Israël et la "vertu outragée"
Par emcee le mardi 6 janvier 2009, 22:02 - Moyen Orient - Lien permanent
Par Ilan Pappé
Ilan Pappé (né en 1954), citoyen israélien, est l'un des « nouveaux
historiens » qui ont réexaminé de façon critique l'histoire d'Israël et du
sionisme.
A la suite, l'an dernier, de son soutien au boycott des universités
israéliennes par les pays étrangers, Ilan Pappe, ayant fait l'objet de menaces
de mort, a été contraint de démissionner de son poste de professeur de sciences
politiques à l'Université d'Haïfa et d'émigrer en Grande-Bretagne.
La vertu outragée d'Israël et ses victimes à Gaza.
(2 janvier 2009) - Mon retour en Galilée a coïncidé avec l'attaque
génocidaire d'Israël sur Gaza. L'Etat, par l'intermédiaire de ses médias et de
ses intellectuels, n'a parlé que d'une seule voix (encore plus sonore que celle
qui s'était fait entendre contre le Liban à l'été 2006). Israël est une fois de
plus submergée par sa vertu outragée qui se traduit par la politique de
destruction dans la Bande de Gaza. L'autojustification effroyable de cette
cruauté et de cette impunité n'est pas seulement exaspérante, c'est un sujet
qui mérite que l'on s'y attarde, si on veut comprendre l'immunité
internationale dont Israël bénéficie pour les massacres qui se poursuivent à
Gaza.
Cette posture est fondée en tout premier lieu sur de purs mensonges débités en
novlangue, qui rappellent les heures sombres des années 1930 en Europe. Toutes
les demi-heures, un flash à la radio ou à la télévision fait passer les
victimes de Gaza pour des terroristes et les massacres d'Israël pour des actes
d'autodéfense. Israël se présente à son propre peuple comme la victime
vertueuse qui se défend contre un terrible fléau. Le monde universitaire est
rameuté pour expliquer combien est démoniaque et monstrueux le combat des
Palestiniens dirigé par le Hamas. Ce sont les mêmes universitaires qui avaient
diabolisé feu Yasser Arafat, dirigeant palestinien à une époque plus ancienne,
et qui avaient décrété l'illégitimité du mouvement du Fatah au cours de la
seconde intifada.
Mais les mensonges et les comptes-rendus déformés ne sont pas le pire. C'est
l'attaque directe contre le peu qui reste d'humanité et de dignité au peuple
palestinien qui est le plus irritant.
Les Palestiniens d'Israël ont exprimé leur solidarité avec le peuple de Gaza et
sont désormais considérés comme la cinquième colonne dans l'Etat hébreu, leur
droit de rester dans leur patrie étant remis en question, étant donné leur
manque de soutien à l'agression israélienne. Ceux qui parmi eux acceptent (à
tort, de mon point de vue) de passer dans les médias locaux subissent non pas
une interview, mais un véritable interrogatoire, comme s'ils étaient des
détenus de la prison de Shin Bet. Leur passage est précédé et suivi de
commentaires racistes abjects et ils doivent nier leur appartenance à une
cinquième colonne, qui rassemblerait des individus détraqués et
fanatiques.
Et encore, ce n'est pas le plus odieux.
Quelques enfants palestiniens des Territoires Occupés sont traités pour des
cancers dans les hôpitaux israéliens. Dieu seul sait combien ont dû débourser
les familles pour qu'ils y soient admis. La station "Israël Radio" se
rend tous les jours dans les hôpitaux pour exiger des malheureux parents qu'ils
expliquent aux auditeurs qu'Israël a parfaitement raison d'attaquer la
Palestine et que la riposte du Hamas est démoniaque.
Il n'y a pas de limites à l'hypocrisie, essence même de la vertu outragée. Le
discours des généraux et des responsables politiques oscille, selon le cas,
entre l'autocongratulation devant l'humanité que manifeste l'armée avec ses
frappes "chirurgicales" d'une part, et, de l'autre, la nécessité de
détruire Gaza une fois pour toutes, mais de façon humaine, bien entendu.
Cette vertu outragée est une constante dans le processus de dépossession,
d'abord par les sionistes, puis par Israël. Toutes les opérations, qu'il se
soit agi d'épuration ethnique, d'occupation, de massacres ou de destructions
ont toujours été présentées comme des actions justes sur le plan moral et
relevant de l'autodéfense, perpétrées à contrecœur par Israël dans sa guerre
contre des êtres humains de la pire espèce.
Dans son excellent livre "The Returns of Zionism: Myths, Politics and
Scholarship in Israel", Gabi Piterberg, analyse les origines idéologiques
et les enchaînements historiques de cette vertu outragée.
Actuellement, en Israël, de la gauche à la droite, du Likud à Kadima, des
universitaires aux médias, on entend s'exprimer cette vertu outragée d'un état
qui est plus préoccupé que tout autre état dans le monde à détruire et à
spolier une population autochtone.
Il est essentiel d'étudier les origines idéologiques de cette attitude et de
tirer les conclusions politiques qui s'imposent à partir de cette dominante.
C'est la vertu outragée qui protège la société et les responsables politiques
de tout reproche ou de toute critique venant de l'extérieur.
Mais, pire encore, elle se traduit toujours par des mesures de destruction
dirigées contre les Palestiniens. Sans opposition interne et sans pressions
extérieures, il en résulte que tout Palestinien peut devenir la cible de cette
fureur. Etant donné la puissance de feu de l'Etat hébreu, cela ne peut finir
que par d'autres massacres, d'autres assassinats en masse et d'autres
épurations ethniques.
Le pharisaïsme est un acte puissant d'abnégation et de défense. Il explique que
la société juive israélienne ne se laisse pas impressionner par la voix de la
sagesse, les arguments logiques ou le dialogue diplomatique.
Et si on refuse de cautionner la violence comme moyen de la combattre, il n'y a
qu'une alternative: montrer que toute cette vertu est une idéologie malsaine
destinée à couvrir des atrocités.
L'autre nom de cette idéologie, c'est le sionisme, et la réprobation
internationale du sionisme, et pas simplement vis-à-vis des politiques
spécifiques d'Israël, est la seule façon de combattre ce pharisaïsme.
