploser la tête, les bras, les jambes, et que d'autres mouraient dans d'horribles souffrances, consumés par des bombes au phosphore, pendant que d'autres enfants étaient abandonnés des jours entiers auprès de leurs parents morts, il se trouvait des censeurs pour venir pleurnicher hypocritement et uniquement sur le traumatisme des enfants de Sdérot qui entendaient les tirs de roquettes.
Alors que les guerres de Bush étaient censées libérer les femmes du joug d'obscurantistes cruels, elles n'ont conduit qu'au massacre de femmes, d'enfants, de pères et maris, plongeant les survivants dans la désolation et la misère et les jetant sur les routes.
Alors que Bush et sa famille pleurent à chaudes larmes la mort d'un de leurs animaux de compagnie, quelque part dans le monde, des hommes sont en train de subir des sévices par la grâce de cet homme-là.
Alors que l'autocrate verticalement désavantagé hexagonal se présentait à Grandrange pour faire son show devant des travailleurs qui allaient perdre leur emploi et leurs maigres moyens de subsistance, celui-là leur reprochait de l'avoir dérangé dans son "voyage de noces".
Alors que le même organise la gabegie dans tout le pays, démantelant toutes les institutions une après l'autre, on l'entend geindre qu'il a du mérite à travailler autant.
Alors qu'un ministre est sur la sellette pour des événements très graves, sa seule réponse est que ses accusateurs auraient employé des mots discriminatoires à son égard.
L'indécence érigée en valeur suprême.
Voilà quelques exemples seulement de l'état du monde actuel.
Et pour revenir aux prisons, l'idée est la même.
Pleurer indéfiniment sur le sort des victimes et empêcher les familles de faire leur deuil en ranimant constamment la flamme de la vengeance.
Un criminel de guerre mourra dans son lit dans la soie, un criminel de droit commun croupira en prison jusqu'à ce que mort s'ensuive, qu'elle soit lente ou rapide.
Si, en France, nous avons encore un peu de "retard" sur le raffinement du châtiment, nous ne déméritons pas non plus.
Prisons insalubres et surpeuplées, taux de suicides inquiétants, gardes à vue au "chiffre", incarcération de mineurs, de manifestants, baisse de l'âge de la responsabilité pénale, comparutions immédiates, accusations d'outrage, peines planchers, désaveux des juges, dépénalisation du droit des affaires.
Et puis, en vrac, Tarnac, Rouillan, Joëlle Aubron, Nathalie Ménigon, Battisti, les descentes musclées dans les écoles …
Toutes sortes de mesures d'intimidation opérées par le pouvoir en place, en plus de l'entrée de la France dans l'OTAN, qui n'augurent rien de bon pour l'avenir.
Les prisons aux Etats-Unis
Autres liens:
Les prisons "supermax
Les enfants en prison à vie (attention: ce témoignage est difficilement supportable)
Les mécanismes légaux de la discrimination raciale, les "Six de Jena"
Et aussi: Mumia, les 5 de Cuba et bien d'autres …
A l'étranger: Les prisonniers de la CIA
Commentaires
Tout est difficilement supportable dans ce que tu nous traduis, Emcee.
Mais ça "est", comme diraient les Belges.
Et nul ne doit l'ignorer.
Je te décerne la médaille du Juste.
Et je reste dans ton sillage, on y est bien.
En accord avec soi-même.
Salut emcee, toujours sur le pont, à ce que je vois, as-tu des nouvelles de Troy Davis...!?
Merci, Dom, mais tes compliments sont largement exagérés. Mon but est de diffuser ce que je trouve en anglais sur le wouèbe. Et ce serait dommage de louper ça si on ne lit pas l'anglais. Il y en a d'ailleurs beaucoup plus, mais impossible de tout faire.
VA: Troy Davis,? Non rien vu passer à ce sujet. Je suppose qu'il est en "stand-by" pendant qu'Obama s'installe. Cette fois-ci, celui-ci sera bien obligé de se prononcer. Mais rien n'est moins sûr. La situation dans les prisons US ne va probablement pas s'améliorer sous son impulsion. Ils ont tous peur de ne pas être réélus s'ils paraissent "laxistes" avec les criminels. Les (socio)-dèmes encore plus que les autres.
Les barbares, ils ont toujours été. Différents, mais les mêmes. Démocratie, à quelle sauce, c'est mangé..
Monstrueux!
En lisant les histoires de ces femmes j'ai pensé à ce vieux salopard de Papon qui, lui, a été libéré pour raison de santé.
