Une classe dirigeante qui s'était pourtant assuré la complaisance des médias et des propagandistes patentés qui ressassaient les mêmes rengaines, les mêmes mensonges grossiers: "Hamas … eux qui ont commencé … roquettes meurtrières … terroristes … … bouclier humain … voués à la destruction d'Israël … droit d'Israël de se défendre … Israéliens terrorisés …".
Une classe dirigeante qui prenait l'air affairé (réunions, dîners, déplacements incessants aux quatre coins du monde, navette entre l'Egypte et Israël, moulinets à Sderot, déclarations calquées à la virgule près, etc.) pour dissimuler qu'elle n'avait nullement l'intention d'intervenir.
En l'absence de l'acteur principal, les Etats-Unis, pour changement de gérance, c'est l'Europe qui a pris les rênes, avec comme fer de lance le plus improbable d'entre eux, le plus activiste pro-Israël.
Cette Europe dont les citoyens ne veulent pas majoritairement, pourtant. Enfin, quand je dis l'Europe, je ne parle pas des sous-fifres, non, mais des 4/5 grands pitres et de l'incontournable président tchèque qu'ils étaient obligés de traîner partout pour cause de CDD à la présidence de l'Europe.
L'Europe, donc, flanquée de la majorité des Etats arabes et silencieusement suivie du regard par un président des Etats-Unis en mode arrêt et un président élu en mode pause.
Mais, malgré l'union sacrée, malgré le verrouillage médiatique, malgré les déclarations officielles dupliquées à l'infini, malgré l'interdiction d'entrer dans Gaza aux observateurs impartiaux, les peuples, écoeurés, ne s'en laissant pas compter, sont descendus massivement dans la rue.
Une foule bigarrée, indignée, motivée, qui marchait vaillamment pour crier à Gaza qu'ils n'étaient pas seuls.
Et parmi tous ces anonymes, des résistants juifs dont on ne faisait pas forcément grand cas, mais qui étaient là. Courageux.

Comme dans cette retranscription d'une interview d'Amy Goodman, de Democracy, Now!

Mobilisés contre les bombardements israéliens, les militants juifs disent: Pas en notre nom".