Il nous faut tenter d'expliquer, et pas seulement au monde entier, mais aux
Israéliens eux-mêmes que le sionisme est une idéologie qui cautionne
l'épuration ethnique, l'occupation et aujourd'hui les massacres. Ce qu'il faut
aujourd'hui, ce n'est pas seulement condamner les massacres qui ont lieu
actuellement, mais également cesser de légitimer cette idéologie qui a engendré
une telle politique et qui la justifie moralement et politiquement.
Espérons que des personnalités importantes au niveau international élèveront la
voix pour dire à l'Etat hébreu que cette idéologie et l'attitude globale de
l'état sont absolument inacceptables et que tant qu'ils persisteront dans cette
attitude, Israël sera boycotté et passible de sanctions.
Mais je ne suis pas naïf, Je sais bien que même le massacre de centaines de
Palestiniens innocents ne suffirait pas à provoquer un retournement de
l'opinion occidentale. Il est encore plus improbable que les crimes commis à
Gaza poussent les dirigeants européens à changer de politique vis-à-vis de la
Palestine.
Et cependant, nous ne pouvons pas accepter que l'année 2009 ne soit qu'une
année de plus, moins importante que 2008, année de la commémoration de la
Nakba, qui n'a pas répondu aux grandes espérances que nous avions fondées sur
la possibilité que cet événement incite le monde occidental à changer
radicalement d'attitude envers la Palestine et les Palestiniens.
Même les crimes les plus abominables semble-t-il, comme le génocide à Gaza,
sont traités comme des événements isolés, sans rapport avec d'autres qui se
sont produits dans le passé, ni avec une quelconque idéologie.
Au cours de cette nouvelle année, il va falloir ré-expliquer à l'opinion
publique l'histoire de la Palestine et la perversité de l'idéologie sioniste
qui sert à la fois à justifier les tentatives de génocide, tel celui qui a lieu
actuellement à Gaza, et à prendre des garanties sur des actes de barbarie
futurs et encore plus barbares.
Au niveau de l'université, cela a déjà été fait. Notre difficulté principale
est de trouver comment expliquer efficacement le rapport existant entre
l'idéologie sioniste et les politiques de destruction passées, jusqu'à la crise
actuelle. Il est peut-être plus facile de le faire maintenant, dans des
circonstances aussi dramatiques, au moment où l'attention du monde est dirigée
vers la Palestine une fois de plus. Ce serait bien plus difficile dans des
périodes plus "calmes" et moins dramatiques.
Dans ces périodes "moins tendues", les médias occidentaux consacreraient peu
d'espace au drame de la Palestine, le marginalisant une fois de plus car il
serait occulté soit par des génocides abominables perpétrés en Afrique, soit
par la crise économique ou par quelque catastrophe environnementale
épouvantable ayant lieu quelque part ailleurs dans le monde.
Comme les médias occidentaux ne cherchent pas à accumuler la chronologie des
événements, ce n'est que grâce aux travaux de recherche d'historiens que peut
être dénoncée l'ampleur des crimes commis à l'encontre du peuple palestinien au
cours de ces 60 dernières années.
Donc, c'est le rôle des intellectuels militants et des médias alternatifs
d'insister sur le contexte historique. Ces véhicules de la pensée ne devraient
pas oublier d'éduquer la population, voire, on l'espère, d'influencer les
responsables politiques les plus honnêtes pour qu'ils apprécient les événements
dans leur contexte historique.
De la même façon, peut-être saurons-nous comment expliquer clairement aux
milieux populaires, par opposition à l'élite universitaire, que la politique
d'Israël (au cours des 60 dernières années) est fondée sur une idéologie
hégémonique raciste appelée le sionisme, protégée par d'innombrables couches de
vertu outragée .
Malgré les accusations prévisibles d'antisémitisme et tout le reste, il est
temps d'expliquer aux populations le rapport existant entre l'idéologie
sioniste et les grandes dates de l'histoire de ce territoire, familières
désormais: l'épuration ethnique de 1948, l'oppression des Palestiniens en
Israël pendant la période de gouvernement militaire, l'occupation brutale de la
Cisjordanie et aujourd'hui le massacre à Gaza. De même que le système
d'apartheid témoignait de la politique oppressive du gouvernement d'Afrique du
Sud, cette idéologie (sous sa forme plus consensuelle et simpliste) a permis à
tous les gouvernements israéliens, passés et présents, de déshumaniser les
Palestiniens, où qu'ils se trouvent, et de s'acharner à les détruire. Les
moyens employés variaient selon les époques et selon les endroits, comme les
discours pour couvrir les atrocités.
Mais il est clair que ce sujet ne peut être réservé exclusivement aux tours
d'ivoire universitaires, et doit faire partie intégrante du discours politique
sur les réalités du quotidien en Palestine aujourd'hui.
Certains d'entre nous, à savoir ceux qui militent pour la justice et la paix en
Palestine, esquivent inconsciemment le débat en ne se cantonnant, et c'est
compréhensible, qu'aux Territoires Occupés (la Cisjordanie et la Bande de
Gaza). Si on veut lutter contre cette politique criminelle, il y a une mission
urgente à accomplir. Mais cette lutte ne doit pas porter le message, soufflé
par Israël et qu'ont allègrement intégré les pouvoirs en place dans le monde
occidental, que la Palestine n'est constituée que de la Cisjordanie et la Bande
de Gaza, et que les Palestiniens sont les seuls qui vivent sur ces
territoires.
Il nous faut étendre la représentation de la Palestine sur le plan géographique
et démographique en enseignant le déroulement des événements depuis 1948
jusqu'à nos jours et exiger les mêmes droits civiques et humains pour tous ceux
qui vivent, ou vivaient, dans ce que sont aujourd'hui Israël et les Territoires
Occupés.
En démontrant le rapport entre la doctrine sioniste, et la politique qui en a
résulté, et les atrocités actuelles, nous pourrons offrir une explication
claire et logique dans le cadre de la campagne de boycott, de sanctions et de
retrait des investissements (dirigée contre
Israël, NDT).
Lutter par des actions non violentes contre un état doctrinaire et arrogant qui
se permet, aidé en cela par le mutisme des pays étrangers, de déposséder et de
détruire les populations autochtones de la Palestine, est une cause juste et
morale. C'est également un moyen efficace non seulement de faire prendre
conscience des politiques génocidaires à Gaza, mais, espérons-le, d'empêcher
que de telles atrocités se reproduisent.