Comme partout dans ce monde sans honneur ni dignité, la justice a deux vitesses.
On martyrise les pauvres et on fait des fleurs aux riches.
Pinochet aussi est mort dans son lit.
ah oui, la retour de la France dans l'Otan est de triste augure
Par contre toi, toujours percutante
Baci
L'anti-américanisme primaire maintenant, après la défense des méchants qui mettent en péril l'existence d'Israël, on aggrave son cas, isn't it? ;-))
Quant à la situation décrite, Obama n'y changera certainement rien, mais Roselmack ne révolutionnera pas plus le journalisme de présentation servile à la télé et Christine Kelly fera une très bonne caporale au CSA: La couleur de peau n'est pas le fond de l'affaire, mais ça fait causer et donc vendre.
Que reste t-il de l'obligatoire célébration des valeurs étazuniennes du self-made-man et de l'égalité des chances quand les prisons de la démocratie impériale dénoncent l'escroquerie, en effet.
Et comment ne pas voir un Guantanamo ou un Abou Ghraib en germe dans ces cliniques de l'exclusion terminale, terriblement en accord avec la mentalité de ces culs-bénis!
Commentaire supprimé.
Le N° d'IP de ce malade est 193.200.150.... La suite à sa prochaine intrusion.
Salut,

Eh oui, Cyclomal, tous les vices: en plus de mon anti-israélisme primaire, je mets dans la corbeille pour faire bon poids l'antiaméricanisme... J'ai aussi dans mon escarcelle l'anticapitalo-impérialisme, l'anti-oncletomisme, l'antinaindejardinisme et tout le reste.
Certes, Thé, les barbares ont toujours existé. Même s'ils étaient moins triomphants. Ce que je voulais dire dans ce titre ambigu, c'est que ce sont ceux qui en accusent les autres qui le sont encore plus. Mais j'ai pas trouvé mieux.
Céleste, je suis d'humeur égale, mes amis le confirmeront: toujours énervée
Et dans l'énumération on peut ajouter deux fillettes de 10 et 11 qui doivent passer devant le juge au lieu de mesures éducatives
http://www.humanite.fr/2009-02-14_S...
La loi sur la prison à 12 ans n'est pas votée et déjà ils appliquent!
Honteux! Idéologie morbide et choix délibéré de laisser les jeunes générations sombrer dans la délinquance, la récidive et l'aura que représente la prison au lieu de les sortir de là.
Mais cela durera tant que les voix des élus d'opposition ne soutiendront pas, par lâcheté ou conviction, ces exactions.
Votre site est très intéressant, bien que je ne lis peu de vos articles (cela risquerait de me mettre bien dans un certain énervement) et je regarde vos messages. Vous me semblez bien avoir tous la même réaction, vous vous indignez ... de tel ou telle chose. De même je vois des commentaires de personnes assez fatigués voulant tel ou telle chose. Je ne peux rien faire pour sortir ces gens de leur impasse et de leur souffrance, si personne ne les aide ... .
Votre énervement souligne bien votre impuissance vis-à-vis de la société, mais je crains que toute société possède ses imperfections (aujourd'hui la mode c'est la sécurité). Mais la société actuelle me semble bien mauvaise.
Je n'aime pas vraiment la société qui détruit gentiment la planète et les humains, tandis que j'ai cette opinion là à mon esprit. Alors si quelqu'un pourrait m'écouter cela me procurais un peu de soutien.
J'essaye de rassembler des gens, de créer de la cohésion, une organisation citoyenne contre notre société, contre l'organisation du travail, et contre le gaspillage insensée.
Pour créer une manifestation (ou plus si affinité ... ) on ne peux pas la faire seul, et même les syndicats ne nous proposent que des promenades. Il n'y a rien de bien périlleux pour tous les gens qui sont au pouvoir. Pour cela, il faut bien que je rassemble des adhérents et des gens assez intelligent pour constituer une organisation assez autonome pour pouvoir éviter les pressions de la société.
J'ai donc besoin de soutien (cependant j'aurais préféré vous demander directement ... ) car là peu de personnes semblent vouloir m'aider à constituer tous cela (bien que nombre de gens sont en colère) (ce qui me donne beaucoup de colère).
Comme vous êtes des écrivains et des journalistes vous pourrez servir à propager les informations, à rassembler du monde, pour que l'on puisse lutter efficacement.
Merci.
Et si vous pouvez répondre sur mon adresse émail, cela pourrait me faciliter la tache. Merci à vous tous, même si vous me dites "non" !