Amy Goodman, Democracy Now! January 14, 2009

Amy Goodman: Des milliers de personnes sont descendues dans les rues ce week-end dans les villes du monde entier pour protester contre l'offensive israélienne à Gaza. En France des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de Paris. A Londres, des milliers de manifestants ont envahi Trafalgar Square. Au Pakistan, les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes et des matraques pour repousser les manifestants qui voulaient s'en prendre au consulat des Etats-Unis à Islamabad. Une manifestation à Bruxelles, capitale de la Belgique a rassemblé 30000 personnes.
A Manille, aux Philippines, des policiers se sont servis de boucliers pour refouler les étudiants qui protestaient devant l'ambassade des Etats-Unis.
En Espagne, 100.000 personnes ont rejoint les manifestations à Madrid et à Séville. A Beyrouth, au Liban il y a eu, selon les estimations, environ 2500 manifestants libanais et palestiniens. A Damas, en Syrie, les manifestants ont accusé les dirigeants arabes d'être complices des attaques d'Israël contre Gaza. Ici, aux Etats-Unis, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés dans le parc en face de la Maison Blanche, et à New York, les manifestants se sont retrouvés à Times Square.
Certaines de ces manifestations ont été organisées par des associations juives qui s'élèvent contre les agissements d'Israël. Aujourd'hui, nos invitées sont deux femmes juives militantes pour la paix: Dorothy Zellner, qui milite à New York, une des 15 signataires juives à avoir signé l'appel à un rassemblement devant le consulat d'Israël aujourd'hui à 17h30, et, nous avons au téléphone depuis Toronto Judy Rebick. Elle est présidente de l'association Justice Sociale et Démocratie à l'université de Ryerson. Elle a organisé un sit-in avec des femmes juives canadiennes devant le consulat d'Israël à Toronto.
Bienvenue toutes les deux sur Open Democracy, now!
Judy Rebick, commençons par vous.
Quelles actions avez-vous menées jusqu'à présent? Quel est votre combat et pourquoi, au Canada?
Judy Rebick: Eh bien, avec un certain nombre de femmes juives, dont certaines étaient des militantes pour la paix depuis longtemps et d'autres, comme moi-même, qui étions engagées dans d'autres mouvements, nous avons décidé qu'il fallait réagir contre l'offensive israélienne qui allait être épouvantable.
Et c'est ainsi que nous avons décidé d'occuper le consulat d'Israël. Nous savions que nous allions être arrêtées, et c'était le but de l'action, afin de faire savoir que cette attaque contre Gaza, c'est si monstrueux que nous sommes prêtes à risquer notre réputation, nos vies – et notre liberté.
Et parmi nous, il y en a un certain nombre qui sont assez connues au Canada. La plupart des femmes présentes n'avaient jamais été arrêtées auparavant. Et donc, notre action a été assez spectaculaire, ce qui nous a valu une bonne couverture médiatique.
Nous nous sommes rendues individuellement devant le consulat parce que les mesures de sécurité sont très importantes. Nous nous sommes alors assises par terre et nous avons annoncé qu'il s'agissait d'un sit-in. Et bien sûr, ils ont menacé de nous arrêter si nous ne partions pas. Nous en étions conscientes. Et environ deux heures plus tard, on nous a mis les menottes et fait monter dans un fourgon de police, mais ils nous ont ensuite relâchées.
Cela a eu un énorme impact. Je pense que le fait que … vous savez, Israël se fiche complètement de l'opinion mondiale, dans la mesure où ils ont l'oreille du gouvernement des Etats-Unis, mais je pense que le fait que de plus en plus de Juifs protestent contre Israël peut avoir un impact.
Et je sais que j'ai reçu des mails et des appels téléphoniques du monde entier où on nous demandait quelle action nous avions menée et comment, et ainsi, les gens se sont sentis encouragés, parce que si vous appartenez à la communauté juive, il est très difficile de dénoncer Israël. Et donc, une des premières choses que nous avons faite, ça a été d'inciter d'autres Juifs qui désapprouvent la politique d'Israël à se faire entendre.
AG: Et vous, Dorothy Zellner, pouvez-vous nous expliquer, quelles actions vous menez ici à New York?
Dorothy Zellner: Oui. Nous avons été un certain nombre de Juifs à nous réunir et à lancer ensuite un appel à manifester aux Juifs de NY pour montrer que cette situation est intolérable, et que nous en avons assez.
Nous sommes écoeurés pour deux raisons: 1) c'est nous qui payons le prix de cette politique et 2) ils prétendent faire cela pour notre bien.
Or, pas question de les laisser faire ça en notre nom sans protester, nous voulons un cessez-le-feu immédiat, l'arrêt immédiat des bombardements sur Gaza, et pour finir, en arriver au fond du problème, c'est-à-dire l'occupation.
Et nous devons le faire en tant que Juifs, parce que le fil conducteur de justice sociale qui est dans nos traditions nous fait dire qu'il s'agit d'une violation.
C'est nous, peuple juif, qui avons sauté par les fenêtres lors de l'incendie de la Triangle Shirtwaist Company, et nous qui avons fait partie de ceux qui ont créé des syndicats, et nous qui avons fait partie de ceux qui sont partis se battre en en Espagne et en Europe pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Et s'il y a quelque chose que nous avons appris, c'est qu'on ne peut pas rester là les bras ballants à ne rien faire.
Et donc, nous en tant que Juifs, nous devons dire à ce pays qui prétend nous représenter: "Assez! Assez, c'est une catastrophe humanitaire".
AG: Et donc, vous comptez vous rendre devant le consulat d'Israël aujourd'hui?
DZ: certainement
AG: quel sera votre mot d'ordre principal?
DZ: Eh bien, notre mot d'ordre sera ce que je viens de vous dire: cessation immédiate des bombardements et retrait des troupes de Gaza.
AG: Comptez-vous vous en prendre à … euh… le plus important lobby pro-Israël aujourd'hui, c'est évidemment l'AIPAC. Mais il y a d'autres organisations qui se développent de plus en plus, comme J Street Project, mais d'autres aussi, comme Israeli Policy Center, Friends of Peace Now. Pensez-vous qu'elles changent la dynamique actuellement?
DZ: je pense qu'elles vont faire changer la dynamique. Je pense qu'il y a des milliers de Juifs aux Etats-Unis qui en ont assez, et il faut pousser ces organisations à s'engager. Nous les poussons à agir et nous continuerons à le faire.
JR: Je ne pense pas tant que ces organisations changeront quelque chose, mais que l'opinion publique, vous voyez, la population se rendra compte que ces organisations ne représentent pas l'ensemble des Juifs. Ca, c'est comme ça que je vois les choses. Oui, il y a un important lobby pro-Israel. Et jusqu'à présent, ils ont réussi à faire taire et à marginaliser les voix dissidentes juives. Je pense qu'en organisant des manifestations visibles de Juifs qui refusent qu'on parle à leur place … elles n'ont pas à parler en notre nom … il y a des opinions très diverses parmi la communauté juive sur la question d'Israël et surtout sur ce qu'est en train de faire Israël à Gaza actuellement.
AG; Il va falloir nous arrêter là maintenant. Judy Rebick et Dorothy Zellner, merci beaucoup.
(…)
Amy Goodman est présentatrice du programme de radio Democracy Now!