Mais plus important que tout le reste, cela crèvera le ballon de cette vertu
outragée qui asphyxie la Palestine chaque fois qu'il est regonflé. Cela
contribuera à mettre un terme à l'immunité de l'Occident vis-à-vis de
l'impunité d'Israël. Sans cette immunité, on espère que de plus en plus de gens
en Israël prendront enfin conscience de la véritable nature des crimes commis
en leur nom et, ainsi, leur fureur se retournerait contre ceux qui les ont pris
au piège, eux et les Palestiniens, de ce cycle inutile de bain de sang et de
violence.
Ilan Pappe est actuellement responsable du département d'Histoire à
l'Université d'Exeter, en Grande-Bretagne.
Blog de l'auteur
texte
original de l'article: Israel's righteous fury and its victims in
Gaza
January 04, 2009
Liens:
Ilan
Pappé : je quitte Israël (23 mars 2007)
Ilan Pappe boycotte
le Salon du Livre et appelle à le boycotter
Lettre aux sionistes: Les champs de Gaza n’ont
jamais existé.
Par Víctor DEDAJ
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Le Hamas est-t-il coresponsable des Massacres à Gaza?
Oui!
En tout premier lieu, et plutôt deux fois qu'une, si on en croit la "communauté
internationale", du moins.
D'ailleurs, la preuve: voici les déclarations de la "communauté
internationale" concernant le massacre à Gaza.
Si les mots signifient quelque chose…
(NB: commentaires en gras et en italiques rajoutés par moi).
Chronologie (extraits de déclarations et liste non
exhaustive)
Ehoud Barak, ministre israélien de la
Défense :
"L'armée israélienne a l'intention de prendre le contrôle des secteurs d'où sont tirées les roquettes depuis plusieurs mois". "Les combats vont durer de nombreux jours". "Nous espérons que le front nord restera calme, mais nous sommes prêts à toute éventualité. Nous ne cherchons pas la confrontation sur le front nord". "Cette opération ne sera pas facile. Elle sera élargie et intensifiée autant que nécessaire". (Déclarations, samedi 3 janvier).
Bon, là, tout est normal, on n'attend pas mieux … Et on est en
plein dans le nœud du problème: aller chercher les lanceurs de roquettes avec
les dents et jusque dans les chiottes, par air, terre et
mer.
Bernard Kouchner, ministre des Affaires
étrangères :
" La France condamne l'offensive terrestre israélienne contre Gaza comme elle condamne la poursuite des tirs de roquettes". "Cette escalade militaire dangereuse complique les efforts engagés par la communauté internationale, en particulier l'Union Européenne et la France, les membres du Quartette et les Etats de la région pour faire cesser les combats, apporter immédiatement une aide aux civils et aboutir à un cessez-le-feu permanent, comme demandé par les 27 ministres de l'Union européenne le 30 décembre".
"Viser Israël était une provocation mais depuis, cette réaction énorme est disproportionnée et nous faisons face maintenant à une situation très tragique". (Communiqué, samedi 3 janvier)
Ce dernier avait déclaré le 19 décembre (avec l'enrobage
habituel de
"c'est-pas-bien-quand-même-ce-que-font-nos-amis-d'Israel-je-vais-leur-dire-zallez-voir-ce-que-vous-allez-voir-non-mais"):
"Depuis plusieurs semaines déjà, elle n’est plus respectée. Le Hamas a annoncé qu’il ne la reconduirait pas. Des dizaines et des dizaines de roquettes s’abattent sur le territoire israélien". (blablabla …)
"J’appelle aussi à la reprise du dialogue inter-palestinien pour permettre l’unité restaurée du peuple palestinien sous l’autorité d’Abou Mazen. Nous souhaitons que la médiation du Caire, que nous appuyons pleinement, puisse aboutir, malgré les obstacles".
Oui, vous l'avez tous compris: il y a un problème GRAVE
inter-Palestinien.
C'est ça qui bloque. C'est l'évidence même!
QUOI, la porte entre les deux parties de la Palestine est fermée
depuis des mois? Y a le téléphone, non?
Evidemment, si on y met de la mauvaise
volonté!
Et il poursuit:
"L’Union européenne et la France continueront d’apporter toute leur aide aux Palestiniens de Cisjordanie comme de Gaza. C’était l’ambition de la conférence de Paris, il y a un an. Elle a été tenue. L’aide apportée finance aussi bien l’aide alimentaire et médicale, que les rémunérations des fonctionnaires de l’Autorité palestinienne à Gaza, des projets d’intérêt commun, comme le traitement des eaux usées à Beit Lahya, ou les hôpitaux et les écoles de Gaza".
Z'étiez au courant, vous? Si c'est vrai (et évidemment, on n'en
doute pas une seconde, sinon, ce serait du mauvais esprit), vu le peu de
retombées à Gaza, notre cher ministre ferait bien d'aller se recycler au
ministère des Pitres.
Il doit déjà y avoir son portrait,
d'ailleurs.
Jiri Frantisek Potuznik, porte-parole du Premier ministre
tchèque Mirek Topolanek pour la présidence de l'UE :
"En ce moment, nous comprenons que cette action fait partie de l'action défensive d'Israël, (...) nous comprenons que c'est plus défensif qu'offensif, et c'est la position du Premier ministre tchèque pour la présidence de l'UE". (Déclaration, samedi 3 janvier).
Karel Schwarzenberg, ministre tchèque des Affaires
étrangères:
"Le Hamas a provoqué cette catastrophe, par ses tirs incessants, c'est sa faute". Qualifiant le Hamas d'organisation "sans nul doute terroriste", il a souligné qu'un "cessez-le-feu éventuel exige que la partie israélienne soit assurée qu'il n'y a plus de danger". "Le lancement d'opérations terrestres par les forces israéliennes dans la bande de Gaza n'est pas une surprise, il y avait des indications (suggérant) qu'Israël envisageait cette action". "Mais même le droit indéniable d'un Etat à se défendre lui-même n'autorise pas des actions qui affectent massivement les civils". (Communiqué, extraits, samedi 3 janvier)
Les déclarations tchèques ayant fait désordre même parmi les
vassaux européens, un des hauts responsables (le président, président
intérimaire de l'UE?) se serait, depuis, fendu d'une formule plus …
diplomatique et moins … explicite, disons.
David Miliband, ministre britannique des Affaires
étrangères :
"Nous (le Premier ministre britannique Gordon Brown et moi) sommes déterminés à oeuvrer aussi vite que possible à un cessez-le-feu durable incluant la fin du trafic d'armes dans Gaza et l'ouverture des points de frontière à Gaza". (Communiqué, samedi 3 janvier)
"Trafic-d'armes-à-Gaza". Quand on vous dit que ce sont des
voyous!
Sean McCormack, le porte-parole du département d'Etat
(américain) :
"Nous travaillons à un cessez-le-feu qui ne permettrait pas le rétablissement du statu quo ante, où le Hamas pourrait continuer à lancer des roquettes à partir de Gaza et condamner la population de Gaza à une vie de misère".
"Les Etats-Unis sont profondément inquiets de la situation humanitaire et de la protection des innocents", les Etats-Unis ont "exprimé leur souci au gouvernement israélien que toute action militaire doit être soucieuse des conséquences potentielles pour les civils". (Communiqué, samedi 3 janvier)
Brooke Anderson, porte-parole du président américain élu Barack
Obama :
"Le président élu surveille de près les événements mondiaux, dont la situation à Gaza", mais "il n'y a qu'un seul président à la fois et nous comptons respecter cela". (Communiqué, samedi 3 janvier).
Désolée pour tous ceux qui pensaient que parce qu'il était
(plutôt) noir dehors, il allait faire la différence
dedans.
Ehoud Olmert, Premier ministre israélien en sursis
(florilège. On ne s'en lasse pas):
"Israël n'a aucun intérêt à l'ouverture de nouveaux fronts autres que celui déjà ouvert dans le sud".
"Israël ne se bat pas contre le peuple palestinien à Gaza".
Les Palestiniens "ne sont pas nos ennemis". "Ils sont également les victimes de la violence et de l'oppression meurtrière de la même organisation terroriste qu'Israël".
Israël "ne permettra pas qu'éclate une crise humanitaire dans la bande de Gaza". "Nous aiderons à l'acheminement de nourriture et de médicaments".
"J'ai été encouragé par la position du président américain George W. Bush qui m'a dit que nous devions non seulement nous assurer que le Hamas cesse ses tirs de roquettes, mais aussi qu'il ne sera pas en mesure de recommencer dans le futur". (Communiqué et déclarations, dimanche 4 janvier)
Avi Pazner, porte-parole du gouvernement
israélien :
"L'Union européenne, par la bouche du ministère des Affaires Etrangères tchèque, a qualifié notre action de défensive, et non d'offensive, c'est à dire que nous voyons qu'il y a au niveau international une grande compréhension du fait que nous exerçons ici notre droit de légitime défense contre les attaques perpétrées à partir du sol de Gaza par les terroristes du Hamas". "Nous entendons bien continuer cette opération jusqu'à ce que nous ayons fait taire ces missiles et ces roquettes (du Hamas, ndlr), et que nous ayons changé complètement la situation de sécurité qui sévissait au sud de notre pays". (Déclaration sur Europe 1, dimanche 4 janvier).
Qu'est-ce que je vous disais?
José Luis Rodriguez Zapatero:
"Le gouvernement espagnol a été sans équivoque dans sa condamnation et, aujourd'hui, je veux réitérer mon ferme rejet tant des comportements irresponsables et provocateurs qui ont brisé la trêve que des réactions absolument disproportionnées et contraires au droit international humanitaire. Les uns et les autres ont seulement réussi à plonger la région et les peuples qui l'habitent dans le désespoir et la frustration". (5 janvier 09).
Un des seuls dirigeants "de gauche" en Europe. On voit tout de
suite le changement de discours.
Gordon Brown, Premier ministre britannique :
"Ce que nous devons faire presque immédiatement est de travailler encore plus dur pour un cessez-le-feu immédiat".
"Je peux voir les problèmes qui se posent à Gaza pour les Palestiniens, qu'ils ont besoin d'aide humanitaire, mais les Israéliens doivent recevoir des assurances qu'ils ne subiront plus en Israël d'attaques de roquettes".
"Donc tout d'abord nous avons besoin d'un cessez-le-feu immédiat qui inclue l'arrêt (des lancers) de roquettes en Israël, deuxièmement nous devons trouver une solution au problème du trafic d'armes vers Gaza et troisièmement, il faut que les passages aux frontières soient ouverts, et cela nécessite une solution internationale".
Londres va "continuer à discuter (avec les autorités israéliennes) sur les garanties dont elles ont besoin pour arrêter leur offensive.
Mais "les puissances arabes doivent exercer une pression sur ce qui est nécessaire".
A mon sens, la clef réside dans la capacité des puissances internationales à fournir des garanties d'abord et avant tout sur la fin des tunnels (par lesquels transite la contrebande entre Gaza et l'Egypte), et cela nécessitera une action de l'Egypte. (Déclaration à la BBC1, dimanche 4 janvier).
Je rappelle que G Brown est annoncé comme faisant partie du
Parti Travailliste.
Mais son prédécesseur n'a pas fait mieux: après avoir laissé son
pays en état de destruction massive, il s'en est allé voir ce qu'il pouvait
faire selon ses compétences, et c'est ainsi qu'il a atterri au MO. Moyennant
sonnantes et trébuchantes, évidemment.
Les grands chefs d'Etat savent se recycler.
NB: Je n'ai trouvé, en revanche, aucune déclaration de Tony Blair,
censé être l’envoyé spécial du Quartet (Firme dans la Firme). Mais il a
peut-être d'autres chats à fouetter, lui, qui n'a même pas eu le temps d'aller
faire un tour à Gaza depuis sa nomination. Paraîtrait que ces barbares du Hamas
n'en veulent pas là-bas.
On voit bien qu'ils ne veulent pas la paix, parce que Blair,
c'était vraiment l'homme de la situation, si on va par
là.
Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des Affaires
étrangères :
"Il est particulièrement urgent, en coopération avec nos partenaires, de voir comment la communauté internationale peut contribuer à la mise en place des conditions nécessaires à un cessez-le-feu". Ce cessez-le-feu "doit permettre d'assurer la sécurité à long terme d'Israël", en mettant notamment fin aux attaques à la roquette du Hamas et à la contrebande d'armes dans la bande de Gaza".
"J'appelle toutes les parties à faciliter l'approvisionnement de la population avec les produits humanitaires dont elle a un besoin urgent". (Communiqué, dimanche 4 janvier).
Au moins, c'est clair, juste une affaire palestino-palestinienne
(tiens! lui aussi?) de trafic à régler et on plie.