Note:

Extraits en français: 

L'incendie de la fabrique Triangle Shirtwaist à New York le 5 mars 1911 a été la catastrophe industrielle la plus meurtrière qui ait eu lieu dans la ville, provoquant la mort de 146 ouvrières du textile qui sont soit mortes dans l'incendie soit après avoir sauté par les fenêtres (les issues étant bloquées pour les empêcher de voler ou de prendre des pauses non autorisées).
Ces ouvrières étaient en grande majorité des jeunes femmes immigrées, parmi lesquelles des femmes Juives qui avaient participé aux actions du Bund , dans la Russie tsariste et en Pologne, ainsi que des Italiennes de tendances socialistes et anarchistes.
C'était la plus grande catastrophe qui avait eu lieu sur le lieu de travail jusqu'au 11 septembre 2001.
C'est à la suite de cet incendie qu'une législation été adoptée sur les normes de sécurité et que s'est développé le International Ladies' Garment Workers' Union (Syndicat international des ouvrières du textile).

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Commentaire perso
Oui, elles sont d'autant plus méritoires, ces voix juives qui s'élèvent contre les massacres à Gaza qu'elles sont bien peu audibles à côté de celles - en particulier d'intellectuels et de figures médiatiques incontournables - qui occupent tout le terrain de l'information, assénant la propagande officielle d'Israël au mépris de la raison, de la vérité et de la fraternité.
Elles sont d'autant plus méritoires que ce sont celles d'anonymes sortant du rang ou d'universitaires marginalisés (par leurs propres pairs) et ayant subi parfois brimades, pressions, intimidations et accusations d'"antisémitisme".

Ce sont pourtant les descendant(e)s des Rosa Luxembourg, Franz Kafka, Hannah Arendt ou Albert Einstein et d'autres – tel(le)s Ilan Pappé , Schlaim, Noam Chomsky, feue Tanya Reinhart, Neve Gordon, Tom Segev, Yuri Avnery, Norman Finklestein, Gilad Arzmon, Gideon Levy, Michel Warschawski, Uri Avnery et bien d'autres, comme …

Eric Hazan, qui livre ici un texte limpide et très beau: "La deuxième mort du judaïsme". Et qui nous dit (en mieux): "Etre juif, c'est pas ça". Je suis bien d'accord.

Extrait: "Les millions de juifs qui ont été exterminés par les nazis dans les plaines de Pologne avaient des traits communs qui permettent de parler d’un judaïsme européen.
Ce n’était pas tant le sentiment d’appartenance à un peuple mythique, ni la religion car beaucoup d’entre eux s’en étaient détachés : c’étaient des éléments de culture commune. Elle ne se réduisait pas à des recettes de cuisine, ni à des histoires véhiculant le fameux humour juif, ni à une langue, car tous ne parlaient pas le yiddish. C’était quelque chose de plus profond … Lire la suite ici.