Jan Peter Balkenende, Premier ministre
néerlandais :
"Condamner Israël ne rime à rien car il faut traiter la question des deux côtés". "Tant que les attaques à la roquette continuent, Israël dira toujours: "nous ne pouvons pas accepter cela" et je le comprends".
"Il est toujours regrettable qu'il y ait des victimes civiles. Mais en même temps, je vois que le Hamas continue de tirer des roquettes sur Israël".
"Il est essentiel que les deux parties en présence renoncent à la violence mais il est également essentiel que le Hamas cesse de lancer des roquettes car il n'est pas acceptable pour Israël d'être sous une telle menace". (Déclaration, dimanche 4 janvier).
Décidément, la roquette, ça passe vraiment
pas.
Michael Bloomberg, maire de New York, en déplacement en
Israël:
Michael Bloomberg déclare comprendre parfaitement l'intervention
israélienne.
Vous pouvez être certains que, si quiconque à New York était menacé, je donnerais instruction au NYPD d'utiliser tous les moyens à sa disposition pour protéger les civils". "Tout ce que le Hamas a à faire, c'est d'arrêter de tirer des roquettes pour tuer des gens, d'accepter les accords négociés auparavant et de parvenir à un accord qui soit vérifiable, durable et solide". (Déclaration à l'Associated Press, dimanche 4 janvier).
Evidemment, aux US, c'est la surenchère.
Voyons ce que le Hamas a à dire de toute cette
bien-pensance:
Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas :
"Ce qui s'est passé au Conseil de sécurité est une farce qui montre l'ampleur de la domination sur ses décisions exercée par l'Amérique et l'occupant sioniste".
Le Conseil de sécurité "a confirmé son alignement sur les positions de l'occupant et lui a donné une chance de poursuivre son massacre à Gaza".
Fawzi Barhoum a en outre "condamné" la position de la présidence de
l'Union européenne, assurée par la République tchèque, affirmant qu'elle était
"partiale et cautionnait la poursuite des crimes commis par l'occupant à
Gaza". (Communiqué, dimanche 4 janvier).
Oui, des terroristes, c'est clair, maintenant. Pour une fois
qu'un président ne pratiquait pas la langue de bois!
Et avec tous ces témoins à charge, ils la ramènent
encore?
Pauvres types.
Le 27 décembre dernier, notre encore président de l'Europe
disait …
Communiqué de L’Elysée :
“Le président de la République exprime sa plus vive préoccupation devant l’escalade de la violence dans le sud d’Israël et dans la bande de Gaza. Il condamne fermement les provocations irresponsables qui ont conduit à cette situation ainsi que l’usage disproportionné de la force. Le président de la République déplore les importantes pertes civiles et exprime ses condoléances aux victimes innocentes et à leurs familles”.
Nicolas Sarkozy demande
“l’arrêt immédiat des tirs de roquettes sur Israël ainsi que des bombardements israéliens sur Gaza, et il appelle les parties à la retenue. Il rappelle qu’il n’existe pas de solution militaire à Gaza et demande l’instauration d’une trêve durable”.
Et son perroquet (le même jour, va savoir si c'est pas Guano qui
a écrit les com'):
Dans un communiqué, le chef du gouvernement français François Fillon indique
avoir “appris avec consternation le terrible bilan humain de la reprise des
violences en Israël et dans la bande de Gaza”. Ses pensées “vont aux familles
et aux proches des victimes civiles”.
M. Fillon “condamne avec la plus grande fermeté la reprise des tirs de
roquettes contre Israël, ainsi que l’usage excessif de la force”.
(...)
On constatera que les roquettes sont toujours résolument placées
en avant-poste. Normal, c'est clair, sans ces fichues roquettes, Israël
n'aurait jamais attaqué ces fous sanguinaires.
Quelles salades!
Mais tout n'est pas roquette ou scarole, ou laitue, puisque,
ici, enfin, ce sont les opérations de "défense" d'Israël qui sont mises en
cause.
C'est rafraîchissant.
Et, ça tombe bien, je commençais à manquer
d'air.
CRISE DE GAZA : DECLARATION FAITE PAR LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE
GENERALE DES NATIONS UNIES , MIGUEL D’ESCOTO
Samedi 27 décembre 2008
En bombardant Gaza, Israël a, sans doute aucun, perpétré une agression gratuite
de la part d’un très puissant Etat contre un territoire qu’il occupe
illégalement. Le moment est venu pour une action ferme si les Nations Unies ne
veulent pas être accusées, à juste titre, de complicité par omission.
Les frappes aériennes sur la Bande de Gaza constituent des violations graves et
monstrueuses de la loi humanitaire internationale telle que définie par les
Conventions de Genève tant pour ce qui est des obligations de la Puissance
Occupante que des exigences des lois de la guerre.
Ces violations incluent :
La punition collective - la totalité des 1,5 millions de personnes qui vivent
dans la Bande de Gaza surpeuplée sont punies pour les actions faites par
quelques militants.
Cibler la population civile- les frappes aériennes étaient dirigées vers des
zones civiles dans l’une des zones les plus densément peuplées de la terre, en
tout cas, la zone la plus densément peuplée du Moyen Orient.
Réponse militaire disproportionnée- les frappes aériennes ont non seulement
détruit tout poste de police ou des forces de sécurité du gouvernement élu de
Gaza, elles ont en outre tué ou blessé des centaines de civils ; une
frappe au moins aurait touché des groupes d’étudiants tentant de trouver un
moyen de transport pour rentrer de l’université à leur domicile.
Je rappelle à tous les Etats membres des Nations Unies que l’ONU est toujours
tenue à une obligation indépendante de protection de toute population civile
exposée à des violations énormes de la loi humanitaire internationale - quel
que soit le pays qui pourrait être responsable des dites violations. J’appelle
tous les Etats membres ainsi que tous les responsables et tout organe concerné
du système des Nations Unies à agir aussi rapidement que possible non seulement
pour condamner les graves violations d’Israël mais pour mettre au point aussi
de nouvelles approches pour procurer une protection réelle au peuple
palestinien.
(Source )
Et, puis, loin des sentiers battus et des roquettes assassines,
à lire absolument, si ce n'est pas encore fait:
Comprendre ce
qu'est le Hamas (et c'est bien
expliqué!)
Voilà: un peu de "food for thought", comme disent les Anglais.

Commentaires
Merci emcee.
Salut, Dom,
Je suis atterrée par ce que je lis ce matin dans le Guardian. 40 personnes réfugiées dans deux écoles de l'ONU ont été assassinées! Dont les sept enfants d'une même famille. l'état hébreu lui, accuse le Hamas de se couvrir derrière la population civile!
Atterrée parce que des femmes, des enfants et des hommes vivent dans la Terreur et ne se sentent à l'abri nulle part!
Voilà, c'est à ces gens là, ces salauds, que le monde entier, dont cette Europe bouffie et cupide, accorde crédit!
Atterrée parce que le "président noir" des US est enfin sorti de son mutisme pour se dire "deeply concerned" ("profondément ému"): on le serait à moins!
pour ce qui est de "l'europe bouffie et cupide..."
ce qui me choque le plus c'est le silence de milliers d'intellectuels en europe, pour qui l'indignation se doit d'etre selective et à geometrie variable puisqu'il s'agit d'israel.
merci pour cet article.
Merci emcee, c'est très clair : le camp occidental a donné son feu vert à Israël pour détruire un embryon d'état "islamiste" : je ne m'explique pas autrement cette belle unanimité quant à la légitimité foncière de l'action militaire en cours, et la reprise en coeur du même argument qui n'est pourtant pas neuf : c'est le même depuis 60 ans.
En d'autres temps et à d'autres occasions, on ne le trouvait pas si définitif.
Pour en revenir à l'idée scandaleuse de deux nations dans un seul état et sur un seul territoire, voici :
l'idée coloniale des sionistes était, à n'en pas douter, une mauvaise idée.
Maintenant, non seulement ils sont là mais, en plus, ils ont la bombe atomique.
A vue humaine, rien ne les fera plus partir.
La partition?
On voit, depuis 1948, ce que ça donne.
Une république laïque et multiculturelle?
Avec qui?
Pourquoi Israël voudrait-il jouer un jeu démocratique qui le mettrait tôt ou tard en minorité?
Alors comment on fait?
Emcee, j'en peux plus. As-tu vu la une de l'Humanité ? Et cette vidéo (ancienne) que j'ai mis sur mon blog : l'enfant ressemble à une de mes filles, sa voix me résonne dans la tête, j'ai mal, j'ai mal, et chacun de tourner la tête, alors qu'il faudrait là maintenant, regarder, sortir de chez soi, et arrêter de vivre, en solidarité....... jusqu'à ce que ça cesse : un sit-in mondial, notre impuissance m'écrase.
quel florilège...
histoire de s'indigner encore un peu plus, si c'est possible, l'illustration par un gratte papier borné et prétentieux de cette phrase de Michel Foucault : « La philosophie antique nous apprenait à accepter notre mort. La philosophie moderne, la mort des autres. »
http://www.lemonde.fr/opinions/arti...
Ilan Pappé a émigré en Grande- Bretagne
ça vous étonne après que les Rosbeef soient convaincus de la supériorité britannique ?
ça laisse croire que la Grande-Bretagne est un pays civilisé
non mais je rêve là, dites-moi que je rêve !!!!!
http://www.youtube.com/watch?v=3uGX...
visez ça tous
Salut,
Céleste, je viens de lire le lien que tu donnes et cela rajoute encore un peu plus à mon écoeurement. Voilà ce que les médias (dont le "Monde", qui fut naguère "journal de référence") et la France sont capables de produire et de promouvoir: des monstres!
Un tel tombereau d'insanités et personne pour le contredire! Il aurait tort de se gêner. Nous sommes en pleine décadence intellectuelle (comme le souligne kissa-online). Il n'y a qu'à voir la clique qui nous "gouverne". Que de l'esbrouffe.
Comme tu le dis, gg, la situation est inextricable et ce n'est pas la "mansuétude" de la "communauté internationale" vis-à-vis d'Israël qui va arranger les choses.
Eh bien, oui, Birahima, il a émigré en Grande Bretagne! Oui, la GB est un des pays les plus colonialistes qui soit - ait été (d'ailleurs, du temps de l'Empire, ne disaient-ils pas:" le soleil ne se couche jamias sur l'Empire britannique").
Pour autant, je ne vois pas pourquoi cela déprécierait les écrits de Pappé, ni ses convictions. Aurait-il fallu qu'il reste en Israël en attendant de se faire assassiner, comme le Che ou MLK pour finir en icône sur un T-shirt?
En grande Bretagne, on lui a offert une chaire supérieure et la liberté de poursuivre ses travaux et de les publier et la liberté de s'exprimer. N'est-ce pas suffisant pour un chercheur?
A moins que vous n'ayez une bien meilleure idée.
La France, déjà, c'est hors de question (si tant est qu'il parle français), les universités étant claffie de mandarins frileux et/ou réactionnaires. D'ailleurs qui s'est indigné de ce qui se passe à Gaza?
Personne. Ils sont tous occuper à regarder leur nombril qui tourne autour du monde.
Alors où?
OK comme d'hab emcee
nous voulons comme lui un réveil intellectuel
alors ça marche, je te dis
magnifique !!!!
comme les contrées
ps : perso j'aurais peut-être demandé à Chavez, mais bon, nul n'est parfait
Chavez? D'abord, je ne connais pas la vie de Pappé, mais il a peut-être des attaches en GB. d'autre part, il parle l'anglais parfaitement, ce qui aide. Et ensuite, il a obtenu un poste au niveau de ses compétences et de ses aspirations.
Je ne vois pas en quoi ce serait répréhensible.
D'autre part, à ce qu'on constate, la vieille Europe a bien besoin de penseurs en ce moment.
Quant à aller en Argentine, peut-être qu'il ne parle pas espagnol, ce qui ne facilite pas les choses. A moins qu'il ne poursuive quand même ses recherches, mais en anglais, ce qui serait une hérésie.
Pire encore, pourquoi irait-il s'incruster dans une université de pays pauvre (donc probablement bien moins dotée), en prenant, ainsi, la place d'un Argentin?
Cela ne ferait pas un peu "colon", ça? "Poussez-vous, je vais vous montrer, moi, ce qu"il faut faire".
Dernier point, son sujet, c'est la Palestine et le MO: je me demande si les étudiants argentins n'ont pas des sujets de prédilection moins pointus et moins loin de leurs préoccupations locales.