Eric Hazan, cible parmi tant d'autres de la vindicte sioniste, dont j'ai lu tout récemment sur un commentaire qu'il est "un antisioniste radical qui édite toute la littérature la plus radicalement antisioniste et à la limite de l’antisémitisme. (…) Il ne se « découvre » juif que pour mieux cracher sur Israël… ".
Voilà: le comble! Vous avez remarqué, les juifs critiques d'Israël (c'est-à-dire de son gouvernement depuis la nuit des temps) sont toujours définis comme "antisionistes, limite antisémites"?
Les gens de gauche (les vrais, enfin ce qu'il en reste), qui critiquent Israël sont eux aussi désignés comme étant "à la limite de l'antisémitisme". Sauf quand on ne les traite pas directement d'antisémites (ou d'"Arab-lovers" ou autres noms d'oiseaux ramenant tous à la même notion).
Cet "antisémitisme" qui a été érigé, toujours par les Oies du capitole, au rang de crime raciste suprême. Cet antisémitisme que les gardiens du temple du sionisme s'octroient le droit exclusif d'en accuser arbitrairement ceux qui refusent de chanter les louanges d'un état colonialiste et d'un régime d'apartheid, et qui préconisent d'aller casser de l'Arabe où que ce soit dans le monde en prétendant que tout Arabe est un ennemi d'Israël.
A ma connaissance, seuls les Juifs critiques qui ont connu la Shoah, tel Monsieur Stéphane Hessel , échappent à ce qualificatif.
Il est des indécences, j'espère, qu'on ne peut tout de même pas franchir, même si on ne recule, par ailleurs, devant aucun mensonge, aucune obscénité.
Et pour mieux montrer que l'antisémitisme, c'est l'horreur raciste suprême et, finalement, exclusive, ces mêmes gardiens de la Shoah sont ceux-là mêmes qui s'autoproclament "islamophobes" (essayez donc de vous prétendre, juste pour rire, "judéophobe", au nom de la "liberté d'expression" dont ils se réclament) ou qui comptent le nombre de Noirs dans les équipes de France.
Voilà où nous en sommes: les voix juives coalisées se sont faites à la fois gardiennes exclusives d'un état pour qui elles ont les yeux de Chimène, une Chimène qui aurait fait elle-même tuer son père une seconde fois, et membres exclusifs autoproclamés d'une commission de censure qui déciderait du degré d'"antisémitisme" de tout propos contenant le mot "juif", ou Israël, ou sioniste ou assimilé ...
D'ailleurs, quand on en arrive à traiter un juif d'antisémite, c'est que le mot lui-même a été honteusement détourné de son sens.
Tiens, un exemple tout frais tout chaud: un "journaliste" de peu de bien a dit à la radio que les propos de Siné étaient "antisémites" (je ne vous rappelle pas l'histoire).
Ce dernier proteste, c'est une accusation très grave, non? On tombe bien sous le coup de la loi? Non?
Eh bien, la proc', au procès, demandant la relaxe du 'journaliste", a décrété que « la liberté d’expression doit rester notre principe, la liberté d’expression sans limites, pour reprendre l’expression de Siné ».
La liberté d'expression sans limites est toujours du côté du manche

Et ce que j'ai vu dans les manifestations pour Gaza, c'était une gauche craintive, à l'affût de toute pancarte qui pourrait ressembler de loin à de l'"antisémitisme", surveillant les slogans (prête à se mettre à l'arabe, s'il fallait), demandant toujours plus de "vigilance" aux organisateurs …
Mais relevez donc la tête! Arrêtez de justifier que ces gens-là fassent le tri entre "bons" et "mauvais" Juifs (le reste de l'humanité n'existant que comme faire-valoir ou ennemi irréductible).
Arrêtez de vous justifier auprès d'une engeance toujours prête à envoyer sans sourciller des innocents à la mort en prenant pour paravent d'autres malheureux qui ont subi le même sort.
Ce sont les bourreaux qui sont vils et méprisables.
Et à ceux-là, je dis:
Ca suffit, cette rengaine: culpabiliser les opposants en faisant planer l'ombre de la Shoah, les calomnier pour permettre à Israël de poursuivre l'épuration ethnique engagée depuis des décennies.
Instrumentaliser l'antisémitisme à des fins ignobles, pour désinformer sur les véritables desseins des dirigeants israéliens avec la complicité criminelle de la majeure partie de ceux du monde entier.
Et pour demander toujours plus de guerres, en Irak, en Afghanistan, en Iran …
Vous n'avez aucun honneur de vous réclamer des souffrances de personnes aujourd'hui disparues et qui seraient sans aucun doute épouvantées de voir que ce qu'elles ont souffert, c'est leurs descendants repus qui le font subir à d'autres en toute impunité en se cachant derrière elles!
Et puis, pourquoi donc auraient-ils besoin de tant de relais, tant de coercition, si la cause était juste?
Comment avons-nous pu laisser le sort du "peuple juif" entre les mains de quelques-uns qui s'acharnent à le discréditer aux yeux du monde entier.

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Mais revenons à ceux qui se sont mobilisés à contre-courant contre les massacres à Gaza.

En Israël même (Par Gilles Lucas, CQFD).

En Grande Bretagne, où des parlementaires sont montés au créneau. En particulier, Sir Gerald Kaufman, député travailliste et George Galloway.
Pas énormément, certes, mais c'est mieux que chez nous. Et ils ont parlé haut et fort à la Chambre des Communes.

Parce que côté députés français, rien n'a bougé, à ma connaissance. Même pas un petit frémissement.
Silence, on tue.
Toutefois, certains élus se sont manifestés (pas qu'on les ait entendus quelque part, évidemment).
Dont René Balme, maire de Grigny (Rhône):

"La France, jadis patrie des Droits de l’homme, s’est délibérément et honteusement rangée derrière les assassins ; et les gesticulations de Nicolas Sarkozy au Proche Orient n’ont pas réussi à masquer la lâcheté de la France, fidèle suppôt de la politique d’apartheid menée par les sionistes. De crime de guerre en crime contre l’humanité, d’utilisation d’armes prohibées en massacres délibérés de civils, l’Etat d’Israël assassine, affame et prive de soins tout un peuple en sombrant lamentablement dans le camp de ce que son ami Bush qualifiait d’Etat voyou". Lire la suite

Et à gauche, me direz-vous?
Le PS? Mouhaha! Me fais pas rire, j'ai les lèvres gercées!
A part Ségo (si, si!), tous les autres (ou presque) ont enfoui la tête sous le sable dans la plus grande neutralité.
Le PS a prétendu ne pas vouloir s'associer aux manifestations par crainte que ce conflit ait des « répercussions jusque dans notre pays ». Plus tartuffe que ça, tu meurs. Sans compter que c'est justement cette attitude qui contribue à attiser les incompréhensions et les haines en France. Les massacres de populations par une armée suréquipée demandent une condamantion ferme et non équivoque.
Très bonne explication sur l'attitude du PS. A lire ici:
Parti socialiste : l’impossible critique d’Israël, par Philippe Marlière

Voilà, une revue non exhaustive (j'espère) de ceux qui se sont élevés contre ces tueries.
Quel est le bilan aujourd'hui?
Va-t-on encore dire "plus jamais ça" et refermer une fois de plus le livre d'histoire des "plus jamais ça"?
Car le silence revenu et la voix des Justes ne peuvent pas nous faire oublier que le pouvoir est entre les mains de ceux qui ont commis ces crimes et de leurs complices.
Même si, comme dit Gideon Levy: "La guerre de Gaza s’est terminée sur un échec cuisant pour Israël"
En conclusion, je voudrais rendre hommage à tous les sites d'infos sur la Palestine qui ont fait un travail remarquable militant et d'information, la relayant sans relâche pendant que les médias puissants s'acharnaient à désinformer: UJPF; Europalestine, Infopalestine ...
J'en oublie et je n'ai pas les liens sous la main. Merci de compléter.

Vidéo à voir (texte en anglais, mais compréhensible)

"Obama, take away the pain in my stomach"

Obama, take away the pain in my stomach



Billets à lire (ou à relire, éventuellement):

Le temps est venu d’appeler l’Etat terroriste d’Israël par son nom, par Silvia Cattori

Et puis, voici un excellent historique sur le sionisme, par Pierre Stambul de l'UJFP
Tiens, là aussi, il doit y en avoir un paquet de'"limite antisémites"!

Si vous ne l'avez déjà fait, lisez donc ce billet de Silvia Cattori:
Gaza : Une diplomatie internationale complice du carnage

Extrait: Pourquoi les grandes puissances ont-elles laissé Israël massacrer un peuple emprisonné et totalement démuni durant trois semaines ? Nous sommes des êtres humains. Pourquoi une pareille injustice est-elle acceptée ?
Je ne vous parle pas ici en journaliste, mais en simple personne humaine. Pourquoi une si immense injustice a-t-elle été infligée à des civils, à toute une nation ?
C’est terrible. Les politiciens du monde sont resté absents ; ils ont ainsi donné le feu vert à Israël, et ils décrivent Gaza comme si c’était un pays, un gouvernement. Ils ne viennent pas voir ce que Gaza est en réalité. Nous vivons dans des petits camps de réfugiés, dans de petites bicoques, des petits faubourgs, dans de petites villes.

Histoire de la Palestine