A moins qu'il faille qu'il passe d'abord par la case favela?
oups, tu rentres dans le jeu emcee !
euh Chavez
c'est le Vénézuela
un lien, juste comme ça
http://www.monde-diplomatique.fr/19...
Ralala! Bien sûr, Venezuela! quelle idiote!
Je suis tellement nulle en géo que même à la relecture, ça ne m'a pas choquée, c'est dire!
Désolée de cette absence de vigilance
http://lesmoissonneuses.blogspot.co...
mate-ça et deviens un peu communiste
c'est pas une maladie, je t'assure
moi même je le suis qu'un peu, je suis pas là pour la catagne
http://lesmoissonneuses.blogspot.co...
surtout celui-là
j'ai mis je même sur le poste d'avant par erreur
lis le avant de mourir, euh, de dormir pardon
Merci, emcee, pour cette traduction d'Ilan Pappé (rappelons son livre passionnant, Le nettoyage ethnique de la Palestine, paru chez Fayard en 2008).
Un autre Juif israélien s'est exilé en Grande Bretagne — non pas sous la menace, mais par conviction : Gilad Atzmon, qui joue magnifiquement du saxophone et écrit des textes admirables et profonds, dont aucun, hélas, n'est traduit en français à ma connaissance.
C'est ici : http://www.gilad.co.uk/
Quand on peut s'arracher à sa musique, cliquer sur sa rubrique Politiks.
Communiste? Mais je le suis un peu. Ca devrait suffire, je pense, si j'y ajoute tout le reste.
@pièce détachée,merci pour ce lien vers Gilad Atzmon: c'est magique.
J'aurais pu en son honneur reprendre un de ses morceaux au saxo, mais, réflexion faite, à massacrer, autant massacrer son texte, ce qui serait plus dans mes cordes, en le traduisant.
Cela fait plaisir de rencontrer un humain.
ABN. Caracas, 6 janvier 2009 .-
Le gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela annonce dans un communiqué qu’il a décidé d’expulser l’ambassadeur d’Israël et une patrtie du personnel de l’ambassade d’israêl au Venezuela, en réaffirmant sa vocation de paix, et son exigence de respect du Droit international.
Voici à la suite le texte complet du communiqué :
http://socio13.wordpress.com/2009/0...
http://birahima2-ci.blogspot.com/20...
merci pour le lien T 34
Super ! Je me suis régalé à parcourir ton espace et ta pensée jubilatoire. Je m'empresse de mettre un lien sur Omegalpha. Encouragements multiples cher Citoyen !
ah !!!
c'est le ponpon celle-là Dr Joke
vous en avez d'autres des blagues comme ça ?
moi si, une de Rudyard Kipling ( comme par hazard) :
"On apprend plus d'un bon savant en fureur que de vingt tâcherons lucides et laborieux."
Je ne sais pas ce que vous avez compris, Birahima, mais vous serez gentille de ne pas apostropher les commentateurs de cette manière.
- sans
être soumis à des réflexions peu amènes.
Chacun a le droit de s'exprimer et de donner son avis, dans la mesure où les propos entrent dans le cadre de la décence, - et ici, c'est le cas
Et si les règles n'étaient pas respectées, je sais très bien faire le ménage moi-même, pas besoin de gardien(ne). Et même être très virulente.
Merci, DJ Joke pour tes encouragements. Simplement, je ne suis pas "citoyen", mais "citoyenne". On ne prête qu'aux riches
C'et ce qui a dû amuser Birahima.
excuses immédiates emcee
on a beau être des tâcherons d'après les anglo-saxons, mais on connait notre Histoire
c'est à ça que je voudrais en venir
quant à Israël, on sait, Israël a laissé pourrir
la situation depuis 1948
c'est voulu : VOULU
en France , on a eu notre 1848
1871 et puis " plus rien"
on a pourri pareil
Nous, nous devons aussi relire l'Histoire de France à travers celle du peuple palestinien : Résistance de peuple
Voilà ce que j'ai à dire
quant à Chavez, c'est pour moi "l'azur infini qui s'est ouvert"
Ilan Pappé et son enseignement, c'est plus " le plaisir de la complicité"
et je le dis
et je dis, la guerre des palestiniens c'est ma guerre aussi
c'est quoi cette barre ?
Ilan Pappé, c'est plus " le plaisir de la complicite"
La barre? c'est parce que tu as laissé un espace en début de phrase.
C'est réparé.
Bon, j'aime mieux quand tu argumentes.
On ne peut certainement pas comparer Pappe et Chavez.
Le premier est un historien israélien qui a effectué des travaux très importants (et probablement très fiables) sur l'histoire de la Palestine, et sur lesquels nous pouvons tous nous appuyer.
Chavez, lui est un politique (et même une "bête politique"): il réagit selon des critères politiques qui sont automatiquement subjectifs, même si, ici, ils vont dans le sens que l'on attend de dirigeants honnêtes.
Il ne connaît pas le problème palestinien de l'intérieur, évidemment ,et donc, il a tranché selon ses convictions.
Ni l'un ni l'autre n'ont démérité, chacun dans leur rôle, et c'est dommage de les opposer.
Cela dit, j'aime beaucoup Chavez moi aussi.
emcee :
l'antisionisme de Pappé n'est pas le mien
Les Israëliens qu'il dénonce sont contre le sionisme et le communisme qu'ils mettent sur le même plan
Lui, il est antisioniste et anti-communiste sur le même plan
Il est avant tout Israëlien, nationaliste de 'gôche"
ceux qu'ils dénoncent, jouent la carte de la "vertu outragée"
lui, celle de l'argumentation
mais il ne m'impressionne pas avec son argumentation
je ne veux pas rentrer dans SON jeu
Son discours est une forme sophistiquée de trahison que tu ne discernes pas car tu crois aux arguments logiques, tu crois au dialogue diplomatique, et cela t'empêche de voir
Chavez en expulsant l'ambassadeur d'Israël, nous ouvre les yeux sur cette contradiction
Pappé veut " expliquer au monde entier"
Non, l'Histoire d'Israël n'a pas à être au centre du monde
NON, je refuse catégoriquement
Il nous tend un piège
pourquoi ne se proclame-t-il pas communiste ? t'as compris ?
les anglo-saxons et les Israëliens sont mes ennemis
aucune compromission possible avec eux ; même si encore une fois, y'a toujours "le plaisir de la complicité"
Chavez lui-même est aussi d'une certaine manière forcé d'être " dans le plaisir de la complicité"
mais pour qu'il aille au-delà, c'est Chavez qu'on doit soutenir
et parce que justement Chavez et Pappé ne sont pas comparables, je les oppose
tu en donnes ici l'opportunité, et c'est de bon augure !
de bon augure
et ce que je veux dire donc, c'est
Que l'un ne doit pas empêcher l'autre
c'est pourquoi
je suis forcément plus dans la caricaturisation que dans l'argumentation,
tout en étant OK pour accepter qu'il est nécessaire de lire Pappé, que son argumentation est nécessaire au bon moment.
@ pièce détachée
articles de Gilad Atzmon en français
http://www.tlaxcala.es/reponse_pp.a...
Merci pour le lien.
En faisant des recherches, je l'ai trouvé, mais j'avais oublié de le donner.
Il y a même pas mal de traductions, d'ailleurs.
Je suis en train d'en faire une, en espérant qu'elle n'a pas été déjà effectuée par ailleurs. Je ne l'ai pas trouvée là-dedans.
@Bira: voilà une explication claire
Je ne suis pas entièrement d'accord (en particulier pour dire que le communisme, c'est la panacée), mais je respecte ton point de vue, n'étant pas plus que les autres déterminée sur quel système fonctionnerait et nous débarrasserait avantageusement de cette clique au pouvoir.
Les morts à Gaza sous les bombes israéliennes me donnent la nausée.
les morts à Sderot sous les kassams du hamas palestinien (moins médiatisés ! on ne les voit jamais à la TV!) , me donnent la nausée
et Ilan Pappe , il me fait gerber !!!!
L Aisne
on s'accroche avec Chavez , rage et courage
http://birahima2-ci.blogspot.com/20...
écoutez Se Canto
c'est pas du cynisme
faut tenir bon
Ilan Pappe a le grand mérite de faire sortir le débat de l'univers universitaire où il restait circonscrit; J'aime son obstination.
http://www.monde-diplomatique.fr/li...
merchi thé
je chavais pas.
Merci, Thé, pour le lien.
En effet, je crois qu'il serait bien présomptueux et incongru de notre part de juger un universitaire qui a consacré énormément de son temps à dénoncer la colonisation et le traitement qui a été infligé historiquement aux Palestiniens afin de réfuter la version officielle et d'en laisser des traces écrites pour la postérité.
Une personne victime d'ostracisme dans son propre pays qui a dû émigrer parce qu'il était menacé de mort. Et cela m'étonnerait que l'Etat lui ait procuré une protection quelconque.
Les hommes politiques passent, les écrits des historiens et des chercheurs restent. Et c'est grâce à eux que nous sommes informés. Pas par les politiques, qui, on le voit bien, sont plutôt enclins à changer l'histoire en leur faveur.
@Dom :
"...j'ai mal, j'ai mal, et chacun de tourner la tête, alors qu'il faudrait là maintenant, regarder, sortir de chez soi, et arrêter de vivre, en solidarité....... jusqu'à ce que ça cesse : un sit-in mondial, notre impuissance m'écrase."
Pas facile, n'est-ce pas, de lâcher son confort matériel et sa vie à l'abri de toute menace pour aller jusqu'au bout de ses idées et combattre aux côtés de ceux que l'on voudrait sauver? Alors, on se donne bonne conscience en noircissant des pages de blogs qui ne changeront rien. Et le pire, c'est que lorsque la situation redeviendra stable, on se persuadera d'y avoir contribué.
Il ne faut pas se voiler la face: ce n'est pas de l'impuissance mais tout simplement du manque de courage.
Curieux, ça: tous ceux qui n'ont que des conneries à dire n'ont en général pas de blog. Preuve qu'ils n'on vraiment rien à dire.
En revanche, ils ne répugnent pas à aller donner des leçons aux autres.
Alors, c'est cela, dès qu'il y a une guerre, on se met en treillis et on y va! Tout le reste n'est que litérature de bas étage. Et si on n'est pas capable de faire cela, autant se taire.
Mais quelle stupidité!
D'abord, on n'est pas toujours derrière un blog. Le boulot de militant est nécessairement multiple. Ensuite, les blogs ont prouvé qu'ils étaient très efficaces en cette période décadente où la presse influente est devenue outil de propagande.
Et donc, se taire, cela veut dire qu'on se rend complice de l'oligarchie en place.
Si les bloggeurs s'étaient tus, si les manifestants du monde entier n'étaient pas descendus dans la rue par milliers, vous croyez donc que l'état d'Israël aurait reculé un tant soit peu devant une extermination totale?
Et vous? Vous avez trouvé un moyen efficace d'arrêter qu'on bombarde les populations civiles dans les écoles, les universités, les centres d'aide humanitaire?
Alors donnez-le au lieu de ricaner bêtement sur les autres, à distribuer des mauvais points sans rien connaître de la vie des gens.
Est-ce moi qui constate votre impuissance?
Est-ce moi qui donne des leçons aux israéliens, au hommes politiques et à la presse ? Non.
Etre prêt à mettre sa vie en danger pour servir ses idéaux ? Et pourquoi pas ? Il m'est arrivé de le faire à plusieurs reprises et je vous assure qu'au milieu de la mêlée, on appréhende la réalité des situations et leur complexité. Derrière son ordinateur, on se garagarise de certitudes fondées sur des jugements hâtifs et tranchants.
Je ne vous donne aucune leçon ni ne condamne votre démarche mais soyez consciente que des mots resteront seulement des mots. Le courage est dans les actes.
Je faisais juste un petit tour par ici...
Kloos : ah...les mots, les actes, le courage.... vrai débat. Sans oublier le spatio-temporel.
@ Kloos: Les mots resteront des mots, certes, mais les mots ont un sens, qu'apparemment vous ne connaissez pas.
Donc, nous nous en tiendrons là.
Enfants de la Palestine
Association des familles Franco Palestiniennes
SOUS SDEROT, IL Y AVAIT NAJD
Par Rim al-Khatib
mardi 27 septembre 2005, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,
Najd est le village palestinien sur lequel fut implantée la colonie de Sderot après son occupation par les bandes sionistes entre le 13 mai et le 9 juillet 1948.
Le village de Najd a été complètement rasé, et ses habitants subirent ce que l'on appelle communément aujourd'hui un nettoyage ethnique.
Source :http://www.enfantsdepalestine.org/a...